ACTION SUR DES ÊTRES BIEN PORTANTS
viens de détailler, aucune de ces causes ne peut être admise sans briser la raison. Mais nous avons bien d’autres faits : cet ouvrage en sera rempli.
AcUon snr des Aires bien portants.
Si je prends un individu sain, bien éveillé, et que je le soumette à l’influence des mêmes procédés, quelles que soient sa force ou sa faiblesse physiques, voici, en laissant de côté les phénomènes si curieux d’attraction et de somnambulisme que nous retrouverons plus loin , les modifications physiologiques que subira son être.
D’abord le pouls augmente de force et de fréquence, ou diminue dans les mêmes rapports, malgré le repos du corps, car je suppose le patient assis. Les pulsations ne restant pas au même degré, la chaleur varier les yeux deviennent brillants, vitreux ; la sensibilité s’exalte ; souvent il survient une transpiration abondante, comme aussi une grande prostration de forces, et le corps obéit aux lois de la pesanteur. A ces phénomènes se joignent souvent ceux que nous avons observés sur des êtres endormis; quelquefois même ils acquièrent un développement extraordinaire, ainsi qu’on en trouve un exemple dans le rapport précité de M. Husson à V Académie.
L’incrédulité empêche-t-elle la manifestation de ces phénomènes? Je n’ai jamais de ma vie tenu compte de cette disposition morale de la part de ceux que je magnétisais. Je l’ai toujours regardée comme ridicule , car, à mon sens , nier le magnétisme équivaut à nier la lumière en plein midi.
Remarquons seulement que, dans ces cas, les elTets varient un peu en intensité et en temps, parce que l'individu est éveillé, que son imagination travaille, qu’il est dans des conditions où le corps ne peut obéir avec régularité à l’action d’un agent* contrarié par une volonté souvent puissante, parce qu’enfin il n’y a pas passivetéy et que le magnétisme doit subir la loi de la plupart des agents de la nature, dont l’homme a, jusqu’à un certain point, la possibilité de contra- ^ rier et souvent même de paralyser les effets.
Effets profonds et tardifs.
Est-il des êtres qui n’éprouvent absolument rien? Je ne le pense pas 5 car, ayant fait des expériences extrêmement nombreuses sur des gens de tous les pays et de tous les tempéraments, autant que j’ai pu le constater, quand le magnétisé assurait n’avoir rien senti, il se trou-