‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 69 sur 144 · SUJETS SACRÉS · texte numérisé non relu

SUJETS SACRÉS

t. - ANCIEN TESTA MENT

i. Création d'Èvc. Adam est couché à droite; Dieu, qui est à gauche, tire Ëve de la côte du premier homme. (Reid, u° 1.)

Haut., 27 miltkn.; larg., 44.

Composition très somltl.il.lv à celle tlu soufre décrit sons k- n« 2.

1. a seule épreuve connue <lc ce nielle, un peu roc-née, a fleuré a la venle dir la collision du marquis de Salamanca, en ISr><) (3 £ .1 sh.), i l elle fait aujourd'hui partie du cabinet do M. le baron Edmond de Rothschild. Elle est reproduite on photofrraphie, de même quo tous les nielles de la collection Salamanca, composée de pièces italiennes le plus souvent du seizième siècle, dans un catalogue spécial rédigé par G. \V. Reid (18~0), alors directeur du Cabinet des estampes du Urilish Muséum.

2. Adam et Ève tracailhtnt. Celle-ci est assise à droite sur un rocher et flle; de ses deux enfants l'un est entre ses jambes, accoudé" sur le genou gauche de sa mère, l'autre est debout auprès. Adam est à gauche avec une faux. Paysage montagneux. Dans la marge, des phylactères avec les mots : adam-eva à rebours. {Reid.

Haut., 39 millim.; larg., 40.

L'épreuve de la coll. Salamanca (2 JC 13 sh.), avec marges, la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothscbild.

NIELLKS

3. Adam et Eve travaillant. Celle-ci est assise, à gauche, filant; du côté opposé, Adam bêche la terre. Entre eux, Caïn et Abel, nus, s'amusent. Dans le fond, des rochers et des arbres. Dans chacun des angles du haut, on voit une partie irn'gulière, sans gravure, avec un trou. (Duch., n" 8.)

Travail italien du x\T siècle.

Duchesne ne signale que lYpreuve du cab. Sykcs, n» 1130. — Le Cabinet de» estampes do Paris en possède une.

4. Caïn tuant Abel. Celui-ci est à gauche, étendu à terre, il a le bras gauche levé pour se préserver des coups de son frère qui, agenouillé sur son corps et le tenant de la main droite à la poitrine, lève le bras gauche armé d'une massue. Au fond, rochers et arbres. Planche entourée d'ornements ; le bas offre un feston renversé. (Reid, n" 3.)

La seule épreuve connue a figuré dans la coll. Salamam-a (2 £ 2 sh.;. Co nielle ressemble d'une manière frappante, pour la composition, à un mdinc sujet dont le soufre est au Britisb Muséum (voir plus haut, p. %, n" 7).

5. Caïn tuant Abel. Celui-ci tombe à droite; son genou gauche est on terro et il s'appuie sur son bras gauche, cherchant à se garantir du bras droit contre les coups de Caïn, qui, debout à gauche, lève des deux mains une massue. Paysage montagneux avec rivière. Bordure ornée et feston renversé dans le bas de la planche. (Reid, n° 4.)

L'épreuve de la coll. Salamanca (2 £ 2 si».), la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Kdmond de Rothschild.

— Histoire d'Abraham. Six pièces. (Voir â la lin, à l'œuvre de Perkgiuni.)

6. Abraham sur la montagne. 11 s'avance vers un rocher escarpé qu'on voit à droite. Dans la main gauche il tient un flambeau, et dans l'autre un coutelas. Derrière lui, Isaac porte du bois sur son épaule. Quelques arbres dans le fond. (Duch., n" 14.)

Uuchesnc, qui a vu uno ('-preuve de ce nielle daus le cabinet Sykes (n» H3I), dit

Haut, 29 millim.; larg., 43.

Haut., 26 millim.; larg., 37.

Haut., 43 millim.; lartf., 34.

Haut, 48 millim.; larg., 43.

EPRELVES SUR PAPIER

que c'est une copie dr ta pièce de Peregrini, son numéro 12 (voir plus loin), mai* que le travail en est lourd, ce qui ~ne l'empêche 'pas de le regarder comme l'u-uvie d'un orfévre-nielleur de la lin du quinzième siècle.

7. Le Sacrifice d Abraham. Sur une montagne, le patriarche s'apprête à frapper d'un glaivo son fils agenouillé sur un autel ; un ange apparaît dans les airs pour arrêter son bras. Le bélier du sacrifice est couché à gauche, au pied d'un rocher boisé. Dans le bas, les deux serviteurs d'Ahraham sont assis, et l'âne broute à gauche. Pièce cintrée du haut et à festons renversés dans le bas. (Reid, n4 5.)

But., 62 millùn.; Urg., 38.

Travail italien assez ordinaire.

L'épreuve de la coll. Salamanca { 2 £ 3 sh. ), la seule connue, fait partie du cabinet de 1U. le baron Edmond de Rothschild.

8. Le Sacrifice d'Abraham. Il est à droite, avec son glaive levé, tenant de la main droite la tête de son fils, à genoux sur un bûcher. Dans le haut paraît un ange.

Pièw roude. Dura., 29 raillitn.

Non décrit. Catalogue Durazzo, n* K0I3 : « Travail allemand du milieu du seizième siècle. Très belle épreuve, n ii florins. Malgré la modicité du prix, celte pièce peut bien être un nielle, l'image étant renversée, car Abraham tient le glaive de la main gauche.

9. Sa>nson terrassant le lion. Il est tourné vers la droite, vu de profil, le gonou gauche appuyé sur le flanc du lion, dont il déchire la gueule. Dans le fond, de chaque côté, un oranger dont on voit les fruits. (Duch., n* 18. — Alvin, p. 25, n° 8. — Passav., V, 208, n» 7.)

Haut., 21 œillira.; UrB., il.

Passavant attribue ce nielle à Peregrini.

Duchesnc ne cite que l'épreuve de la coll. Sykes { eat. n* 1135), aujourd'hui au Dritish Muséum. — Une seconde est au Cabinet des estampes de Bruxelles, provenant de la coll. Van Sestich. — Une troisième, celle de la coll. Durazzo (cat. n» 2801, vendue ♦ 10 llor.), fort belle et avec marges, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

10. Samson terrassant le lion. Vu presque de face, il a la tète tournée vers la gauche et comprime du genou gauche le corps du lion tourné vers lui, auquel il déchire la gueule. Un bouclier est suspendu à ses épaules. A gauche, un petit arbre sur fond noir.

lOfi NlF.l.l.RS

Du môme côté, un rocher; dans le fond, à droite, une montagne. Fond blanc. (Duch., app., A. — Passav., I. p. 27(1. n° 18, et p. 283, ir i31.)

Pi.eo rniirk. Diam., 32 millim.

Œuvre d'un bon nielleur italien Ollley lAn Inquiry, p. 33j, ii° 7) l'attribue à Francis. Duebe-*iic ne le con.iidêrc même pas comme un nielle, tandis que Passavant n'y voit qu'une imitation du numéro ci-dessus, ce qui est contestable.

L'épreuve d'Ollley, tri'» confus-, obtenue probablement par le tirage au fiotton, et qui a passé depuis dans le cabinet Sykes ( cat. n" 1136), est au British Muséum. — Passavant en signale une dans la coll. Sanliiii: eVI peut-être la même que celle de la coll. Durazzo (rat. nn 2925), vendue 240 Uor.

41. David vainqueur de Goliath.Lc jeune Hébreu a le corps nu; sur sa tête est un casque ailé ; il tient de la main gauche la tête du géant, et de la droite une fronde. Dans le fond, une arcade, près de laquelle sont placés une épée et un bouclier. Sur le devant, une colonne tronquée, avec plinthe» ornée d'un cartouche blanc. (Duch., nu 16.)

