‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 94 sur 144 · JEUX l)KS AMOURS · texte numérisé non relu

JEUX l)KS AMOURS

403. Deux Amours à cheval sur des monstres. Us cherchent à se frapper avec des bâtons. (Duch., n° 200.)

Haut., 18 millim.; lar*., 48.

Travail italien du quinzième siècle.

Catalogue Malaspina, t. II. p. 12.

404. Deux A mours jouant avec un chien. Ils sont nus, celui de gauche assis, celui de droite à genoux; le chien est couché au milieu d'eux, et tourné vers la gauche. A droite, quelques épis ; à gauche, une plante ressemblant un peu à un cep de vigne. (Duch., n" 204. — Alvin, n° 1. — Passav., I, p. 281.)

Haut., 29 milita.; larg., 43.

Travail italien du quinzième siècle.

Ducbesne ne cite «le ce nielle que l'épreuve de la coll. Sykes (n* U~9), qui est maintenant au Kritish Muséum. — Alviu en a trouvé trois à la Bibliothèque de Bruxelles, dans le manuscrit de Van Seslich. — L'une de ces épreuves a été cédée à notre Cabinet des estampes. — L'épreuve de la coll. [lurazzo tu' 2893), qualifiée de superbe et avec grandes marges, a atteint le prix de 400 flor.

Duehesne en signale au numéro 293 une copie ancienne en sens inverse. Le cep de vigne que l'on voit dans l'original est remplacé par une plante de fantaisie. Le travail est lourd et dur. Duehesne ne dit pas où il a vu celte copie.

405. Deux Amours jouant, accompagnés d'un chien. Ils sont au bord d'un ruisseau et dirigés à droite. Le premier, qui a la tète contournée, joue de la musette: le chien, qui est auprès de lui, le regarde. Le second Amour souffle dans une longue trompette ornée

d'une banderole. Paysage légèrement onduleux avec quelques arbres. (Reid, n° 36.)

Planche évasée- aux angle* du bant. Haut., 29 milllioi.; Iarg., 40. Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve de la coll. Salamanca (1 £ 15 sh.). la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hothschild.

406. Deux Amours arec un lapin. Celui do droite, vu de face, est debout sur un lapin, ei il lève les bras vers une guirlande sur laquelle on voit une bète ailée. (Passav., I. p. 325, n° 072.)

Pièce rond*. Diam., 41 mitlim.

Travail italien de la fin du quinzième siècle. Cabinet des estampes de Dresde.

\jf pendant de cette pièce représente la Fortune. (Voir le numéro 448).

407. Deux Amours dansant. Ils sont de face, les ailes déployées, levant ebacun la main et le pied droit en l'air. L'un et l'autre ont une draperie gracieusement disposée. A gauche, daus le coin, doux petits ronds blancs. (Passav., I, p. 325, n° 676.)

Haut., Si millim.; l*rg., 86.

Fort beau travail italien du quinzième siècle.

Pièce vue par Diiebesne chez Sanlini. - L'épreuve de la coll. Wilson (n4 24), vendue cher. Wellesley I1K60, ir H6' 8 t 9 sh., est au Britisb Muséum.

108. Trois Amours à la -pèche. Ils sont dans un canot. Celui de droite, debout près de la proue, tire un Met; le second s'appuie de deux mains sur sa gaule, le troisième est assis. Le fond est bordé de montagnes. (Keid, n° 33.)

Haut, 30 millim.; Iarg., 31 .

Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve de la coll. Salamanca • I £ 10 5h.) est la seule connue.

409. Trois Amours sur un dauphin. Ils se dirigent vers la gauche. Le premier a le genou gauche sur la nuque de l'animal ; le second, assis, tient un agneau sous son bras droit, et le dernier, debout, le soutien». (Reid, nu 34.)

Planche fchancrâc dan» le huit. Haut, et Iarg., 33 millim. Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve de la coll. Salamanca i.'l t 3 sli.t, la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Holuschild.

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NIELLES ITALIENS DES XVe -XVIe SIÈCLES

(Collection de Mr U Baron Edmond de Rothschild.»

ÉPREUVES SDH PAPIER î\U

410. Amours poursuivant des moutons. Le troupeau se dirige à droite. Trois Amours courent après, et le quatrième, couché sur le dos, tient entre ses bras une brebis qui bêle. Un petit chien, placé en avant, aboie. Paysage boisé. (Reid, n° 32. )

Planche irréjrulii-re, arrondi* dan* le lnul sur le* côtés, et concave au milieu, de façon à former

deux pointe*. Haut., 33 raillim.; larg., 48.

Travail italien «lu quinzième siècle, admirable «l'expression et do finesse.

l/épreuve <le |n c„ll. Salatnanca (21 £) fait partit' du cabinet do M. le baron Edmond do Rothschild. Nous en donnons une reproduction. — Une seconde épreuve a figuré dans la coll. de Juillet Anderson Rose, et a été gravée par C. \V. Sherborn dans lo catalogue de cette collection (Londres, 1870, p. i:.

411. Cinq A mours jouan t. Celui du milieu est à cheval sur un bouc, qu'un second conduit au moyen d'une bride; à gauche, un troisième le pousse en avant. Le quatrième est agenouillé sur le devant, s'appuyant sur un globe marqué xux'-tx; il lance de la main gauche une flèche contre le cinquième assis devant lui. Fond noir. (Passav., I, p. 325, n° 075 )

Haut., 77 millim.; larg., 10*.

Passavant cite cotte pièce d'après le catalogue Sternberg. I, n» 1788. On ne l'a pas encore signalée depuis cette date.

3. ALLÉGORIES SYMBOLIQUES a. Compositions de deux ou de plusieurs figures.

412. Allégorie où une femme est portée en triomplie. Elle est entièrement nue, vue de profil, les cheveux au vent, assise sur un brancard porté par deux hommes se dirigeant vers la gauche, dont l'un n'a qu'une draperie à la ceinture, tandis que l'autre est vêtu et coiffé d'un chapeau. Des deux mains elle porte un grand plat sur lequel est un cygne. Un homme nu, vu de face, casqué, marche en avant ; il tient en l'air de la main gauche une couronne de feuillage; il a dans l'autre main un long bâton surmonté d'un croissant et d'une boule. Sur le devant, entre les deux porteurs du brancard, est un petit Amour avec son arc. Dans le fond, quatre figures formant cortège. La partie supé-

rieure offre uuo sorte de portique à deux arcatures reliées par des guirlandes. (Duch., n" 299. — Alvin, p. 43.)

