‹ Manuel de l'étudiant magnétiseurChapitre 32 sur 84 · HYDROPISIES · texte numérisé non relu

HYDROPISIES

à pénétrer cette cavité dans toutes ses parties, c’est à la chauffer par l’influence excitante, que l’on doit tendre.

Bientôt une toux d’un caractère particulier vous avertit qu’une portion du liquide épanché est entrée dans la circulation générale, et des battements de cœur inaccoutumés , dus à la même cause, vous conlirment que votre travail a un résultat. Ne vous étonnez point des garde-robes séreuses, elles peuvent venir en grand nombre; l’eau s’écoule par cette voie. Rarement la vessie se prête d'abord a vous servir; les urines restent quelque temps rares et rouges ; mais enfin vous voyez un changement. Lorsque la chaleur interne a diminué, car le froid n’est qu’à l’extérieur, l’ardeur trop grande, fébrile, des organes sécréteurs cesse , et les urines coulent souvent avec abondance.

J’aurais de beaux exemples à vous citer; ils sont dus à la persévérance des magnétiseurs, à leur dévouement, qui vaut mieux, dans certains cas, que la science. L’instinct indique qu’il faut magnétiser les reins, les hypoebondres, mais surtout la région du bas-ventre. A quoi bon le sommeil? il est inutile. Il faut seulement magnétiser comme je l’indique, et se bien pénétrer de

cette vérité, que le magnétisme active V absorption; c’est une de ses propriétés les plus bienfaisantes.

\j'anasarque et les diverses infiltrations de liquides séreux dan<! le tissu des organes , ou dans des kystes , sont soumises aux mêmes règles de traitement.

§ IV. Menstruation.

Malgré mon désir de rendre court ce petit traité, que je destine moins aux magnétiseurs qu’à ceux qui veulent le devenir, je ne puis passer sous silence encore quelques affections souvent très rebelles à la médecine , et où le magnétisme réussit parfaitement.

Qu’on ouvre, en effet, les écrits sur le magnétisme, ou qu’on écoute les récits journaliers des magnétiseurs, on est accablé de preuves que les suppressions des règles cèdent presque toute.s à l’emploi du magnétisme. Maintes fois j’ai ainsi rétabli la menstruation après que tous les remèdes avaient échoué. Dans d’autres circonstances où les menstrues étaient, ou précédées, ou suivies de douleurs intolérables, j’ai fait cesser ces douleurs et rétabli l’état naturel par celte seule pratique.

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