VI AVERTISSEMENT
tumé de leur donner. Et il y en a enfin, tels que les Rollin et les d'Aguesseau, dont j'ai cru devoir « désencombrer » l'histoire. C'est un parti qu'il faut nous décider à prendre, de peur que l'attention ne se lasse, et surtout, qu'à voir ainsi défiler triomphalement tant d'auteurs, le sentiment des distinctions et des distances qui les séparent ne finisse par s'y abolir.
Ce livre étant un Manuel, — je dirais presque un Aide-Mémoire, — j'ai d'ailleurs disposé ces Notes de façon que chacune d'elles fût en son genre, et dans son cadre un peu étroit, mais aussi nettement délimité que possible, l'esquisse ou le « sommaire » d'une étude complète; et, naturellement, j'ai proportionné les dimensions de cette étude, aussi « mathématiquement)) que je l'ai pu, à la véritable importance de l'écrivain qui en était le sujet. Je dis : mathématiquement, parce que nos goûts personnels, en pareille affaire, n'ont rien du tout à voir; et on n'écrit point une Histoire de la Littérature française pour y exprimer des opinions à soi, mais, et à peu près comme on dresse la carte d'un grand pays, pour y donner une juste idée du relief, des relations, et des proportions des parties.
Et, — toujours afin que le livre lût plus utile, d'un secours plus efficace et plus constant, — j'ai donné à la Bibliographie une attention toute particulière. Qui sait ubi scientia sit, Me est proximus habenti :