‹ Manuel de l'educateur de vers a soieChapitre 15 sur 57 · I. Prix des tables en toile · texte numérisé non relu

I. Prix des tables en toile

Il faudra pour chaque table 5",50 de canevas ou de toile claire à 4 fr. le mètre, prix moyen ; ce sera 5 fr. 50 par table et 55 fr. pour les six tables.

Il faudra pour le tout 54 baguettes à 10 cent., 5 fr. 40, et environ 1,200 grammes de corde qui coûteronti fr. 80. Les goussets de ruban et les pitons seront insignifiants comme dépense.

Nous aurons donc pour une éducation de 51 grammes une dépense totale de 456 fr. 50, ainsi composée :

fr. c.

Échelettes. . . . . . . . . .. 96 e Canevas ettoile. . . . . ... 33 »

Baguettes. . ......... 5 40 Corde... . . . .. Da LCA TRE 1 80 Pitons, ruban, .....,.. » 30

136 50 Le mètre carré de table coûtera, tout compris, un

peu moins de 4 fr., et l’on aura ce qu'il ya incontesta= blement de mieux en ce genre.

$ 2. Planchers.

Nous avons reconnu qu'on pouvait établir dans une magnanerie douze tables superposées. La distance qui les sépare étant de 0°,50, il est clair que la troisième se trouve à 4°,50 du sol, ce qui rend déjà son service difficile pour des personnes de taille moyenne ; mais la quatrième étant à 2 mètres, ne peut plus être attente (Ag. 54).

On s’est lengtemps servi d’échelles ou de marchepieds pour arriver aux tables élevées ; mais 1l est facile de comprendre les nombreux inconvénients qui résultent de leur emploi, en laissant même de côté le danger qu'ilsoffrent. Dès qu'uneouvrière montée sur le marchepied a servi toute la partie d’une table qu'elle peut atteindre , il faut qu’elle descende pour le pousser plus loin. 11 faut qu’elle en fasse autant pour reprendre des feuilles ou tout autre objet dont elle a besoin ; il en résulte une perte de temps considérable. D'ailleurs, sur des échelles on est mal à son aise, dans une position fatigante, et on ne dispose le plus souvent que d'une main. Les opérations du délitement et du boisement deviennent extrêmement pénibles et lentes.

On a cru y remédier en ajoutant des roulettes aux échelles, parce qu’on a supposé que l’ouvrière pourrait changer de place sans descendre ; mais le danger de cette manœuvre y à fait renoncer presque aussitôt.

Je n’insiste pas davantage, parce que le problème se

trouve résolu de la manière la plus satisfaisante par les planchers dont je vais donner la description.

Dans les passages, à la hauteur de la quatrième table, c’est-à-dire à 2 mètres, on disposera des traverses en bois, fort de 0,06 d’un poteau à l’autre (FF, fig. 31). Sur ces traverses on posera un plancher en bois blanc brut (GG), de 25 à 50 millim. d'épaisseur et sur une largeur de 0”,60. Il se composera ordinairement de trois planches réunies grossièrement à joints plats. La largeur seule de 0”,60 devra être bien réglée, et les planchers seront proprement rabotés sur le côté qui sera en dehors. Un second plancher à 4 mètres permettra d'atteindre les tables supérieures.

Les avantages de ces planchers sont évidents. Plus d’'échelles ! tout le service se fait de plain-pied, et la eireulation des travailleurs, comme celle des surveillants, est aussi facile dans la partie la plus élevée de la magnanerie que dans la partie basse.

On avait proposé de faire les planchers à jour; c’est inutile; le passage ayant À mètre de poteau à poteau et le plancher 0®,60 seulement, on voit qu’il restera de chaque côté 0”,20 de vide pour la circulation de l’air, plus les 0®,06 d'épaisseur des poteaux qui s’ajouteront aux 0”,20. L'air trouvera donc pour circuler des passages plus que suffisants.

- Le bois avec lequel on fait les planchers se vend généralement 5 fr. les 4 mètres carrés brut. La façon étant très peu considérable, on peut estimer le mètre carré à À fr. 50 tout posé.

‘Il faut, pour les quatre passages qui séparent les trois

travées de tables et ceux des extrémités, 65 mètres carrés de plancher. Il y en a deux dans notre magnanerle ; c’est done en tout 150 mètres carrés de plancher à À fr. 50, la dépense est de 495 fr., auxquels il faut ajouter les traverses au nombre de 420 pour les deux planchers.

Les traverses peuvent coûter 50 cent. l’une dans l’autre. La dépense pour les planchers sera donc de 255 fr. pour une magnanetie de 500 grammes d'œufs.

11 faudra en outre 42 tabourets à 5 fr. ; 60 fr.

Les deux escaliers pourront coûter environ 50 fr.

La dépense totale des planchers, escaliers et tabourets voulants sera done de 565 fr.

$ 3. Tabourets.

J'ai fait remarquer que la troisième table se trouvait à4”,50 du sol ; il en est de même de la septième et de la douzième ; elles sont élevées de 4,50 au-dessus des planchers qui leur correspondent. Le service de ces tables serait imparfait si l'on ne donnait pas aux ouvrières un moyen de les atteindre avec facilité. On y a remédié sans peine. Sur le sol de l'atelier on aura quelques petits tabourets de 0,50 à 0,35 de hauteur avec des roulettes. Les femmes les pousseront devant elles avec le pied pour le service de la troisième table.

Sur les planchers on aura des tabourets du même genre (fig. 54 Het fig. 55), mais montés sur deux rou-

< sas se

Figure 33.

leaux ; des joues les retiendront carrément sur le plan

cher. Les femmes les pousseront devant elles ou chemineront avec eux sans descendre.

On pourra s’asseoir sur ces tabourets pour faire comnmodément le service de la table qui est à 0",50. Quant à celle qui est au niveau même du plancher, elle peut également faire son service avec une grande facilité en s’asseyant sur le plancher lui-même et en laissant pendre ses jambes dans le vide qui est entre le plancher et les tables.

Il est sans doute inutile de faire remarquer que l'usage des caleçons, dont l’éducateur fera à bien peu de frais présent à ses ouvrières, lèvera la seule objection spéeieuse que celles-ci puissent faire aux planchers.

Il nous reste à indiquer le moyen d’arriver aux deux planchers ; mais on l’a compris déjà en jetant les yeux sur la fig. 45. C’est par un escalier, dit échelle de meunier, deA mètre de large. Cet escalier sera établi dans le passage de 2 mètres que nous avons réservé à l’exirémité-de la magnanerie, du côté opposé à la chambre d'air.

pi ne a noilnojdla lus ahmosl ren

Page 1