DES ARTÈRES DES MEMBRES INFÉRIEURS
Ces arteres sont : la crurale, la poplité, la tibiale postérieure, la péronière , la tibiale antérieure , la pédieuse et les plantaires,
Administration anatomique. " Éé | De l’artère crurale. À son passage sous l’arcade crurale , l’iliaque externe change de nom pour prendre celui de crurale, qu’elle conserve jusqu’au creux du jarret, où elle prend celui de poplité. L’artère crurale, proprement dit , n’est pas très-difficile à préparer : en genéral, sa situation est très-superfcielle, au moins Fs dans sa partie supérieure , et cette circonstance en rend la dissection et l’étude des plus aisées. Faites , pour cela , une incision à la peau de la cuisse, qui, de sa partie supérieure et moyenne, soit dirigée obliquement à sa partie inférieure ét postérieure , jusque dans le creux du jarret; écartez Les lambeaux en sens contraire, et. vous trouvez l’artère crurale presqu’à nu, placée à la partie interne du muscle contiier , qu’elle abandonne aux irois quarts inférieurs de la cuisse, pour passer à travers le troisième addecteur, ét se montrer, au-delà, dans le creux du jarret, sous le La site , , 2 nom de poplité. Dans sa marche, elle fournit plusieurs branches, dont la plas considérable est la profonde, ou petite crurale, qui donne , elle-même , naissance aux deux circonflexes ; les autres | | 30"
468 MANUEL e brauches moins remarquables naissent de la partie la plus élevée de la crurale , et sont connues sous le nom de honteuses externes. Je ne saurais trop recommander la plus grande exactitude dans la préparation de toutes ces artères , lgur connaissance ayant des résultats très-importans pour le traitement dé quelques maladies des membres, et sur-tout pour certaines opérations , dans lesquelles la vie du malade est souvent compromise.
. Le meilleur et le plus sûr moyen de parvenir à une bonne préparation des artères de la cuisse, c'est de procéder d’abord à la dissection des muscles de cette partie, en respectant toutes les branches qui se rencontrent sous la marche du scalpel. Les premières se portent tranversalement en dedans eten dehors à la partie supérieure de Ja cuisse ; celles de la partie intèrne ont moins d’étendue , mais elles sont situées plus profondément que les externes, dont une , sur-tout , se porte le long de la cuisse , en passant sous les parties externes du fémoral , pour s’anastomoser avecles artères
de l'articulation du genou.
La petite crurale ou profonde naît de la partie postérieure de la grande crurale, un peu au-dessus du petit trochanter , entre les adducteurs et Le droit interne. Cette circonstance explique la nécessité de la préparation préliminaire de ces muscles pôur la bien voir. Cette préparation doit même être assez minutieuse pour pouvoir suivre trois ouquatre branches de cette artère, qui se perdent, sous le nom de perforantes , dans les adducteurs , le troisième par-
Ticulièrement. A sa partie supérieure, la profonde fournit les eir-
conflexes, qui se comportent à la cuisse , comme celles du même nom le font au bras; mais, nous le répétons, sion n’a pas la pré-
caution de débarrasser complètement les muscles de la cuisse de
la graisse abondante qui les enveloppe de toutes parts, si on n’isole pas ces muscles parfaitement , 1l ne faut point espérer de pouvoir préparer les divisions de l’artère crurale.s |
De l'artère poplité. Cachée profondément dans le creux du jarret, cette artère est enveloppée d’une très - grande quantité de graisse, et demande beaucoup de patience pour êtré mise à nu. Fendez la peau dans une grande étendue; enlevez le
tissu cellulaire et la graisse abondante ; disséquez les muscles,
DE L’ANATOMISTE. 469 et coupez-les à quatre travers de doigt au-dessus de Particulation ; renversez emibas, en les séparant avec précaution , les portions inférieures des muscles coupés; de cette manière , On arrive plus facilement à l'artère pophté, que l’on trouve, pour ainsi dire, collée au nerf et à la veine du même nom. Isolez ces divers objets, mais ne les coupez pas; écartez-les, au contraire, pour suivre avec plus d'avantage des petites branches quis’échappent des paities latérales de la poplité, appelées articulaires. Les articulaires inférieures même ne peuvent être bien vues qu'après. avoir disséqué et enlevé partie des jumeaux, dans lPintervalle desquels ces artères se trouvent.
