‹ Manuel de l'explorateur, procédés de levers rapides et de détail, détermination astronomique des positions géographiquesChapitre 76 sur 132 · Détermination de la latitude. = Nous · texte numérisé non relu

Détermination de la latitude. = Nous

signalé (n° 113) qu'une connaissance approchée de la

avons

longitude suffit pour déterminer la latitude par des observations de distances zénithales simples de Soleil La méthode des circumméridiennes exige l’état

moyen du lieu et l’on a vu (n°

ou d'étoiles.

la connaissance de de la montre sur le temps 117) que l’on peut obtenir cet élat en connaissant seulemént d’une façon approchée la latitude et la longitude du lieu. Ces méthodes seront

donc directement applicables dans le cas présent.

133. Détermination de la longitude. — Les méthodes que nous allons donner sont basées sur les observations de la Lune. Nous n’avons pas, dans ce qui pré-

cède, envisagé le cas de ces observations et cela parce

qué la position de cet astre sur la sphère céleste variant très rapidement, elles exigent une très grande précision pour donner des résultats acceptables. Mais la rapidité de ce mouvement va précisément nous seri ir dans le cas spécial qui nous occupe. L’ascension droite et la déclinaison de la Lune sont données dans la Connaissance des Temps pour les heures temps moyen de Paris. Supposons que nous déterminions la valeur de l’un de ces éléments à une heure connue du temps moyen du lieu. Cherchons l'heure de Paris à laquelle cet élément a la valeur que nous venons de déterminer. Nous aurons ainsi au même instant l'heure de Paris et celle du lieu; nous en déduirons la longitude qui est la différence de ces deux heures,

Les observations à effectuer sont toujours extrèmement simples mais devront être faites avec [a plus grande précision. C’est cette condition qui fait l’infériorité de ces méthodes sur celles que nous avons données plus haut et qui sont basées sur l’usage des montres. Il ne faut donc jamais s’attendre à trouver dans leur application des résultats d’une précision comparable à celles que donnent ces montres si l’on peut s’en servir. Il suffit de remarquer, pour s’en faire une idée, qu'une erreur de o°,1 sur la valeur de l’ascension droite de la Lune conduit à une erreur de près d’une minute d’arc sur la longitude, soit à peu près deux kilomètres et qu’il est difficile de s'affranchir, dans les observations, d’une série d'erreurs instrumentales et personnelles qui ne sont pas négligeables.

Si les observations sont simples, les calculs au contraire sont longs et assez compliqués. Mais ces calculs

ne se feront généralement pas sur le lieu du travail; on

pourra les exécuter au retour en s’entourant à loisir de tous les renseignements contenus dans les Ouvrages spé- Claux et, en particulier, dans le Cours d’Astronomie pratique de M. Caspari. L'essentiel est seulement de faire de bonnes observations et de réunir tous les éléments nécessaires au calcul. Nous nous bornerons à donner le principe de chaque méthode et le détail des observalions à effectuer. Nous indiquerons ensuite brièvement

la marche du calcul.

154. Méthode des azimuts de Lune. — Principe de la méthode. — Observons l'heure du lieu (dont nous

supposons la latitude connue) du passage d’un bord de la Lune dans un azimut connu. Avec cette heure et une

longitude approchée nous pourrons calculer l'angle ho-

rare du centre de la Lune à l'instant de l'observation.

d’où nous déduirons son azimut et, par suite, celui du

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