Pièce ayant la forme d'un trapèze. Haut., 60 millim.: larg., 31 à 37.

Pièce intéressante, dont le sujet est obscur. Travail italien du •|iiiri/ioinn siècle. Bibliothèque royale de Bruxelles, épreuve provenant de la coll. Brizard, et la seule connue.

413. L'Amour de Dieu. Deux cerfs, l'un debout, l'autre couché, sont au bord d'une fontaine, près de laquelle est un arbre avec une banderole, où on lit en caractères hébraïques renversés une inscription qui signifie : Comme le cerf brame après Veau du torrent , de même mon âme soupire après vous, ô mon Dieu! Ps. xli-xlii, vers. 2. (Duch., n°307.)

Haut., 13 millim.; )*rg.,J3.

Travail italien.

L'épreuve de la coll. Sykes (n* U4S|, vendue S6i) francs, est au British Muséum.

414. Le Triomphe de la foi. Une femme symbolisant la Foi, tenant dans la main droite des flammes, emblème de la pureté, el de la gauche une corne d'abondance, est assise sur un char, vu de face, traîné par deux chevaux. Deux anges sont à ses pieds, à genoux; quatre autres, debout, sont à ses côtés, tenant des flambeaux. ^Reid, n° 21.)

Haut., 51 millim.; larg., 11.

Travail italien du quinzième siècle.

L'épreuve de la coll. Salamanca (6 t). la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

415. La Fragilité des choses terrestres. Un petit enfant nu, assis à gauche, fait des bulles de savon; un autre, couché vis-à-vis, appuie son bras gauche sur une tête de mort; derrière lui, un sablier. Au milieu du paysage, la Résurrection de Jésus-Christ. Au haut, dans une bande noire, on lit à rebours : nàscentes morimvr. (Passav., I.

« Travail néerlandais de la seconde moitié du seizième siècle, dit Passavant. Le dessin du nu est très arrondi ».

Il a vu une épreuve de ce nielle dans la coll. WYber, à Bonn.

410. La Fuite du Temps. A gauche, sur le devant, un homme nu est assis, le bras droit appuyé sur un sablier, devant lequel est une tête de

mort ; à droite , est assise une jeune femme jouant de la lyre. Une liasse et un archet sont appuyés contre le tronc d'un arbre à droite. Du même côté, à la branche d'un arbre dont le tronc est à gauche, est suspendue uno tablette avec ces mots en caractères renversés : orta cadvnt. De ce même côté, deux rosaces en blanc. (Duch., n" 309.)

Haut., 21 millitn.; larg., 18.

Travail italien du quinzième siècle.

L'épreuve (li- la coll. Sykes (n* 1190», en encre bien*», vendu* W0 fiant s, est au Hrilish Muséum.

417. L'Heure de la Mort. Deux guerriers richement habillés ront vers la gauche. A droite, une femme, au riche vêtement, est assise tenant un petit chien sur ses genoux ; elle se tourne vers la gauche. Au milieu, la Mort est assise sur un arbre et montre un sablier. A droite, dans le lointain, une ville. Fond noir (Passav., I, p. 32+, n" 668.)

Pif-ce ronilç. Diam., 88 mitl'un.

Travail allemand du seizième siècle.

Cabinet des estâmes de Paris.

H8. La Fortune, l'A mour et la Vérité. La première est placée dans la partie supérieure ; elle est tournée à droite et posée sur un globe où on lit a rebours : fortvna. Un petit Amour est au milieu, debout sur une roue. Au-dessous, la Vérité les mains élevées, avec l'inscription a rebours : vkritas. Passav., I, p. 3Î-J-, n" 780.)

l'itçe arrondie par le bis. Haut., 129 millim.; larg., 36.

Épreuve d'un nielle destiné sans doute à orner une paine de poignard ou le fourreau d une épée. Mauvais travail allemand du .seizième siècle.

Cabinet des cslampes de Berlin. — Cabinet îles estampes de Dresde.

M). L'Adcersifê. Trois femmes, tournées vers la gauche, sont debout sur des coquilles soutenues par des dauphins, en pleine mer. La femme du milieu est nue, les deux autres sont vêtues à l'antique. Toutes les trois tiennent au-dessus de leurs têtes deux voiles gonflées en sens contraire par le vent sortant de la bouche de Borée, dont on ne voit que la tête à gauche.

Haut., 34 millim.; larjr., 21.

Pièce non décrite.

C'est une imitation réduite de la composition de Pereprini, Duch., u« :i0:i : voir plus loin), mais la pièce n'est pas contournée dans le haut.

Dncliesne, et d'autres qui l'ont suivi, désignent à tort ce sujel sous le nom d'.l//é-

NIELLKS

gorie sur lu .\<i< /</<j(iWi. Cf>ni [>ar<v. la ligure allopu iqio- décrite plus loin. «• 4 :i * .

Nous en avons Irouvé une épreuve dans ).' cabinet do M. If baron Edmond do Hothsi-hilil. Ces! peut-être relie de la collection Ourazzo i n" 2ÎKIT-, qualifiée de » lu s belle éprouve de c it.' pièce extrêmement line ilo «îavure, a ver grandes marges >., vendue .100 florins

420. L'Adrersitè. Trois femmes debout sur îles tortues en pleine mer. Celle du milieu est nue, les deux autres sont vêtues. Elles tiennent une voile gonflée. Dans la marge du bas, on lit à rebours : al. nomk.di.dio. Dans le haut, quatre courbures et une pointe. (Duch., n° 30'k — Passav., I, p. 321, n" G(S<>.

Haut., 5C millim.; Urp., 36.

« Travail italien, médiocre, du seizième siècle ... •lit. Passavant.

Cabinet des estampes de Merlin, épreuve sur papi<-r moderne.

.Nous croyons que c'est la mémo pièce que celle décrite par Iniohesno, au numéro 304. d'après une épreuve roL-n.V de la coll. Sykes (. al. ir H qui offre la même composition que la précédente, mais dans le sens opposé. Elle est au Hritish .Muséum.

