‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 62 sur 144 · Dante et Béatrice. Deux médaillons · texte numérisé non relu

Dante et Béatrice. Deux médaillons

Diam.,3d millim.

Signalés par Cicognara (Memorie, p. 2*25) comme se trouvant chez le comte Rizzo Palarol, à Venise. Ces deux portraits sont encliussés dans do charmants cadres ciselés et dorés, et leur exécution, fort remarquable, daterait de la première moitié du seizième siècle.

450. Dante et Pétrarque. Deux portraits en médaillons ronds, sur une même plaque de forme octangulaire. Les vides sont garnis de jolis ornements, rehaussés en blanc sur fond noir. Les personnages sont en buste, de profil, se faisant face, et couronnés de laurier. Deux banderoles s élevant aux côtés portent leurs noms : à droite :

DANTE — ALIOHIRRI; à gaucho : FRANCESCO — PETRARCA. (Passav.,

Haut, de la plaque, 31 millim.; larg., 48.

Cette plaque décore le couvercle d'une boite ayant appartenu an cardinal Bemho. Les côtés de la boite, renfermant huit nielles rectangulaires, offrent chacun deux dauphins placés alternativement aux cotés d'une lyre ou d'un petit ornement de feuillage; ils sont enchâssés dans une bordure finement travaillée à filigrane en or. Ce riche bijou parvint entre les mains de Cicognara (album, n»* 61-70 ; Catat. Zanetti, n» 57-65).

451 . Portrait de Laure. En buste, de face, la figure de trois quarts, un peu tournée vers la droite, elle est nu-tête, avec de longs cheveux séparés sur le milieu du front, et porte un collier de perles à double rang. De chaque côté est une banderole sur laquelle on lit: .lav ra.; le nom est ainsi coupé. Autour est un double trait carré. (Duch., n* 343.)

Haut., 14 millim.; Urg., Ï3.

PLAQUES NIELLÉES

Travail italien du quinzième siècle. Catalogue Malaspina, t. IV, p. 323.

Le cadre qui l'entoure est en métal doré très élégamment travaillé. Ou a reconnu que ce nielle est une reproduction du véritable portrait de Laure peint par Simon Memmi et qui se trouve à Sienne dan* le palais Piccolomini. Copie dacs Cicognara, Storia delta Scultura, t. I", pl. xliii.

452-453. Pétrarque et Uiure. Deux bustes vus de profil; ils servent d'ornement à une boîte de montre octogone, et sont renfermés dans une monture de vermeil. (Passav., t. Ier, p. 334, n* 724.)

Haut., 37 miltim., Iarg.,30.

Collection Debruge-Dumesnil. Cette boite n'a été rendue que 12a fr. en l^oO icat. n« 102Si.

Le catalogue Santarelli (p. 274, n° TJ\ signale une épreuve moderne de ces deux portraits.

454-455. Jean Galeaszo Visconti, duc de Milan, et Catherine Bernabù, sa femme. Il ost en buste, de profil, tête nue, tourné vers la droite. Autour, l'inscription : io.galeativs.oaleatii.vicecom. fil.med.dvx.primvs. —Sa femme est vue presque de trois quarts, tournée vers la gauche. Ses cheveux sont liés par un ruban, et une chaîne orne sa poitrine. L'inscription porte : catiierina.bernabovis. vicecom.f.io.qaleatii.vicecom.vx. Deux médaillons ovales à fond noir. (Passav., t. I", p. 335, n'" 729-730.)

Haut., 41 million.; larg., 29.

Signalés par Cicognara {Memorie, p. 1 1 0) comme deux beaux nielle» italiens du quinzième siècle, à fond doré, avec ornements. Ils se trouvaient alors chez le marchand San Quirico, a Venise. Au revers de chaque médaillon est gravée au burin la çuivre, ou serpent, pièce du blason des Visconti. Etaient-ils authentiques?

Passavant n'a pas connu l'existence de ces originaux, et il n'en cite que des épreuves sur papier dans la collection du roi de Saxe. Le catalogue Santarelli I p. 274,n»7D) en signale également des épreuves.

Jean Galcazzo Visconti, premier duc de Milan, mort eu I40i, avait épousé Catherine Beraabâ en secondes noces, en 1380.

456. Francesco Sforza, duc de Milan, à cheval. La figure équestre du duc, tenant le bâton de commandement, occupe le centre de la composition. La guivre dos Visconti, adoptée par les Sforza pour emblème chevaleresque, se trouve au-dessus et eutre les jambes du cheval. Tout autour, dans une bordure, l'inscription:

kranciscvs . sforci . vicecome8 . dvx . mediolani . bklige . olorie.splrndor.semprV.

l'Uque ronde. Diam., ? millim.

