V. — La Littérature allégorique
Des avantages que l'oa trouve à étudier d'un m£me point de vue toutes les œuvres de la littérature du moyen âge marquées du même caractère allégorique, — et qui sont : A. Le Boman de Eenart; — B. Les Bestiaires, les Dits et Débats ou Disputes; — et C. Le Roman de la Rose. — On en saisit mieux le rapport avec les genres qui les ont précédées, et entre elles. — En observant qu'elles sont toutes, ou i peu près, du même temps, on s'aperçoit que r ■ allégorie s caractérise toute une s époque a de la littérature du moyen âge; — et on est conduit  chercher lea raisons de ce goût pour l'allégorie, — Il s'en trouve de sociales, comme le danger qu'on pouvait courir  > aaliriser » ouvertement un plus puissant qnesoi; — mais il y en a surtout de littéraires, qui se tirent — du peu d'étendue de l'observation d directe e de la réalité au Moyen-
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ÎO UANDBL DB L'RISTOInB DE LA LITrénATDRE FRANÇAISE
sembler. Mais le signal n'en est pas moins donné, et cette poésie « courtoise », où le sentiment personnel s'efibrce de se faire jour, est déjà le symptôme d'une émancipation prochaine de l'individu.
Est-ce pour s'y opposer que, de son côté, le clergé encourage la littérature des Miracles et des Mystères? On peut dire du moins que les représentations qu'il en autorise, ou qu'il en favorise, nous apparaissent comme autant de distractions par le moyen desquelles il tâche à retenir un pouvoir qu'il sent qui lui échappe. Littérature d'édification, ou d'enseignement même, si les Miracles et les Mystères sont nés à l'ombre du sanctuaire, c'est qu'ils n'ont d'abord été qu'un prolongement du culte, k vrai dire; et, de cette origine, il en subsistera quelque chose jusque dans les représentations des Confrères de la Passion. C'est ce que ne sauront pas ceux
Age; — du pea d'aptitude de la langue à eiprimer les idées géoérales sans l'intermëdiaire d'une personaificBtion matérielle; — et de la tendance des n beaux esprits a de tout temps à parler un langage qui ne aoit paa entendu de tout le monde.
A. — Le Roman de Renart.
1° Les Sources. — Édelestand du Méril, Poésies Latines du Moyen âge, précédées d'une Histoire de la fable Esopique, Paris, 1854;— Léopold Hervieux, Les Fabulistes Latins depuis le siècle d'Auguste jusqu'à la fin du Moyen-âge. Paris, ]88'i [Cf. Saint-Marc Girardin : Les Fabulistes français~\ ; — Léopold Sudre. Les Sources du Roman de Benart, Paris, 1892 ; ~ T. Rothe, Les Romans de Renart examinés et comparés. Paris, 1845; ~~ W. J. Jonckbioet, Étude sur le Roman de Renart, Groningue, 1863; — Ernest Martin, te Roman de Renart, Strasbourg, 1881-1887; — Jacobs, Historj oflhe Msopic fable, Londres, 1889; — G. Paria, le Roman de Renart, dans le Journal des Savants, 1893.
2° Le oËvELOFPEHEnT DU RoMAN DE Renart. — PopuUrité dcs Isopets OU recueils de Fables plus ou moins o ésopiquea B, — prouvée par le nombre qni nous en est parveou. — Comment leur
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I^ LlTTÉRATnitB DD UOTEN-ACB 11
t^u'on verra plus tard s'en moquer, ni peut-être ceux qui, Âe nos jours, essaieront d'en faire sortir les commencements du théâtre moderne. Mais c'est aussi pourquoi, si la pompe quasi-liturgiquede«JfjrsIire<a d'abord continué dans la rue les cérémoaies que l'on célébrait dans l'intérieur de l'église ; s'ils ont été, comme les processions, une manière d'intéresser les sens du populaire, son avidité naturelle de divertissements et de spectacle, à la durée de la religion; et, enfin, s'ils ne sont morts, comme on le montrerait, que de l'anathème que l'Eglise a jeté sur eux, on peut dire et il faut dire que, comme la poésie courtoise exprimait l'idéal d'art de la noblesse et les FabHatix celui du vilain, pareillement les Mystères ont commencé par exprimer l'idéal d'art du clergé.
A cette différenciation des genres et des classes, nous voyons enfin se lier une différenciation des nationalités;
diffusion a dO être une provocation à obflerTer de plus près le caraclère des animaux familiers ; — et comment ainsi s'est formée 1' a Épopée animale * . — Commentaire d'an mot de saint Augustin : Vitiam kominis natitra peeoris; — on s'est aperçu que noua avons sans doute perfectionné nos vices, mais qu'ils sont eo doub, et entre eux, comme des <s animaux i qui se combaltent [Cf. uns belle page de Bossu et dans ses Élévations tur les mystères, Vi" semaine, VIII» élévation] ; — et. à ce propos, de l'emploi des apologues ou des o exemples a animaux dans les Bermonnalres du Moyeu-âge.