421-422. La Jtnue de la fortune. — La Fortune contraire. — Neptune, Tritons et Nymphes. Deux compositions en forme de frises, sur les deux faces d'un manche de couteau. (Duch., n° i02 )

421. Triomphe de Neptune. — La Houe de la Fortune. Neptune, dans un char, est traîné par deux chevaux et suivi de plusieurs Triions. I,a marche se dirige vers la gauche. Derrière le char, dans une partie séparée par une petite bande blanche, est la Roue de la Fortune à laquelle sont attachés trois rois. Autour, deux banderoles entortillées en divers sens et portant à rebours, en lettres capitales, les inscriptions : (re'onaho rp. gno rkgnai, faisant allusion aux vicissitudes de la fortune des souverains attachés à la roue. Sur une autre banderole, placée dans le bas, l'inscription (s) vm. sine, re ono a trait au quatrième roi, précipité du pouvoir, et qui doit être par terre. Au bout du manche, en dehors du sujet, est écrit en diagonale : nil.nisi.di. i ltien, si ce n'est Dieu.)

422. Tritons et Nymphes, — La Fortune contraire. Derrière les Nymphes et les Tritons, a droite, dans la partie séparée par un blanc, et qui sur cette surface se trouve à gaucho, afin de corres-

EPREUVES SUR PAPIKR 21»

pondre à celle «lu côté opposé, ci-dessus, on voit sur la mer trois femmes, dont celle du milieu est nue, tenant au-dessus de leurs têtes deux voiles gonflées en sens contraire par le soufflo de trois tètes de Vents qui se voient it droite. Dans la partie de gauche, en dehors delà gravure, se trouve, sur la diagonale, une inscription où l'on voit les lettres : (viv) at. mv.

Haut. ,\v chaque" pi.™: prc< <le la lame, 12 millim.; à laotru bout, »6 ; largeur : haut, 79 imllim.; tu bas, 12.

Duchesne a tu ces nielles da.i« I- cabinet S.vkes (n« 1162). On ne le* pas signalés depuis, à uotre connaissance.

423. La Roue de la Fortune. Dans la partie supérieure, est assis un roi tenant un glaive de la main droite. Sur les cotés et au-dessous, trois hommes s'accrochent fortement à la roue.

Haut., 32 millim.; Iar(r., 25.

Foit jolie pièce italienne du quinzième siècle, non décrite.

L'épreuve de la coll. Durazzo (n- 287»)', très belle et la seule connue, vendue 2<Ki florins, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

424. La Houe allégorique, satire de la Fortune aveugle. En haut, vers la droite, uno main sortant des nues imprime, au moyen d'une corde, le mouvement à une roue placée verticalement au milieu, sur un piédestal. A cette roue sont attachées trois figures, et près de chacune d'elles est une banderole avec une inscription à rebours. A droite, et au moment de descendre la tète en bas, est un fou, la tête couverte de sa marotte, et la partie inférieure figurée en àne; sa banderole porte le mot : régnât [Regnari?,. Au plus haut point, un àne, tourné à gauche et accroché à la roue, semble donner une ruade à son prédécesseur déçu; sa banderole porte: rrgn [regnof). Avec ses pattes de devant il paraît s'opposer à l'ascension de la troisième figure, placée à gauche,'dont le haut offre lo corps d'un âne et le bas celui d'un homme; la banderole porte : rkonaro. Le fond représente, à gauche, la mer avec un navire; à droite, une montagne et une ville; sur le devant, une fosse et une pierre sépulcrale. (Bartsch, XIII, p. 58, n' 22. — Duch., nu 312. — Zanetti, p. 107, n° 151.)

Pièce romle. D atn., 32 millim.

Rartsch a insufllsammeut décrit r elie pièce, d'après un fac-similé fait pour le marquis Durazzo, et Duchesue l'a copié. Zanetti dit que le travail en est fort délicat.

avec très peu d'ombres el point de champs noirs, mais que, malgré la position des lettres, on pourrait douter que cette belle pièce satirique ait été destinée au nielle. C'e*l peul-ètre a cause de cela que l'épreuve de la coll. Durazzo (n* 2834) n'a atteint que le prix de .il florins.

J25. La Puissance. Sous un dais tenu par deux Amours , est assise une femme superbe, vue de trois quarts à gauche, vêtue a l'antique, tenant de la main gauche une épée, et de la droite, appuyé sur son genou, un globe , sur lequel sont représentés les pays de la terre. A ses pieds, trois chérubins. De chaque côté, un ours debout tenant suspendu à son cou un écusson aux armes de la famille Orsini : Bandé de gueules et d'argent de sic pièces ; au chef d'argent, chargé d'une rose de gueules, soutenu d'une diri.se d'or, chargée d'une anguille d'azur. Au-dessus de chaque ours, un chérubin. Fond à tailles diagonales simples. Planche en forme de cartouche terminé en pointe en haut et en bas, et découpée sur les côtés en festons convexes. (Reid, n" 54.)

Haut., 89 millira.; larj?., 56.

Tz-ès probablement la plaque dont provient ce nielle a Opiné sur un objet ayant ap parlenu à Nicolas Orsini, comte de Pitigliano, célèbre capitaine italien (1442-1310), qui commanda les troupes vénitiennes contre la Ligue de Cambrai, et qui perdit la bataille d'Agnadel, en 1309, contre le roi Louis XII.

L'épreuve de la coll. Salamanca (14 Jt), la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Kdnn.nd de Hollisebild. Elle porte la marque de deux interruptions dans la plaque.

Nous donnons une reproduction de cette pièce.

\2(i. La Renommée. Un homme nu et un ange ailé tiennent une grande guirlande de feuilles et de fruits, au milieu de laquelle une femme, vue en buste, sonne de deux trompettes. Au bas, un homme à genoux, dirigé vers la droite et de profil ; à ses pieds, un livre ouvert. Vers le fond, à gauche, une femme élève de la main droite un livre au-dessus de sa tête. Dans les angles, deux petits arabesques. (Duch., n" 302. — Passav., V, p. 215, n'52.)

Pièce cintrée. Haut., 54 millira.: krg., 41.

Duchestie. et Passavant attribuent ce nielle à Peregiini. Coll. Svkes (nu H47). — Cabinet des estampes de Paris.

