‹ Manuel de l'anatomiste, ou traité méthodique et raisonné sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes partiesChapitre 226 sur 281 · DES SOUS-CLAVIÈRES · texte numérisé non relu

DES SOUS-CLAVIÈRES

Ces deux artéres naissent également de la crosse de l’aorte, mais

. 2 pour

les membres supérieurs, elles se dirigent de suite vers Ces parties,

à une distance assez considérable l’une de l’autre;

et changent de nom à mesure qu’elles s’éloignent de leur origine première. Ainsi, l’une et l’autre sous-clavières deviennent axillaires sous l’aisselle, brachiales ou humérales le long du bras, radiales et cubitales à l’avant-bras, et palmaires à la main. Parcourons

successivement chacune de ces divisions Administration anatomique.

Des sous-clavières. La préparation des carotides a fait une partie du travail nécessaire pour celle des sous-clavières. En effet, déjà une portion des clavicules est enlevée, ainsi que la plus grande partie du sternum ; le tissu cellulaire Pest aussi, les jugulaires sont isolées, etenfin, l’origine même des sous-clavières est mise à découvert ; il ne s’agit plus que de Les poursuivre, On observera , avant d'aller plus loin, que des deux sous-clavières, la droite naît d’un tronc commun avec la carotide du même côté, qu’elle

est aussi placée plus en avant que la sous-clavière gauche, qui est assez profondément située, et naît de la partie la plus éloignée de la crosse de l'aorte. Ces deux artères parcourent à peine un trajet de deux travers de doigt, qu’elles fournissent plusieurs branches, toutes remarquables par leur grande étendue, et les anastomoses fréquentes qu’elles forment dans leur marche. Une des premières est la niammaire interhe , qui se porte sous le sternum, et va s’anastomoser sous les parois du ventre avec une branche de l'iliaque. Je suis dans l'habitude de coinmencer l’angéiologie par l’expo- Sition de la mammaire et de l’épigastrique. On risque de ne plus retrouver Poccasion de les faire, quand on ne commence pas par étles. Pour les bien voir, il faut scier la totalité du sternum dans sa longueur, fendre les parois de l'abdomen jusqu’au pubis, et en écarter en dehors les parties divisées; en regardant en dedans, et saus le sccours d'aucune dissection , on voit la marche et Îcs anas-

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bras doivent être aussi disséqués en parte, le deltoide sur-toi

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tomoses des deux artères ; et une fois bien reconnus, on peut less suivre dans toutes leurs divisions.

Un peu plus en arrière de la mammaire, naissent les inter-cos-. à à x Ta spl taies su d ieures, qu'il faut laisser pour fe us y revenif*

après l’étüt le toutes les branches de la sous-clavicre A -peu-près

au même chdèoit parait la thyroïdienne inférieure, que sa direer tion vers la glande du même nom fera aisément reconnaître. Un peu plus profondément et en haut naît la vertébrale, grosse branche, qui s’introduit de suite dans le cau.l formé par les. vertèbres cervicales, et que l’on peut suivre jusqu'à son entrée dans le crâne, en Hour à mesure les apophyses transverses de ces vertèbres. Plus en dehors, a sous-clavière fournit la certicale: ascendante, la cervicale transverse. la profonde, et eunfin la scapulaire supérieure. Comme ces différentes artères se perdent dans des muscles ou s’enfoncent sous leur masse, il faut, avaut de de procéder à à leur étude, découvrir ces muscles et les di séquer en grande partie, comme on l’a indi iqué dans la m; rologie : c’est, sans contredit, le meilleur moyen de pouvoir suivre ensuite Tes. artères aussi loin que P exige leur i importance ; on doit même sac Coutumer de bonne heure à poursuivre uué artère très-foïn, sur-tout quand injection très-heureuse permet de le fairé avec suceës. |

De l’axillaire. En franchissant les scalènes, la sous-clavière. perd son nom pour prendre celui d’axillaire. Celle-ci demande qu’on procède à la dissection du grand pectoral, qu’il faut couper en travers pour la découvrir. Ce n’est pas assez, les muscles du

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quoique l’étendue de laxillaire soit peu considérable, mais elle

s'enfonce profondément dans le creux de l’aisselle; là, beaucoup

de tissu cellulaire l'entoure, les glaudes axillaires la cachent quelquefois; il faut se débarrasser de tous ces objets, et suivre le trajet de l’ artère pour la voir s’entreméler avec le plexus brachial,

qu Al faut Pre D'abord placée au-dessus de ce plexus, et couverie par la veine axillaire, bientôt elle passe à travers Îles.

raineaux. du plexns , el en est comme entourée. Suivez celte dis

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tribution ; ne vous pressez pas; ici les difficultés sont médiocres, il ne faut que de la patience et de l'attention. ï

