‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 207 sur 281 · DE L'ORGANE DE LOUE · texte numérisé non relu

DE L'ORGANE DE LOUE

Considérations générales. ’

De tous les sens, celui de l’ouie est Le moins connu. Le mécanisme de l’audition a jusqu'ici échappé aux recherches des physiologistes; et tandis que l’odorat, le goût , la vision même, sont analysés, modifiés dans leurs perceptions par les agens physiques, « on ne sait pas même encore ce qui est nécessaire pour qu’il y ait, en général, ouie ou perception du son. » (Cuvier.)

L'oreille , qui est Porgane de l’ouïe, est distinguée en externe et en interne. On appelle oreille externe cette partie saillante située sur les côtés de la tête, qu'aucun objet ne cache, et qu’on aperçoit sans peine. L’oreille interne comprend , au contraire , les objets placés à l’intérieur , et que l’œil de l’anatomiste ne peut voir qu’à l’aide de préparations longues et minutieuses. |

L’oreille externe se compose du pavillon et du conduit auditif. L’interne présente une plus grande quantité d’objets. Elle

comprend la caisse du tympan et le labyrinthe , composé luimême du vestibule, du limaçon ; , et des trois canaux demi-

+ circulaires,

DE L’'ANATOMISTE, Administration anutomique.

DE L'ORFILLE EXTERNE.

Du pavillon. Cette partie ne demande aucune préparation, et

rien n’est si facile «ue son étude. Il n’en est pas de même de ses muscles intrinsèques : leur petitesse, leur pâleur extrême en rendent la disseetion très-embarrassante ; on ne les trouve même pas toujours. Il faut que le sujet sur lequel on cherche à les préparer soit fort et vigoureux, et que ses muscles soient en général bien prononcés : dans le cas contraire, on risque d'employer son tems en vain ; souvent on ne peut les découvrir , quelqu’attentives que soient les recherches. J’ai moi-même éprouvé quelquefois tant de

difficultés pour les rencontrer , et les parties que je prenais pour

ces muscles étaient si peu apparentes , que je conseille de ne point

s'occuper de l’étude de ces petits muscles de Poreille, quand

on rencontre autant d'obstacles pour les rendre apparëns. Gependant , si l'élève désire absolument faire des recherches à cet égard ;; il doit choisir un sujet fort et vigoureux, chez lequel l’auricule sera très-saillante et bien développée , et porter une attention particulière sur les parties proéminentes du pavillon , où se trouvent de petites productions rougeätres , qui sont les muscles en question : ce sont le grand et le petit muscles de l’hélix , le muscle dw tragus , celui de l’anti -tragus et le transversal. Ce dernier est placé à la partie interne du pavillon ; il offre les mêmes difficuliés.

Le cartilage du pavillon, aprés avoir été examiné exlérieurement, doit être mis à nu. Pour cela, on enlève la peau mince, dense et serrée qui le recouvre; il garde à-peu-près la même forme qu'il avait auparavant; mais il offre plusieurs éminences et cavités qui ont reçu des noms particuliers. Les premières. sont lhélix, Panthélix, le tragus et Panti-tragus; les secondes sont la grande rainure de lhélix, la fosse naviculaire et læ

conque, La portion molle qui termine Poreille en Las s'appelle

le lobule.

Du conduit cuditif externe: Il s'étend de l2 conque ax ià

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