Haut., 48 millim.: larp., 36.

Ducbesne croit celle pièce de Nicoletto Roses. Il n'en signale que l'épreuve rognée du Cabinet des estampes de Paris.

12. David vainqueur de Goliath. Il est vêtu d'une tunique et d'un manteau, et pose le pied gauche sur la tète de Goliath; il tient sa fronde de la main gauche. Dans le haut, deux petits ronds blancs avec un trou au milieu, ouvertures pour recevoir des clous. (Duch., n° 17. — l'assav., V, 2i>7, n° 6.)

Haut., "1 millim. larf?., l'.l.

Ducbesne croit ce nielle do Peie^rini, ni Passavant est du même avk II ne signale que l'épreuve du cabinet Sykes (cat. n» 1141 1, qui est maintenant aiifirilisli Muséum.

— Darid rainquenr de Goliuth. (Voir à la fin, à l'ouvre de Nicoletto Roskx. )

13. La Heine de Saba et Salomon. Au fond un grand bâtiment à portique et à plusieurs coupoles, censé sans doute représenter le temple de Salomon. Au premier plan, au centre, le roi, vu de profil, tend les bras à Saba, qui incline sa tète. Salomon est accompagné de nombreux courtisans et soldats; derrière Saba, six jeunes filles richement vêtues. (Heid, n» 0.)

Travail italien assez fin.

L'épreuve de la coll. Salamanea (4 la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hotbscliild.

14. Judith. Vue de face, légèrement tournent vers la droite, tenant dans la main gauche la tête d'Holopherne. et dans l'autre son glaive. On voit, dans le haut, uno banderole contournée, sur laquello ou lit : ivde ta. Au-dessus, doux petites places en blanc paraissant indiquer des trous. Fond noir. (Duch.', n° 21. — Passav., V, 208, n" 9.)

Huit., 41 millim.; larg., 22.

Ottley (An Inquiry, p. 570) attribue celle pièce à Pereg-i iui ; Duche-ne el Passavant expriment la même opinion. L'inscription n'étant pas à rebours, il est douteux que ce soit un nielle, malgré la présence îles trous. <pii ne «ont peut-être que des nuages.

On n'en connaît que doux «'preuve*, dont l'une est au Cabinet de* estampe? de Paris el l'autre au British Muséum (épreuve du cabinet Sykes, cat. n" 1137).

15. Judith. Elle se dirige vers la gauche, regardant à droite; de la main gauche, elle tient la tête d'Holopherne, de l'autre son glaive. Au fond, la ville de Béthulic; à droite, doux tours, l'une en avant de l'autre. Vers le haut, deux petits ronds. (Duch., n* 22. — Passav., V, 20S, n° 10.)

Haut., 4( millim.; UK?., 2).

Duchesne croit cette pièce d'un travail moins ancien que la précédente, tandis que Passavant la classe à l'œuvre de Pcrcgrini.

Cabine! de* estampes de Paris. — Rrilish Muséum (épreuve du cab. Sykes, n" \ 139).

10. Judith. Elle est debout, tournée vers la gauche, comme dans le numéro précédent; seulement les deux tours à droite, dont l'une avançait sur l'autre, sont ici sur le mémo plan. Le haut de la pièce est chantourné; une clef do voûte, ornée et retombante, se voit au milieu; le bord do cette partie est terminé par un double trait. (Duch., n" 23. — Passav., V. 2ùx, ,r 11.)

Haut., 4J millim.; larp., 23.

buebesne ooiulate que ce nielle est d'un travail très soigné ; Passavant n'hésite pas à l'attribuer à Peregrini.

British Muséum (épreuve du cab. Sykes, n» 1138).

17-18- Judith. Deux sujets décorant les faces d'un manche de couteau. Sur l'une est l'année on bataille sous les murs de Béthulie; la ville est à gauche, dans le bout opposé à la lame. Sur l'autre, la ville se trouve aussi à gauche, mais c'est la partie qui touche à la lame. A l'autre bout est la tête d'Holopherne; dans le

milieu, Judith, précédée de sa servante, porte sur sa tête le sac où est celle du général. (Duch., n* 40k)

Haut., pris de In Umr>, 12 millim.; par le ba», 18 à 21; Urjr., pu ban, 7* à 70; en baul. 59 * 79.

Figure* d'une dimension extrêmement petite . Cabinet Sykes, eat. n° 1110.

19. Judith. Vue de trois quarts, tournée à droite, elle tient une épée dans la main gauche, et la tête d'Holophemc dans l'autre.

Haut., 32 millim.-, larg , 19.

Pièce de la coll. Wilson, n* 25, 'présentée comme nielle dans le second catalogue Wellesley (juin 1860), n* 112, et eomme « un spécimen eiquis du grand style de Léonard de Vinci .. Vendue 10 £, et revendue U £ chez Mnnhall i IS64>, n" 1435.

19 bù. Judith. Debout, tournée vers la gauche, tenant de la main gauche une épée la pointe élevée, et portant de la droite la tête d'Holophemc. Dans le fond, à droite, un rocher derrière lequel la lune se cache à demi. En haut deux petits médaillons. (Passav.,1, p. 28k. n° 432.)

Haut., 29 millim., larg., (8.

Passavant décrit ce nielle d'après une épreuve du cab. Sanlini, vue par Ducbesne et non signalée depuis.

20. Tobic et l'Ange. Vu de profil, il tient d« la main droite un poisson, et présente l'autre à l'ange, deux fois plus grand quo lui. Ils marchent tous deux vers la droite, précédés d'un petit chien. Dans le fond , à droite , une tourelle ; à gauche , un rocher surmonté de quelques épis. (Duch., n" 20.— Passav., I, p. 270, et V, p. 208, n* 8.)

HauU, 48 millim.; larg., 24.

Duchesne dit ce nielle très finement travaillé; Passavant l'attribue aPerejrrini.

Dritish Museem, épreuve à l'encre bleue, provenant du cabinet Sykes (cat. n* 1133). —Cabinet des estampes de Berlin, épreuve semblable, fort belle, provenant de la ro i. Durazzo (cat. n" 2913, vendue 000 tlor.i.

21. Tobie et l'Ange. II est conduit par l'ange, et tient un poisson à la main. Le reste de la composition paraît n'avoir aucun rapport avec le sujet : on y voit Minerve assise, à gauche, tenant une lance de la main droite et offrant une pomme à une jeune femme debout de-

vant elle, qui tient une poignée d'épis de blé et une corne d'abondance. Dans le fond, deux palmiers. Double bordure linéaire. (Dueh., n' 19.)

Haut., 50 millim.; larg., U.

Travail d'un dessin faible cl d'une exécution rude. Tobie et l'ange ont été copiés en contre-partie sur la composition décrite au numéro précédent.

La seule épreuve connue, provenaul de la coll. Sykes (cat. u» 1134), est au British Muséum .

22. Tobie et F Ange. Le premier est assis à gauche et, derrière, l'ange indique le poisson qui nage devant lui. Dans le fond, une maison sur le toit de laquelle veille un ange avec une épée nue. Fond blanc. (Passav., I, p. 358, n° 825.)

Pièce ronde. Diani., 32 millim.

Travail allemand du seizième siècle, qui pourrait bien provenir d'un nielle. Cabinet des estampes de Berlin.

23. La Grappe du pays de Chanaan. Elle est portée par deux hommes marchant à gauche. Le dernier tourne la tête pour regarder autour de lui. Fond blanc. (Heinecken, Scue Nachrichtcn, I, p. 297, n» 5. — Passav., I, p. 358, n° 826.)

