‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 81 sur 144 · MF.LI.F.S · texte numérisé non relu

MF.LI.F.S

tête est un nimbe rayonnant ; sa chevelure descend de ses épaules jusque sur la ceinture. Sur le bras gauche, la 'Vierge porte l'enfant Jésus tout nu, ceint d'un nimbe crucilerc, et tenant un fruit dans les mains. Deux saints à genoux, de chaque côté, soutiennent la sainte Vicrge.(Willshire,II,p. 19, F. (S.)

Piè-e rond*. Diam., 34 nillim.

Travail allemand du quinzième siècle.

Une épreuve à la Bodlèiennc d'Oxford, coll. Douce, et une photographie au British Muséum.

— Im Vierge et l'enfant Jésus, saint Paul et saint François d'Assise, (Voir à la fin, à lVeuvre de Pereorini.)

175. La Santa Casa de Lore lté. Deux grands anges soutiennent l'édifice. Au-dessus, dans une gloire, la Vierge, tenant l'enfant Jésus sur son bras gauche. Au-dessous de la Santa Casa, un prince et un évêque. Celui-ci tient dans la main droite un livre ouvert. Dans le fond, la mer. Fond blanc. (Passav., I, p. 305, n° 553.)

Piice ronde. Diara., 83 millira.

Travail florentin du premier quart du seizième siècle.

Bibliothèque impériale de Vienne, épreuve d'un ton bleuâtre (Calai, de F. de Bartsch, n» 40), provenant du cabinet Nevil (vente de 1830. n» 9 du calai., <20fr.).

176. La Vierge avee r enfant Jésus , entre sainte Barbe et sainte Catherine. Elles se trouvent sous un arc qui repose sur deux colonnes. Fond blanc. (Heinecken, JVeue Nachrichlen , I, p. 325, n» 150. — Passa?., I, p. 360, n» 835.)

Pièce ronde, niam., 48 mîllim. •

Travail allemand du seizième siècle.

Cabinet des estampes de Dresde.

177. Jjx Vierge, V enfant Jésus, sainte Marie- Madeleine et sainte Marie l'Égyptienne. La Vierge est au milieu, tenant l'enfant Jésus sur les bras. Au-dessous d'elle : viroo virginv. A droite, sainte Marie l'Égyptienne couverte seulement de ses cheveux, et tenant trois pains. Au-dessous d'elle : s maria egiptiaca. A gauche, sainte Marie-Madeleine, les cheveux épars, tenant un vase de parfums où on lit : s. magdalena. Fond noir. {Passav., I, p. 303, n° 544.)

llaul., "7 millim.j larg., 115.

c Épreuve d'un très beau nielle, dit Passavant, de Marc-Antoine Raimondi, de son

KPKRL'VES SU H PANKR I.W

époque romaiue. Chez le D' Welleslev, a Oxford. La collection Albeiline, à Vienne, possède deux parties de celle épreuve, la sainte Vicrpe et la Madeleine. Un pendant de ce nielle représente &iinte Lucie. Sainte Catherin* ci Sainte ît irle (noire n" 287;, et se trouve décrit par Bartscb. dans l'œuvre de Marc-Antoine, sous le numéro 120. »

178. La Vierge acre l'enfant Jésus et quatre anges. La Vierge est debout sur un croissant, un peu tournéo vers la gauche. Elle est entourée par une auréole ovale flamboyante et porte un nimbe simple, mais pas de couronne. Ses cheveux tombent sur ses épaules; la draperie lâche qui la couvre descend jusqu'à ses pieds. Sur son bras droit, elle tient le Sauveur, qui est nu et porte le nimbe crucifère; quatre anges à genoux l'adoront, deux de chaque côté de l'auréole. (Willshire, II, p. 20, F. 7.)

Pièce rande. Di»ui., 34 mïllim.

Travail allemand du quinzième siècle.

Une épreuve à la Bodléien ne d'Oxford, coll. Douce, et une photographie au British Muséum.

179. La Vierge avec l'enfant Jésus et quatre anges. La Vierge est debout sur un croissant, un peu tournée vers la droite. Elle est entourée d'une auréole flamboyante, et un nimbe est autour de sa tête. Ses cheveux tombent sur ses épaules jusqu'à la ceinture. Par-dessus la tunique qui la couvre, elle a un manteau qui descend sur le devant jusqu'à sa main droite. Son Fils nu est sur son bras gauche. Quatre anges volants l'entourent; deux mettent une couronne sur sa tète, tandis que les autres, à genoux dans le bas, l'adorent. La composition est onfermée dans une bordure circulaire ornée, où on lit à rebours : o mater mémento mei. (Willshire, II, p. 20, F. 8.)

Pièce ron'ta. Diam., 40 milliai.

Travail allemand du quinzième siècle.

Une épreuve à la Bodléienne d'Oxford, coll. Douce, et une photographie au British Muséum.

180. La Vierge et l'enfant Jésus, avec des anges portant les instruments de la Passion. La Vierge est debout entre deux grands vases servant de candélabres, supportés par deux jeunes anges à genoux. Son manteau descend jusqu'à ses pieds et par devant jusqu'à sa main droite; ses cheveux tombent sur ses épaules ; sur sa tête est un nimbe avec un disque radieux. Elle porte sur Je bras gauche l'enfant

Jésus, qu'elle contemple pendant qu'il étend les bras vers sa mère. Il est nu; un petit nimbe entoure sa tête. Deux petits anges, tenant les instruments de la Passion, volent près de la Vierge. Celui de droite porte la croix et la lance; celui de gauche, la colonne de la flagellation. Au milieu du fond, court une bande horizontale d'un caractère décoratif. Dans l'exergue, au bas de la composition : maria, à rebours. (Willshire, II, p. 21, F. 11.)