C'est la seconde phase de l'évolution du Roman de Renart. — On s'aperçoit des facilités infinies que ce nouveau cadre offre à la satire [Cf. Taine, La Fontaine et ses Fahles^ ; — on ne plaisaute plus la lourdeur ou la poltronnerie de son voisin ; — mais celles de Brun, l'ours, ou de Couard, le lièvre; — et par là s'eiplique pcnt-étre la disparition quasi-soudoioe des fabliaux : — si. de directe et de bruUle. en devenant o allégorique > la satire est devenue pins générale et moins dangereuse. — Par là s'explique également le nombre et la diversité des branches du Roman de Renart ; — ■ur toute l'étendue du territoire l'épopée animale sert de cadre
32 MANUEL DE l'hISTOIBE DE LA LITrénATUBE PRANÇAIBB
et quand il est bien établi que ni la Papauté ai l'Empire ne peuvent maintenir l'unité de l'Europe contre la diversité des intérêts qui la divisent, ce sont, après les genre» ou les classes, les nations à leur tour qui preuneot conscience d'elles-mêmes.
On ne l'aperçoit nulle part mieux que dans l'bistoire des littératures. Le fond de nos Chansons de geste continue bien de subsister en France, — et cehii de nos Romans de la Table-Ronde continue même de s'y développer,
— mais on dirait que l'esprit en a émigré d'une part en Allemagne, et de l'autre en Espagne. Par opposition au génie espagnol, qui va, lui, mêler ensemble ce que les Chansons de geste ou les Romans de la Table-Ronde ont de plus extravagant et ce que la « folie de la Croix » a de plus héroïijue, l'esprit français se manifeste comme un esprit de « gausserie », d'ironie,
bana], et ponr ainsi dire de « passe-partout s i la aalîre ; — on s'attache d'ailleurs à imiter plus exactement les mœurs des animaux ; — etde tout cela résulte quelquechosed'aaalogueà < l'ample comédie a de La Fontaine ; — mais d'un La FoDtaine <]ui ne serait pas artiste ;
— ni peut-être poète.
Enfin, dans une dernière période, — au seuil du xiv" siècle — les nouvelles « branches a deviennent purement Batiriqnes ; — et allégoriques ; — * la grossièreté des pirea Fabliaux s'introduit dans les récits v ; — ou bien a ils servent de léhicule i une satire âpre et excessive » [Cf. Gaston Paris, La Littérature française au Mojenâge\. — La matière déborde le cadre; — l'intérêt général cède le pas à l'intérêt A'actualité pure ; — et comme cette dernière pliaae coïncide arec celle de la perversion de la langue, — te Moyen-âge, une fois de plus, manque l'occasion de fixer une ingénieuse idée 80US la forme d'un chef-d'œuvre.
3' L'Œuvre. — Voyez, pour le Romaa de Renart proprement dit, l'édition Ernest Martin, indiquée ci-dessus. Il faut ajouter, de l'édition Méon, 1826, Paria : Le Couronnement Renart — Renard le Nouvel; — et Renard le Contrefait, édition Wolf, 1861, Vienne. — Une pièce comme celle que Rutebeuf a intitulée Renart
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LA LlTTËBATURB DU MOYBN-AGE 33
et déjà de révolte. Très difTérent de l'esprit anglais, tel qu'on en saisit la tendaiice dans les Contes de Chaucer, il ne l'est pas moins de l'esprit allemand. Mais ne l'est-il pas presque autant de l'esprit italien, tel que celui-ci commence alors de se déterminer dans la Divine Comédie, par exemple, ou dans les Sonnets de Pétrarque ? C'est ainsi que, dans cette Europe nagutsre encore étroitement unie, les nationalités se forment, par agglomération du semblable au semblable, par une espèce de groupement autour de quelques idées ou de quelques sentiments que l'hérédité transformera plus tard en caractères de race.
On ne ae demande pas sans quelque inquiétude ce qu'il fût advenu de l'esprit français s'il eût persévéré dans cette direction, ou plutôt, — car il y devait persévérer, et nous le verrons bien, — si cette influence de l'es-
le BeHoarné peut servir à prouver la popularité do Roman, mais n'en fait d'ailleurs partie à aucun titre.
