‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 216 sur 281 · DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

On les divise en externes et en internes; mais cette distinction

qui en facilite létude, est très-arbitraire et purement con tionnelle, ù

Administration anatomique.

Parmi les organes de la génération de la femme, ce qu’on appelle

parties externes ne demande aucune préparation. Quelques légères |

précautions, la situation du sujeë, un peu d'attention, suffisent

Pour en prendre ane très. bonne idée. Le sujet placé comme pour

préparer les muscles du périné, écartez les glandes lèvres, en avoir examiné les rapports : dans l'intervalle qu'on nomme la

vulve où pudendum, vous voyez alors, de devant en arriere, le

clitoris, légèrement recouvert par la réunion des petites levres ; |

au-dessous et à un pouce de distance, une petite ouverture, c’est le-méat urinaire. Distinguez bien ces deux parties; étudiez leur siluation respective. Souvent en cherchant à sonder les femmes, on prend Pune pour l’autre ; plusieurs inconvéniens résultent de celle méprise, Au-dessous du méat urinäire , Se y extérieure du vagin , fermée en partie, chéz lés jeunes filles,

une pelite membrane en forme de croissant , appelée l’hymen.

Cette partie n’est point un être chimérique ; les personnes qui. fréquentent les amphitéâtres ou les hôpitaux d’énfans, ont souvent

lieu de se convaincre de sa présence. Plusieurs élèves ont’ vu É

l’hymen existait encore. Cette Connaissance doit meltre en garde

contre les efforts inconsidérés que l’on fait pour toucher femmes. ;

Au-dessous de Phymen se voit la commissure postérieure, Lorse qu'à la suite du coit, de lPaccouchement, où d'atiouchemens ins gonsidérés , l’hymen a été détruit , il est remplacé par des tuber..

cules qu’il ne faut pas prendre pour des produits de maladie vénérienne, 13 4 |

Les parties internes de la génération demandent un peu plus de

Ve QE

après.

oit l'ouverture

par

mon amphitéâtre , une famme très-avancée en âge, chez laquelle

ceriaines

soin, et voici la manière de les préparer: faites une coupe comme si vous vouliez étudier la vessie (soyez page 53{), laissez en place

celte dernière partie , ainsi que l'intestin rectum, qu’il faut lier à quatre travers de doigt de l’anus, et couper ensuite au-dessus de la ligature : emportez le tout avec précaution : lavez la pièce : vous pouvez alors examiner les rapports de la matrice avec la vessie et Vintestin rectum ; observez ses ligamens qui naissent de ses parties latérales. Ils sont distingués en ligamens larges, qui ne s'étendent pas au-delà du bassin , et en ligamens ronds, qui passent à travers l'anneau inguinal , et viennent se perdre sur les parties internes des cuisses. Il est difficile de conserver ces derniers dans leurentier 3 c’est pourquoi il ne serait pas mal de les étudier en place avant de scier les pubis. Des dépendances de la matrice, c'est d’ailleurs

la partie la moins importante.

Lorsque la pièce sur laquelle on veut étudier la matrice est complètement enlevée , il faut se débarrasser du tissu cellulaire et de quelques autres objets inutiles et même embarrassans, accumulés dans sa partie inférieure ; ensuite on divise la symphyse du pubis, et on parvient à la vessie, qu’il faut également fendre dans ioute sa longueur; on peut alors se convaincre combien cette partie et l’ulérus sont intimement unis, sur-tout dans les environs du col de la vessie et du vagin.

Portez enfin le scalpel ou des ciseaux dans le vagin , et fendezle‘ dans sa paroi antérieure et dans la même direction que la vessie : écartez les parties divisées, et vous parvenez bientôt au col de la matrice, auquel il ne faut toucher qu'après avoir étudié le vagin. On peut alors, si on le désire, se débarrasser des pubis, et ne garder même que la matrice et ses dépendances; maisil vaut mieux conserver le tout jusqu’ après l'étude définitive de Putérus, qu’il faut également fendre sur sa longueur, mais seulement dans sa paroi antérieure; cela s'exécute également avec le scalpel ou les ciseaux, portés longitudinalement dans la partie moyenne et de bas en haut. Alors, rien ne s’oppose plus à l’étude de cet organe ; ses ligamens larges, ce qui reste de ses ligamens ronds, sont étendus sur la table et disposés convenablement. Les derniers ne présentent rien de particulier, qu’on ne puisse apercevoir au

premier coup d'œil; les premiers, au contraire, exigent qu’on examine la longueur différente de la trompe de Falloppe et du ligament qui soutient l'ovaire, ainsi que la manière dont ils se réunissent à leur extrémité respective, La trompe elle mème est un véritable conduit, mais dont l’ouverture est si petite, sur-1out du côté de la matrice, qu’on peut à peine y introduire le plus petit stylet. Pour le faire avec plus de succès , tirez-là en sens contraire; coupez-la perpendiculairement , seulement à moitié et àpeu-près dans son milieu , on aperçoit alors son canal, danslequel on peut int:oduire un petit stylet, mieux encore une soie de cochon , et plus large dans le milieu qu'aux deux extrémités. L’ovaire ne demande point de préparations, car tout ce que l’on eroit apercevoir dans son intérieur, est le plus souvent illusoire.

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