DES PARTIES GÉNITALES DE L'HOMME
Administration Ras
Des testicules. Quand on w’a pas préparé les muscles du périné et de la génération lors de la dissection de lamyologie ; ce sont les parties dont il faut premièrement s’occuper dans l'étude des or ganes de la génération : on passe ensuite aux testicules. Ces corps glanduleux sont renfermés ddns uné espèce de poche commune, formée par la peau, qu’on appelle scrotum ou les bourses. Cette dernière HR HoA est une expression générale : la première : au contraire, ne s'étend que de la peau qui forme l'enveloppe extérieure ou commune des testicules ; elle ne demande point de préparation : on examinera seulement sa grande laxité, son extérieur rugeux et couvert de poils après l’âge de puberté, Immédiatement au-dessous se trouve ce que les anatomistes appellent le dartos: Pour le découvrir, tirez en sens contraire la peau des bourses, divisez-la dans ure grande étendue, vous verrez sa face interne {apissée par une expansion celluleuse rougeâire ,) qui peut
en être facilement enlevée; c’est le dartos. Mais si on veut y faire”
un peu d’atiention, on voit que chaque testicule est renfermé dans une poche particulière , indépendänte de l’enveloppe commune, laquelle se compose du dartos extérieuremeut, et de la tunique ‘vaginale intérieurement : le tout est suspendu à un cordon qui se perd dans le ventre, en traversant l’anneau inguinal. Sur le côlé externe de ce éofñoA s’épanouit un prolongement musculaire, qui semble $e détacher des muscles obliques, et qui n’a que trois où quatre travers de doigis d’étentue ; c’est le crémaster : on le reconnaîtra à son aspect rougeâtre. On fend ensuite la tunique vaginale du testicule, et on voit ce dernier flottant dans l’inté-
rieur. Observez la différence des deux portions de cette tunique ; elle enveloppe également le testicule et le cordon, mais sans oërir
de communication. On peut s’en assurer en glissant le manche du scalpel , soit de bas en haut, soit de haut en bas; on est également arrêté par une espèce de cul-de-sac, suite de la manière dont la tunique vaginale s’applique sur ces’parties. En effet, cette tunique se replie sur elle-même, ‘pour se porter en sens contraire, et sur le cordon, et sur le testicule, de manière à présenter deux petits sacs sans ouverture. C’est ainsi, d’ailleurs , que se comportent le péritoine , la plèvre, et, en général, toutes les membranes séreuses et synoviales.
Le testicule demande seulement qu’on le fende dans sa longueur, pour voir la couleur , la forme et la disposition de ses canaux sémifères. Pour les rendre plus apparens, on peut user de deux procédés; le premier consiste à pousser de l’eau dans les testicules , à travers une plaie faite à la tunique albuginée, ou en les mettant macérer pendant quelque tems dans le même liquide. On parvient au même but en injectant du mercure par le canal déférent , à une certaine distance du testicule, que l’on suspend
pour favoriser le passage du mercure à travers les canaux sémi-
fères. Examinez la partie de cet organe, qui, supérieurement,
répond à un corps allongé, rougeâtre, comme sur-ajouté au tes- | “ticule, qu'on appelle l’épidydime; vous verrez que, dans cet endroit , l’enveloppe spéciale du testicule est plus dure, et comme tendineuse; là se trouve ce qu’on appelle le corps d’hygmore, qui communique avec l’épidydime, lequel se continue avec le cordon des vaisseaux spermatiques ; suivez ce cordon jusque dans l’inté- | rieur du ventre. Arrivé derrière Panneau, il se divise ; l’artère, la D veine et le nerf dont il se compose, continuent de se porter audelà du bassin , pour se rendre chacun aux trones auxquels ils appartiennent. Une autre portion plonge dans le bassin, c’est le canal déférent ; il se porte derrière la vessie, et va se terminer à la partie antérieure d’un corps allongé, bosselé, assez volumineux, appelé vésicule séminale, Quand on a bien vu la marche du canal déférent, 1l faut se disposer, pour étudier les vésicules séminales et ce qui reste des organes de la génération, à exécuter la coupe qui a été indiquée pour la préparation dela vessie. ( 7’oyez p. 334.) En déiachant la pièce de l'intestin rectum , il faut prendre garde
pee
DE L’ANATOMISTE. AOF d’intéresser ces vésicules ; il vaudrait peut-être mieux enlever læ totalité de l'intestin rectum , dont vous vous débarrasserez facilez ment quand vous aurez détaché la pièce : alors, soufflez la vessie; sans celte précaution, vous auriez beaucoup de diflicaltés à dé couvrir les vésicules et la portion du eanal déférent, qui s’y rend. Dans cetie dissectio:, | :enez garde de percer la vessie; son tissu est mince, et cet inconvénient est désagréable, parce que: les urines qui s’y trouvent contenues s’échappent aussitôt, salissenk la pièce, et son :ffaisement nuit à la préparation des objets que Von veut étudier. 11 faut ensuite passer à la préparation da canal de l’urètre, des eanaux éjaculateurs, et terminer par la verge:
Malgré celte distribution, qui est très-méthodique, je conseille de commencer par lu verge, et de laisser pour derniers objets Purètre et Les canaux éjaculateurs. De cette manière, rien n’est inutilement coupé, et la préparation d'une partie ne nuit pas à celle de l’autre. D'ailleurs, pour préparer le caual de lPurètre, où est obligé de sacrifier les bourses, qu'il est ben de conserver pour l'étude de la verge.