On peut rapprocher du Roman de Benart, pour leurs caractère! plus on moins allégoriques ;
B. — Les Bestiaires, parmi lesqueli on cite ceux: — de Philippe de Thaon, — de Guillaume LeCterc — et de Richard de Fouroival. Ce sont des contes d'animaux moralises ; — et d'où l'on tire tantôt, comme Philippe de Tbaou, des enseignemenle chretieue — ou, comme Richard de Fournival, des enseignements d'amour;
C. — Les Dits et surtout, les Débats — comme la Batailla de Carême et de Charnage ; — dont Rabelais a repris le thème dans son récit épique de la lutte de la Reine de» Andouillea et de Qudresme prenant; — ou comme la Bataille des Sept Arts d'Henri d'Andeli;
D. — Les Arts d'Amour, parmi lesquels on cite leAearfeAone^te ainaadi, d'André le Chapelain, traduit en français par Drouort la Vache; — la Clef d'Amours, de Jacques d'AmieDB; — le Conseil d'Amour, de Richard de FourntTal; — et par l'intermédiaire desquels la poésie courtoise s'iDiinne dans le Roman de la Rose.
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24 UANUBI. DE L HISTOIRB DB LA LITTÉnATtiHB FRANÇAISE
prit gaulois n'avait été, presque dès le début, coutrebat lancée par d'autres influences, au premier rang desquelles il faut placer celle de la scolastique. On a beaucoup médit de la scolastique en général ; et sans doute il y a quelque lieu d'en médire, quoique, après tout, saint Thomas ne soipeut-être pas fort au-dessous d'Aristole, ni Duns Scot inférieur à Hegel. Mais ce n'est pas ici la question; et nous nous bornerons à dire que, si a tout l'art d'écrire, selon le mot de La Bruyère, consiste à bien définir et à bien peindre », la scolastique nous en a certntnemcnt appris une moitié. Faute d'une connaissance assez étendue, mais faute surtout d'une connaissance assez expérimentale de la nature, les déânitions de la scolastique n'ont rien de « scientifique », au sens véritable du mot; mais elles n'en ont pas moins discipliné l'esprit français en lui imposant ce besoin de clarté, de préci-
E, — Le Roman de la Rose-
1" Les Sources. — Paulia Paris, son article sur le Bornait de la Rose, dans l'Histoire Utléraire. 1. XXIII; — et son article sur Jehan de Meung. dans VHisioire littéraire, t. XXVIII; — Laugloia, Origines et sources du Roman de la Rose, Paria, 1891 ; — Gaston Paria, La Littérature française au Moyen-âge.
2° Le Contenu du Roman. — Les deux auteurs du Roman, Guillaume de Lorris et Jean de Meung; — et de ue pas oublier qu'il y a quarante ans de différence entre eux; — soit à peu près la dislance qui sépare le Couronnement Renart ou Renart le Nouvel de» branches principales du Roman de Renart.
Rapports de « l'épopée psychologique o (Gaston Paris) de Guillaume de Lorris avec 1' i épopée animale fl du Roman de Renart.
— Comme les auteurs de Renart ont personnifié dans leurs animaux les vices de l'iiumanité, ainsi fait Guillaume de Lorria, en son Art (i'ai'mer, des nuances de l'amour. — Sa conception de l'amour;
— et aea rapports avec celle de la «poésie courtoise o. — Son habileté dans le maniement de l'allégorie ; — et qu'elle ne doit pas avoir été la moindre raison du succèa du Roman de la Rose. — Pour
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LA LITTÊnATrnB su MOÏBN-AGB 2&
BÎon et de justesse qui ne laissera pas de coatribuer pour Ga part à la fortune de notre prose. Peut-être encore devons-nous à l'influence de la scolastîque cette habitude, noD pas d'approfondir les questions, mais de les retooroer sous toutes leurs faces, et ainsi d'ea apercevoir des aspects inattendus, et des solutions ingi3nicuses, trop ingénieuses peut-être, assez voisines pourtant quelquefois de la vérité, qui est complexe, et qu'on mutile dès qu'on veut l'exprimer trop simplement. Mais, à coup sûr, nous ne pouvons pas ne pas lui être reconnaissants de nous avoir appris à « composer »; et Ih, comme on le sait, dans cet équilibre de la composition, dans cette subordination du détail à l'idée de l'ensemble, dans cette juste proportion des parties, là sera l'un des traits éminents et caractéristiques de la littérature française. C'est s si l'on disait qu'en même temps qu'il se manifes-
toutes ces raisoQs le Roman de la Bose peut être considéré comme l'expressioD idéale des sentiments de la même société dont le Roman de Renart est la peinture satirique.
Qu'il y aurait lieu de rechercher quelles œuvres ; — dans l'intervalle qui sépare G. de Lorria de Jean de Meung, ont o fait fonction s du Roman de la Rose; — et pourquoi Jean de Meung, qui l'allait déaalurer, l'a-t-il choisi pour le continuer, plutôt que le Roman de Renart?
