DES INTER-OSSEUX PLANTAIRES
( Mélatarso- phulangiens - latéraux - sous - plantaires. }
Siruation et figure. Allongés ; situés à la plante du pied. Æfendue. De l'intervalle des os du métatarse, le premier intervalle “exceplé , aux premières phalanges des trois derniers doigts. Drvision. En face supérieure , en rapport avec les inter-osseux dorsaux; en face inférieure , qui correspond au court fléchisseur et au transversal. En extrémités : la postérieure s'attache à la partie la plus reculée de l'intervalle des os du métatarse ; l’antérieure v&
se fixer sur les parties latérales des trois premiérés phalanges des
orteils, Direction. suit celle de l'intervalle des os du méta- larse. F
Structure et usages. Tendineux antérieurement , charnus dans
da
le reste de leur étendue. Les trois inter-osseux plantaires portent les trois derniers doigts également en dedans.
DE LA SPLANCHNOLOGIE.
EXPOSITION PRÉLIMINAIRE
ré à s La squélétologie et la myologie ne forment, pour amsi dire, que la partie méc anique de l'individu qui en est pourvu. Leur présence est, sans doute, nécessaire pour faire de l’homme un être admirable et parfait ; mais l’action de chacun de ces deux appareils peut être suspendue momentanément, où même anéanlie pour toujours, sans que la vie et les diverses fonctions qui l’entretiennent en soient essentiellement altérées. Plusieurs animaux n’ont point de système osseux, et quelques-uns, en petit nombre, il est vrai, semblent dépourvus de sysième musculaire. Mais partout où la vie.se maintient, chez tous les êtres où elle est en exercice , on trouve des viscères, des vaisseaux et des nerfs, Ces trois ordres de parties semblent donc être plus intimement liés à l’entretien de la vie; aussi la mort est-elle toujours le résuliat de la lésion grave et profonde de quelques-uns des viscères , el en particulier du cœur, des poumons et du cerveau.
Ta splanchnologie est la partie de l’anatomie qui traite des viscères où organes splanchniques ( splanchna des G. ) Ces organes sont placés dans les grandes cavités du corps humain ; d’après leur situation , ils penvent être distingués en céphaliques, nue ; ve et géniiaux. Mais cette division ne
repose sur aucunc méthode philosophique, ei s'éloigne absolu
Fa:
. DE L'ANATOMISTE. 29g Went des principes de la physiologie moderne. Pour me conformer à cet égard aux travaux des plus célèbres physiologistes , et conserver dans cei ouvrage le plan et la distribution que j'ai consiamment suivis dans mes cours d'anatomie et de physiologie, je diviserai étude et la préparation des viscères , d’après leurs usages et l’ordre dans lequel se développent et s’enchainent leurs diverses fonttions. Il est temps enfin que la marche rigoureuse de l'analyse préside aux travaux des anatomistes : assez et trop long-temps sa négligence ou son oubli ne firent de la science de l’hormame, qu'un,champ ouvert à toutes les bizarreries des conceptions bu-. maines, | En jetant un regard attentif sur des diverses fonetions de l’éco-
nomie animale, on est frappé de la grande différence qui existe
entre elles. Les unes en effet , dont l’action semble se concentrer
au-dedans de l'individu, sont plus particulièrement liées à l’en-
tretien de Ja vie; les autres, au contraire , placées, pour ainsi
dire , hors de nous-mêmes , sont destinées à nous mettre en rap-
pot tavec les corps ou les êtres qui lious environnent. L'action des
premières ne peut être suspendue, anéautie, ou même troublée,
sans qu'il n’en résulie un dérangement plus ou moins marqué dans la santé, Les autres, au contraire, ont des temps d’intermission,
des momens de repos, nécessaires pour maintenir leur parfait
équilibre. Les unes, spécialement destinées à assimiler la subs-
tance nutritive, ont aussi pour usages d’en séparer les parties su-
perflues ou nuisibles, pour en opérer expulsion. Les autres, qui
président aux mouvemens loco-moteurs , à la formation des sons,
ont aussi sous leur empire les nobles attributs du cerveau, et les
ingénieuses perceptions des sens. | L’immortel Bichat, dont le génie supérieur avait saisi tous Îles
développemens de cette grande idée , a donné aux premières Île
nom de fonctions de la vie organique, et aux secondes celui de
fonctions de la vie animale. Ces expressions ont éprouvé queïques modifications , mais l’application en est toujours la même. Ainsi
M. Richerond , qui publiuit dans Je même tems ses Nouveaux
Elémens de Physiologie , appelle fonciions assimilitrices, inté-
rieures, celles que Bichat nomme fonctions de ja vie organique,
300 MANUEL et fonctions relatives , extérieurees, celles que le même physielogiste appelle fonctions de la vie animale. |
Mais quelles que soient les dénominations que lon adopte ow que l'on préfère, Ja distinciion des deux vies n’en doit pas moins être conservée,
Indépendamment des fonctions propres à l’entretien de la vie de chaque individu , il en est d’autres qui doivent fui assurer la faculté de reproduire son semblable et de créer de nouveaux individus. Ces fonctions, qui ont besoin du concours des deux sexes, sont appelées génératrices. L'homme ét la femme coopèrent également au grand œuvre de la génération, et possèdent à cet effet des organes différens, qu’il est indispensable. d'examiner également dans l’un et dans l’autre.
L'ordre que nous adoptons demande donc que l’on commence par l'étude des organes digestifs, à ceux-ci doit succéder l’appareil urinaire : sa situation dans labdomen , ses nombreux rapports avec les organes de la digestion, ne permettent point d’en renvoyer étude ailleurs. Le produit de la digestion passant immédiatement des conduits chylifères et du canal thorachique dans {a veine sous-clavière du côté gauche, qui le transmet dans le cœur, celte marche conduit naturellement : à l'étude des organes situés dans la poiirine.
