‹ Manuel de l'histoire de la littérature française (volume 3)Chapitre 16 sur 94 · IV. — Les Amadis · texte numérisé non relu

IV. — Les Amadis

On ne peut passer absolument sous silence un livre dont les contemporains ont dit : de son auteur « qu'il était le gentilhomme le plus estimé de son temps pour parler bien français et pour l'art oratoire » [La Croix du Maine, dans sa Bibliothèque, article Nicolas de Herberay, Sieur des Essars] ; — et du livre luimême « qu'on y pouvait cueillir toutes les belles fleurs de notre langue » [Et. Pasquier, dans ses Recherches de la France]. Voyez

aussi, de toutes les manières, sans en excepter les pires, travailler à discréditer leurs rivaux de popularité. [Cf. J. Burckhardt, la Civilisation de la Renaissance en Italie, trad. Schmitt, Paris, 1885.]

Qui ne connaît les querelles fameuses des humanistes italiens, leurs débordements de vanité, les injures qu'ils échangent, et dont la grossièreté n'a généralement d'égale que l'insignifiance des objets qu'ils débattent? Vadius et Trissotin seront des « gens du monde » en comparaison de Philelphe et de Pogge! C'est un effet naturel du développement de V individualisme . Il y en aura d'autres, et de plus heureux, au premier rang desquels, dès à présent, il convient de signaler la renaissance ou la naissance de la critique. Qui donc l'a dit, quel moraliste ou quel prédicateur, La Bruyère ou Bourdaloue, qu'à l'origine de

encore sur Amadis de Gaule : La Noue, dans ses Discours politiques et militaires.

Le sieur des Essars n'en a d'ailleurs traduit que les huit premiers livres, qui ont paru de 1540 à 1548; — et dont la meilleure édition est celle d'Anvers, 1561, chez Christophe Plantin.

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