STEPHANVS. HELDENSis. Dbds le champ, AVE
Saint Etienne est le patron dç l'église de Heaux, dans laquelle la Vierge a toujours été en grande vénération.
I Globe crucifère eacadré de palmes. Ce type, qui rap- I pelle l e genre allemand, est peu usité sur les pièces françaises^
Il y a encore d'autres variétés très différentes. Un grand H dans le champ eu est le type principal.
Les armoiries du Chapitre de Meaux étaient, au 1 et 4, d'azur, d. ime fleur-de-lis d'or; au 2 et 3, de gueulet, à «n chandelier d'or.
MOMTFAUCON.
L'abbaye de Hontfaucon, fondée par saint Baidyre, sous le règne de Dagobert \'', fut sécularisée et puis passa sous la domination des évèques de Verdun.
On a cru que cette abbaye avait battu monnaie, mais nous ne connaissons d'elle qu'un méreau.
'. MONTEPALCORB. — AVB. GRACIA. PLBHA.
CiviTAS. tvRELIANBHSIS. tB. 1608. — Armoiriss de la ville. ,
Les armoiries de la ville d'Orléans étaient, dit-on, à cœur de lis d'argent, au chefcoumd'azwr, chargé de troi» fîeurs-de-lis d'or. Le jeton nous autorise a. avancer qu'elle portait : de gueules, à neuf cercles d'or se touchant trois à trois, posés iet i, au chef de France.
En 18H, l'Empereur accorda un nouveau blason en mémoire de Jeanne d'Arc.
Nous avons dit ailleurs, et nous ne saurions trop le t' répéter ici, que l'on a tort d'altérer les armoiries. Considérées comme signes, elles sont une sorte de cachet qui équivaut à une signature ; considérées comme hiéroglyphes, elles doivent demeurer intactes afin d'aider à retrouver le secret qu'elles renferment. Si nous nous permettons une courte réflexion à propos des armoiries d'Orléans, c'est que nous les avons vues défigurées successivement plus que celles d'aucune autre ville. Après avoir offert trois groupes de cercles rapprochés les uns des autres, elles devinrent des trèfles auxquels on ne craiRnit pas m^-me d'ajouter des feuil-
les; enfin on n'a plus eu sous les yeux que trois lobes aigus rayonnant d'un centre. On a même été jusqu'à y voir des cailloux. Cependant, si Ton eût conèervé la forme des cercles primitifs, on aurait pu rapprocher ce signe héraldique de celui des villes de Chalon et de Mâcon, et se demander si les rapports héraldiques évidents entre les villes les plus affectionnées par le roi de Bourgogne Gontran n'invitaient pas a chercher quelque signification symbolique indiquant l'union dM royaume d'Orléans avec les deux grandes fractions du royaume de Bourgogne qui devinrent, à l'époque du démembrement de l'empire carlovingien, les royaumes de Bourgogne cisjurane et de Bourgogne transjurane, ou bien encore toute autre combinaison politique analogue. L'importance donnée, à Autun, aune disposition semblable de trois serpents disposés en cercles et à laquelle on attribue une origine religieuse, serait peut-être un nouveau jalon dans les recherches à faire.
La ville d'Orléans peut fournir une longue série de jetons : on y voit l'aspect de la ville; Mercure tendant la main droite à la Loire; des cornes d'abondance ou des épis et des raisins; le Christ, en croix ou descendu de la croix, accompagné de chevaliers armés et en prière, c'est-à-dire la représentatio n de l'ancien monument élevé à la mémoire de Jeanne d'Arc, dans
lequel la Pucelle figurait en face du roi Charles VIL La devise de ce dernier jeton est : a domino factvm
EST ISTVD.
PARIS
On comprendra que nous n'ayons pas l'intention de passer en revue les jetons de Paris; il leur faudrait un livre spécial. Qu'il nous sutBse pour le moment de noter quelques méreaux de plusieurs de ses églises.
CAPLVM