TIONS
Lavaret.
Salmo Lavare-
Truite.
lus. Lin.
— Fario. —
Lavaret.
Truite.
' Le lac.
Truite saumonée,
— saumonée
— Trula. —
Truite des Al-
Cheran.
noire.
U mble - Che-
— Alpinus. —
pes.
Ombre - Cheva-
valier.
Carpeau.
— Thymallus. — — Cyprinoides.—
lier.
Carpot.
> Le lac.
Lotte.
Gadus Lola. —
Lotte.
Brochet.
Esox Lucius. —
Brochet.
Alose.
Clupea Alosa. —
Alousaz.
Carpe.
Cyprinus Carpio.
Carpe. \
Cyprin spéculaire.
— Specularis. —
Carpe rosiéie. 1
Lac et la Daissc.
Barbeau.
— Barbus. —
Barbot.
Tanche.
— Tinca. —
Tanche. \
Brême.
— Brama. —
Brémaz.
Goujon.
— Gobio. —
Goujon gras. 1
Lac.
iG.
Véron.
— Plwxinus. —
Veiron blanc. [
Meunier.
— Cephalus. —
Chevène. \
iS.
Sardine.
Clupea Sardinia.
Mirandèle. ,
Anguille.
Murœna Anguit-
Daissc, lac
Chabot.
la. —
Colas Gobio. —
Anguille.
Sassot. ■
et
Tillet.
Lamproie.
Pctromyzon Fluvialilis. —
Lac.
Corydale.
Corydale.
Dormille.
Dremillon. \
Barbotte.
Cobitis Barbatu-
Mares
Loche franche.
la. —
— Taenia. —
Barbotte.
et
Etangs.
Misguri.
— Fossilis. —
De
De tous ces poissons, le lavaret est le plus recherché; il est particulier au lac du Bourget, el on a vainement essayé de l’introduire ailleurs.
Après ce poisson , dans l’ordre de leur qualité , viennent l’Umble-chevalier , la Truite et le Brochet. On a vu dans le lac quelques raies et même des esturgeons ; mais ils sont devenus trèsrares depuis que les sels , qui se consomment dans le pays , n’arrivent plus par le Rhône.
Le naturaliste, qui s’occupe de Zoologie et de ijisloirc naturelle. Botanique, trouve, aux environs d’Aix, les richesses les plus propres à captiver son attention ( Voyez le catalogue d’insectes , de mollusques et de plantes rares , placé à la fin de cet ouvrage ) , tandis que les montagnes et les vallées voisines offrent le champ le plus vaste aux recherches et aux méditations du Géologue.
Toutes les montagnes environnantes sont de calcaire compacte. D’après les Géologues modernes , ce calcaire appartient à la grande formation des terrains crétacés , laquelle constitue la majeure partie des chaînes des contre- forts des Alpes , sur la rive gauche du Rhône , et recouvre les couches les plus récentes du système jurassique. Elles ont leurs couches de stratification inclinées généralement vers l’Est , sous un angle qui varie de deux à quarante-cinq
degrés ; leur direction paraît se rapporter dit
N. -N. -Est au S. -S.- Ouest.
Les coquilles qu’ on y rencontre le plus communément sont : des Ammonites , des Belemnites , des Echinites , des Térébratules , des Baculites , des Griphites , etc. ; sur la montagne de Beauregard , ces débris fossiles sont siliceux , à cassure cônchoïde , et se trouven t enveloppés d’une gangue-calcaire. Ils mont ofïert beaucoup d’analogie avec ceux que j’ai rencontrés dans les plaines de Salisbury , près du monument druidique appelé Ston-Hcnge.
Le coteau de Tresserve , qui s’élève au centre de la vallée , appartient aux étages supérieurs de la formation tertiaire ; il se compose de grès tendre ou mollasse , qu’on utilise pour des âtres de cheminées : ses grains, examinés à la loupe , semblent ctre de quartz hyalin , de granit , de mica , de diabase et d’amphibole.