Pièce ronde. Diam., 36 millim.

Travail allemaud du seizième siècle.

Cabinet des estampes de Dresde.

IL— NOUVEAU TESTAMENT l. VIE DE LA VIERGE - PASSION DE JÉSUS-CHKIST

24. L'Annonciation. La Vierge est assise à gauche, sur un banc de pierre; autour, un mur crénelé. L'ange a un genou en terre. Dieu fait descendre le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe.

Pièce triangulaire, librement cintrée. Haut., 53 millim.: larg., 100.

Pièce non décrite. C'est le fronlon d'une Paix dont le sujcl principal est i ne Aération des mages, et dont la seule épreuve complète, qui a figuré dans la coll. Ca!iohon (voir plus loin, n« 3a), fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

25. L'Annonciation. La Vierge est agenouillée à gauche, devant un prie-Dieu, tenant un livre. Elle se tourne vers l'ange, qui est à

110 MKLLKS

droite; le Saint-Esprit entre par la fenêtre. Fond noir. Dans la bordure, on lit à rebours : o. mater, dei. mémento, mei. -k (Pussav., I, p. 284, n° 437.)

Pièce n.ude. Diia., Si millira.

Nielle allemand du seizième sil-clc. Collection privée du roi de Saxe.

— L'Annonciation. (Voir à la fin, à l'œuvre de Pkhkomsi.)

26. La Nalii'Uê. La Vierge est à genoux, à droite, et tournée vers la gauche, où est l'enfant Jésus, à demi couché. Dans le fond, à droite, saint Joseph assis cl endormi; un long bâton est appuyé sur son épaule. De l'autre côté, la tète de l'âne et celle du bœuf; au-dessus, un ange tient une banderole sur laquelle on lit : gloria in altissimo. (Duch., n* 25.)

Pièce lornJc, Di»n>., 5i millim.

Collection Trivulzio, à Milau.

27. La Nativité. La Vierge et saint Joseph sont à genoux ; l'enfant Jésus, sur un tapis, par terre, est placé au milieu d'eux. Dans le fond, k gaucho, l'établo ; à droite, un ange annonce aux bergers la naissance du Christ. Dans le haut, trois anges à mi-corps tiennent une banderole sur laquelle on lit : oloria ix excelsis dko ; sur une autre banderole, un peu au-dessous : evangelico. vobis. gavdivm. magnvm; autour du médaillon, en dehors : dominvs- phimppvs- stancharivs- hoc- opvs. pieri- prkcepit tertio- kalrxdas- iui.ii. Toutes ces inscriptions sont à rebours. (Bartsch, XIII, p. 49, n° 1. — Ducli., n» 26. — Zanetti, p. 98, n° 12f>.)

Dîam., 48 millim., sans l'mecriplioii.

Philippe Slancario oUit un gentilhomme bolonais, d'où tout naturellement la conclusion que la Paix niellée dont provient celte épreuve fut exécutée par un artiste de Bologne, et. en raison de sa beauté, on l'a attribuée au célèbre Krancia. Cicognara (Memorif, p. 4tt) a cru à tort que la plaque d'argent existe eucore et qu elle est conservée a l'Académie de» Beaux-Arts de Bologne, et Zanetti a répété cette erreur.

L'épreuve de la coll. Durazzo (cat. n*)2830, 301 flor.), la seule connue, a été acquise par le Musée de Berlin. Ce nielle a été copié dans le recueil de fac-similés du cab. Durazzo, d'après lequel il a élé décrit par Bartsch.

28. La Nativité. La Vierge est vue à mi-corps, les deux mains jointes, enveloppée d'un grand manteau, sur une partie duquel, étendue vers la gauche, l'enfaut Jésus, entièrement nu, est assis. A droite,

LI'RRUVES SUH l'A PI EH Ml

derrière la Vierge est saint Joseph, les mains croisées sur la poitrine ; de l'autre côte, la tête du bœuf et celle île l'àne. Dans le fond, on voit l'étable. (Duch., n" 28.)

Prife rourle. Di*m., 43 mitlim.

Collection Trivulzio, a Milan.

21). La Nalh-ifi}. Sous un toit de chaume, sont agenouillés, à gauche saint Joseph, à droite la sainte Vierge, devant l'enfant Jésus posé à terre. Au-dessus de saint Joseph, trois anges dans les airs. Trois bergers entrent par la porte de droite. Dans le fond, à droite, un ange annonce a un berger la naissance du Christ. Kn haut, trois autres anges : deux sonnent du cor; un troisième, au milieu, tient une tablette. Fond noir. (Passav., I. p. 2S«, n* 457.)

Itout., 00 raillim.; larg., Cl.

« Beau travail do la haute Italie dans le seizième siècle, » dit Passavant.

Collection privée du roi de Saxe, épreuve provenant du cal. H. Weigel, n» 18022. — Une seconde épreuve de ce nielle a ligure dans la vente Urugulin (Londres, juin 186C), nHItt).

30. La XaticiU'. Sur le devant, la Vierge est agenouillée sous le péristyle d'un grand édifice. L'enfant Jésus est couché devant elle ; à côté, deux anges à genoux. A gauche, saint Joseph près d'uue fontaine. Dans le fond, l'Annonciation aux bergers. Fond noir. (Passav., I, p. 287, n» 459.)

Pièce ronde. Dura., 43 millim.

Travail italien du commencement du seizième siècle. I.e catalogue de la coll. T. 0. Weigel (n« 401) le déclare excellent de dessin et d'exécution. Vendu 60 thalers.

31. La NatirUê. Dans une élable eu ruines, recouverte de chaume, la Vierge et saint Joseph, l'une à droite, l'autre à gauche, sont agenouillés devant l'enfant Jésus qui leur tend les bras. Vers la droite, s'approchent deux bergers. Sur le devant, à gauche, un bœuf couché, vu à moitié. Dans le fond, deux anges. On aperçoit, aux extrémités supérieure et inférieure de la planche, une coupure pour les pilastres auxquels se trouvait attaché le nielle. (Passav., I, p. 287, n° 460.)

HjuU, 86 millim.; Un?., 63.

Passavant a vu ce nielle chez Colnaghi, marchand d'estampes à Londres.

32. La Nativité. A droite, la Vierge est à genoux; devant elle

est couché l'enfant Jésus, tenant un doigt dans sa bouche. Derrière la Vierge, un ange en prière ; à gauche, saint Joseph à genoux. Près de letable, sur une colline, un lièvre poursuivi par un chien. Au-dessus de la colline un petit ange tient une banderole où on lit à rebours : ave. ma. Fond noir. (Passav., I, p. 287, n° 4<>1.)

Pièce cintrée, Hnul., 102 niillini.; l&rg., 05. « Epreuve d'un 1res beau nielle dans la manière de K. Franeia, i dil Passavant, qui l'a vu danslaonll. A. Wolfepjr.

33. La Natirilà. Au milieu, l'entant Jésus dans une corbeille d osier. La Vierge est à gauche et saint Joseph est à droite. Dans le fond, les têtes du bunif et do fane. Kn haut, un ange tient une banderole où on lit à rebours : gloria. in. excelsis. deo. (Passav., I, p. 289, n" i(>8.)

l'itcc ronde. Dum., 13 millim.

Duchesnc a vu cette épreuve, en 1833, chez le marchand A. Zen.

— La Xatirih1. (Voir à la fin. à l'œuvre de Pereorini. )

31. Adoration des bergers. La Vierge et saint Joseph sont agenouillés sur le côté gauche devant l'étable; à droite, cinq bergers également agenouillés. Entre les deux groupes, l'enfant Jésus est couché sur un lange. Dans les nuages, le Tout Puissant et deux anges.

