DE LORRBICULAIRE DES LEVRES
( Labial.)
© Situation et figure. Ovalaire, aplati; situé dans l’épaisseur des lèvres. Ætendue. D’une commissure à l’autre, Division. Composé par tous les muscles qui se rendent aux lèvres, lorliculaire présente une partie antérieure, recouverte par la peau ;' une postérieure, appliquée sur la membrane interne de la bouche ; une grande circonférence confondue avec les muscles des lèvres ; une petite circonférence qui forme le bord libre des lèvres. Direction.
. Les fibres forment des lignes concentriques qui, d'une commissure à l’autre , se rendent de la grande à la petite circonférence.
S'éructure et usages. Tout charnu, il rapproche les lèvres l’une de l’autre, et rétrécit l’ouverture de la bouche. Il sert également à l’appréhension des alimens et à l'articulation des sons.
Les muscles de la face et de la tête en général Pemportent de beaucoup, sous le rapport de Pexpression , de la vivacité et de la variété des mouvemens , sur tous les autres muscles de l’économie. Je n’entreprendrai pas même de faire connaitre leurs nombreux attributs; un pareil travail m’entrainerait beaucoup au-delà des bornes que je me suis prescrites. Je me conténierai d'indiquer
leurs principaux usages. Chez l’homme civilisé, les auriculaires
et l’occipito-frontal n’ont que des môuvemens obscurs et peu
DE L’'ANATOMISTE. 187 étendus; ce n’est que dans les orages des passions, dans la peur, Peffroi ou par les effets d’une longue habitude, qu’ils jouissent d’une certaine action et que leur contraction devient alors plus ou moins manifeste, | |
La partie antérieure de loccipito-frontal fait seule exception à
cette loi générale. C’est elle qui, imprimant de continuels fron cemens à la peau du front , donne lieu à ces rides, qui de viennent ineffaçables, à mesure qu’on avance en âge; la portion de Poccipito-frontal, qui se porte sur le nez, sous lenom de muscle pyramidal, en produit de semblables sur la racine du nez, et c’est le surcilier qui, dans la haine, la colère, la tristesse, etc., ameëne les rides longitudinales qu'on aperçoit également sur le front et qui finissent par y devenir permanentes chez les personnes d’un caractère sombre, farouche et emporté.
L’orbiculaire des paupières, en ramenant ces deux voiles mobiles l’un contre l’autre ,s’oppose à l’entrée des rayons lumineux , lorsque nous sommes exposés à une trop vive clarté: dans le sommeil et dans livresse , son action est nulle ou se réduit à peu de chose ; mais elle est tres-vive au contraire pendant la veille; c’est à l’aide de cette action que les paupières rapidement rapprochées, promènent leur surface interne sur le globe de l'œil, enlèvent les petits corpuscules ambians qui auraient pu s’y arrêter ,et coniribuent de cette manière à lui donner ce poli , ce brillant nécessaire pour l'intégrité et la perfection de la vision. A l'histoire physiologique de l’orbiculaire se joint celle du reléveur de la paupière Supérieure qui , antagonisie du premier, éloigne la paupière supérieure de Pinférieure, permet l'entrée des rayons lumineux dans le globe de l'œil et favorise ainsi les phénomènes de Ja vision.
Les autres muscles de la face se rapportent lous plus où nioins à l’action des lèvres dans l’appréhension des alimeus , Particulation des sons, ainsi que d'ns les affections tristes ou gaies, dont nous sommes si souvent affectés.
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