La plupart des cailloux qu’on rencontre dans la plaine , sont granitiques ; les autres sont formés de quartz , gneiss , siénite , diabase , amphibole , feld-spath , alumine et mica. Ils sont tous arrondis , et leur grosseur variable dépasse rarement deux décimètres cubes. C’est dans ces cailloux , entassés sur une épaisseur considérable , à l’extrémité méridionale du bassin d’Aix, territoire de Sonnaz , que se trouve un banc de lignite, de deux mètres d’épaisseur,
formé de deux couches séparées par une assise argileuse , reposant sur une marne coquillère et présentant lui-même de nombreux débris de troncs d’arbres aplatis et de végétaux herbacés. Ce combustible , qui se retrouve à la Mothe-Servolex , etc. , est parfaitement analogue aux lignites de la Tour-du-Pin en Dauphiné et devient , depuis quelques années , pour la consommation de Chambéri , F objet d’une exploitation importante. La formation et la descente de ces cailloux roulés , remontent sans doute à la dernière époque des soulèvemens auxquels les Alpes occidentales doivent leur configuration actuelle, et que M. Elie de Beaumont a si bien établie dans son Mémoire sur les révolutions de la surface du globe.
La nature, toujours admirable dans scs œuvres , a su tirer parti de ses convulsions souterraines , de la dislocation des roches et du croisement des montagnes pour varier à Fin- Uni les sites , et pour embellir ses paysages. Les environs d’Aix présentent , en eflèt , de tous côtés , des promenades délicieuses. Je vais en indiquer les principales , avec leur distance de la ville.
Le Gigot ( 3 minutes ) , ainsi nommé à cause de sa forme triangulaire. Ses allées sont garnies de sièges et plantées de grands marronniers.
Promenades.
Le port de Puer ( 45 minutes); on s'y rend par une avenue de superbes peupliers d'Italie, longue de quinze cents mètres. Ce port est le point de départ des promenades sur le lac et de celles à Haute-Combe.
Hameau de St. -Simon ( 20 minutes ) , où sc trouve une source ferrugineuse , appelée fontaine d'Hygie ; elle est décorée d'une pierre votive. De-lâ , 011 va voir la tour de M. Eustaclic, qui n'en est éloignée que de quelques pas.
Jardin Chevallay ( 10 minutes), sur la colline d'Aix , d’où Ton découvre l'abbaye dTlaute-Combe , l'admirable campagne qui entoure la ville et le rideau de verdure que forme la colline de Tresser ve. *
Bois Martinel (20 minutes). On suit le prolongement de la route précédente , en montant du coté de Mouxy. On traverse le petit ruisseau du Cachet , et bientôt on aperçoit ,
au couchant , une grande partie du lac , la mon- /
tagne de l’Epine , le passage du Mont-du-Chat , le monastère d’Haule- Combe ; au Nord, le château de Cliâtillon ; et , au Midi , les montagnes de la Chartreuse.
* Indépendamment de ce jardin et de celui du Cercle déjà cité, il se trouve dans la ville, un grand nombre de jardins particuliers , dont l'entrée est constamment ouverte à tous les étrangers.
On peut visiter, en se rendant à ce bois, la terrasse de la Grange-Vidal , au Gacliet , où Ton jouit d’une des plus belles vues du bassin d’Aix , et plus loin , la carrière dite des Romains, située sur la même colline , près du territoire de Marlioz. C’est de cette carrière cpie paraissent avoir été extraits les blocs énormes , employés à la construction du temple de Diane et de l’arc de Campanus. De-là , on peut revenir en ville par le hameau du Biollay , la belle campagne du colonel De Chevillard et la fontaine sulfureuse qui porte son nom.
Colline de Tresserve ( 3o minutes ) . On arrive à cette colline par des avenues ombragées et des chemins tortueux, toujours secs et bien entretenus. On peut s’y diriger par la route de Cliambéri , ou par celle du Tille t.
Il convient de prendre la première , lorsqu’on se propose de visiter la charmante habitation du colonel Viviand, et de mieux jouir du contraste que présente , d’une part le vallon d’Aix , et de Tautre les eaux du lac, si remarquables par leur limpidité et leur teinte d’azur.