Celte plaque d'argent niellé, conservée nu Musée de Florence, au Bargcllo, a été décrite par M. R. Fisher (bitrndwtion to a catalogue of the enrhj itnUan prints in tht Briti>h Muteum; 1886, p. 3G1).

On sait que successivement les deux fils du due Francesco, le fondateur do la dynastie des Sforza, eureut l'idée de lui élever une slatue équestre, modelée par Leonardo da Vinci, mais qui ne fut jamais achevée. Le modèle définitif représentait le due sur un cheval dressé sur ses jambes de derrière. Le nielle dont nous nous occupons, travail florentin d'un artiste inconnu, et où les jamlies du cheval posent à terre, doit offrir une réminiscence du premier projet de Leonardo, et être antérieur a son départ pour Milan en 1483.

457. Savonarole. Il est vu de profil, tourné à gauche ; autour est écrit le nom de Jérôme Savonarole. (I)uch., n"3i8.i

Diam., 2"! railiim.; avec l'inKripdon, 39 millim.

Duchesne pense que celle pièce a élé gravée et niellée vers 1492.

Catalogue Sykes, n« 1 238.

Il existe une copie moderne de ce portrait.

458. Niccolô Machiarelli. Buste vu de profil, tourné vers la droite. Aux deux côtés : mccolo-machiavelm. Fond noir. (Passav, t. Itr,

Plaque oclangulaire. Haut., 29 millim. ; largr., 27.

Ce beau portrait, exécuté vers 1*10, est enchâssé dans une tabatière en or ciselé, de 63 millim. de diamètre, dont les deux faces sont recouvertes de nacre, et qui a appartenu à Cicognara (album, n»7l; Calai. Zanetti, n' 70).

Epreuve en sens inverse a la Bibliothèque de Vienne, provenant de la collection Celolti (Catal. de F. de Harlsch, u»>4), et Urée sur une copie, de même que l'épreuve signalée dans le catalogue Santarelli (p. 274, n° 81).

459-461. Deux doges et le lion de Saint-Marc sur une boîte de montre. (Passav., t. I", p. 335, n" 720-728.)

Diam., 27 millim.

459. Le doge Léonardo Loredano. Buste tourné vers la droite ; il porte le manteau et le bonnet ducal. Légende : lbo-

NARDVS. I.OREDANVS. DVX. VE.

460. Le doge Agostino Rarbarigo. Buste vu de profil, tourné vers la gauche, dans le costume de doge et avec le bonnet ducal. Légende : avovstimvs. barbaricvs. dvx. ve.

PLAQUES NIELLEES

4(51. Le Lion de Saint-Marc. Le lion ail<5 est tourné vers la gauche, et pose la patte sur un livre ouvert où on lit : vxx. tibi.

MA. KV. MEVS.

Ces trois médaillons, qui ornaient une montre Carrée de 162 millim. de hauteur, étaient en i 83+ chez lo marchand Ant. Zen.

Le catalogue Satilarelli (p. 274, n« 77) signale une épreuve moderne du premier de ces portraits et du lion de Saint-Marc. Nous avons vu dans le cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild une épreuve du portrait du doge Barbarigo, el il n'est pas facile de se prononcer sur son authenticité.

A. Barbarigo était doge de Venise de i486 à 1301. Il eut pour successeur L. Lorodano, mort en loîl.

462-463. Le pape Pie II et ses armoiries. Il est en buste, vu tic profil, tourné à gauche, en habits pontificaux, ceint de la tiare. Au-dessus de sa tète, sur une banderole : pivs a. pont. max. — Armoiries «le Piccoloraini : d'argent à la croix d'azur, chargée de cinq croissants d'or. L'écusson est accompagné des clefs de saint Pierre, en sautoir, et surmonté de la tiare. (Passav., 1. 1", p. 333, n" 713-714.)

Haut., 61 millim.; larg., 48.

Ces deux médaillons a fond noir, entourés d'une bordure A entrelacs, ont appartenu àCicognara (album, n"« .Y7-3'»; Cutal. Zauclti, u" 66-67', et ornent les deux faces d'un reliquaire, partagé à l'inténeur en un grand nombre de petits compartiments. Ils ne constituent point, comme dit Passavant, un seul médaillon à deux faces. On les dit exécutés entre 1438 et 1464.

