VI. — Charles Perrault [Pi
1" LeB SotBOEH. — Pen-flull
preuiEère fois en 17S9; — > P.
l'idée de progrés [Cf. Brunetière, Études cri^ 1628; ■J-1703, Par
^111 Dires, publiés pour l, Lettres, Instructions et de Colherl. noUnnuent [, V; — Niceron, daus ses Ilomines illastres, t. XLIII; — d'AJembert, Éloge de Charles Perrault, dons ses Éloges académiques ; — Saiote-BeuTe, Charles Perrault, dans ses Causeries du Lundi, 1. V> et Nouveaux Lundis, t. I; — Ch. Giraud. Lettre critique, en télé de soa cdilîoo dei Contes du Fées. 1864; ^ ArvMe Bonne, les Contes de Perrault, daas la Revue des Deux Mondes du 1" dÉcemfarc 1890.
2° L'Homme et l'Éciuvain.
A, Le Premier commis des Bâtiments. — Ln famille des Perrault; — les Boileau et les Perniult; — Pierre Perrault, le traducteur de la Secthia rapita, 1678 [Cf, Racine, dans la préface de Bon Iphigénie]; — Nicolas Perrault. Claude Perrault, l'archilectemédedn [Cf. Fouteuelle, Éloge de Claude Perrault]; — Charles Perrault; — ses premières études et ses premiers vers; — le « travestissement n du Vl° livre de V Enéide; — et à ce propos de la renaissance du burlesque. — Colbert fait de Perrault le secrétaire de l'Académie des inscriptions ; — Perranlt lui suggère l'idée de U première Académie des sciences; — il travaLUe aveq
le sens des autres, et d'être de l'avis de quelqu'un »; et toutes ces critiques il les a méritées. Sa tragédie d^Aspar ne nous est connue que par l'épigramme de Racine ; mais nous avons ses Églogues, nous avons ses Lettres galantes du ches^alier d'Her*** ; et que veut-on que Boileau ait pensé de ce petit morceau : « On nous a dit, monsieur, que vous devenez philosophe, mais d'une philosophie la plus extraordinaire du monde. Vous ne croyez plus qu'il y ait de couleurs!... J'en parlais un jour à M™® de B... qui est de vos amies, et qui en vérité a regret à votre raison. Elle étranglerait Descartes, si elle le tenait. Aussi faut-il avouer que sa philosophie est une vilaine philosophie : elle enlaidit toutes les dames. S'il n'y a donc point de teint,
Chapelain à la « Liste des bienfaits du Roi d. — Le contrôleur des Bâtiments; — ses travaux; — il inspire à son frère l'idée de la colonnade du Louvre; — ses dégoûts et sa retraite. — Les pièces de circonstance. — Le Saint Paulin^ 1686; — et à cette occasion, de la renaissance de l'épopée. — Le Siècle de Louis le Grand, 1687; — et des deux titres de l'ouvrage à notre attention, qui sont : — d'avoir donné à Voltaire l'idée du Siècle de Louis XIV; — et d'avoir déchaîné la querelle des Anciens et des Modernes.
B. L* Apologiste des Modernes. — Les Parallèles des Anciens et des Modernes, 1688-1696. — Émotion qu'excitent ces dialogues; — Boileau et Perrault; — Perrault et La Bruyère; — le but de l'œuvre et la thèse de Perrault [Cf. ci-dessous La Querelle des Anciens et des Modernes]. — Politesse et courtoisie de Perrault dans la discussion. — Qu'il y a d'ailleurs de fort bonnes choses dans les Parallèles. — Comment il faut les lire ; — en ne lui imputant que les opinions de l'Abbé de ses Dialogues. — Réconciliation de Perrault et de Boileau. — La publication des Hommes illustres de ce siècle, 1696-1700.