Le Roman de Jean de Meung ; — et que le poète n'a vu lui-même dans celte partie de son ceuvre qu'une saillie de jeunesse; — dont la signification n'est ainsi que plus caractéristique. — En respectant la fiction et le cadre de Guillaume de Lorris, Jean de Meuug y introduit des iotentions marquées de n satire sociale u et de « philosophie oaturelle » ; — dont les premières le rapprochent des auteurs des a branches b additionnelles du Roman de Renart; — avec lesquels il a encore de commun la violence de son langage, — et la licence de ses discours. — Ses intentions de s philosophie naturelle ■ semblent lui être plus personnelles; — quoique d'ailleurs on puisse les rapprocher de la philosophie, très incon- •ciente, à la vérité, des auteurs de nos fabliaux.
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36 MANUEL DB l'histoire DE LÀ LITTéRATUHB FRANÇAISE
tait comme un esprit de satire et de fronde, l'esprit français se déterminait d'autre part comme un esprit de logique et de clarté.
Et il se déterminait enGn , par opposition à l'esprit féodal, qui est un esprit d'individualisme et de liberté, comme un esprit d'égalité, pour ne pas dire précisément de justice et de a fraternité » : Omnia qute loquitur popalug iste conjuratio est. De tous les caractères de la littérature européenne du Moyen-âge, il n'en est pas qui soît demeuré plus national et, si l'on ose ainsi parler, plus personnel à la littérature française que cette tendance à l'universalité. On pourrait soutenir, sans exagération, que, déjà, les v droits de l'homme -a sont inscrits dans la deuxième partie du Roman de la Rose, celle de Jean de Meung, et, ce qui est mieux, on pourrait le montrer. Il est dès lors comme entendu que l'on n'écrira pas en
Succès prodigÎGui du Roman de la Base; — et que leao de Meung, après Crestien de Troyes, eat un des rares écrivains du Moyen-âge dont on paisse dire que l'oeuvre ait lait époque. — Attaques de Gerson; — et de Christine de Pisan; -^ témoignage de Pétrarque; — ■ Puisque VOUE désirez un ouvrage étranger en langue vulgaire, écrit-il à Guy de Gonzaguede Mantoue,je ne puis rien tous offrir de mieux que celui-ci [le Soinart de la Hose], à moins que toute la France et Paris en (été ne se trompent aar son mérite i. — Nombreuses copies du poème; — et, dès la première inventioD de l'imprimerie, nombreuses éditions du livre.
3° L'Œuvre. - — Indépendamment de l'édition donnée par Marot au commencement du xvi* siècle, on peut citer l'édition Méon, Paris, 1813; — et l'ëdition de Pierre Marteau [pseudonyme], avec traduction, Orléans, 1878-1879.
On voit par ces détails sommaires l'importance de la littérature g allégorique t au Moyen-âge; — il resterait à rapprocher ces < personnifications > des a Entités > ou des a Quiddités ■ de ta ecoiastique; — et les unes et les autres de ce que l'on appellera plus l>ird I la réduction i l'universel > ; — on, en d'autres termes, les
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LA LITTÂnATDRB DU HOYEN'AGB S7
français pour écrire, mais pour agir; et que cette action aura pour objet la propagation des idées générales. Rien, par la suite, ne servira davantage à étendre daos le monde entier la popularité de ia littérature et de la langue françaises; et au fait, n'est-ce pas ce que les étrangers aiment de notre « parlure » quand ils l'appellent, dès le xiii' siècle, la plus n délittable qui soit? » L'explication s'en trouve : en partie, dans la persistance et la continuité de la tradition latine ; en partie dans l'effort de nos légistes pour faire triompher sur l'esprit germanique ou féodal l'esprit du droit romain; et enfin dans l'encouragement que nos rois donnent à un effort qui fait les affaires de leur plus noble ambition, puisque aussi Lien il fait celles de l'unification des volontés et de la formation de la patrie française.
iildes générales. — Que, malheureusement, si les ÎDleDtioDS étsîent bonpea, le moyen était faux; — car, i mesure qu'on allégorisait davantage, l'idée n'en devenait pas plus claire; — et on s'éloignait n mesure du naturel et de la vérité. — C'est ce que voulait dire Pétrarque, dans la lettre citée plus haut, quand il reprochait eux Hnleurs du Roman de ia Rose que leur « Muse dormait ii ; — et quand il opposait à leur froideur l'ardeur du passion qui respire dans lïs vers de o ces chantres divins de l'amour : Virgile, Catulle, Troperce et Ovide «.