JUSQU'A LA CRURALE
Les artères qui naissent de la bifureation de lPaorte, portent le non d’iliaques primitives jusqu’à leur division en iliaque externe et en bypogasirique. La première est la continuation de Piliaque primilive, et marche dans la même direction ; la seconde plonge &aus Le bassin, et donne un nombre considérable de branches ; les plus remarquables sont : liléo-lomhaire , la sacrée latérale, l’obturatrice , liliaque postérieure ou fessière , l'ischiatique , la honteuse interne , l'hémorroïdale moyenne, la vésicale, Putérine ei la vaginale. 4 | s
DE L’'ANATOMISTE. DER. 46t
Administration anatomique.
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De Piliaque primitive et de liliaque externe Lorsqu'on est parvenu à la bifurcation de l’aorte, il est facile d’en suivre les divisions principales , jusqu’au passage de l’iliaque externe sous Parcade crurale. La précaution qu’on a eu d’enlever le paquet intestinal, favorise singulièrement cette préparation. Un tüissa cellulaire, assez épais, les couvre en partie; il faut s’en débarrasser, ainsi que de tout ce qui pourrait empêcher que ces artères ne fussent bien mises à découvert. A l'endroit où le sacrum s’anit à l'os desiles, l'iliaque primitive donne une branche considérable, appelée hypogastrique, sur laquelle nous reviendrons dans un instant. En continuant de découvrir et d'isoler liliaque externe, on arrive à l’arcade crurale; dans cet endroit, et avant de passer sous l’arcade , l’iliaque externe donne deux branclies très-remarquabies , dont l’une , appelée épigastrique , marche sous la partie interne des parois abdominales; et lPautre, connue sous le nor d'iliaque antérieure , se porte en dehors. Ces deux artères demandent qu’on les prépare avant de s’occuper de l’hypogastrique et de ses branches. Une chose qu’on ne doit point négliger, c’est de bien mettre à découvert leur origine, et de les suivre ensuite dans
une partie de leur étendue. Dejà, on doit savoir que l’épigastrique
s’anastomosæavec la mammaire interne ; mais une circonstance
très-importante dans l'étude de cette artère, et qu’il ne faut point oublier, c’est de se bien pénétrer des rapports de position qu’elle peut avoir avee l’anneau inguinal etle cordon des vaisseaux spermatiques, pour en faire l'application pratique dans le cas d’opéralion de hernie.
De l’hypogastrique et de ses branches. Cette artère passe pour être tres-difficile à préparer ; cela est vrai jusqu’à nn certain point; on trouve les causes de cette difficulté dans la grande quantité de branches qu’elle fournit , dans la situation cachée de quelques-unes d'elles, dans Le défaut de soutien et de point d’appui des parties molles contenues dans le bassin, et dans le mélanse et la confusion
462 : MANUEL de leurs rameaux. Je vais tâcher de faire disparaitre, au moin en partie, ces inconvéniens.
