LE TRAIT D’UNION ET LA DIVISION
On sait que le trait d’union ,est une petite ligne horizontale (-) qui réunit certains mots composés pour n’en former qu’un s(ml, comme dans c’eslà-dire, est- ce , ira-t-on, quntre-oingt-neuf.
Quand, ù la fin d’une ligne, il se présente un mol qui par son étendue ne peut y trouver place, on le coupe en deux parties, et la seconde de ces parties, rejetée à la ligne suivante, est reliée à la première par ce trait (-); on indique ainsi que le mot est inachevé, qu’il a une suite s’y rattachant et le complétant; c’est un trait d’union entre l’une et l’autre partie de ce mol. La division n’est pas autre chose *.
i. Nous avons ou déjà l’occasion de signaler certains mots qui, dans la langue typographique, ont été détournés de leur acception primitive. C’est très-improprement, à notre sens, qu’on a donné
l.E TUAIT D’UNION
Bien que le trait (riinion et la division soient représentés par le même signe et désignés par le même nom, ils consenent cependant leur caractère particulier.
Ce qui caractérise essentiellement la division, c’est qu’elle ne s’emploie jamais qu’à la fin des lignes qui se terminent par un mot inachevé, resté en suspens; elle est, nous le répétons, la liaison entre la première partie de ce mot et son complément reporté à la ligne suivante.
La coupure ou division des mots est soumise à des règles qu’on ne peut enfreindre.
Les mots ne se divisent pas indifféremment et comme le hasard de la composition les produit à la fin des lignes. Ils doivent être coupés par syllabes et selon leur étymologie. Quelques exemples suffiront pour faire comprendre cette règle.
Supposons qu'il faille diviser les deux mots suivants :
fraiichernenl — quelquefois
On ne saurait couper le premier ni à fra-, ni
le nom de division au signe qui, au conü'aire, signifie union, rapprochement , jonction. Cette remarque est sans importance; mais il ne faut pas oublier que notre petit livre s’adresse essentiellement à des enfants, et qu’en les aidant à penser juste, nous prévenons certaines questions que leur logique ne manquerait pas de nous adresser. Il est regrettable que la division ne soit pas formée d’un double trait =.