127. Allégorie sur l'Union. Au milieu, un roi couronné est assis

sur un tronc. Il est vu de face, un peu tourné vers la droite, et tient de chaque main deux fragments d'une baguette qu'il vient de briser. A gauche, debout, un jeune homme vu par derrière, et deux soldats ayant leur casque ; l'un d'eux tient un étendard. A droite, deux vieillards vêtus de robes longues, coiffés de bonnets ; près d'eux, un soldat avec un étendard semblable au précédent. Sur le devant, un paquet de baguettes et deux autres qui sont rompues. Au plafond, un globe suspendu au-dessus do la tête du roi. Sur l'estrade du trône, en deux lignes : vn-fo.dpfr. Fond noir. (Duch., n" 301.— Passav., V, p. 215, n°51.)

H*ut., 59 milliœ.; larg., 32.

<1V>! ta rrprt'Seiitalion llyntee «le l'apnloi;Ur connu .sur un faiseeau de hu;nietlt'>.

I)e< i it il'alxin) par Ottle\ (An Inquinj, |>. '.i'i), < l ntlriltm- par lui à Perej,'rini, 4ii quoi il a été suivi par Passavant. Mlil.n inli-iprète l'iii.»<riplioii ahrépr par: Vu fonihinifiilo <li frnti niilti.

Oxford, liihliolhéque Itodléienne, épreuve provenant «le la mil. Dou.c

428. Une A îliance politique (?). Deux Amours, à cheval sur des dauphins, se donuent la main ; ils tiennent chacun une branche de palmier. (Duch., n" 311.)

Haut., 18 millim.; larg., 27.

Travail italien tlu quinzième *ieele.

Cabinet Sykes (tr 1182). — Catalogue Mala.spiua, t. 11. p. '.t.

Le marquis Malaspitia y voyait l'allégorie d'une victoire ou d'une paix maritime.

420. Le Crime. Un homme assis, tourné à gauche, a les jambes passées dans des ceps (pièces de bois éehancrées). Près de lui, à droite, une femme, vêtue à l'antique, a les bras liés avec des cordes. Au-dessus de leurs tètes, une banderole où on lit en caractères renversés : non par cochk tv pvoi. Le haut est découpé en festons. Dans les parties blanches, deux petits trous. (Duch., n" 310.)

Haut., 27 millim.; Urg., 36.

Duchesne ne cite que l'épreuve du cal». Sykes {n* HHi).

430. Un Homme et une Femme assis. Ils sont nus, l'un près de l'autre, sur un siège arrondi. Celui-ci la saisit par un bras et par les cheveux, tandis qu'elle lève la main gauche. Deux cartouches dans le fond ; on lit, sur celui de gauche : tv stara, sur celui de droite : no.nk

tk npo {Non e tempo), à rebours. En haut, un ornement. (Passav., I, p. 330, n°700.)

Haut., 32 millim.; larg., 36.

Passavant cite cette pièce d'après une note manusi rile de Duchesne, sans dire où elle se trouve. *

431. Femme attachant un homme à un arbre. Une jeune femme nue, les cheveux flottants, debout contre un tronc d'arbre, y attache avec une corde un jeune homme nu, les mains liées derrière le dos, assis sur une butte. A droite, flotte une banderole avec ces mots à rebours : iva.mori. Fond noir. Dans le haut, deux petits trous noirs entourés d'un rond blanc. (Uartsch, XIII, p. 60, n° 27. — Duch., n° 305. — Zanetti.p. 101, n" 133.)

Haut., 52 nullim., larg., 23.

Jolie pièce, a laquelle Vll<>tnmc nllmM a un »rl,rt voir n« 452) iloit servir do pendant. Duchesne désigne ce sujet sous le nom d'.4//«;i/i>»7e </e l'Amour, tandis que lafernnie semble plutôt représenter ht F^rtnnr. Travail italien du quinzième siècle.

L'épreuve de la coll. Durazzo in' 2833), Ires («elle et avec marges, vendue 351 flor., fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

Il en avait été fait pour Durazzo un fac-similé, d'après lequel cette pièce a été décrite par IJartsch et Zanelti.

43*2. Femme nue, liant un jeune homme nu assis. Au-dessus, sur une banderole, l'inscription : miserere mei non imgna ferentis.

Pi. - e rwidc. Uinm., H'J idilliui.

Pièce non décrite. Travail italien du quinzième siéele, modèle pour nielleurs. L'épreuve de la coll. Durazzo :n° 284" , vendue KHI tlorins, t'ait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

i33. Un Homme lié et une Femme. Il est renversé adroite, les mains liées, la tète appuyée par terre. Une femme désespérée s'avance de la gauche et cherche à le délivrer de ses liens. Dans le fond, à droite, de gros arbres; à gauche, des rochers. (Passav., I, p. 330, n°698.)

Haut., 25 millim.; larg., 4li.

Passavant cite cette pièce d'après une note manuscrite de Duchesne, sans dire où « elle se trouve.

ÉPREUVES sur papier

b. Ftgures isolées.

431. Femme au case en/lammé {Allégorie de la Foi?). Assise, vue de face, elle tient une corne d'abondanco dans la main droite et un vase enflammé dans la gauche. Dans le haut, un ornement de feuillage.

HnK., 4t> niilliin.; 1,-trjc., 2'i.

Pi. ce admirable, non décrit. , probablement, do la même main que la Judith, notre numéro

l/cpiviivc ,|,. la ,-olt. Dura/./... ,n° -'HT.V, l.i seule comme, et eu parfait état, a atte int le prix de 7 DO tlonns, et l'ail pur I if .lu • abinet M. le baron Kilmoud de RoUiseliild.

135. Femme tenant un soufflet. Debout, tournée légèrement vers la droite, portant une croix sur la tète, elle tient dans la main droite un soufflet. Dans le fond, à droite, saint Christophe travers.- une rivière aux bords boisés. (Heinecken, Mette Machriefiten, I. p. 3i8, n° 2U7. )

ll.uit.. 27 millim.; larg., 19.

Très jolie pièce. Travail allemand .lu seizième si.-ele. Cabinet des estampes do Dresde.