Haut., 33 tnillira.; larg.. 22.

Pièce non décrite. Vente Urugulin (Londres, juin IftOti), n«1lP7.

35. Adoration des bergers. Au milieu, l'enfant Jésus est couché dans une corbeille. Tournée vers la droite, la Vierge; à l'opposé, saint Joseph, tous les deux à genoux. Derrière lui, un berger portant un agneau, et deux femmes, dont l'une a une corbeille sur la tête. A droite, deux autres bergers, et au-dessus deux anges tenant une banderole où on lit à rebours : gloria. in. excelsis. deo. (Passav., I, p. 289, n° 409.)

MéiUillon ov*!e. Hsut., 75 millim.; lar?., 61.

C'est répreuve d'une plaque niellée qui ornail le plat de dessus d'un pontifical, que Dochcsnc a vu en 1834 chez le marchand A. Zen (voir plus haut, p.59, n' 310|.

36. Adoration des mages. La sainto Vierge est assise, à droite, vue de profil, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux; saint Joseph est

ÉPREUVES SUN PAPIKH

derrière elle, debout, appuyé sur un bâton, à l'entrée de l'étable, où l'on voit l'âne et le bœuf. Sur le toit, trois anges à genoux jouent de divers instruments. Au-dessus d'eux , à l'arrière, dans la montagne, un berger assis, jouant de la cornemuse, et un troupeau de moutons. Un roi à genoux offre un vase au Sauveur. A gauche, un autre roi à cheval, ayant auprès de lui son écuyer; au second plan, du même côté, vient à cheval le troisième roi, l'un et l'autre portant un vase. Au milieu, est le cheval du premier roi tenu par un écuyer, auprès duquel se tient debout un ange, les bras croisés sur la poitrine. Les rois sont accompagnés et suivis d'un grand nombre de personnes et de chameaux. Dans tout le haut, à gauche, les murailles et les maisons de Bethléem. La sainte Vierge, saint Joseph et les anges ont sur la tète une auréole plate. Le bas de la planche est en ligne droite, les autres côtés sont découpés en festons. De deux dents en deux dents, il y a des trous qui ont servi à fixer la plaque. (Duch., n° 32. — Passav., I, p. 276, et p. 292, n« 477. )

Haut., 108 millim.; larg., 100.

Lanzi et Duchesne attribuent cette pièce À Maso Finiguerra, et le premier lui assigne la date de 1440 environ ; mais, pour le style et l'exécution, elle diffère pourtant beaucoup du Couronnement de la Vierge, qu'on a sans preuves donné à Finiguerra. D'ailleurs,, en 1440, ce dernier n'avait que quatorze ans.

Passavant pense que cette pièce rappelle, par la composition et par la manièro très riche dont plusieurs draperies sont ornées, le style de (ïentile da Fabriauo. Or le tableau de cet artiste représentant le même sujet (Académie des Beaux-Arts de Florence) n'offre pas beaucoup de rapports de style avec ce nielle qui est sorti des mains d'un maître plus llorentin et plus récent que Geutile, mort en 1430.

Duchesne cite quatre épreuves de cette pièce : colin du Cabinet des estampes de Paris (qu'il a fait graver en fac-similé par C. Girard et); celle du cabinet Buckingham; celle du cabinet Sykes (cat. n« 1212), vendue 50 guinées en 1824, et conservée aujourd'hui au Brili*h Muséum ; celle du graveur Veudramini ( aujourd'hui dans la coll. Holford). Une cinquième, qui éUit en 1866 chez Colnaghi, marchand d'estampes de Londres, fait partie depuis 1867 de la collection Dutuit. Une sixième, celle delà coll. Durazzo (cat. n* 3008 ; reproduite en fac-similé dans le catalogue illustré de cette vente), dont l'origine nous est inconnue, a atteint, quoique quelque peu défectueuse, le prix de 3,800 llor. et se trouve, parait -il, eu Allemagne. EnOn, une septième épreuve, celle ayant appartenu à M. Galicuon, et qui est unique en ce qu'au-dessus de Y Adoration des mage» elle offre l'épreuve du fronton de celte Paix, avec l'Annonciation à la Vi>rge (voir plus haut, n* 24), fut vendue 4,100 francs; clic fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

Nous en donnons une reproduction héliographique.

NIILXXS. 8

SIKLI.KS

Dans un volume servant d'introduction au Catalogua de» plus anciennes estampes de l'Ecole italienne conservée» an Musée britannique ( Introduction to a Catalogue «f the caily iialian printtin the Britiih Muséum; London, 1886, gr. in-S", p. 34 à 36), M. Richard Fisher essaye de démontrer que la plaque dont proviennent ces épreuves n'est point un travail du quinzième siècle, mais une habile supercherie vénitienne, remontant an premier quart de ce siècle. Il invoque deux arguments en faveur de sa thèse. Le premier, d'ordre esthétique, consiste en ce que le style de cette composition est très différent de celui de tous les spécimens connus des travaux niellés des orfèvres florentins du quinzième siècle. Le second, moins saisis-.able, est qu'il existe une plaque d'argent copiée trait pour trait sur celte composition, avec, une adresse extraordinaire, sans que le graveur ait pu, cependant, éviter quelques légères différences dans les détails. Lue épreuve tirée sur celte copie a passé sous les yeux de .M. Fisher. Nous avouons ne pas pouvoir nous rallier à cette démonstration. De ce que le haut prix atteint par les épreuves du nielle de V Adoration des mages ail pu tenter un on mPme plusieurs faussaires habiles {car il parait qu'il existe au moins deux plaques d'argent copiées sur l'original), il n'en résulte pas nécessairement que la composition elle-même soit un pastiche moderne. D'ailleurs un fait positif délruit l'argumentation du savant iconophile. Déjà en 1802 l'abbé Zani IMateriali, p. M) décrit ce nielle d'après l'épreuve qu'il avait vue chez le sénateur Martelli, à Florence, et qui est peutêtre celle ayant depnis appartenu à Durazzo, puisqu'elle n'est pas celle du graveur Vendramini, comme le dit Duchesne. Il est donc clair que la plaque n'a pas pu être exécutée dans le premier quart de ce siècle, du moment qu'elle existait déjà au moins en 1800. et on est d'accord que les contrefaçons des nielles ne commencent qu'eu 1815 environ, après l'affermissement de la paix générale en Kuropc, et après la découverte de l'abbé Zani, qui, le premier, a révélé l'existence de nielles, ?t poussa ainsi les iconopbiles à les rechercher et à les payer fort cher. Nous ne devons pas dissimuler que l'opinion de NI. Fisher trouve quelques partisans. D'aucuns, pour tout concilier, pensent que cette Adoration des mages a pu être gravée à la fin du siècle dernier; mais qui est-ce qui connaissait les nielles-estampes à celte époque, et quel profit eût pu tirer alors, d'un travail aussi compliqué, le graveur qui l'aurait exécuté, et qui assurément eût été un artiste hors ligne? Si cette paix avait été faite au dix-huitième siècle, le nielleur n'en aurait pas tiré d'épreuves, dont l'usage était alors perdu, de môme que les Russes, chez lesquels cet art est encore pratiqué, n'eu tirent point de leurs travaux.

