XXVI. Le Jugement de Pdris
Pièce mode. Diarn., 3Û millim.
Cette pièce a été présentée dans le catalogue de la coll. Durazzo (n° 2994), où elle éiait classée à tort parmi les nielles, comme une copie de l'estampe attribuée à Albert Durer (voir plus haut, p. 198, n° 350), mais sous la dénomination suivante : L<- Roi Alfred et les Irais fille» du chevalier Alluiwie. En ce qui concerne le sujet de l'ori- «inal, nous rapporterons ce qu'en dit Passavant (III, p. IS3):« Le sujet représenté dans ce morceau, que l'on a souvent gravé au burin dans le seizième siècle, ne parait pus toujours représenler la composition mythologique du Jugement de Ptiris, comme on la désigne toujours dans les catalogues récents, mais plutôt un incideut de la légende du moyen âge sur Alfred III, roi de Murcie. Comme celui-ci visitait un jour le noble Guillaume d'Alhonac, il fut tellement frappé de la beauté des trois Allés de ce dernier, que le père conçut le soupçon qu'il en voulait choisir une pour sa concubine. C'est pourquoi le lendemain il conduisait, l'épée nue à la main, ses trois filles nues devant le roi, en lui dévoilant les soupçons qui l'agitaient et en ajoutant que, s'ils étaient fondés, il les tuerait toutes trois devant ses yeux, mais que, s'il en voulait prendre une pour épouse, il lui en laissait le choix. Alfred épousa immédiatement la seconde des trois sœurs. »
L'épreuve «le Durazzo (veudue 35 florins) fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.