136. Jeune Femme datis un paysage. Elle est debout, vue de trois quarts, tournée à gauche. Dans la main droite elle tient une banderole avec l'inscription : solj duo ho.nou. Kn haut, deux trous de clous.

Haut., 54 tuiUim.; larg., 24.

Jolie pi^ee, non décrite. Travail italien du quinzième .siècle.

L'épreuve du cabinet Durazzo (n0 28iïj,i, avec marges, vendue 201 florins, fait partie île la coll. Duluil.

437. Jeune Femme tournée cers la droite. Elle tient dans la main gaucho une banderole avec l'inscription : salva mu domine.

Haut., Gl niillim.; larg., 16.

Jolie pièce, finement exécutée.

L'épreuve de la coll. Durazzo (n» 28 U's fut vendue 210 florins.

438. V Amour planant sur un vase. Figure entière. Dans la main gauche, il porte une banderole avec l'inscription : sou oko honor.

I|.i.it., 4 H luill'nu.: I..ry., 18.

Pièce non décrite.

L'épreuve de la coll. Durazzo 2837) lut vendue 201 tluriu*.

2H NIELLER

439. L'Espérance. Jeune femme debout, vue de profil, tournée vers la droite, les yeux baissés et les mains croisées sur la poitrine. Audessus de sa tête, une banderole où on lit à rebours : sol in nto kpkro; les lettres c et in sont en partie cachées par la tète de la fleure. Fond noir. Pièce bordée d'un triple filet et cintrée en contre-bas dans la partie supérieure. (Bartsch, XIII, p. Cl, n" 28. — Duch., n° 313. — Zanetti, p. 101, n" 13L)

Haut.. 61 millin.; Urg ., 16.

Pièce d'une exécution très fine.

L'éprouve de la mil. Durazzo (n» 2831 ) a été vendue 2»3 tlor. Il en existe un fac-similé.

440. L'Espérance. Jeune femme debout, vêtue a l'antique, tournée vers la gauche, les mains élevées. Au-dessus, l'inscription à rebours : hoknvno. Au-dessous, des ornements de feuillages sur le boni. Sous l'Espérance, la date 1523. (Passav.. I, p. 3it, n°?81).

Haut., «60 millini.- tarir., 25.

Epreuve d'un nielle destiné probablement à orner une gaine de poignard ou le fourreau d'une épée. Don travail allemand ilu seizième siècle, qui rappelle la manière d'Aldegrever.

Cabinet des estampes de Dresde.

441. ha Force. Femme debout, tournée vers la droite, appuyée à une colonne. Au-dessus, en sens inverse : stkhckk. (Passav., I, p. 344, n» 782.)

Haut., 93 millitn.; Ur|r.,7.

C'est la partie supérieure d'un pendant du numéro précédent, et de la même main.

442. Jeune Homme arec une corne d'où sortent fies flammes. Il est à demi couché et tient de la main droite uno corne d'abondance d'où jaillissent des flammes. Ses deux bras seulement sont couverts d'une draperie, le reste du corps est nu. De chaque côté, un arbre. Sur les bords de la planche, à gauche, deux petits ronds noirs dans des rosaces. (Duch., n° 323.)

Haut., 18 a Ift millim ; larg , 23.

îles belle pièce italienne du quinzième siècle.

Pucbcsno ne cite que l'épreuve delà coll. Svkes m* MS.'ti, qui est au Urilisb Muséum. — Celle de la collection Durazzo n» 287»;, superbe et avec marges, vendue in:» Hor.. l'ait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Holhscbild.

4 kJ. Femme tenant nu cœur enflammé. Debout, avec un bouclier et une lance dans la main droite, cllo a b> bras gauche levé et tient dans la raain un cœur enflammé. Au-dessus d'elle, on voit des rayons projetés par un corps lumineux. De chaque côté île sa tête, des trous de clous.

Haut., 38 miliim.; Urg., 19.

Pièee HOll décrite.

l/épi^uve <pii a fleuré dans la vente Wellrsley (juiii IS<><>, n" 137), présentée comme étant de la plus belle qualité, u atteint le prix de t:»0 francs. Kllc provenait des coll. Binda et Wilson (n* 28 /, où clic est cataloguée comme représentant une « Diane ».

414. Jeune Fille à la guirlande. Debout, avec une chevelure flottante, elle tient dans sa main droite une guirlande, et dans la gauche une banderole avec l'inscription : passio generosi cordis est amoh.

Haut., 63 millim., larg.,25.

Très belle pièce italienne, non décrite.

L épreuve de la coll. burazzo (»• 2HV.» , superbe et avec înar^-e, a été achetée .ï28 florins pour le Cabinet des estampes de Berlin.

4 if). Jeune Fille avec an réchaud. Debout, elle tient dans la main gauche une banderole avec l'inscription : amor odit inertes. Dans le bas, un réchaud.

Haut., 93 «rillim.; larg., 11.

Relie pièce italienne, non décrite.

I, épreuve de la coll. burazzo 283 1;, très belle et avec marge, a été achetée 410 florins pour le Cabinet des estampes de Berlin.

4ib\ Jeune Femme tenant un avue. Elle est en pied, tournée légèrement vers la droite, tenant un cœur dans la main gauche.

liant., 4U n.illi.Ti.; larg., 11.

Jolie pièce italienne, non décrite.

L'épreuve de la coll. burazzo { n» 28"8t, avec petites marges, vendue 4i:> florins, fait parlif du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

447. La Pureté. Un faucon descend d'un arbre placé à gauche et fond sur une hermine qui le regarde. Au-dessus d'elle, uno banderole porte à rebours l'inscription : lavdativs. mori. q. (quam) tvrpari. Près du bec de l'oiseau, une autre banderole avec le mot :

'Epfw™ (adieu!). La composition est entourée des trois côtés d'une bormeu.es. 15

dure où on lit à rebours : nescis. temeraiua. nkscis. ovem. fvgias. ideo. </. (qvare). hvois. EP.MHVINH. Le bas de de la planche esl découpé en lestons concaves. (Reid, n° 51). )

Haut. 43 millim.; larg,, 31.

11 est a supposer que ce nielle ornait un objet destiné à une Ermeline ou Hermine. Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve de la coll. Salanianca .3 X sh. C;, la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hollisebiid.