Il y a des épreuves de ces deux compositions dans la Bibliothèque de Vienne, provenant de la collection Albrizxi (Catal. de F. de Bartsch, n"» t.3 el 64», mais tirées sans doute sur des plaques copiées d'après ces originaux. Le catalogue Sanlarclli (p. 274, n° 05) en signale des épreuves semblables.

464-465. Le pape Pie V et ses armoiries. Buste de profil, tourné à droite, la tête nue et entourée d'une auréole. Au-dessus, sur une banderole, on lit : pivs. v. pont. max. — Armoiries de la famille Ghisilieri : d'argent à trois bandes de gueules. Avec les attributs comme à l'article précédent. (Passav., t. Pr, p. 333, n°* 715-716.)

Haut., 61 millim.; Itrg., SO.

Ces deux médaillons à fond noir ont appartenu à Cicognara {album, n" 59-rtO ; Calai. Zanetti, n» 6&-60). Ils ornaient la reliure d'un magnifique livre d'heures avec miniatures, qui a passé en Angleterre. Passavant commet encore ici une erreur, comme pour le portrait précédent, en les présentant comme un seul médaillon & deux faces. Il se trompe également lorsqu'il dit que celui-ci forme le peudaul de l'autre, jcieu.it--. 0

ce (jui pourrait faire supposer qu'il* ont été exécutés au même temps. Le pape Pie V mourut en l.')72 (cent huit ans après Pic II). L'auréole qui entoure sa téte, pour rappeler sa réputation de saint, prouve que ces nielles sont postérieure à son décé». S'ils ressemblent aux précédents pour la bordure, pour l'agencement de l'écusson et par leur facture générale, c'est qu'ils ont été faits A leur imitation.

Épreuves à la Bibliothèque de Vienne, comme ci-dessus (Catal. de F. de Bartsch, n»» 65-66), et aussi dans le catalogue Sdiitarelli ( p. 273, n» 67 >.

466-467. Le pape Léon X cl ses armoiries. Uuste vu de trois quarts, et tourné à droite, la tête couverte d'une barrette bordée de fourrure. Il est couvert du camail. Au-dessus de sa tête, sur une banderole : lko. x. pont. max. — Armoiries des Médicis, avec les attributs comme ci-dessus. (Passav., t. I"r, p. 333, n" 717-718.)

Haut., «3 millim.; larg.,5t.

468-469. Le cardinal Bembo et ses armoiries. Il est en buste, de profil, tourné à gauche, portant la barbe longue. Au-dessus, sur une banderole : pktri bembi car. — Armoiries do Bembo : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois roses d'argent ; à la bordure de même. L'écusson est surmonté du chapeau de cardinal. (I'assav., t. I'r, p. 334, n" 719-73)).

Haut., 65 millim.; Urg., 51.

Ce portrait cl le précédent, avec leurs armoiries respectives, formant ensemble quatre médaillons {et non pas deux à double face, comme dit Passavant) à fond noir, sont entourés d'une bordure identique, et ont été. faits au même temps: le portrait de Léon X d'après un tableau de Rapuael, celui du cardinal Bembo d'après le Titien. Pour l'agencement, le niclleur a visiblement imité le portrait de Pie II. Ils étaient enchâssés dans dos reliures en velours de deux manuscrits sur vélin ornés de miniatures : un Évangéliaire et un Épislolaire, tous deux exécutés, à ce qu'on dit, d'ordre de Léon X, qui en lit cadeau à son ancien secrétaire Bembo, dont la succession passa entre les mains de sa fille naturelle, mariée avec un Gradcnigo. Après la mort du dernier rejeton de cette famille, tous les objets précieux ayant appartenu à Bembo furent vendus. Les deux manuscrits dont nous venons de parler, avec leurs nielles, fureul acquis par le comte Cicogiiara ^n" 53-54 et : .3-56). Évidemment les nielles n'ont pas pu être exécutés d'ordre de Léon X, mort eu 182 1, date à laquelle Bembo n'était pas même évéque, tandis qu'il est représenté dans son portrait en qualité de cardinal, dignité qu'il ne reçut qu'en 1539. Nous croyons que c'est Bembo qui fit faire lui-même ces nielles, étant déjà vieillard (né en 1470, mort eu li>47), pour en orner les deux manuscrits qu'il aurait tenus de la libéralité de Léon X,

Des épreuves des deux derniers nielles sont dans la Bibliothèque de Vienne (Calai, do F. de ;Bartsch, n» 61-62), et le catalogue Sanlarelli (p. 274, W 68 et 80) signale des épreuves modernes de ces quatre nielles, épreuves provenant évidemment des copies.

