PHÉNOMÈNES MAGNÉTIQUES
, Je viens de vous donner une explication que
nul magnétiseur n’a donnée, et ce, parce que ces messieurs n’ont jamais tenu compte de la différence des effets, qu’ils ont toujours prise pour une disposition particulière au sujet soumis à leur magnétisation , tandis qu’elle résulte évidemment du centre nerveux auquel on s’adresse, 4 et des organes sur lesquels on agit ou qui reçoivent l’influence magnétique.
La marche , comme vous voyez ici , devient déjà plus facile, plus expérimentale; on voit, on sait ce qu’on fait.
Ainsi , lorsque je voudrai produire le sommeil magnétique ou le somnambulisme, je me garderai bien d’insister sur les plexus épigastriques, et je dirigerai toute mon action vers la tête, en descendant seulement jusqu’au haut du thorjix.
Si je veux obtenir des réactions vers les intestins, Vestomac, le /bie, je ne magnétiserai point la tôte.
Si je veux produire des crises , des mouvements convulsifs dans les viscères abdominaux et thoraciques , les plexus du creux de l’estomac m’en offrent le moyen.
r Effets pbysiqaes.
Sous celte dénomination, on doit entendre toutes les modiGcations physiologiques causées par l’agent magnétique sur le corps ; purement physiques ou corporels , ils devraient seuls être montrés en public. Pour le physiologiste ce sont les plus concluants , parce qu’ils se passent dans des organes ou des systèmes qui ne sont point dans la dépendance de la volonté 5 et pour le vulgaire, le plus puissant moyen de conviction , parce qu’ils parlent è ses sens et qu’il est facile de s’assurer s’ils ne sont pas simulés.
J’en ai décrit quelques uns dans les préliminaires de ce petit livre. Je vais , sauf meilleure classification , diviser en cinq groupes ceux qui nous restent à étudier.
§ I. Spasmes.
Lorsqu’on magnétise avec beaucoup d’attention et d’une manière intelligente, on observe entre autres choses ce qui suit.
La main, dirigée dans la région du diaphragme et maintenue avec quelque persistance dans cette direction, amène de singuliers effets^ le rire