U8. La Fortune. Tournée vers la gauche, debout sur un globe ailé, elle a les ailes déployées et tient une voile. Au-dessus du globe, une guirlande de laurier. Fond blanc. (Passav.,1, p. 325, n» 073.}

Pièce ronde. Dum., 43 millini.

Travail italien de la (in du <|uiuzième siècle.

C'est le pendant de la pièce ayant pour sujet De tue Amours aire un lapin. (Voir le n' 406.)

Cabinet des estampes de Dresde.

•140. La Fortune. Déesse ailée, tournée vers la droite. Elle est vétuc et tient dans sa main droite un globe ailé ; elle saisit une voile de la gauche. (Passav., I, p. 325, n° 670.)

Pièce rouJe. Dum., 34 mitlitn.

Travail allemand du seizième siècle.

Cabinet des estampes de Berlin.

450. La Fortune. Tournée vers la gauche, elle est debout sur un globe et tient devant elle une draperie. Au-dessous, des ornements de feuillage. Dans le haut, une banderole avec les initiales \V M. (Passav., IV, p. 288, n4 237.)

Haut., 149 n.itlïm.; larf., 16.

Travail allemand du seizième siècle, 1res mauvais. Epreuve d'une plaque ayant décoré une gaine de poignard.

Cabinet des estampes de Dresde.

451. L'Adversité ou la Fortune contraire. L'nc femme nue, le corps presque de face, la tète légèrement tournée à gauche, debout sur une coquille, vogue sur la mer, entourée de monstres marins. Au dessus de sa tête, elle tient de la main gauche une voile, dont elle maintient l'extrémité inférieure de l'autre main; la voile est gonflée en sens

contraire par le vent sortant de la bouche d'un monstre marin à tête d'homme. Une banderole, enroulée autour du bras droit de la l'emmc, porte à rebours l'inscription : alngrta .1 ingrata) fortcna. Au fond, des deux côtés, des rochers. (Reid, n° 58.)

Haut., 34 milliffl.; larg., 30.

Comparez avec le n° 419, ci-dessus.

L'épreuve de la coll. Salamanca (1 £ 10;, la seule connue, fait partie du cabinet do M. le baron Edmond de Rotbschild.

i52. Homme attaché à un arbre. Un jeune homme nu, déboutées mains liées derrière le dos, est attaché à un arbre. Sa tète est un peu levée vers le ciel et tournée vers la gauche. Le fond offre un arbrisseau à droite et une butte it gauche, se détachant sur un fond noir. Une banderole,placée en haut et entortillée a l'arbre, porte, écrits à rebours, les mots : non piv fortvna. Les lettres fo sont cachées par les plis du ruban et la tête do l'homme. Dans le haut, deux ronds blancs. (Bartsch, XIII, p. 60, n" ^5.— Duch., n" 318. — Zanetti, p. 100, n' 132.)

Haut. , $2 million.; Urg., 23.

Dueliesne appelle cette jolie pièce AUàjwk sur k malheur.

C'est le pendant de celle où l'on voit une Fr.noin atUichnnl un h-imme <i un urbrf. (voir plus haut, n° 431). Elles sont Imites les doux de même style, et doivent être d'un même mailre, appartenant a l'école IWentiiit'.

L'épreuve de la coll. Durazzo ,ir» 283:»), un peu endommagée dans Us coins, n'a atteint que le prix de C>1 tlor.et se trouve au Cabinet des estampes de lierlin.

Il eu avait été fait pour Durazzo une copie d'après laquelle cette pièce a élé décrite à l'origine.

453. Jeune Homme attaché à un arbre. Au-dessus de sa tête, une banderole avec l'inscription : a torïo.

Haut., 68 millim.;larg., 16.

Jolie pièce italienne, non décrite.

L'épreuve de la coll. Durazzo (n° 2843), veudue 241 florins, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

iôL La Prévoyance. Demi-figure de femme, vue de profil, et tournée vers la gauche ; ses cheveux sont ornés de perles. Dans sa main gauche, un miroir; dans la droite, un serpent. La tête paraît être un portrait. (Passav., I, p. 322, n" 658.)

Ovale. Haut., 25 milliffl.; larg., 21.

Puchesne a vu celle pièce, eu 1833, dans la coll. Santini.

228 MKI.LKS

455. L' Abondance. Femme assise sur un siège, tournée vers la gauche. Ses cheveux, retenus sur le front par un bandeau, retombent en boucles sur ses épaules. Dans la main droite, elle tient des épis, et une corne d'Amalthéo dans la gauche- (Duch., n" :i27. — Passav., I, p. 281, et V, p. 2n<), n* 7.)

Pièce roudo. Diam., 26 millim.

Tn' s hoaii travail ilans li- slvl'' (!<• Kianria, dans l'n-iivre duquel il eM cla.«.*é par Passavant.

L'éprouve ilu cal». Syk.s (n0 1 1 HKi e>( a» Urilisli Muséum.— Le Cabinet des estampes «l« Pari* on possède une.

45G. La Justice. Assise sur un lion, elle tient un glaive de la main gauche, et des balances de la main droite. Duch., n" 328. — Passav., V,p. 2ul, n° S.)

Pi.^C ronde. Diam., 21» millrm.

C'est le pondant du numéro précédent.

Cabinet Sykes (n- 1192).

157. Le Droit de la Force. Jeune homme en pied, appuyant sa main droite sur une épée. Au dessus, une banderole portant à rebours l'inscription : ivs.kst.ix.armis.

Haut., 6S millim.; larp.,21.

Pièce non décrite et fort jolie. Travail italien du quinzième siècle. L'éprouve de la coll. Dura/.*" (n° 2830;, vendue 451 lloriiis. fait partie du cabinet de M. le baron Kdmond de Itotlischild.

AôX. Le Droit de la Force. Guerrier debout, s'appuyant de la main droite sur un bouclier, et tenant de la gauche une lance. Derrière lui, une banderole portant à rebours l'inscription : ivs.Esr.iN.AnMis.

liant., 48 niiilim.; I.ug , 23.

Pièce non décrite.

L'épreuve de la coll. Durazzo (n»28ii) fut vendue 421 florins.

459. Le Chien, emblème de la Force. Il est assis sur ses pattes de derrière, tourné à droite, vu de profil, et porte au cou un collier enrubanné. Sur une banderole qui se déroule derrière lui, on lit à rebours : fortitvdo. Le sujet est entouré sur les trois côtés d'une bordure ornée; le milieu de la partie supérieure est cintré. (Rcid, n° 57.)