Lorsque les fonctions des divers organes que nous venons d’énumérer sont dans un parfait équilibre , et que les organes euxmêmes jouissent de toute leur intégrité ; la vie est assurée. Mais pour donner à ces parties la sensibilité, précieuse faculté sans laquelle tout, dans l’économie, ne serait que confusion , le cerveau et ses irradiations deviennent indispensables ; les sens, ces imnisires des fonctions intellectuelles, ne sont pas moins nécessaires. L'étude de ces diverses parties suivra donc immédiatement . celle des organes contenus dans l'abdomen et la poitrine, en faisant observer cependant que le goût et l’odorat sont liés de trop prés à l’histoire de la digestion et de la respiration , pour en être séparés.
Eubn, Îles organes de la génération términeront le tablean de Ja splanchnolocie : destinés seulement à a reproduction de L’es-
DE L'ANATOMISTE. 3o1 pèce, lear présence w’est pas rigoureusement nécessaire pour l’ene tretien de la vie individuelle. Développés très-tard dans Pun et l’autre sexe, nayant qu'une action de courte durée , leur absence ou leur présence n’influe pas d’une manière assez directe sur l’actiou des autres organes ou sur l’ensemble de la vie, pour que l’individu ne puisse pas en être privé quelquefois , sans qu’il en résulte pour lui des accidens très fächeux. Les eunuques fournissent des exemples nombreux de cette vérité , et je conserve dans ma col-
lection les organes de la génération d’une femme déjà avancée en âge, chez laquelle la matrice manquait absolument, le vagin se terminant par un large cul-de-sac, à deux travers de doigt de son
orifice externe.
T'elle est la méthode la plus naturelle et la plus simple d'étudier la splanchnologie,
me reste maintenant à donner les préceptes généraux de la préparation de cette partie de l’anatomie, me réservant d'indiquer la dissection particulière que demande chaque appareil d'organes ou partie d'appareil, à mesure que ces objets se présenteront à nos recherches. |
Préparation particulière de la Splanchnologie.
La dissection de la splanchnologie difière beaucoup de celle de la myologie. Cette dernière , eu elfet , peut être soumise à des préceptes généraux, dont il ne faut jamais s’écarter. Ce sont les mêmes principes, à-peu-près les mêmes instruinens, et pour ainsi é dire, toujours la même marche à suivre. Qui sait bien disséquer
un muscle, parvient sans peine à les disséquer tous également bien :
la maniere seule de les mettre à découvert diffère, ainsi que les coupes particulières qu'exige l’étude de quelques-uns d'entr’eux. La splanchnologie, au contraire , irrégulière dans la disposition des parties dont elle se compose , présente aulant de préparations différentes qu’il y a d'organes à étudier. On ne peut même donner que des préceptes généraux sur cet objet, chacun pouvant, à son gré, changer la manière de mettre à découvert tel ou tel organe,
pourvu qu'il parvienne , par la méthode qu’il a choisie, à pouvoir
en prendre une connaissance parfaite. On ne trouvera done pas ici une exposilion détaillée , d’ailleurs très-superflue, des différens modes de préparations des organes : je me bornerai seulement à; indiquer , avec le plus de clarté possible, les plus usitées, celles: enfin au moyen desquelles on peut plus facilement mettre un. organe à découvert, et n’y employer que le tems:strictement: nécessaire. L'étude de la splanchnologie est très-longue, sur-tout. quand on veut la bién posséder, et joindre à la connaissance des organes, celle de leurs fonctions. Je ferai seulement observer que la plupart deces organes étant situés dans des cavités plus où moins profondes, dans lesquelles on ne parvient quelquefois ‘qu'avec beaucoup de difficultés , le point essentiel est de bien exécuter l'ouverture de la cavité dans laquelle sant renfermées les parties que lon veut étudier; de ménager leurs rapports, soit avec les parties environnantes, soit avec elles-mêmes; de ne point diviser, rompre ou déchirer les gros vaisseaux qui les pénètrent, ou les membranes qui les recouvrent ; de prendre une idée juste et bien précise de leur situation, de leur figure, de leur couleur et de leur densité , avant de leur faire subir une altération quelconque, propre à en démontrer plus complètement l’organisation intime ; enfin , d’avoir à sa disposition, et sous sa main , les instrumens et les autres objets nécessaires à leur préparation. Ilest vrai que pou
tant de précautions, puisque la splanchnologie est de toutes les
leur étude ordinaire, Les élèves n’ont pas besoin de prendre
parties de l’anatomie, celle qu’ils étudient toajours avec le plus de succès. Cependant on ne peut se dissimuler que ce n’est que par des coupes ingénieuses, qu’on parvient à avoirune conuaissance parfaite, non de la figure des organes, mais de leurs nombreux rapports et de la situation différente qu’ils peuvent affecter dans telle ou telle position que peut prendre l'individu,
On ne peut point déterminer précisément quels soni les instrumenus nécessaires pour l’étude et la préparation de la splanchnologie : ils sont nombreux , et leur figure est très variée ; cet objet dépend d’ailleurs de celui qui prépare. Je me bornerai à dire qu’on ne peut se passer de toutes lessespèces de scalpels, de plusieurs érignes, de ciseaux, de scie, de maillet et du ciseau ; de chalu=
meaux, d'éponges, de ficelle, de soufflet , et de quelques autres ébjets moins imporlans , qui seront indiqués à mesure que leur nécessité donnera l’occasion d'en parler,
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