Si on a bien dégagé l’axillaire de tous les objets qui Pentourent, et qu’on n'ait point coupé les branches qu’elle fournit, on voit qu’elle donne, pour le muscle pectoral et les parties environuantes, trois ou quatre branches , qu’on appelle thorachiques, dont la distribution est d’ailleurs peu importante ; mais en dehors et en arrière , elle en fournit deux remarquables, une qui se porte vers le deltoide, sous le nom d’acromiale , et l’autre sus l'omoplate, appelée scapulaire commune. 11 ne faut pas se presser de pour suivre ces deux artères, on y reviendra dans un instant, eur il vaut mieux, à cette époque , détacher le membre supérieur du tronc, pour étudier facilement les artères qui sy distribuent, et pour lesquelles il est indispensable de le tourner tantôt dans um sens, tantôt dans un autre. La clavicule et l’omoplate doivent rester unies à l’extrémité supérieure , el neu être séparées que beaucoup plus tard. Avant d’aller plus loin , on peut revenir sur les inter-costales supérieures , placées sous les deux premières côtes, et que rien n'empêche plus d'examiner avec tout le soin possible. Le bras, ainsi isolé, permet qu’on découvre beaucoup mieux deux autres artères , branches del’axillaire , qui , entourant le col de l’hamérus dans toute sa circonférence , ont été nommées circonflexes. L'une d’elles ( Pexterne } passe sous le deltoïde, qu’il faut couper en travers, pour en relever le lambeau supérieur qui la couvrait ; Pautre, plus volumineuse, s'engage sous le triceps pour venir s’anasiomoser avec la précédente; d’où il est facile de voir quelle est la marche que lon doit tenir pour suivre ces deux artères. A cette époque du trajet de l’axillaire, ellea perdu son nom, pour prendre celui de brachiale ou d’humérale.

De la brachiale. Va dissection des muscles du bras, du biceps en particulier, suflt pour l'étude de la brachiale. Les branches

qu’elle fournit dans sa marche jusqu’au pli du bras, se perdent

dans les muscles, et, à l’exception de deux plus considérables, elles n’ont poini recu de noms particuliers. Celles domi je veux parier sont les collatérales, dont l’une ( l’externe } naît très-haut, s'enfonce sou; le iriceps, et vient reparaître en dehoré et au bas

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444 | | MANUEL de lhumérus , pour se perdre dans l'articulation de Pavant-bras ; en s’anastomosant avec les récurrentes ; l’autre (interne) naît irès-bas de la brachiale, se jette de suite vers l’articulation et s’anastomose de même avec les récurrentes. La brachiale est constamment accompagnée du nerf médian , qu'il ne faut point Couper, mais conserver, au contraire, pour mieux voir les rapports de ces deux set

De la radiale et de la cubitale. Au- dessous du pli du bras, la brachiale se divise en deux branches, dont l’une ( la radiale } se porte au côté externe de lavant-bras, et l’autre (la cubitale } au côté interne. Pour faire ces artères, ainsi que les rameaux nombreux qui en partent au pli du bras, il faut, après avoir fendu les tégumens de l’avant-bras dans toute leur étendue, et les avoir renversé en sens opposés, s'occuper d’abord de la radiale, qui marche sous la peau, dans la direction du radius, ei la laisser près du poignet, pour revenir à la cubitale qui marche également dans la direction du eubitus; mais èette dernière est plus profondément située : pour la suivre, elle exige que l’on dissèque le biceps, le roud pronateur et les autres muscles de la partie anté-

rieure de lavant-bras. Ce n’est qu'après avoir marché long-tems

sous ces muscles et les avoir croisés dans leur directiou’, qu’on la

voit reparaitre très-bas, placée au côté externe du cubital antérieur , et se porter vers le poignet, où il faut lPabandonuer pour revenir aux branches articulaires que la radiale et la cubitale fournissent, et qu’on appelle récurrentes : ces artères soft au némbre de quatre, deux radiales et deux cubitales, que l’on distingue en supérieures ei en inférieures ; chacune d’elles entoure Particulation, et il est facile de les suivre quand on en reconneît bien le ironc. En allant avec lenteur, on parvient sans peine jusqu’à Ja ierminaison de ces arières, qui, quoique petites, demandent cependant beaucoup d’atiention, la chirurgie retirant les plus grands avantages de leur connaissance exacte. Indépendamment des récurrentes, la cubitale fournit une artere, appelée ijier- osseuse , laquelle se divise en deux branches , Pune

pour la partie antérieure du ligament mter-osseux , autre pour

la partie postérieure : il faut chercher lune et Pautre, en écaitant

DE L’ANATOMISTE. 445 les muscles qui auront été préliminairement disséqués ; on peut les suivre jusqu’au poignet, où elles se terminent en s’anastoinosant avec les palmaires; mais Pinter-osseuse postérieure fournit la récurrente radiale postérieure ; il ne faut pas lignorer , pour ne pas la chercher inutilement ailleurs.

Des Crosses palmaires. Elles sont distinguées en superficielle et en profonde : la première est la continuation de la cubitale, la seconde de la radiale. Leur dissection demande beaucou p d’attention, parce que leurs divisions sont multipliées, et disposées de manière à Sentreméler avec une sorte de résularité qu’il importe beaucoup de connaître. En suivant la cubitale dans la main , On la voit former ce qu’ou appelle Parcade palmaire superäcielle. 11 suffit d’enlever les tégumens de la paume de la main et l'aponévrose palmaire , pour la voir aussitôt: mais si l’on veut la poursuivre jusque dans ses disiributions aux doigts, 1l faut nécessairement débarrasser ces derniers de la peau qui les recouvre.

La crosse palmaire profonde, demañde un peu plus desoins et présente plus de difficultés ; c’est à la partie postérieure du pouce, dans l’intervalle de ce dernier doigt avec l'indicateur, que le troue. de la radiale s'enfonce sous Padducteur da pouce, Pour se porter profondément dans le creux de la main, et aflecter, dans cet eniiroit, la même disposition que la crosse palmaire superficielle, Où conçoit que sa dissection ne peui être exacte, si on n’enlève. pas la plupart des muscles de la paume dela main; et si dans cette préparation on veut aller vite, on risque de tout gâter, et de perdre beaucoup de tems inutilement,

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