Haut., 23 millim.; kr^., 26.

Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve de la coll. Salamanca (1 £ fi sh.), la seule connue, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hothschild.

400. Jeune Lutteur assis sur un dragon. Il est tout nu, le corps tourné h droite, regardant presque de face. Le drajron se redresse sous lui et mord la terre. Deux banderoles, une de chaque côté, portent a rebours l'inscription : rkspice.fincm. Dans le haut, deux trous de clous. (Reid, n" 55.)

Haut., 40 millim.; Iir*., 42.

Travail italien • 1 ■ i seizième siècle.

I. 'épreuve île la coll. Salamanca ( 2 JC Ci sh. , la seule connue, fuit partie du cabinet <li- M. le haron Edmond .le Rothschild.

401 . Mêiiic sujet. Le corps du jeune homme est dirifré a franche, où il regarde, tournant le dos à la tête du dragon. Sa jambe franche est allongée et repose à terre, tandis que l'autre, repliée, est posée sutla queue du drafron. De la main franche il s'appuie sur la tête du monstre, qui est vaincu; de la droite, il tient l'extrémité d'une draperie qui flotte derrière son dos pour retomber sur le cou de la bête.( Reid. n"50.)

Planche irrôpulif ri?, à pan* coupés dans le haut. Haut., 32 millim., Urg., 42. Travail italien du seizième siècle.

L'épreuve delà coll. Salamanca (.1 £ 3 sh.\ la seule connue, fait partie du rabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

402. Jeune Florentin debout. Vu de trois quarts a droite, h la lon- «rue chevelure, coiffé d'une calotte et vêtu d'une tunique florentine. Il a la main droite à sa ceinture, et la franche sur la hanche. Au-dessus, une banderole h plusieurs enroulements porte à rebours l'inscription : SOI.I DRO FVTVRA PRESURE.

Ilaul., 80 millim.; tarK., 23.

Charmante pièce, non décrite, évasée dans le haut.

L'épreuve delà coll. Duraz/.o (n« 2840), vendue 800 florins, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

Elle est reproduite en héliogravure dans le catalogue illustré de cette vente.

403. Une Belette, ou allégorie de la Ruse. Elle est assise à terre, dans un paysage, et tournée à droite. Au-dessus d'elle est une banderole avec l'inscription : con dolo.

Pièce ronde. Di»m., 87 millim.

Charmante pièce, non décrite. Travail italien du quinzième siècle. L'épreuve de la coll. Durazzo (n* 2H'M), a l'entre verdàtre, en bel état, vendue 17C florins, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

404. La Tempérance (?). Jeune fillo nue, assise à terre, tournée vers la droite. Elle verse, d'une cruche, un liquide dons un grand vase.

Haut., 25 millira.; Urg., 34.

Pièce non «K'-critr.

L'épreuve «le la coll. Durazzo (n° 3017), endommagée, a été vendue 68 florins.

405. Vieille Femme filant (une Parquet). Elle s'avance vers la gauche. Devant elle est un enroulement de feuillage. Au-dessus, à gauche, la lettre V. (Passav., I, p. 34(5, n° 792.)

liant., 56 tmUim.; larg. en haut, 32; ta bu, S3.

400. Le Temps. Un vieillard nu s'avance vers la droite, tenant dans la main droite un sablier, et de la gauche une bêche. (Passav., I, p. 3*7, nn 793.)

Haut., 50 ruillim.; larp. t-n haut, 23; en bas, 16.

Éprouves de doux iiiollos qui ornaient un mémo objet. Ces pièces, dit Passavant," son! oxôeutoe* d'un butin très fermopi appartiennent a un bon maître allemand, qui était probablement un oiTèvre du premier quart du seizième siècle

Cabinet des estampes de Berlin.

407. Le Génie de la mort (?). Une grande femme ailée, nue, tient de la main gauche une longue flèche dont la pointe est baissée. Elle est debout sur une tête de mort qu'un serpent cherche à mordre. Au-dessus de sa tête est une banderole formant le cercle et dont les deux bouts servent à nouer deux branches de fleurs. (Duch., n° 406. )

Haut., 63 millira. : lar&. en haut, 16 ; en bai, 3.

Pièce ayant la forme d une gaine et qui parait incomplète dans le haut. Cabinet des estampes de Paris.

408. Femme debout sur un sablier. Tournée vers la gauche, coiffée d'un chapeau à plumes, elle tient dans la main droite le bout d'une banderole flottant au-dessus de sa tête et portant à rebours les initiales : \v.\n wi> iash. La femme est placée sur un sablier, lequel repose sur un crâne que tient sur sa tête un garçon. A ses pieds, la date 1514 à rebours. {Heinecken, Nette Nachrichten, I, p. 302.)

Haut., 165 millim.; larg. en haut, 19.

Travail allemand, bien médiocre. Épmive d'une plaque ayant décoré une gaine de poignard.

Cabinet des estampe.* de Dresde

409. Femme nne sur une fleur. Tournée vers la droite et tenant devant elle son vêtement, elle est debout sur uno fleur qui sort d'un sablier. Au-dessus, une banderole avec les initiales : wrmv. (Passav., IV, p. 288, n° 30.)

Haut., 1*9 millim.; larir., 21.

Pièce inexactement décrite par Passavant. Travail allemand «lu seizième siècle, pauvre de dessin, mais lin de gravure. Epreuve d'une plaque ayant décon' une gaine •le poignard.

Cabinet des estampes ilt.t hresde.

470. Le Législateur de la paix. Assis sur un siège orné do deux spbinx barbus à ailes déployées, il porte une couronne d'olivier. Il étend la main gauche, et tient une branche d'olivier do la main droite. Fond blanc. Travail à simple contour. (Passav., I, p. 323, n° 659.)

Haut., 43 millim.: larg. 27.

Nielle italien du quinzième siècle.

Cabinet des estampes de Berlin

471. Femme ailée tenant une épée. Debout, tournée vers la droite, elle tient dans la main gauche une épée. Au-dessous, divers ornements, et, plus bas. une planchette avec la date 1524 à rebours. (Heineckcn, Neue NachricJilen, I, p. 359. n* 3i8.)