Celle-ci ne demande aucune nration. Il suffit d'examiner la grande laxité de la peau qui la recouvre, la manière dont elle se réflechit sur le gland, pour former le prépuce et son frein. Le glaud lui-même, par sa conformation extérieure, par la peau douce , en apparence, qui l’enveloppe, mais réellement couverte d’une infinité de petits corps papillaires, mérite quelque attention. On doit encore mettre à découvert Je ligament suspenseur de la verge, qui, d’une part, s'insère sur sa partie supérieure el posiérieure, et de l’autre, va se perdre sur le corps des pubis. Mais pour la structure interne de la verge, ce n’est qu'après l'étude du canal de l’urètre qu’on doit ehercher à l’examiner.
Eufn, on passe au canal de l'urètre , que l’on fend dans toute sa longueur d’avant en arrière. Examinez à mesure la fosse naviculaire située sous le gland , les brides qui quelquefois se trouvent dans la continuité du canal, effet d’affections pathologiques : le canal lui-même présente une différence de structure, qui à permis de le diviser er trois portions : la première, dont l'étendue est cousidérable, porte le nom «e portion spongieuse ; la seconde
plus mince , se trouve sous la peau du périné : elle a peu de longueur, eta reçu le nom de pertion membraneuse; la troisième, qui se termine à la vessie, de trois travers de doigt d’étendue , n’a point recu de nom particulier. Cette dernière est embrassée par ‘la prostate, espèce de glande qui entoure le commencement du vanal de Purètre. Pour bien voir ces derniers objets , et les préparer a son aise, il faut fendre la symphyse du pubis dans toute son étendue, et s’en débarrasser même complètement : enfin, il ne faut pas oublier que les canaux éjaculateurs s'ouvrent sur les côtés de Purètre, à quelques lignes de sa naissance, et que, pour les voir, il faut fendre ce dernier dans sa partie supérieur, et Les chercher sur les parties latérales d’un corps allongé, placé longitudimalement dans le canal, appelé verumontanum ( crète urétrale. ) Tâchez d'introduire l'extrémité d’un très-mince stylet, ou même une soie de cochon , dans leur orifice; en suivant ain:i leur trajet, d’un pouce détendue, vous arrivez aux vésicules. C’est le seul moyen d'apprécier leurs directions, et la manière dont ils communiquent avec.les vésicules. On peut encore injecter du mercure , ou de la eire fondue , par le canal déférent ; l’injection se précipite dans les vésicules, et de là, en leë pressant, dans les canaux éjaculateurs ; ce qui confirme que le canal déférent, qui s'ouvre dans la vésicule, n’a point de communication directe avec les canaux éjaculateurs.
La verge est composée , à l’intérieur, de deux larges canaux, appelés corps caverneux , remplis d’uu tissu cellulaire dense et serré , et partagés par une cloison membraneuse. Il faut fendre ces canaux dans toute leur longueur , pour voir leur intérieur , abreuvé d’un sang noir et épais, mais dont on les débarrasse facilement, en les plongeant souvent dans l’eau; après cette opération souvent
répétée , ils restent blanchâtres.