I. — SUJETS SACRÉS
I. Adoration des Mages. La Vierge est assise près d'un pilier richement orné ; elle présente l'enfant Jésus aux mages. Saint-Joseph est a gauche, et, dans le lointain, un berger; à droite, la suite des rois de l'autre côté d'une porte cintrée. Figures au trait sur un fond blanc.
Pièce tn loMDge. Haut., 60 mMim.; Urg., 40.
Jolie pièce «lu commencement «lu seizième siècle, mais classée à lort parmi les nielles dans le catalogue île la coll. (îaliehon (n° 381, vendue 60 francs). Elle fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.
II. La Vierge pleurant sur le corps de son Fils. Assise en avant du bois de la croix, elle supporte sur ses genoux le corps du Christ dont elle tient la main droite. De chaque côté, on voit des plantes. Fond blanc. Double bordure linéaire. (Heinccken, Neue Nachricklen, I, p. 313, n° 89. — Passav., I, p. 359, n" 833.)
Pièce rondo, niam., 68 millim.
« Vigoureux travail allemand du seizième siècle, dit Passavant, sans être d'une beauté extraordinaire. >• Ce n'est point un nielle, bien que la plaie du Christ se trouve au côté gauche.
Cabinet des estampes de Dresde.
III. La Résurrection de Jésus-Christ. Composition de forme pyramidale, au milieu de laquelle est représenté le Christ s'élevant de son tombeau [ouvert; d'une main il tient sa bannière et d bénit de l'autre. Deux soldats endormis aux angles, un de chaque côté.
H»nt., (t) milJim.
Pièce ainsi décrite parmi les nielles de la coll. J. Marshall [im), n* 1444, vendue 9 £. 12 sh.
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IV. La Vierge, l'enfant Jthns et sainte Anne. Celle-ci, vue île face, assise sur un banc de gazon, tient sur le bras gauche la Vierge enfant, et sur le bras droit le petit Jésus, chacun portant un fruit. (Heinecken, Noue Nachrichlen. I, p. 31G, n" 106. — Passav., I, p. 302, n« 851.)
Haut., !)5 millim.; Urg., 6j.
« Travail léger, mais bon, de l'École de la haute Allemagne «lu seizième siècle, » dit Passavant. Ce n'est point un nielle. Cabinet des estampes «le Dresde.
V. Saint Antoine. Debout, vu de face, tenant de la main gauche un bâton surmonté d'une double croix. Derrière lui, à gauche, un pourceau. (Passav., I, p. 3<>1, n" ski. ,.
Pièce ronde. Diam., 54 millim.
• Mon travail allemand du seiziem»- siècle, » dit Passavant, qui eu signale un-' épreuve au Cabinet des estampe» île Dresde. Si elle s'y trouve, clic n'y est point classée parmi les nielles.
VI. Saint Christophe. Il s'avance à cheval vers la droite et tourne la tète vers l'enfant Jésus qui !<• bénit. Fond noir. [Passav., III, p. 71, n" 210.)
Pièce roiicle. Diam., 4S millim.
Présentée dans le catalogue de la coU. T. 0. Wcigel (tr 507, vendue 64 fr. . comme un nielle néerlandais, exécuté vers V.i'O, mais ce n'est qu'une gravure ordidinaire et médiocre, portant dans le bas la signature du maître S.
VII. Saint Erasme et trois saintes femmes. En bas, debout suides gradins, le saint et sainte Marguerite. En haut, dans deux tabernacles, sainte Barbe et sainte Catherine. Le tout est renfermé dans une bordure linéaire qui se termine, dans le haut, par deux arcs gothiques. (Passav., I, p. 312, n° 000.)
Haut., U2 millim.; larg., 5t.
« Joli nielle allemand de la lin du quinzième siècle, »dil Passavant, mais ce n'est qu'une estampe ordinaire, et déjà du seizième siècle.
Cabinet des estampes de Divsde, épreuve d'une impression pale.
VIII. Saint Etienne. Debout, tourné vers la gauche, tenant de la main gauche une palme, et dans le pan de son vêtement une quantité de pierres. En haut, uu ornement de deux cercles brisés. (Heine-
eken, Xctte Nachrichten,\, p. 31 k n" 100. — Passav., I, p. :JG0, n° 8t0.)
Ilnnt., «3 millitn.: Urg., 25.
«'.lavure ordinaire allemande «lu seizième siècle, rappelant déjà k» dessin de SchaufTeleiii.
Oabinet des estampes de Dresde.
IX. Saint Georges. Il s'élance, très courbé sur son cheval, vers la droite où le dragon, blessé au cou, est étendu sur le dos. A gauche, la princesse agenouillée ayant l'agneau derrière elle. Au Tond, un château. (Passav., I, p. 30S, n" ;'»73.)
|»i«>« rotule. Uiïin., il millitn.
l'épie eu pi-lit et en contre-partie île l'estampe de Martin Schongauei (Harlsch, n" :;i .
Passavant a décrit relie pièce d'après l'épreuve signalée dans le catalogue de IL Wcige], n» 121; clic a reparu dans la venle de la rolt. T. O. WYigel m* .'ioi, vendue H'I fi. , où elle est qualifiée île " nielle allemand du premier quart du seizième siècle ... Elle fail partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hollisrliil.l. et ce n'est pas un nielle.
