ADMINISTRATIONS ET JURIDICTIONS
D'après ce que nous avons déjà dit sur les divers emplois des jetons, et si l'on ajoute que l'exemple gagna de proche en proche, qu'une jalousie d'imitation mélangée de caprice s'en mêla, comme il arrive souvent, on doit comprendre que les administrations durent produire un grand nombre de ces sortes de pièces dont les légendes devinrent excessivement variées à partir du dix-septième siècle. Leur élude entraînerait pour ainsi dire l'examen de tout le système gouvernemental de l'ancienne monfirchie. Quelques spécimens ne feront en quelque sorte que marquer leur place.
ET JLBlDICTiONS.
•HeHVM. FRAHCIK, i
DAT LEGHH. ATQVK. TTBTVH. P. — lHli.
Champ semé de fleurs-de-lis sans nombre.
D'un nuage sort une main qui soutient le colTret fleurdelisé contenant le grand sceau.
La charge de chancelier de France est aussi ancienne que la monarchie. Ceux qui en étaient revêtus sous la première race portaient le titre de Référendaires; sous la seconde, celui d'Apocrisaire$ ou â'Ârchichancelien. Celui que nous connaissons lui est resté sous la troisième race.
Le chancelier est dépositaire des sceaux du royaume qui servaient à sceller les lois, ordonnances et chartes; U en use sous le bon plaisir du souverain, pour la distribution de la justice et pour celle des dons, grâces et offices accordés par Sa Majesté.
Autrerois, le chancelier était le seul dans le royaume qui ne portât pas le deuil, pour montrer que, détaché en quelque sorte de lui-même, il ne devait songer qu'au service de l'Etat et à rendre la justice dont il est le chef.
Aujourd'hui, le ministre de la justice prend le tilre de garde des sceaux.