DES VOIES URINAIRES
Considérations générales.
L'appareil des voies urinaires se compose des reins , desuretères, de la vessie, du canal de l’urètre, et des capsules surrénales, quoiqu'il ne soit pas prouvé qu’elles appartiennent à l’appareil urinaire , leurs fonctions étant inconnues.
Des organes urinaires, les uns sont placés dans le ventre, les autres hors de cette cavité. Les reins, destinés à la sécrétion de l’urine , Sont situés profondément dans les régions lombaires et à l'abri de l'influence des corps extérieurs , par les parties dures qui les protègent; les uretères ne sont que des canaux de communi- €alon, qui se rendent des reins à la vessie par la voie la plus directe et la plus courte. L’urine , continuellement sécrétée, passe ainsi sans interruption des reins dans la vessie par ces cauaux. La vessie est renfermée dans la cavité du bassin , dans laquelle elle peut, sans gêne et sans effort , acquérir un volume considérable, proportlionné à la quantité d'urine qui y est contenue. Sans lintermédiaire de la vessie , les urines seraient transmises immédiatement des urelëres dans le canal de l’urètre, et obligeraient ainsi Pindividu à les rendre continuellement; horrible incommodiité. dont les incontinerices d'urine nous donnent une idée. Séjourpant , au contraire, dans la vessie, elles ne sont portées au-dehor: par le canal de l’urètre , qu’à des époques éloignées, et facilemem: expulsées par l’action tonique de la vessie. Tout dans cette fonc. tion inspire le plus grand intérêt : la forme , la composition et situation des organes , le fluide qu’ils sécrètent, le mode de sécré tion de ce fluide, son séjour dans une cavité propre à le contenir sans que sa présence, même prolongée, puisse donner lieu à aw eune altération, excepté dans les cas de maladie de la vessie; I: méeanisme de san expulsion ; enfin, les maladies nembreuses
funestes , compliquées qui peuvent survenir à quelques-uns des Organes urinaires.
A dministration anatomique.
Des reins et des capsules surrénales. Ën enlevant de l'abdomen tous les organes qui forment l'appareil digestif, il ne reste plus alors dans cette cavité que les reins, les uretères et la vessie » €t rien n’est plus facile alors que Îla préparation des premiers de ces objets : il suflit, en effet, de les débarrasser du issu cellulaire lâche et très-abondant qui les enveloppe de toutes parts. Le volume des reins, leur dureté ne permettent pas de les méconnaitre. Ils sont profondément cachés dans l’une et l’autre régions lombaires, et immédiatement recouverts par le côlon droit et gauche.
On doit, en les disséquant, conserver {leurs vaisseaux ; qui vont
se rendre à l'aorte, d’une part, et à la veine cave de Pautre ; et ce n'est qu'après avoir bien étudié la situatien et les rapports de ces organes, qu'on peut alors les enlever pour les examiner isolé lément , ce qui doune la facilité de prendre une idée plus parfaite de leur forme , de leur couleur et de leur densité. Pour voir leur Structure interne, il faut les fendre par leur partie postérieure et
convexe , et arriver ainsi jusqu’à la scissure. Il ne faut point se
servir de l'instrument pour diviser les reins dans toute leur étendue , mais en déchirer le tissu avec les doigts, en commençant par le bord convexe, après Pavoir seulement fendu à moitié avec le scalpel, dans toute sa longueur,
On doit ésalement étudier les capsules surrénales avant d’enlever les reins. Ces corps glanduleux , beaucoup moins volumineux que les reins, se trouvent placés à leur partie supérieure et interne. Leur couleur, d’un rouge pâle, leur forme triangulaire, aplatie, lobulaire, leur consistance molle, les feront aisément reconnaître, pourvu cependant qu’on ne les ait pas emportées avec le paquet intestinal, comme cela arrive très-souvent. Mais une chose qu'on ne doit point oublier avant d’enlever les reins, pour en étudier plus commodément l’organisation , c’est de bien isoler les
urelères, qu’on yoit, avec un peu d'attention, sortir de leur partie
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