Des artères de la jambe et du pied. La dissection des muscles jumeaux et des autres muscles de la partie postérieure de la jambe permet de suivre la continuation de la poplité, jusqu'a sa division en tibiale postérieure et en péronière; mais: avant sa division, et à l’endroit de l’anion du tibia et du péroné , la poplité donne, de sa partie antérieure, une artère qui perce les ligament inter-osseux, pour se porter à la parlie antérieure de la jambe , sous le nôm de tibiale antérieure; il faut en abandonner la préparation ultérieure, pour passer, à celles de la partie postérieure. Celles- -Ci exigent qu'on enlève la couche superficielle des muscles pour les bien voir , parce. qu’elles marchent, pour ainsi dire, sur les os tibia et péroné ;
les branches qu’elles fournissent, quoique nombreuses , n'ayant
peint reçu de noms particuliers, ne méritent point une préparation spéciale; une seule est digne d’attention, c’est celle que la tibiale donne pour le tibia même, et qui pénètre par le trou nourricier de cet os.
Lorsqu'on a suivi ces artères jusqu’à la partie inférieure de la jambe, 1l faut les abandonner là, et revenir à la tibiale antérieure, division de la poplité, et dont on voit l’origine à la partie postérieure de la jambe, plus profondément située que les deux précédentes. Elle s'enfonce de suite dans l’écartement
des deux os de la jambe, au-déssus du ligament inter-osseux,
qu’elle perce dans cet endroit, pour se montrer à la partie an-
térieure , entre le jambier antérieur et l’extenseur commun des
orteils. La préparation et l’étude de cette artère exigent, comme les. précédentes, qu’on procède ‘d’abord à 1 dissection des muscles. À mesure qu’elle se porte en bas, cetie artère devient de plus en plus superficielle, et se jette ainsi sur le dos du pied, en prevant le nom de ce : on revient ensuile aux plantaires, suite el divisions de Ja tibiale postérieure,
Pour diminuer d'autant les difficuliés de Ja préparation des plantaires, on peut désarticuler le pied,’ et ne conserver, pour les étudier, que cette dernière partie des membres inférieurs. On “"e conçoit que, pour en agir ainsi, on a dû achever l’étude des Manères de hé jambe. C’est sous la voûte du calcanéum qu'il . faut chercher le tronc commun des deux plantaires; mais là se
irouvent également les tendons de plusieurs muscles, des nerfs, une grande quantité de tissu cellulaire dense et serré, par conséquent beaucoup de difficultés. Isolez les artères le plus possible, et une fois mises à découvert, suivez-en la marche et les divisions, en coupant, Sans ménagement, tout ce qui s’op- pose à leur pré éparation, en respectant nes leurs ples peliis rameaux, parce. nee chacun d'eux mérite une attention - particulière. |
ne . DESCRIPTION.
a . DE LA CRURALE.
{ Fémorale. )
Situation. À la partie antérieure et interne de la cuisse. £tendue. De l’axcade crurale, à la partie inférieure et postérieure du fémur, à quatre travers de doigt de larticulation. Direction. Oblique de haut en bas, et de devant en arrière, en suivant le irajet du couturier. Æapports. Fn procédant de haut en bas , cette ay rière est Couvrrie , er devant » par la peau, le couturier, et par l’apouévrose du Fr fatia: en arrière, elle répond de même, de hauten bas, aux tendons réunis du psoas et de l'iliaque, au muscie prctiné et au premier adducteur; en dehors, elle correspend au
54 be PR DUO UE LR 2 AE ET
1 DE L’'ANATOMISTE. 471 nerf erural, au couturier et au vaste interne: en dedans, elle répond à la veine crurale, au pectiné et au premier adducteur. Divisions. 1° En honteuses externes, au nombre de deux, qui naissent de la partie interne de lPartère crurale, se portent, en dedans, l’une plus superficiellement, l’autre plus profondément. Les rameaux que ces deux branches fournissent se portent au pubis, au scrotum , et s’anastomosent avec les branches de la ‘honteuse interne; de plus, à naît quelquefois de la crurale uné très pelile arlère, sous le nom d'aritère des tégumens, qui se perd en dehors dans ces parties. 2. En profonde, elle mérite une deseription particulière.