On peut encore opposer à cette thèse d'autres objections. Si lo nielle dont nous nous occupons n'est qu'un pastiche moderne, comment se fuit-il : d'abord, qu'on ne connaisse, ci seulement depuis 1860 environ, qu'une seule épreuve de Y Annonciation, qui en est le complément homogène; et ensuite pourquoi, par exemple, l'épreuve de la collection Durazzo présente un grand cachet de vétusté, et des défectuosités provenant certainement de l'action du temps? Le fondateur de cette collection, le comte Jacques Durazzo, qui forma au siècle dernier le premier noyau de la future collection Albeiliue, à Vienne, vivait à la lin de ce siècle. Son eabiuct s'enrichit fort peu sous ses successeurs, de sorte qu'il est probable que l'épreuve de l'Adoration des mages s'y trouvait déjà de son vivant, et dans ce cas elle devrait être fraîche si son exécution avait été contemporaine. En admettant même le contraire, elle y est entrée avant la secoude moitié de notre siècle, et, dans ce cas, un demi-siècle d'existence n'aurait pas

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ÉPREUVES SU H l'A PIE K

pu l'amener à l'étal d'usure où elle se trouve actuellement (et certes elle devait être soignée chez son possesseur), car nous ne pouvons pas y voir l'effet d'une sophistication préméditée. Knlln peut-on faire l'injure a tant d'illustres amateurs qui ont possédé au début ce nielle, d'admettre qu'ils se •feraient laissé tromper à ce point?

Ce qui trouble surtout nos contradicteur*, c'est l'aspect particulier de la composition et de la gravure de ce nielle. « Cette scène touffue et confuse, dit M. Fislier, arrangée avec une grande dextérité d'après les comportions des anciens miniaturistes, est clairement l'o;uvre d'un dessinateur moderne par l'aisance et une facture différente des types des diverses figures et par la fermeté des contours dan? les membre» du corps, et dans les draperies. » A ce scepticisme, nous opposerons l'opinion d'un de nos critiques d'art les plus autorisés, de M. Paul Mantz. « M. l uchesne (dit-il en parlant de l'épreuve de la collection Galirhon ) l'attribue a Maso Finiguerra ; par son style, elle nous parait se rapprocher aV la /m -Ut quinzième ùècle... Malgré le nombre et l'enchevêtrement des personnages réuni* en un si étroit espace, l'ensemble reste clair, et la pieuse procession se déroule, magnifique, comme celle qu'on admire dans le tableau do Filippino Lippi au Musée des Ortlces. Les têtes de tous ces personnages et les anges qui jouent de la viole et du luth sur le toit de l'humble cabane sont d'une finesse exquise » (Gazette des Beaiix-Arts, t. XIX (I8fi5), p. 344-345.1

Donc l'original offre bien une composition du quinzième siècle, et telle est aussi l'opinion d'un homme dont l'autorité et la haute expérience sont reconnues, de M. G. Duplcssis, directeur du Cabinet des estampes de Paris. Les épreuves provenant de la contrefaçon, si habile qu'elle soit, ne sauraient tromper un oeil exercé; c'est ce qui nous a été confirmé encore par un praticien émérile, M. Jules Bouillon, successeur de M. Clément.

37. Adoration des mages. La Vierge est assise à droite, tenant sur ses genoux l'enfant Jésus, qui donne son pied à baiser au roi agenouillé devant lui. Derrière celui-ci, les deux autres rois. Près de la Vierge, vers le milieu, au second plan, saint Joseph; dans le fond, à droite, deux servantes devant la porte d'une maison ; à gauche, la suite des rois mages. Au-dessus de l'édifice qui est à droite, trois anges tiennent une banderole portant à rebours l'inscription : xps.rkx.vknit.in.pack.kt.dkvs.homo.factvs.est. Au milieu, un petit nuage et une comète.

Pièce cintrée. Haut.. f>3 railllm.; Urg.,65.

Clcognara possédait la plaque d'argent de ce nielle (voir plus haut, p. H, n* 50), et une épreuve décrite ainsi par Zanetti (Calai., append., p. xxm, n* 132): • Ancienne épreuve, probablement unique, du sujet principal de la superbe Paix que que nous avons décrite, imprimée a la main d'une manière médiocrement nette. Parfaitement conservée sous double verre. »

38. A dorai ion des mages. La Vierge est assise à droite, et tient sur ses genoux l'enfant Jésus, qui donne son pied à baiser au roi

agenouillé devaiil lui. Derrière lui, les deux autres rois. Dans le tond, vers le milieu, on voit saint Joseph debout, appuyé sur son bâton ; à gauche, la suite des rois niâmes. A droite, trois anges tiennent une banderole où on lit à rebours : xes. rkx. vkmt. in. page. kt. homo. kactvs . kst. (Passav., I, p. 290, u" 473.)

Pièce cintrée. Haut., 92 millim. ; \*rg., 65.

Ducliesne a vu celle épreuve (nous ne savon» où) postérieurement à son ouvrage.

D'après ses notes, Passavant constate que n'était un travail de style vénitien sans grande finesse, et que l'épreuve était tirée sur papier grisâtre fort. C'est probablement celle de la Bibl. imp. de Vienne, prov. de la coll. Celotli (Cat. de F. de Barlsdi, n»:»-»).

Il est & remarquer que la composition de ce nielle est la même que celle du n* 37 ; ce n'en est donc peut-être qu'une copie moderne, surtout si le mot Dkvs manque.

39. Adoration des mages. A gauche, sainte Catherine; à droite saint Christophe. Nielle à trois compartiments. Au bas, à gauche : 1517, à rebouts. (Passav., 1, p. 292, n* 478.)

Haut., 43 millim.; Urg., M.

Travail allemand. Epreuve semblant provenir d une plaque destinée à décorer une cassette.

Cabinet des estampes de Dresde.

40. Adoration des mages. Au milieu est la Vierge assise, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux. A droite, deux mages, dont l'un est h genoux; le troisième est debout, à gauche, près de saint Joseph. Deux petits anges voltigent dans le fond, soutenant les coins d'une draperie qui couvre le dossier du siège de la Vierge. Dans le haut, un ornement architectural de style gothique. Fond noir. (Duch., n*33.)

Pièce cintrée. Haut., 32 millim.; Urg., 25. Ducliesne n'a connu que l'épreuve du cab. Uuckingham.

40 bis. Adoration des mages. La Vierge tenant l'enfant Jésus est assise devant une draperie soutenue par deux anges. Saint Joseph et un des rois se voient à gauche ; à droite, les deux autres, dont un à genoux. Dans le haut, un ornement gothique. (Passav., I, p. 21)2, n» 479.)

Piècv cintrée. Haut., 32 millim.; larg., 25.

Travail allemand du milieu du seizième siècle. Cabinet des estampes de Paris.

Passavant a cru que celle pièce n'avait pas élé décrite avant lui, mais il parait certain que c'est la même que celle ci-dessus, acquise par le Cabinet des estampes de Paris postérieurement à l'ouvrage de Duchesne.

KPHEl'VES SUR PAPIER

41. Adoration des mages. La Vierge avec l'enfant Jésus est assise à droite sous la toiture d'une étable. Derrière elle, saint Joseph debout. A gauche, Melchior à genoux présente une cassette à Jésus, et derrière lui se tiennent les deux autres rois, dont l'un montre de la main gauche l'étoile miraculeuse. (Heinecken, Nette Nachrichten, I, p. 305, n» 42. ;

lUul., 49 roillim.;Wg., .10.

Travail allemand du seizième sieele, médiocre.

42. La Circoncision. Le grand prêtre, assis au milieu , circoncit l'enfant Jésus. Un enfant tient un bassin avec une aiguière. Par derrière, à droite, trois femmes; à gauche, trois hommes en costumes florentins. La planche est légèrement cintrée dans le haut et découpée en quatre festons concaves. (Reid, n* 7.)

Hnut., 56imUim.;t»rg.,4l.

Bon travail llorentin.

L'épreuve de la coll. Salamanca ( 3 £ 3 *h.), la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron EdmoBd de Rothschild.