X. Saint Georges. En armure complète, il galope vers la droite, prêt à tirer son épée du fourreau. Sur le devant, le dragon dont la queue enroulée paraît ù droite, de l'autre côté du cheval. Fond noir. (Passav., I, p. 308: n* 573.)
l'ièco ronde. Diara., 32 millim.
•< Travail allemand médiocre, •- dil Passavant, qui décrit celte pièce d'après l'épreuve «lu catalogue de IL YVeigel, m» 123 ; clic a reparu dans la vente de la coll. T. O. YVeigel m* ;iOG, vendue 7 fr. 'M), où elle est aussi qualifiée « de nielle du premier quart du quinzième siècle •>. Elle fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hotlischild, et ce n'est point un nielle, mais une gravure d'orfèvre, déjà de la lin du seizième siècle.
XI. Saint Georges. L'épée à la main, il se dirige à cheval vers la gauche; sous lui, le dragon.
Pièce nmde. Diair., ts miilim."
Pièce sigualée dans le catalogue de In coll. Durazzo (n« 290*, vendue 7 florins). Estampe d'un orfèvre allemand du seizième siècle.
XII. Saint Georges. Le saint, armé de toutes pièces, se dirige à
cheval vers la droite, et peree de sa lance la tète du dragon. Fond blanc. Autour, une bordure de perles.
Pièce ronde. Diara., 3{ raillim.
Estampe ordinaire d'un graveur allemand du seizième siècle. Catalogue Durazzo (n° 2îKi", vendue fri Horins). Elle fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.
XIII. Saint Georges. Il est à cheval, brandissant son glaive, et se dirigeant vers la gauche. Au-dessous de lui, le dragon mort.
Pièce ronde. Di*m.,36 millim.
Estampe pour orfèvres, d'un artiste allemand du seizième siècle, gravée dans le goût des Petits Maîtres. Catalogue Durazzo (n» 2984, vendue j florins).
XIV. Saint Hubert. Tourne- vers la gauche, il est à genoux devant un cerf entre les ramures duquel on voit une croix. Près de lui, trois chiens.
Pièce ronde. Diam., Il millim.
Estampe ordinaire allemande du sciiième siècle. Catalogue Durazzo in> *»HT. vendue 3 florins).
Cabinet des estampes de Berlin.
XV. La Tète de saint Jean-Baptiste, vue de trois quarts, tournée vers la droite et couverte d'une partie de draperie. Vers la circonférence, on lit à rebours : s. iohes waptista. (Passav., I, p. 305, n° 555.)
Pièce ronde. Diam., 65 raillim.
.< .Nielle de l'école de Martin Schongauer, » dit Passavant. Bien que l'inscription soit à rebours, c'est une estampe ordinaire. Cabinet des estampes de Paiis.
XVI. Suint Jean ècricunt l'Apocalypse. Il est assis dans un paysage, tourné vnrs la droite; en face de lui, un aigle tenant son encrier. En l'air, la sainte Vierge avec l'enfant Jésus et le dragon à sept tètes.
Pièce ronde. Diam., 64 millim.
Dans le catalogue Durazzo |u' 2(178), cette pièce a été présentée comme un travail d'un orfèvre allemand du commencement du seizième siècle. Vendue 10 florins 30 kr.
XVII. Saint Jérôme. Il est agenouillé, tourné vers la gauche, près d'une caverne et devant un crucifix où on lit : in ri, tracé à
rebours; il se frappe la poitrine d'une pierro. Sur le devant, a gauche, un lion attaque une lionne; un autre lion est couché devant le saint. Dans le fond, à gauche, on voit paître un cerf. Deux gros navires font voile entro deux tours dont le pont-levis est fermé. (Passav., I, p. 310, n° 580.)
Haut., 220 millim.; larg., 279.
■< Il y a lieu de croire, ilil Passavant, que ce nielle a été exécuté, quoique d'une façon médiocre, d'après un bon dessin original. Travail italien du quinzième siècle. Il n'a pas remarqué que les dimensions de cette pièce excèdent celles de la généralité des nielles, et que c'est une gravure ordinaire.
Cabinet des estampes de Paris.
XVIII. Symbole de Vêtangèliste saint Marc. Le lion ailé est tourné vers la gauche. Au-dessous, uno banderole vide. Fond noir. (Passav., I, p. 306, n° 561. — Willshire, II, p. 189, H. 65.)
Passavant décrit cette pièce comme un nielle, traité dans la manière du Maître île 1466. M. Willshire la classe, comme une gravure ordinaire, dans l'œuvre même de ce maître.
Rrilish Muséum.
XIX. Sainte Barbe. Assise dans un paysage, elle tient dans la main droite une palme, dans la gauche un livre; à droite, on voit une tour.
Pièce ronde. Diara., 29 millim.
'< Relie pièce : travail allemand du commencement du seizième siècle » (Catalogue Durazzo, n*2977}. Vendue 14 florins et acquise par le Cabinet des estampes de Berlin.
XX. Sainte Catherine et sainte Barbe. Celle-ci est à gauche, tenant de la main droite un calice ot étendant la gauche vers une tour. A droite, sainte Catherine appuyant la droite sur une épée et tenant de la gauche une palme. Le tout est entouré d'une guirlande de fruits et de feuilles. (Passav., I, p. 362, n° 855.)
Pièce ronde. Diam., 77 millim.
u Rude travail allemand du seizième siècle dans le genre du nielle, >» dit Passasavant, mais ce n'est qu'une gravure ordinaire. Cabinet des estampes de Dresde.
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