‹ Manuel de l'art des autopsies cadavériques, surtout dans ses applications à l'anatomie pathologiqueChapitre 16 sur 85 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

ciaiement Talteiition, même eo dehors des expertises médicolégales (1), sur Texamcn extérieur ou habitus. C'est là une des parties trop négligées de Tinventaire nécroscopiqoe, et j'y reviendrai longuement dans le chapitre x de la deuxième partie, consacrée aux membres, aux os, à la peau, là où seront exposées les règles à suivre dans l'étude des tumeurs ou des membres enlevés. Il est bon de s'exercer à diagnostiquer la maladie par l'habitude du cadavre : bouffissure, œdème, décoloration, etc. On peut ainsi arriver à six diagnostics au moins sur dix, ce qui ne veut pas dire qu'il faille trop se fier à ces tours de main, alors surtout que nous insistons pour qu'on interroge tous les organes.-

Je note également, dans cet Avant-propos, l'utilité de connaître l'état normal pour com|)rendi e l'état morbide. « L'anatomie pathologique n'est plus indépendante de la normale : celle-ci conduit naturellement à celle-là (2). » Notre conseil est applicable également à la partie micrographique des autopsies cadavériques. Les éléments anatomiques ont chacun un lieu, une époque et un mode particulier d'apparition ; ils ont aussi des modes spéciaux de disparition, d'altération ou de destruction pathologique ou cadavérique. Enfin, entre ces deux termes, il faut connaître les phases successives de leur évolution, c II est tout à fait impossible, dit M. Robin (3), de déterminer la nature d'un élément considéré dans une tumeur, si l'on n'a pas étudié

méd,^ nov. 1864), Larcher {Acad. des se, 10 mars 1862), Le Bon {De la mort appar. et des inhum, prémat., 1866), Plouviez {Soc. de méd.prat,, 25juinet 1865).

(1) Pour ces expertises si importantes et où, comme le dit Duvergie, medici proprtè non sunt testes, sed est magis judicium testimonium, — je suppose les cas ordinaires, les nécropsies récentes, ne m'occupant pas de ceUes où le cadavre est devenu méconnaissable et où l'on ne peut guôre se prononcer avec certitude sur la cause de la mort. Je laisse d'ailleurs volontiers de côté toutes les questions dont il est aisé de retrouver la solution dans les traités de médecine légale. — A cet effet, rappelons que le docteur Richardson (de Londres) est parvenu à faire disparaître la tuméfaction, a rendre assez distincte la pbysionomie d'un sujet noyé depuis plusieurs semaines et putréfié, au moyen d'un bain de 10 kilogr. de sel marin additionné d'acide chlorhydrique (500 gram.), en s'aidant du reste d'un courant de cblore et d'injection dans les veines de chlorures (de zinc et de fer) dissous dans l'eau chlorée.

(2) Gh. Robin, Gaz, des hôpit., 23 août 1864.

(3) France médicale,^. 10.

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