43. Baptême de Jésus-Christ. Debout, au milieu de l'estampe, les mains jointes, vu de trois quarts à gauche, il a les pieds dans le Jourdain et reçoit le baptême de la main de saint Jean, qui est debout, sur le bord, à gauche. Sur le devant, à droite, saint Étienne, en habit de diacre; do l'autre côté, saint François en habit religieux; tous deux à genoux, en prière, avec une auréole sur la tête. Au second plan, à droite, derrière le Christ, deux anges debout tiennent les vêtements du Sauveur. En haut, Dieu le père et le Saint-Esprit dans une gloire d'anges. Le fond représente un paysage d'une vaste étendue, borné à l'horizon par des montagnes, entre lesquelles serpente le Jourdain. (Reid, n" 8.)

Haut., 84 millun.; I.rp., «8.

Pièce d'un fort l*au dessin, avec des contours très purs et marqués de très peu d'ombres. M. Reid l'identifie avec le numéro 94 de Duchesue, que celui-ci, de même que Barlsch et Zanetti, ont cru être une épreuve sur papier, tandis que c'est une plaque d'argent niellée, ayant appartenu à Durazzo (voir plus haut, p. M, n* 06). Il est vrai que la composition de l'épreuve décrite par M. Reid semble identique avec celle de la plaque en question; cependant celle-ci est un peu plus grande (haut., 85 millim.; larg., 70), et le fac-similé que Durazzo en avait fait graver permet de reconnaître quelques différences dans les détails. Au surplus, l'épreuve dont nous nous occupons porte des balafres noires, provenant sans doute de fentes dan* la planche,

tandis que la plaque de Durazzo est intacte. On pourrait croire que ces balafres attestent que l'épreuve a été tirée sur un soufre fendillé ; cependant il e»l difficile d'admettre qu'on ait pu de celle façon obtenir la netteté de tirage qui la caractérise, et d'ailleurs l'imago serait alors dans le sens de l'original, taudis que l'épreuve présente la composition en contre-partie de celle de la plaque de Durazzo. Pour justifier l'hypothèse du tirage sur Un soufre, on peut soutenir que celui-ci n'avait pas été coulé directement sur la plaque, niais sur une empreinte eu mastic quelconque, chose dont on a de» exemples ; mais il nous parait plus sage de reconnaître que l'épreuve de la coli. Salamanca provient d'une plaquo différente, qui était soit l'original primitif, recommencé après l'accident, «oit une réplique de celle de Durazzo.

Cette épreuve, la seule connue, vendue 200 fr., quoique incomplète du coin gauche du bas, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

44. La Flagellation. Jésus attaché à une colonne est flagellé par quatre bourreaux, deux de chaque; côté. Celui de droite, en arrière, est couvert d'une armure et coill'é d'un heaume. Aux deux côtés sont deux demi-colonnes, qui, avec celle du milieu, supportent la voûte. (Passav., II, p. 219, n° 07).

IUut.,33 millim.; Itrg.,49.

Passavant n'a pas classé celte petite pièce parmi les nielles. C'en est pourtant un, ce qui résulte du genre de sa gravure et aussi du fait que deux des bourreaux flagellent le Christ avec la main gauche. L'épreuve. e*t liive avec une encre épaisse. Les figure*, de formes pleines, ont du mouvement ; le dessin en esl très bon et l'oiéeulion très fine. Tout y indique la main d'un artiste du quinzième siècle, de la basse Allemagne, qui parait avoir pris pour modèle Israël von Meckenen.

La seule épreuve connue est au Cabinet des estampes de Dresde. Elle est coupée en haut.

45. Jésus en croix. Sa tête, couronnée d'épines et eeinte d'un nimbe crucifère rayonnant, penche sur l'épaule gauche. L'inscription est dans le sens droit, mais les lettres médianes sont à rebours (inri). Le pied gauche est placé par-dessus le pied droit. Saint Jean est debout à gaucho de la croix, et la Vierge à droite. Leurs têtes sont ceintes de nimbes en l'orme de disques rayonnants. Fond clair, décoré de ronds et d'ovales. Bordure linéaire. (Heinccken, Xeuc Nachrichten, I, p. :M1, n° 82.)

H»ul., 32 millim.; UrK.,2i.

Nielle qui a échappé à l'attention de Passavant. Il offre un grand intérêt en coque son exécution semble remonter à une date reculée, peut-être a la première moitié du quinzième siècle. Travail allemand. Le dessin des ligures est bon et les draperie» sont exemptes de raideur.

La seule épreuve connue est au Cabinet .des estampes de Dresde.

40. Jésus en croix. La Vierge est à gaucho et saint Jean est à droite. En arrière, un ermite à genoux. Dans les airs on voit deux anges. (Duch., n« 100.)

Pii-ee cintrée. Haut,, fil millirn.; larg., 54.

Travail italien du quinzième siècle.

Catalogue Malaspina, t. Il, p. (J.

47. Jésus eu croix. Il est entre les doux larrons ; au-dessus de lui, un pélican; aux côtés, le soleil et la lune; en l'air, six petits angos. La sainte Vierge évanouie est soutenue par trois saintes femmes; à droite, saint Jean agenouillé, à côté do Joseph d'Arimathie ; la Madeleine embrasse le pied do la croix. A gauche, on brise les jambes aux deux larrons, et un capitaine à cheval se voit sur le devant. Dans le fond, une foule de peuple et de cavaliers. Fond noir. (Passav., 1, p. 293, n" 487.)

Haut., 102 milllm.; \tg., 68.

« Beau nielle italien du quinzième siècle, > dit Passavant. Collection privée du roi de Saxe, à Dresde.

48. Jésus en croix. Il est entre les doux larrons, ayant à gauche saint Jean, à droite, la Vierge. Un soldat à cheval est à distance, à gauche. Au haut de la croix : i-n r-i, à rebours. (Duch., n* 102.)

Pièce en loNuinre avec un double trait carré. Haut de la gravure, (1 millirn.; Iar(c., 36. Chaque ûàtiS du loeaoge, 87 ntillim.

Décrit par Duchesno d'après l'épreuve du cabine*. Sykcs (cal. n* H4Ï), vendue 250 francs. Elle est actuellement au British Muséum. Travail italien.

49. Jésus en croix. Dans le fond, autour de la croix du Sauveur et de celle du bon larron, trois petits anges ; un démon est à côté du mauvais larron dont on brise les jambes. A gauche, trois hommes en conversation; à droite, la Madeleine soutient la Vierge évanouie, auprès de laquelle sont deux saintes fommes ot saint Jean. Fond noir. (Passav., I, p. 293, n° 485.)

Pièce cintrée. Haut., 77 niillim.: larg., S'J.

Epreuve d'un nielle exécuté, «selon Passavant, dans la haute Italie. Il l'a vue dans la collection Duval à Cobourç. — Une seconde épreuve a figuré dans la vente Drugulln (Londres, juin 1866), n- 1192.

50. Jésus en croix. Le Sauveur est entre les deux larrons; autour d'eux, une foule nombreuse. A droite, la Viorgo, saint Jean et les

saintes femmes. Sur leurs auréoles et sur des banderoles, des inscriptions toutes à rebours. (Passav., I, p. 294, n° 49 k)

51. Résurrection du Christ. Il s'élève, en bénissant de la main gauche, hors de son tombeau gardé par cinq soldats. Dans son auréole, une inscription à rebours. En haut, des nuages sur fond noir. ( Passav., I, p. 294, nU95.)

Deux pièces se faisant pendant. Travail allemand de la fin du quinzième siècle. Épreuves rangées, dans ia Bibliothèque de Vienne, parmi les gravures en manière criblée, n- 762 et 763.