Pièce ronde. Diara., 3* tniilim.

Travail allemand du quinzième siècle.

Une épreuve (dont unn partie est coupè> dans le haut) à la Bodléienne d'Oxford, coll. Douce, el une photographie au Rritish Muscum.

181. La Vierge arec V enfant Jésus el quatre anges. La Vierge debout sur un croissant, avec l'enfant Jésus dans ses bras, est tournée un peu vers la gauche. Par-dessus sa tunique elle porte un manteau ouvert, dont elle retient un côté de sa main droite ; ses cheveux sont flottants ; sur sa tête est un nimbe avec un disque radieux, entouré d'une auréole flamboyante. A ses côtés, deux anges ailés supportent la Vierge avec leurs mains, et deux autres anges volants placent une couronne sur sa tête. Sur son bras droit est Jésus, qu'elle soutient avec le gauche. L'Enfant porte un nimbe simple et regarde l'ange qui est à gauche. (Willshire, II, p. 1S, F. 3.)

Piété ronde. Diam., 40 aillitn.

Travail allemand du quinzième siècle.

Une épreuve à la Bodleictinc d'Oxford, coll. Douce, et une photographie au British Muséum.

182. La Vierge et Vcnfant Jésus entourés d'anges et de saintes. Assise sur uu trône surmonté d'une coupole, elle regarde à droite, et tient sur ses genoux l'enfant Jésus, qui touche à un vase que sa mère porte dans la main droite. Des deux côtés du trône, trois anges assis sur une estrade jouent de divers instruments ; sur chacun des bras du trône est appuyé un ange tenant une branche de lis. Dans le haut, des anges à mi-corps et des têtes de chérubins; au pied du trône, des saintes debout et à genoux; elles portent des auréoles plates. On voit, à droite, sainte Claire portant ses yeux sur un plat, et sainte Agnès tenant un agneau entre ses bras. A gauche, sainte Catherine, vue de dos, porte la main gauche sur la roue. La pièce est entourée de deux

traits remplis de hachures très fines. (Bartsch, XIII, p. 156. — Duch., n* 53. — Passav., I, p. 277.)

Pièce cintrée. Haut., 110 mltlim.; Urg., 77.

Charmante composition, dont l'extrême finesse de gravure égale l 'exécution de la fameuse Paix du Couronnement de la Vierge, attribuée à Finiguerra. Elle est ad tout ras de la même main. Le soufre obtenu de cette plaque niellée est au Brilish Muséum {voir plus haut, p 99, n» 23); le sujet s'y présente dans le sens opposé.

Cette unique et célèbre épreuve d'une Paix disparue est longtemps restée eu France. Du cabinet Lélu, de Versailles, commissaire des guerres et grand collectionneur, elle passa entre les mains de Borduge, qui ne se doutait pas davantage de son importance. Elle y fut positivement découverte en (79* par l'abbé Zani, qui l'a ainsi qualifiée dans son ouvrage (1802) : • Les figures sont d'une beauté surprenante et toutes analogues à celles de V Assomption. «Après avoir ensuite appartenu a Revil, elle fut cédée à Edme Durand, un des iconopbiles les plus éminents du premier quart de ce siècle, qui en a longuement parlé dans le catalogue sommaire do sa collection d'estampes (1819), et en a, bien entendu, attribué la paternité à Maso Finiguerra. A la vente de la première partie de son cabinet, faite de son vivant (1821), elle atteignit le prix considérable alors de 3,500 francs et fut acquise par lednc de Saxe-Tcschen, d'où elle passa chez l'archiduc Charles. Elle se trouve aujourd'hui dans la Collection Aibertine, à Vienne.

Passavant fait observer que, dans cette épreuve, très bien conservée, les traits des hachures les plus fins n'ont pas été imprimés, comme cela est arrivé pour le nielle du Couronnement de la Vierge.

Cette estampe a été reproduite au trait en tète du catalogue de la vente Durand, de 1821, et dans l'ouvrage de Duchesne. Dans le même catalogue Durand, on lit la note suivante : « Il se trouve dans celte superbe collection une copie de la pièce ci-dessus; elle est dans le même sens que l'original, mais d'un dessin médiocre, d'un travail sec et moins serré. La différence matérielle consiste en ce que, dans la copie, la main de saiute Luce (lisez sainte Claire) cache en partie l'auréole de la sainte qui est à genoux devant elle. Cette copie est entourée d'un cartouche gravé sur une planche séparée. » C'est bien certainement la pièce que nous décrivons au numéro suivant.

183. La Vierge et l'enfant Jésus entourés d'anges et de saintes. Cette composition est la même que la précédente. La planche est entourée de quatre traits qui suivent le bord de la composition, et ne laissent point de marge, mais on voit autour de la planche un grand cartouche. Sur le soubassement, est un bas-relief représentant deux anges volant en sens opposé, et soutenant avec les mains un masque composé de trois têtes : une de face, les deux autres de profil. Deux piliers cannelés portent un entablement sur lcquol on voit une grosse guirlande de feuillage où il y a cinq masques ; ceux des deux bouts sont de profil. Il y a, des deux côtés, un intervalle entre le cintre et la

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