PLAQUES NIELLÉES 63

470. Philippe II, roi d'Espagne. Buste avec la légende : philip-

PVS HISPANIARVM ET ANGLL* REX. (Passav., t. I", p. 334, II* 721.)

Diam., 68 millim.

471. Henri II, roi de France. Buste de profil, avec la légende: henricvs ii. francor. rkx. i.NvicTiss. p.p. Pendant du précédent. (Passav., t. I", p. 334, n° 722.)

Diam., 6K miiliin.

Passavant commet une erreur lorsqu'il prétend que ces deux médaillons ont appartenu à Albrizzi. Cicognara, qui le» lui a fait connaître {Memorie, p. 109, et non il), dit qu'ils étaient en la possession du marchand San Quirico, et que ces nielles formaient les revers de deux médaillons en or, dont ils furent retirés. Ils étaient entoures d'une jolie bordure niellée. Ces portraits ont Hft être exécutés en 1559, à l'occasion du mariage de Philippe II avec Isabelle de Valois, lille d'Henri II.

Il y a de ctiacun do ces portraits une épreuve sur papier à la Bibliothèque de Vienne (Catal. de F. de Dartscli, n" 59 et fi0|, provenant sans doute des copies.

472. Henri IV, roi de France. Portrait enchâssé dans la monture en or d'un flacon à parfums, dont l'autre côté porte, au centre d'un ornement, l'inscription : henry iv.

Signalé par Cicognara (Memorie, p. 107) comme se trouvant chez le Albrizzi, a Venise.

473. Portrait d'Enfant. Il est a mi-corps, vu do trois quarts, tourné à droite, coiffé d'un petit bonnet sur des cheveux longs, et vêtu d'un pourpoint plissé. A droite, une tige de fleur.

Haut., tl millim.; larfr., 10.

Travail italien du quinzième siècle.

Musée du Uuvre, donation du baron Ch. Davillier (Catal. n» 3i3).

474. Tête de Femme, vue de profil, tournée à gauche, la chevelure dans une résille.

Diam., 20 millim.

Chaton niellé d'un anneau plat, travail italien du commencement du seizième siècle. Musée du Louvre, donation du baron Ch. Davillier (Cut. n» 307).

475. Armoiries du doge Pietro Laredano et inscriptions. Deux nielles enchâssés sur un bâton de commandement. Dans l'un est l'inscription : serenissimo petrvs lauredanvs venetorvm dvck

8i MKLl.ES

iMfKiuNTK mdlxx (1570); dans l'autre, au milieu des trophées, il y a deux écussons : l'un avec l'emblème de Saint- Marc, l'autre avec les armoiries de Loredano.

Médaillon. Diuu., 39 millim.

Cicignara signale (Mcmorie, p. 108) cet objet comme su trouvant chez le marchand San Quirico.

Le catalogue Santarelli (p. 27i, n" 83) eu mentionne des épreuves modernes.

476-477. Armoiries de la famille Pellegrini. Deux écussons ovales. Le premier porte : Parti, au 1", une figure de pèlerin (armes parlantes de Pellegrini}, sur fond noir; au 2", ëcarlelè d'un palè de G pièces et d'une étoile noire sur fond blanc. Le second écusson est également parti de l'image d'un pèlerin et de rameaux d'arbres sortant d'un rocher d phisiews monticules. i Passav., t. I", p. 337, n»741.)

H*ui., 25 millim.; larg., 18.

Ces deux écussons, qui ont appartenu à Cieognara(n°« 35-36),élaicnt originairement placés sur la reliure d'un livre d'heures.

478-480. Armoiries i?}- Trois écussons en médaillons. (Passav., t. I", p. 271.)

Diara., 18 millim.

Vente Durazzo, n* 2818.

481. Armoiries. Au milieu, sont les trois clous de la croix, entourés de deux quintcfeuilles et de deux flammes. A gauche est un Z ; à droite, un C. (Duch., n" 38 i.)

Oiam., 15 millim.

Catalogue Sykes, n» 1245. puis collection Woodburn. Aujourd'hui au Hritish Muséum.

482. Armoiries aux lions. Écusson avec trois lions. (Duch., n° 391.)

Diam., 25 millim.

Travail italien du quinzième siècle.

Catalogue Malaspina, t. IV, p. 329, n* 21.

483. Armoiries aux èpées. Écusson avec trois épées. (Duch., n" 302.) ^ Uamm

Travail italien du seizième siècle.

Catalogue Malaspina, t. IV, p. 321), n» 25.

PLAQUES NIELLEES

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