52. Jésus en croix. A ses côtés, les deux larrons. Sur le devant, à gauche, saint Jean et trois saintes femmes soutiennent la Vierge évanouie. En arrière, Joseph d'Arimathie et la Madeleine qui embrasse le pied de la croix. A droite, sur une enseigne portée par un soldat : ■S. P. Q. R. en sens inverse. Sur le haut de la croix : in ri, à rebours. Dans les airs quelques anges; tout au haut, le soleil et la lune. (Passav., I, p. 292, n" 484.)

Travail allemand du quinzième siècle.

Bibliothèque de Vienne. — L'épreuve signalée par Passavant comme se trouvant dan* lo cabinet de M. Ch. de Liphart ne Hgure pas dans le catalogue de sa vonle.

53. Jésus eu croix. Il est légèrement tourné vers la droite; son pied gauche est placé par-dessus le pied droit. A gauche, est Longin, coiffé d'un turban; il tient son glaive dans la main droite et de l'autre désigne le Christ. Derrière lui, un soldat armé d'une lance. A droite, la Vierge et saint Jean. Fond clair. Bordure linéaire.

Travail allemand de la lin du quinzième siècle. C'est une copie en contre-partie de l'estampe de Schongaucr ( BarUch, n° 22), mais avec beaucoup de changements.

L'épreuve du Cabinet des estampes de Dresde est imprimée sur un papier brun, et tellement effacée par le frottement, que le sujet est presque méconnaissable.

54. Jésus en croix. Le bout du linge qui lui ceint les reins flotte à droite. L'inscription in ri est à rebours. Au pied de la croix, en voit un peu d'herbes.

Pièc* eu forme de cœur. H»ul., 39 millim.: Lrg., 35.

Petite estampe non décrite, finement gravée. Travail allemand de la fin du quinzième siècle, dan» la manière de Schongauer. Il est difficile de décider si elle pro-

llaut. . lai raillim.; l»rg., 92.

Ilaiil., 99 millim.j Urg., 70.

Htul., 27 millim.; Urg., 22.

ÉPRKITVKS SUR PAPIER

vient d'une plaque niellée ; cependant l'inscription à rebours et la forme en guise de cœur semblent indiquer que la plaque originale était faite pour un médaillon destine à être porté. C'est pourquoi les conservateurs du Cabinet des estampes de Dresde, où se trouve la seule épreuve connue de cette pièce, l'ont classée parmi les nielles.

55. Jésus en croix. Il est légèrement tourné vers la droite. Sur la tablette : inri, à rebours. A droite, saint Jean avec les trois Marie; à gauche, trois soldats jouant les vêtements du Christ, deux sont assis, et le troisième, debout, tient l'éponge imbibée de vinaigre. En avant de la croix, le crâne d'Adam. Dans le fond, on voit des montagnes. Dans le ciel, onze étoiles. Fond blanc. Bordure linéaire. (Heinecken, Neue NachriclUen, I, p. 311, n° 80. — Passav., I, p. 293, n' 488.)

Pièce ronde. Diam., SI milliin.

Pièce insuffisamment décrite par Passavant. Travail allemand du début du seizième siècle. Imitatiou de l'estampe de Schongauer ( Bartscb, n» 24), avec de notables modifications.

Cabinet des estampes de Dresde.

56. Jésus en croix. L'inscription inri est à rebours ; à gauche, saint Jean vu de dos; à droite, la Vierge de profil, tous deux les mains élevées. La partie supérieure est cintrée : aux deux côtés des pilastres, deux enfants qui lèvont chacun une jambe. (Passav., I, p. 294, n' 491. — Willshire, II, p. 18, F. 1 .)

Hsut., 46millim.: UrS., 36.

Travail allemand du commencement du seizième siècle. British

57. Jésus en croix. Riche composition. On lit autour, en sens inverse : QVOS ALIIS MOSRORE FERO PATIORQVE LABORBS -K (Passav., I,

■ Épreuve d'un médaillon exécuté dans le style de l'école de Nuremberg vers la moitié du seizième siècle. »

Cabinet des estampes de Berlin.

58. Jésus en croix. Sur la tablette :i nri, à rebours. A gauche, saint Jean; à droite, la sainte Vierge, les mains élevées et jointes. Les deux têtes ont des rayons. (Passav., I, p. 294, n° 489.)

Pièce roode. Diaui., 43

« Travail allemand médiocre, du seizième siècle. • Cabinet des estampes de Dresde.

59. Jésus en croix. A gauche, saint Jean; à droite, la Vierge. An hiiut de la croix, sur un cartouche : i n r i, à rebours. Le bras gauche de la croix dépasse lo trait do bordure. (Passav., I, p. 294, n"490.)

Pi*<* roule. Diam., *1 millim.

« Travail allemand médiocre, du seizième siècle. • ( lahiu«l des estampes de Berlin.

00. Jésus en croix. La Vierge est à droite et saint Jean â gauche. En haut de la croix est une banderole avec les lettres lus (sic!) à rebours. Fond blanc. (Heinecken, Xeue Xachrichfen, I, p. 3H, n» 8t.)

Haut., 30 millim.; Iarg., 26.

Travail allemand du seizième siècle, très faible. Cabinet des estampe* de Dresde.

01. Jésus en croix. Il est entre les deux larrons. Deux anges, un de chaque côté, sont auprès de lui, dans les airs; un troisième vient rocevoir l'âme du bon larron qui est à droite, tandis que le diable recueille celle du mauvais. Au haut de la croix de Jésus, la tablette avec l'inscription : i.x.r.i, à rebours ; au pied, deux soldats sabro au poing. Audessus de la croix, le soleil et la lune. Un bourreau, monté sur une échelle, frappe les jambes du mauvais larron pour les briser. En avant, h droite et à gauche, une foule de gens à pied et à cheval. Un des soldats, à gauche, tient une enseigne où l'on voit les lettres 5. P. à rebours Au premier plan, à gauche, trois soldats causent, dont celui vu de dos porte de longues bottes éperonnées. A droite, la sainte Vierge évanouio ost entourée de trois saintes femmes ; saint Jean, . anxieux, est agenouillé en arrière. Dans le fond, la ville de Jérusalem aux murs crénelés. (Heid, n" 9.)

Pièoe cinlrée. Hâut., 18 millim.; larg., 62.

Nielle dont la composition parait Hra identique à celle de la plaque d'argent de la coll. Trivulxio, A Milan ( Ducliesne, n* U8 ), avec laquelle il concorde parfaitement dans tous les détails de la composition ( voir notre description aux Plaques u'anjent, n* 77 ). Les dimensions en sont à peu près las rnAmes. Bieu que Cicognara ait parle avec admiration du a fini précieux » de la plaque Trivulzjo, on est obligé de reconnaître que l'estampe dont nous nous occupons est bien médiocre, d'un caractère germanique italianisé.

L'épreuve de la coll. Salamanca (4 il i sh.), la seule connue, Tait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

Il en existe une copie par Vassalli.

