‹ Manuel de l'art des autopsies cadavériquesChapitre 50 sur 84 · APPARSIL DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

APPARSIL DE LA CIRCULATION

m d'uiie tumeur^ par épaississoraent des tuniques, par transformation

cirtilagineuse.

C. DiLATATiox. — Sacciforme; fusiforme, cylindroidc, cirsoidc (varice artérielle).

D. A5évRTSME. — UuiquC; lobé ; anévrysincs faux (mixte externe, mille interne ? interne et externe?); anévrysme variqueux sans kyste (pUébartérie, Broca; dilatation ampuUaire de la veine au niveau de la communication), avec kyste (kyste intermédiaire aux deux veines ; transfixion de la veine, — sac anévrysmal sur la veine ; — de l'artère, — sac anévrysmal sur l'artère).

E. Productions nouvelles. — Dépôts athéromateux , dégénérescence stéatomateuse, dépôts crétacés, ossification complète, embolies.

Veines (1).

On ouvre les veines comme les artères au moyen de ciseaux très-fins ou du broncbiotome, et en disséquant rapidement selon les procédés ordinaires.

Les veines peuvent être rétrécies ou oblitérées. C'est surtout dans les cas de phlébite, de gangrène spontanée, d'anévrysme variqueux, qu'il y aura intérêt à chercher les altérations des parois ou des cavités veineuses. 11 serait également bon d'ouvrir les veines sur un sujet atteint de varices, d'oedème, mort d'embolie pulmonaire, d'infection purulente (dialhèse purulente, abcès métastatiques, résorption purulcïnte, pyohémie ou puerpérale).

On ne saurait trop multiplier, dans ces deux intoxications in- Qamnnatoires, les recherches du pus dans les veines, pour fixer enfin la théorie pathogénique de ces fatales affections, objets cependant de tant de travaux depuis les publications de Monleggia (1843), Ribec (1817), Breschet (1820) sur la phlébile, et les recherches de M\l. Velpeau (4 826-1828), Dance et Maréchal (^28) sur les accidents jusque-là si mystérieux qui succèdent ans grandes opérations chirurgicales. 11 faudra, si la dissection fait découvrir des varices, songer qu'elles peuvent s'être rompues, enflammées, que leur suppuration a pu devenir la cause de l*empoisonnement général ; on devra examiner les lacis veineux de la racine de la cuisse, fendre la saphène dans toute son étendue, de haut en bas, ainsi que les sinus utérins ; isoler avec ^ pointe du couteau, puis ouvrir les veines utéro-ovariennes, le

(1) Nous parlerons plus spécialement, au sujet du foie, de la rate et au rein (chap. III et IV), des veines porte, spléniquc et rénale.

plexus vasculaire des ligaments larges, les veines ovariques, — où Ton a parfois nettement observé ( I ) des phlébolithes mous et décolorés, appendus aux parois par un pédicule mince, gros comme un grain de millet ou un pois, parfois en suppuration. — Quand le pus n*cst pas apparent dans le système veineux, on aura recours aux procédés chimiques, comme Ta fait récemment M. Chatin sur un malade mort dans le service de M. Laugier (voy. Troisième Partie).

L'examen nécroscopique portera encore sur les veines dans les' cas de phlegmalia alba dolens : on trouve presque toujours alors des caillots ou du pus, soit dans les veines iliaques, soit dans les hypogastriques ou dans un des troncs principaux du membre inférieurs (2) Dans les productiors hétéradéniques, les veines sont souvent cancéreuses (Broca).

Nous ne saurions terminer avec les veines sans dire un mot de Texistence de gaz dans le sang veineux, cause de mort subite ou presque subite. Ces gaz peuvent pénétrer par les veines du cou, pendant une opération chirurgicale (3) ; mais ils se montrent également en dehors de ces cas. Ils peuvent être dus à une absorption de l'air atmosphérique en nature à travers les radicules bronchiques, à la suile de ruptures des vésicules pulmonaires, comme Piédagnel Ta moniré pour les veines du poumon, dans

(i) Bull. Soc. anat.,iSb2.

(2) On connaît quelques cas où raffection intéressa les membres supérieurs. — Le caillot se trouve le plus souvent dans la veine crurale droite : il est dû, selon les uns, à la coagulation du sang par le froid ; pour la majorité, à une phlébite. M. Giordano, de Turin (loc. cit.), le considère comme venu du cœur, à contre-courant, faisant observer que l'affection débute, en général, dix à quinze jours après l'accouchement, quand la femme commence à se lever : mais nous ne croyons pas pouvoir accepter cette origine.

(3) Ce fait a été décrit pour la première fois par Magendie ; l'accident était arrivé à Beauchêne, et il a été rapporté par Piédagnel dans le Journal de physiologie expérimentale, 1829, t, IX, p. 80. Le second cas est de Dupuytren {Archives générales de médecine, p. 430); le troisième, de Delpech (Mémorial des hôpitaux du Midi, avril 1830). On trouvera dans V Introduction de Vair dans les veines, par Amussat, de nombreuses expériences faites sur les animaux. La mort aurait lieu par la distension des cavités du cœur et la présence d'un sang spumeux dans l'artère pulmonaire.

Cependant MM. Demarquay et Leconte, dans les belles recherches qu'ils viennent de faire sur l'action pathologique de l'oxygène {Acadé^ mie des sciences, janvier 1864), ont injecté impunément de ce gaz dans la juprulairc externe de quelques animaux.

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