‹ Manuel de l'histoire de la littérature françaiseChapitre 37 sur 90 · XI. —Port-Royal et les Arnauld · texte numérisé non relu

XI. —Port-Royal et les Arnauld

1" Lta SouKCEs. — Ajoutez aus Sources de l'arl. IX ; Boyll dans soa Dictionnaire . arliule AR.iiULD; — Ilisloire du jaasénis, 3 vol. iii-12, AiusIerdaiTi, 1700 [p;ir Dom Gerteron] ! — MémOi du P. Sapin [faisant suite à son Histoire du jansénisme, et s'élcndant de 1644 à 1669], publiés par M. Léon Aubineau, 3 vol. in-B°, Paris, 1865; — Mémoires d'Arnauld d'Andiliy, dans les collections ,itot, ou Michaud et Poojoulal; — P. Varin, La vérité sur

n'en est pas difficile a donner. L'œuvre de Richelieu a été interrompue par la mort avant qu'il eût pu l'achever; la Fronde a éclaté; et pendant dix-huit ans ce sont une reine espagnole et un ministre italien qui régnent : Anne d'Autriche et Mazarin.

On date ordinairement du grand succès du Cid et du Menteur l'influence espagnole; mais, si l'on veut parler de quelque chose de plus que d'un échange de sujets entre les deux littératures, c'est trop tard ou c'est trop tôt. C'est trop tard, si, bien avant Corneille, YAstrée n'était, comme nous l'avons vu, qu'un remaniement h la française de la Diane de Montemayor; si Hardy, si Mairet, si

Arnauld, 2 vol. in-So, Paris, 1847; — P. Faugère, Lettres de la mère Agnès Arnauld, 2 vol. in-8**, Paris, 1858.

2° Les Arnauld, et en particulier Antoine Arnauld [Paris, 1612; -j- 1694, Bruxelles]. — Une lettre de Balzac sur les Arnauld : a Tout raisonne, tout prêche, tout persuade en cette maison... et un Arnauld vaut une douzaine d'Epictètes ». — Les origines de la famille. — Militaires, administrateurs, hommes de cour, prêtres et religieuses. — Arnauld d'Andilly, le père du ministre Pomponne et l'auteur des Mémoires [1588; -j- 1674] ; — Angélique Arnauld, la réformatrice de Port-Royal [1591 ; -|- 1661] ; — Agnès Arnauld, l'auteur des Lettres [1593; f 1671]; — Antoine Arnauld, celui que ses contemporains ont, avec Louis XIV seul, appelé du nom de Grand.

La publication du livre de la Fréquente communion, 1643. — Origine du livre [Cf. Rapîn, Mémoires ^ I, 22, et Sainte-Beuve, Port-Boyalf t. II]. — S'il est vrai, comme le dit Rapin, qu'on n'eût rien vu de mieux écrit dans notre langue; — et que fait-il de l'/zîtroduction à la vie dévote? — Véritable nouveauté du livre; — et qu'elle est d'avoir mis la théologie proprement dite à la portée du public laïque. — De l'autorité des laïques en matière de théologie. — Le prince de Condé [le père du Grand Condé] réfute le premier le livre d'Arnauld, dans ses Remarques chrétiennes et catholiques, 1644; — autre réfutation du savant Père Petau : De la pénitence publique, 1644. — La cause du livre d'Arnauld se trouve liée à celle de VAugustinus, dont il entreprend d'écrire l'apologie contre la bulle du pape Urbain VIII; — et ainsi le

Rolrou n'avaient guère fait qu'imiter oti traduire CeP» vantes, Lope de Vega, Rojas; si les précieuses, on l'a dit, n'avaient d'abord essayé que d'acclimater 1 gongorisme en France. Mais c'est trop tôt s'il s'agit { fixer le moment où cette influence a vraiment menace comme autrefois l'italienne, le développement de la littérature nationale. En effet, ce n'est guère qu'entre 1645 t 1660 que nos auteurs dramatiques, Thomas Corneille, ScaTg ron, Quinault, — pour ne rappeler que ceux dont le no n'a pas piïri tout entier, — se jettent à corps perdu daJ l'imitation du théâtre espagnol, et qu'ils en viennent jus^ qu'à ne pouvoir plus seulement écrire une pièce de leiq

meiës d'Â

Porl-Royal deïieot la forterease du j;ir nauld avec lu Sorbonne; — sa condai

LejansËnisme bchève de se constituer en parti; — éleadne de si UaiBona; — les o Mères de l'Église o : M" de Guêraéniie, M"' dufl PIgs sis-Gui! DiJgaud, M<°° de Subie, la duchc^sse de Luyni duchcsBc de Longueville; — et n ce propos, de l'imprudcnci platHanterics de l'nbbé Fuzct [Cf. /.es premiers jansénistes, p. 154 et Buiv.]. — Progrès croissnnls du purli sous la Fronde. ~- Alliance du jansénisme et du gallicanisme. — Un jugement de Runte sur le janséoismc ; s Pendant que les jésuites cntassaieDt de l'crudilioD dans d'énormes in-Mio, ou se perdaient dans le labyrinthe des systèmes scolastïques sur la morale et sur le dogme. les janaénisli^B s'adressaieut à la nation o [Histoire de la Papauté, trad. française, l. lil, p. ', '

3"' Les Œuïreb. — Nous avons d'Arnauld d'Andilly Mémoires; une traduction des Confessions de saint Augustin; I les Vies des Pères du désert, sans compter d'autres traduclioiiSr I et ua nssci grand miquc; ■ — 2° d'Agui rassembldca par M. Fi leur D, cent quarante ration dans le Di\

Nous ne trois; et le seul qu' [en colluboration dv

cru sans ea placer la scène à Lisbonne ou à Salamanque. Il se produit alors, dans tous les genres, une espèce d'exaltation ou d'enflure qui va jusqu'à l'extravagance. Le grand Corneille en personne se persuade, et proclame, dans la préface de son HéracliuSj « que le sujet d'une belle tragédie doit n'être pas vraisemblable ». Ce Gascon de Gautier de Costes de la Calprenède, — son nom mérite qu'on l'imprime tout au long, — et ce Normand de Scudéri, qui n'est d'ailleurs en ceci que le prête-nom de sa sœur Madeleine, écrivent leurs Ibrahim et leurs Cas^ sandre^ leurs Cléopâtre et leurs Artamène, vrais romans d'aventures, qui passionnent autour d'eux toutes les

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