L'essentiel est de bieu débarrasser l’origine de l bypogastriquets du üssu cellulaire qui la dérobe à la vue , et du sang qui s'échappe des veines divisées. Des eaux et auires matières liquides sont quelquefois épanchées dans le fond du bassin; il faut les enlever
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avec l'éponge, et enfin faire disparaître tout ce qui pourrait nuire
à son travail. Trois artères naissent de l’hypogastrique , au mo-
| ment même où elle plonge dans le bassin : l’une est l’iléolombaire,
#4 qui se porte en arrière et en dehors; la seconde est la sacrée laté-
| rale, qui se porte sur le sacrum ; la troisième est l’obturatrice, qui passe par l'ouverture du même nom. L’iléo-lonibaire se trouve dans l’enfoncement qui se voit entre le dernières vertèbres lombaires et la fosse iliaque interne. Cachée par beaucoup de tissu
celiulaire, 1l faut l’en débarrasser pour l’apercevoir, sur-{out à son origine. Le muscle psoas la couvre en grande partie dans
- ses distributions ; il faut le disséquer avec soin, et l’écarter sans le | détacher entièrement. La sacrée ou les sacrées latérales sont
cachées par le rectum. La préparation de la sacrée moyenne a mis
à découvert une grande partie de ces artères, et leur origine est à-peu-près à la même hauteur que la précédente. L’obturatrice-
naît de la partie antérieure de l’hypogastrique, et se porte dans
la direction du rebord du bassin, mais un peu plus bas, pour aller
gagner louverture obturatrice. Le nerf du même nom, qui
l'accompagne , doit être conservé, Au-dela du trou ohturateur,
elle se perd dans les muscles de la cuisse; et comme il faudrait sacrifier les honteuses externes pour en voir la distribution, tt
vaut mieux en remettre l’étude après celle de ces artères; il en est
de même pour la honteuse interne. Lorsqu’on a terminé la prépa-
ration de ces trois artères, 1l faut passer de suite aux petites bran-
ches fournies ‘par l’hypogastrique, et qui se portent à la vessie
chez l’homme et la femme, et de plus, s’occuper des utérines et
des vaginales chez cette dernière ; mais comme il est toujours assez
difficile de porter les instrumens dans le fond du hassin, et que les parties sont exirêmement lâches et sans soutien , il est convenable
de diviser le bassin, en séparant, d’une part, Le corps de Pun des
DE L’'ANATOMISTE. 463 pubis, à un pouce de la symphyse, afin de laisser intacts les Organes de la génération, pour l'étude de la honteuse interne ; et de l’autre, celle de la symphyse postérieure, du côté opposé aux artères que lon veut étudier : alors, si on suit la marche de l’hypogastrique, On voit qu’elle se divise en deux branches principales qui se portent également vers la partie postérieure et inférieure du bassin. La plus élevée de ces deux branches, est l'iliaque postérieure on fes-
sière: l’autre est l’ischiatique. De cette dernière naissent les petites
branches dont j'ai parlé. Mais avant de s'échapper du bassin , Pischiatique fournit une artère très-importante à connaitre, c’est la honteuse intèrne. 11 est essentiel de faire de suite les branches fournies par l'ischiatique, puisqu'il faut les couper et emporter les Organes vers lesquels elles se rendaient. L'intérieur du bassin ainsi
débarrassé, il est bien plus facile de suivre la marche dé celles.
qui restent. Observez bién lé lieu dé leur sortie du bassin. Le muscle pyramidal , qui sért de guide, sépare la fessière qui est en haut, de Pischiatique qui est en bas. lors du bassin, on ne peut les voir qu’en retournant le sujet, et en disséquant avec soin le-grand fessier , que lon renverse vers l'anus , après l’avoir détaché du grand trochanter. Au-dessous du muscle grand fessier,
se voii l’hischiatique; mais on ne peut apercevoir l’iliaque pos-
térieure que quand on a enlevé le moyen fessier de la même
maniére. Ceci fait, il faut suivre la distribution de ces artères, en coupant le moins possible les branches qu’elles fournissent,
De la honteuse interne. 1 faut garder celle-ci pour la dernière, et mettre d’ailleurs, dans sa Préparation, beaucoup de svin et de lenteur, Elle naît, comme Je Pai dit, de l’ischiatique , au moment où çette dernière sort du bassin, Comme Pischiatique, elle sort du bassin un peu au-dessus du grand ligament sacro-Ischiatique; mais elle y rentre bientôt par la petite échancrure sacro-ischialique, Pour se porter entre la tubérosité de l’ischion et l'anus; c’est dans cet endroit qu’il est important d’en bien reconnaître toutes les divisions, A cette époque, je conseille de procéder à la disséction bién soignée des muscles du périné et de la verge, et d'aller jusqu’à la rencontre de cette artère, entre lPischion à Panus > pour la suivre dans ses divisions, qui vont au périné, aux bourses, à la
COCOON ES,
verge, et aux environs des organes de la génération. Mais si on n’a pas l’attention de faire la coupe des os du bassin, comme je Vai indiqué plus haut, on détruit nécessairement quelques branches intéressantes de cet artère, et on ne peut s’en former qu’une idée inexacte,