ÉPHKUVE8 SUH PAPIEH

62. Jésus en ewLv. Il est entre les deux larrons. A «es côtés planent deux ancres. Los trois croix sont entourées de soldats a cheval et à pied ; l'un d'eux porte un étendard ; un autre monte à l'échelle pour briser les jambes du mauvais larron. A gauche, sur le devant, trois soldats tirent au sort les vêtements du Christ ; à droite, la Vierge évanouie, assistéo des saintes femmes et de saint Jean. Le haut est cintré, avec un petit ornement ; les ongles offrent de petits médaillons, avec des tètes de profil. (Duch., |V 99.}

H»ul., 91 nillMM lai*, W,

Cette épreuve, qui est maintenant au BritUh Muséum, avait figuré dans te catalogue de la collection Sykes (u* 1143), où elle est présenté? comme une ancienne copie, par un artiste inférieur, d'une Paix du Musée de Florence (voir plus haut, p. 19, n« 7H|. Ducheanc, qui l'a décrite trop brièvement-, en parle en ces termes :

« Le travail, en général, est dur, et le dessin peu correct; la gravure des deux Mes est si profonde que, sur celte épreuve, les lettres ont une assez forte saillie. Quoique cette épreuve soit en encre bleue, je la crois moderne : le papier en est Tort épais; sa conservation, sa blancbeur, sa qualité, me font douter de son ancienneté, ot je la crois tirée depuis peu d'années de la couverture de quelque évangélistaire, qui, dit-ou, est à Florence, et a été gravée par Mathieu Dei. •

Lo Cabinet des estampes du Musée Britannique en possède une seconde épreuve qui lui fut présentée comme tirée sur une planche en cuivre trouvée dans les ruines de l'abbaye de Lenton. Les conservateurs de ce musée pensent que ces deux épreuves proviennent d'une planche en ouivre, gravée très probablement dans le premier quart de ce siècle, et offrant une copie réduite, en sens opposé, de la Paix du Musée de Flo-r rence, citée ci-dessus.

03. Jésus en cwix. Le Sauveur est au milieu ; près de lui, deux petits anges, un autre est auprès du bon larron, un petit diable près du mauvais. Sur le devant, à droite, la Vierge évanouie est entourée de trois saintes femmes et soutenue par saint Jean. A gauche, des guerriers avec de grandes bottes munies d'éperons. Un bourreau brise les jambes du larron qui est ô la droite du Christ ; dans le fond, Jérusalem. (Passav., I, p. 294, n°493.)

Pièce cialràs. Hâut , 81 roiltim. environ ; Urg.,54.

« Beau nielle, dit Passavant, du cabinet de 8. Cheney, et attribué a Maso Finiguerra dam l'exposition de Manohester en 1857. »

A la fonte de ee cabinet (Londres, 18*5), cette épreuve (n* 381), placée si haut au point de vue de son mérite artistique, n'a atteint que le faible prix de 87 fr. 90, ee qui donne à réfléchir. Elle peut provenir soit de la plaque qui avait appartenu au prince Poniitovrski, le frère du maréchal de France (Duch., u* 87), plaque qui devait

m meli.es

être une copie réduite de celle du Musée dp Florence (notre n» 76i; soit d'une copie réduite de celle de la coll. Trivulzio (notre u» 77).

64. La Pietà. La Vierge de douleurs est assise au pied de la croix sur le bras duquel sont suspendus un fouet et des verges. Le manteau tiré sur sa tète, ello tient sur ses genoux le corps du Christ de très petites dimensions, la tête retombant à droite. L'une et l'autre ont des nimbes rayonnants. La tablette de la croix n'a pas d'inscription. Bordure linéaire. i Heinoeken, Nette Nachriehlen. I. p. 313, n' 88. — l'assav., II, p. 227, n" HO.)

Haut., 39 millim.; Urg.,30.

Travail bas-allemand de la (In du quinzième siècle. Impression faite utec une encre épaisse. Passavant constate que cette petite pièce est traitée • à l'instar d'un nielle », mais il ne la classe pas parmi les nielles.

05. La Pietà. La Vierge est assise sous un petit édifice, construit au pied de la croix et tient le corps de son fils sur ses genoux. A gauche, la Vierge immaculée sur le croissant; à droite, sainte Anne avec la Vierge enfant. Aux quatre coins de l'édifice, des demi-figures de saints : en haut, saint Christophe et saint Érasme ; en bas, sainte Catherine et saint Jérôme. Bordure entaillée. (Passav., I, p. 303, n" 548.)

Pièce romle. Diam., 45 millim.

Médiocre travail allemand du seizième siècle. Cabinet des estampes do Dresde.

66. Jésus mis au tombeau. Nicodème soutient le haut du corps du Christ dont les pieds sont déjà dans le tombeau. De chaque côté, est un ange lui soutenant le bras. Celui de gauche tient de l'autre main la couronne d'épines. (Bartsch, XIII, p. 51, n"5. — Duch., n' 106. — Zanelti, p. 104, n" 142.)

Pièce chantournée dans le haut. Haut., 27 millim.: larg., 6t. Travail italien du quinzième siècle.

L'épreuve de la coll. Durazzo (cat. n* Î093), vendue 401 flor.,a passé dans le cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild. Elle a été décrite par les iconographes cidessus d'après le fac-similé qui en avait été fait.

67. Résurrection du Christ. Au milieu du haut, il s'enlève dans les

images. Adroite, le tombeau vide; au-dessous, des soldats couchés en partie à terre. Dans le fond, un paysage.

Pirce roode. Diiim., 59 militai.

Non décrit. Travail allemand, dans le stylo du maître S.

L'épreuve de la coll. Durazio (n* 2ÎHMi), vendue 85 llor., .•si au Cabinet des estampes de Berlin.

— Résurrection du Christ. (Voir plus haut, le n" 51, et à la Ou, à l'iHuvre de Pereorini.)

(»8. Jésus-Christ aux limbes. Vêtu d'un simple manteau, il s'avance vers la droite, foulant aux pieds Satan qu'il avait repoussé avec l'étendard de la croix, tandis qu'il tend la main gauche à Adam qui la saisit; derrière celui-ci, Eve. Un autre démon retient les battants brisés de la porte de l'Enfer atin d'empéchor les autres damnés d'en sortir, pendant qu'il frappe avec un morceau de bois le premier couple. D'autres figures et des démons s'y voient encore. Fond blanc. Bordure linéaire. (Heinecken, New Nachrichten, I, p. 3U, n" 9k — Passav., I, p. 3ôx, n° 827.)

Pièce roode. DUm., SI millin.

Travail allemand du seizième siècle. Copie d'une estampe de Schungaucr (Bartsch, n» l'J), avec de légers changements.

Cabinet des estampes de Dresde.

69. Ascension. Le Christ, environné de rayons, monte au ciel entre deux anges. Quatre apôtres sont debout, tandis que les autres sont à genoux avec les trois Maries. (Reid, n' 10.)

Haut., 56 millim.;lâfg., 40.

Composition très semblable à celle du soufre décrit plus haut, sous le n" 1». H. Reid attribue co nielle k Maso Finiguerra, attendu que certaine* parties do la composition ressemblent à la célèbre Paix du Cauronnemtnt de la Vicrye, mais nous savons maintenant que cette dernière attribution n'est poiut prouvée.

L'épreuve de la coll. Salamauca, très faible (vendue 13 sh.), fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

70. Scènes de la oie de la Vierge et de Jésus. Douze médaillons sur une feuille, se touchant, avec des sujets de la Passion. Ils sont trois par trois sur quatre rangées. Les dix intervalles contiennent d'autres sujets de la vie de la Vierge et de Jésus. Dans les six coins

MKI.I.ES

latéraux on voit des animaux monstrueux, ni partir» à tètes humaines, et tantôt avec deux, tantôt avec quatre pattes. (Heinecken, .\Vur- Xachricfilen, I, p. :?07, n' 50. — Passav., I, p. »KÏ, n°562.)

nînm. H«» médaillotw, 33 millim.

Dimeiwioiu de U pl.inrbe enli*re : haut., 91 raîllim.: larg., 10.

Les sujets se détachent en blanc sur un fond noir. Nous los décrivons par rangée» horizontales, de droite a gauche, afin de les donner dans leur ordre chronologique. Voici ceux des médaillons :

\. La Cène. Le Christ n'a auprès de lui que sept apôtres. La Madeleine est a genoux sur le devant.

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