‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 201 sur 281 · DE LŒIL ET DE SES ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

DE LŒIL ET DE SES ACCESSOIRES

Considérations générales.

L'exposition de l’organe dela vision ne se borne pas aux parties constituantes du globe de l’œil ; on y fait entrer également l'appareil des voies lacrymales, ainsi que les muscles de l'œil , les

pp y q paupières et les sourcils. Lords anatomique veut qu ’on pure d’abord les sourcils , ensuite les paupières, pour passer aux voies

PAP » P P lacrymales, aux muscles du globe de l'œil , à celui de la paupière y 5 PAP supérieure , pour terminer par le globe lui-même.

Administration anatomique.

Des sourcils. Placés au-dessus des orbites, les sourcils ne demandent aucune préparation. La seule circonstance remarquable qu’ils présentent , c'est la manière dont ils sont implantés dans la peau du front , et la direction qu’ils affectent en dehors; on ne doit point oublier qu’ils sont placés immédiatement au-dessus du muscle surciller , dont les fonctions sont entièrement relatives aux mouvemens que ce muscle leur imprime.

Des paupières. T faut considérer dans les paupières la peau qui les reconvre , les cartilages qui les forment, les cils qui ornent leurs bords libres, les muscles qui les font mouvoir; enfin, la membrane qui les revêt en dedans. | La peau est une continuation de celle des joues et 4 front: elle

est très-mince , et ke tissu cellulaire qui se trouve interposé, rare

et dense , ce qui exige qu’on les découvre avec lenteur’et précaulion. Une fois dépouillées de leur enveloppe extérieure , on voit le eartilage ou ligament large qui les forme en partie ; il descend du rebord orbitaire jusqu’aux environs d’un autre cartilage plus épais, qui règne le long du bord libre de chaque paupière , et qu’on appelle le cartilage tarse. Ce cartilage laisse facilement apercevoir, du côté du bord libre de la paupière, plusieurs sillons ( de 30 à 40 ) placés perpendiculairement les uns à côté des autres; on les a nommés glandes de Aeibomius. À leurs extrémilés se voient les cils, dont le nombre et la longueur présentent beaucoup de varié. tés. On doit examiner également la manière dont ils sont retenus sur le bord libre des paupières, ce que l’on obtient sans aucune préparation. La conjonctive est la membrane commune et extérieure de l'œil et des voies lacrymales. On peut facilement l’examiner à l’œil nu, sur la face interne des paupières; maiselle devient très - difficile à voir sur le globe, où elle est extrémement mince : il n’y a que la macération ou l’ébulition qui puisse la rendre visible. Le muscle releveur de la paupière supérieure sera exposé, plus bas.

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