Haut., 148 millim.; Iarg. en baul, 23.

Travail allemand assez médiocre. Épreuve d'une plaque de manche de couteau. Cabinet de? estampes de Dresde.

472. Jeune Femme tenant une épée et une boule. Elle est vêtue à l'antique, marchant vers la droite. De la main gauche elle tient une boule; de l'autre, elle lève une épée. A droite, dans le fond, un petit arbre. (Bartseh, XIII, p. 200, n" 2. — Duch., n° 314. — Passav., V, p. 216, n°50.)

Haut., 48 militai.; Urg., 18.

Bartseh attribue cette pièce au maître £ (Peregrini), supposant que sur une épreuve avec marges doit se trouver son monogramme, chose qu'on ignore encore, relie de la coll. Ihirazzo ;'n" 288'.» achetée 232 flor., pour l'Angleterre, et la seule connue, n'ayant pas de signature.

472 bis. Jeune Femme tenant une épée et une boule. Vêtue a l'antique, vue de profil et tournée vers la droite, elle tient une boule de la

main gauche, et de l'autre une épCe avec laquelle elle semble porter un coup. Le long du bord gauche est un arbre. Fond noir. (Bartsch, XIII. p. 292, n° US. — Duch., n» 315. — Passav., V, p. 94, n" 08.)

Haut., SU millim.; i»rg. dans le Laut, 18 ; dan» le bas, 1P.

Bartsch attribue coite pièce a Nicuklto de Mod<no, et Duchesne suppose quelle a été copiée sur la précédente, ce que nous n'avons pas pu vérilier.

L'épreuve de la coll. Dura un Çnfl 2S82), vendue 210 florins, fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Hothschild.

473. La Femme au caducée. Une femme nue, vue de profil, la tête ailée, s'appuie de la main gauche sur un caducée ; elle est assise sur une butte, et tournée vers la gauche. Dans le fond, à droite, un sapin ou un if; à gauche, un oranger. {Duch., n° 321.)

Haul., 25 millim.; larç.,27.

Duchesne n'en a signalé que l'épreuve de la coll. Svkes (n" 1189. C'est peutêtre la même qui a reparu à la vente Welleslev (juin 1K60, n» 139), où elle a atteint le prix de 4 £ Ù sli.

474. Femme tenant une lyre. Elle joue de cet instrument, assise et tournée vers la droite. Sur ses genoux, une draperie. (Duch., n°2Hu.)

l'io-e romlt. Diara., 19 millim.

C'est le pendant du numéro 388.

Coll. Svkes (u" Hȉj.

475. Femme aux yeux bandés. Une jeune femme, vue de profil, un bandeau sur les yeux, marche vers la droite d'un pas incertain, les mains étendues en avant. Un petit chat la précède et la regarde. Le fond n'offre qu'un pavé, et le champ est noir, mais traversé par une banderole portant à rebours l'inscription : va. in. la. canava. (Iiartsch, XIII, p. 58, nu 21. — Duch., nu32G. — Zanctti, p. 102, n" 138.)

Pièce ronds. Diam., 32 millim.

Bartsch prétend que l'animal qu'on voit sur relie pièce est un chien. Duchesne, tout en constatant qu'au premier aperçu on pourrait le prendre pour un chat, s'associe à l'opinion de son prédécesseur, et traduit ainsi l'inscription : Vu-iVn lii-l.us, petit chien ! Bien que l'animal ressemble plutôt à un chat, comme l'ont remarqué Lanzi, Cicojmara et Zauetti, la chose importe peu, mais la traduction de Duchesne est inexacte. L'inscription signifie : Va-t'en à la eave! Caïu-va est un mot du dialecte

vénitien, ce qui démontre que la pièce a été exécutée par un arlist.> de l'Ecole de Venise, comme son style l'indique d'ailleurs. Il n'e>l plus aisé aujourd'hui de pénétrer le sens de celle allégorie.

L'épreuve de la coll. Diirazxo (n° 283 H, la seule connue, avec marges, a été vendue 2:>1 llorins, et elle fai ^ partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

Il en avait été fait un fac-similé pour le marquis huraezo.

470. Femme avec deux bâtons (?). Marchant vers la droite, elle relève un peu sa robe île la main droite, et tient deux butons (? dans la gauche. Elle porte une haute coiffe avec un voile qui flotte à gauche. Dans le fond, mer avec bateaux; bords boisés. Double bordure linéaire.

Haut., Si miHim.; larjf., 18.

Charmante petite pièce, non décrite. Travail allemand du seizième siècle. Cabinet des estampes de Dresde, épreuve détériorée par l'apposition d'un timbre.

477. Enfant sur un rase, tenant une couronne de laurier. Il est nu, debout sur un vase richement orné, et tient élevée de la main droite une couronne de laurier.

Haut., Cl millim.; larjj , tt.

Pièce non décrite.

L'épreuve delà coll. Durazzo (nn 28%), avec marges, a été acquise par le Cabinet des estampes de Herlin, au prix de 130 llorins.

478. La Pucelle. Uno jeune fillo debout, tournée vers la droite, regarde à gauche ; sa main droite touche presque son sein; de la main gauche elle tient une fleur. Larges tresses de cheveux ; costume du commencement du seizième siècle. Dans le fond, à gauche, une ville avec un clocher. Sur une longue banderole qui entoure la pièce, on lit en caractères renversés :

QVl-LAFLEVRDEMOY-ARA MAMOUROVTROIE'LVISISRA-

Fond blanc. (Duch., n° 322.)

Pièce uvale. Haut., 50 millim.; larg., 39.

Travail français du seizième siècle, un peu dur. La plaque originale devait élre dorée.

Cabinet des estampes de Paris.

534 M Kl. LES

47!>. Femme à la fleur. Elle est debout, tourn^o vers la gauche, richement vêtue, coiffée d'un béret à plumes, et tient une fleur dans la main droite. Au-dessous, un ornement. (Heinecken, Neue Nachrichten, 1. p. 358, n" 3*7).

Haut., 131 millim.: larg. en bant, J8.

Faible travail allemand du seizième siècle.

Epreuve d une plaque nieillée de manche de rouleau.

Cabinet des estampes de Dresde.

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