ACTION SCR DES MAGNÉTISÉS
» M. du Potet une note réd’igée en silence à l’in- » stant même, et dans laquelle elle avait indiqué » par écrit les parties qu’elle désirait qui entras- » sent en convulsion. Muni de cette instruction , » il dirigea d’abord la main vers le poignet droit, » qui entra en convulsion j il se plaça ensuite » derrière le magnétisé , et dirigea son doigt en » premier lieu sur la cuisse gauche , puis vers le «coude gauche, et enfin vers la tête. Ces trois » parties furent presque aussitôt prises de mou- » vements convulsifs.
»M. du Potet dirigea sa jambe vers celle du «magnétisé; celui-ci s’agita de manière qu’il fut » sur le point de tomber. M. du Potet dirigea en- » suite son pied vers le coude droit de M. Petit, » et ce coude s’agita ; puis il porta son pied vers » le coude et la main gauches, et des mouvements » convulsifs très forts se développèrent dans tous » les membres supérieurs.
«Un des commissaires, M. Marc, dans l’in- «tention de prévenir davantage encore toute «espèce de supercherie, lui mit un bandeau sur » les yeux, et les expériences furent répétées avec «une légère différence dans les résultats!... « MM. Thillaye et Marc dirigèrent les doigts sur » diverses parties du corps, et provoquèrent quel-
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» ques mouvements convulsifs. Ainsi M. Petit a » toujours eu , par l’approche des doigts , des » mouvements convulsifs, soit qu’il ait ou qu’il » n’ait pas eu de bandeau sur les yeux. »
Ces démonstrations de l’existence de la force magnétique, reprises dans une autre séance pour obéir aux désirs des commissaires, eurent lieu dans le local même de l’Académie, rue de Poitiers. M. le rapporteur, en laissant de côté tout ce qui a trait à la vision , s’exprime ainsi à leur sujet :
« Pendant que M. Petit faisait une deuxième » partie de piquet (en somnambulisme), M. du » Potet, sur l’invitation de M. Ribes, dirigea par » derrière la main sur son coude -, la contraction x> précédemment observée eut lieu de nouveau. » Puis, sur la proposition de M. Bourdois, il le » magnétisa par derrière, et toujours à un pied de distance, dans l’intention de l’éveiller. L’ar- » deur que le somnambule portait au jeu com- » battait cette action , et faisait que, sans le ré- » veiller, elle le gênait et le contrariait. Il porta » plusieurs fois la main derrière la tète comme » s’il y souffrait. Il tomba enGn dans un assou- » pissement qui paraissait être un sommeil natu- » rel assez léger, et quelqu’un lui ayant parlé