SAINTE-OPPORTUNE
A la page 93 se trouve une pièce de l'œuvre sainte Opportune. Cette oeuvre avait pour but de recevoir les pèlerins attirés par les nombreux miracles de la sainte, à l'église qui portait son nom et vis-à-vis de laquelle on avait bâti un hospice. Son origine est très reculée : les uns la font remonter au neuvième siècle, les autres au douzième. Quoi qa'il en soit, l'hospice reçut plus tard le nom d'hôpital Sainte-Catherine. Il était situé au bas de la me Saint-Denis, et on vient d'en
découvrir uqc partie en dégageant les abords des halles centrales.
Le caractère bractéate de cette pièce et la représentation de saint Jean nous engagent à la considérer cooime une paillofe de Perpignan. Alors, on serait autorisé à croire que les méreaux des diverses églises de cette ville étaient les mêmes, ou autrement dit, n'étaient que la monnaie de convention reconnue par l'usage dans ce pays. Seulement, des signes particuliers auraient indiqué tel ou tel Chapitre ou Collégiale, et la surfrappe S. K. s'appliquerait à une église sous le vocable de saint Charles, ou à la Tète que l'on célébrait. Toutefois, nous ferons encore remarquer que d'autres variétés sont marquées au type de la Vierge avec des chiffres arabes surfrappés.
Les monnaies bractéates furent très en vogue en Allemagne (îès le dixième siècle, mais on pense généralement que les jetons ordinaires ou bractéates en cuivre ne remontent pas, en France, au-delà du quatorzième siècle. Ceux que nous venons de citer sont évidemment du seizième au plus. Quelques méreaux de Douai, ceux de Saint-Hilaire de Poitiers el bien d'autres encore, sont bractéates.
ORDRE ALPHABÉTIOIE
-DE. NOSTBE. DAHE. DE. POISSI.
On remarquera l'emploi de deux coins bien différents ; celui de l'avers est gothique, et celui du revers, au contraire, accuse une époque plus récente d'au moins un siècle.