* Le lac du Bourget a quatre lieues de long , sur une lieue et quart de large , et plus de 80 mètres de profondeur, près d'Ilaute-Combe et du château de Bordeaux. Sa hauteur au-dessus de l’océan est de 6g3 pieds ; celle du lac d'Anueci , de 1062 ; celle du lac de Genève , de 1142.
Le spectateur , place au sommet de la colline, voit se dérouler, comme par enchantement, autour de lui , les tableaux les plus rians. L’opposition, toujours changeante, des ombres et des lumières, prête à leurs couleurs des nuances infinies. Voici l’ordre dans lequel se succèdent les scènes variées de ce panorama. Du Nord à l’Est, montagne et coteau de St. -Innocent , collines de Grézy , de La Biolle , d’Albens ; de l’Est au Midi , montagne de Trevignin , communes de Drumettaz , Clarafond , Méry ; le château du Donjon , celui de Montagny , la Dent-de-Ni volet ; du Midi à l'Ouest , les plateaux de Sonnaz , de St.-Ombre , de la Croix-Rouge , le château du Bourget , où naquit Amédée-le-Grand , celui de la Motte , le village du Bourget , où sont plusieurs restes d’antiquités romaines ; et , sur un plan plus reculé , les montagnes de la Grotte, delà Chartreuse , de l’Epine , de Granier , de Montagnole; enfin , de l'Ouest au Nord, la Dcnt-du- Cliat, le château de Bordeaux, la montagne et l'abbaye d’Haute-Combe , le rocher dit Molardde-Vion , le château de Châtillon et la montagne du Colombier.
Par la seconde route , on arrive à l’extrémité septentrionale de la colline , où se trouve une ancienne construction , nommée la Maison du diable , et près dc-lâ , une esplanade forl
élcvce , d’où Ton jouit (Tune vue magnifique.
On peut encore visiter au bas de la colline de Trcsscrve, sur le versant Ouest , le château de Bonport. Il est accessible par terre ét par eau. Lorsqu'on veut s’y rendre par le lac , il convient de s’embarquer au port de Cornin , petite baie, située au Nord-Ouest de la même colline.
Coteau de St. -Innocent (une lierre ) , situé sur les bords du lac , renommé par scs vignobles et l’excellente qualité de ses fruits. Après avoir suivi la grande avenue qui conduit au port de Puer , on prend sur la droite , un chemin raboteux qui aboutit à deux jolis villages , St.- Innocent et Grésine. On découvre, depuis le château de St. -Innocent et la campagne Blanchard , une foule de points de vue pittoresques, que quelques voyageurs comparent à ceux si vantés du canal de Constantinople.
Cascade de Grèzy ( Zp minutes ) , sur la route de Genève ; au confluent du Sierroz et de la Daisse , torrens impétueux qui se jettent avec fracas au milieu des précipices qu’ils ont creusés dans leur cours.
L’aspect menaçant des rochers , la vue des gouffres qui engloutirent madame de Broc , et Le monument funèbre qui lui fut érigé par la reine Hortcnse , jettent dans l’amc , une mé-
lancolic sombre et touchante qui prête un nouveau charme au tableau. '
Course au Mont-du-Chat ( 2 heures 1/2 ). Pour abréger la traversée qui est ordinairement d’une heure, on prend un bateau à Cor ni n , On embarque avec soi des ânes , dont le secours devient fort utile , pour gravir la montagne. Quand l’embarcation est favorisée par les vents , elle arrive , en moins de trois quarts d’heure , au pied de l’antique et pittoresque château de Bordeaux.
Après avoir suivi quelque temps , les circonvolutions de la nouvelle route , taillée dans les flancs du rocher , on parvient au sommet du col. C’est par cet endroit que le savant Deluc , s’appuyant sur la description de Polybe , a pensé que s’effectua le passage d’ A nnihal ( deux cent vingt ans avant Père chrétienne). On y a trouvé un grand nombre de médailles romaines ; un Anglais y découvrit aussi , il y a peu d’années , une inscription latine , ou ex
Voici l'inscription qu'on lit sur la pierre tumulairc :