C. L* Auteur des Contes de fées; — et que d'Alembert dans son Eloge n'en a pas fait seulement mention; — ce qui est une omission fâcheuse ; — Cendrillon et le Chat botté demeurant le meilleur de l'œuvre de Perrault; — et, de 1680 à 1715, aucun genre n'ayant été plus fécond que celui des Contes de fées. — De quelques émules de Perrault; — M™® d'Aulnoy, l'auteur de V Oiseau bleu —
1 LA LITTEHATURE FRANÇAISE ■
: deviendront les roses et les lys de nos belles I Vous ur dire que les couleurs sont dans les yeux
qui
aurez beau
de ceux qui les regardent et non dans les objets; U
dames ne veulent point dépendre des yeux d'autruî poi
leur teiut; elles veulent l'avoir h elles en p:
n'y a point de couleur la nuit, M. de M... est donc Lien
attrappé, qui est devenu amoureux de M"* D. L. G. sur
son beau teint, et qui Ta épousée, n Voiture n'a rien écrit
de plus précieux ni Balzac de plus ulfecté. Mais ce que ni
Balzac ni Voiture n'ont connu, c'est l'art d'envelopper
ainsi de préciosité ou d'aETectation une vérité scientifique;
et Ik est roriginalité de Fonteuelle. Il met positivement
le cartésianisme en madrigaux, l'astronomie, la physique,
M"* de la Force; — M'i" Lhdritier; — ft s'il rapprocher de ce goût pour les Contes de féee, — celui qu tL'muigne ëgaiemenl pour les Cootes orienlaux? — La traduction des Mille et une Nuits, 1704-1708. — Si les Contes de Perrault mdrilcut les éloges qu'on en a fuit? — Sunt bona, sant quidam mala, sunt mediocrin plura. — La naïveté des Contes de Perrault o'existc que daus l'imaginulion de ceux qu'ils amuscat; — le mot de La Fontaine sur Peaa d'âne; — agrément original des sujets de Perrault; — - et si^chercsse du style dont il les a lui-même
3° Les Œuvukb. — Les Œuvres de Perrault se composent : 1° d'un certain nombre de pièces de circonstance, telles que le Discours sur l'acquisition de Danierque par le Soi, 1063, ou le Parnasse poussé à bout, sur la diffîciilit' de décrire la conquête de ta Franche-Comté. 1668 ; — 2» de son Poème sur la Peinture, 1668 ; de son Saint Paulin, 1686 ; de son Siècle de Louis le Grand, 1687 ; — 3" de ses Parallèles, cinq dialogues on quatre ïoluiaes, publiés, ainsi qu'il n été dit, de 1688 à 1696; et auxquels il faut joindre, comme tendant au même faut, son recueil des nommes illustres, 1G96-1700 ; — et enfin, 4" de ses Contes de fées, qui sont : — La Selle au bois dormant, le Petit Chaperon Rouge, la Barbe bleue, le Chat botté, les Fées, Cendrillon, Riquet à la houppe, le Petit Poucet, en prose; — et Griselidis, Peau d'âne, et les Souhaits ridicule», en vers,
li-IfATION AL 1 S ATI ON
IB LA LITTERATURB
point de vue les Entretient
l'histoire naturelle; et sous
r la pluralité des mondes sont un chef-d'o en son genre. Galamment et tout doucement, ils fonfl entrer pour la première fois dans la littérature tout i ordre d'idées ou de fuîls qui jusqu'alors y étaient demeuré| étrangers. Des préoccupations nouvelles commencent d« hanter les esprits. Fontenelle s'ingénie à les entretenir^ ily réussit; très répandu dans le monde, elles deviennent,! grâce à lui, la matière des conversations mondaines; eq^ grâce à lui que manque-t-il encore à la victoire du cartéJ sianisme ou de la science même? Tout justement et uaiif quement ce qu'y vient ajouter la querelle des a des modernes.
Ils ont para pour la première fois, sépnréniGa 1694 à 1701 ; et en uo volume, chez Barbin, sous 1 d'ArmaQcour, fils de Charles Perrault, en 1697-1
Les éditions modernes en sont innombriiblca.
a Hollande, d^
Q y joint fréquf
Est de M™° d'Aulnoya
, do M"" Lbiîril
VU. - Jean de la Bruyère [Paris, 1655; ■[■ 1G96, Paris].
1" Lis Sources. — Suard, Notice sur la vie et les écrits de L»! Bruyère, 1781, et en tête de plus Walckenaer. Étude sur La Bruyère, en tftc de son édition des Caractères, Paris, 1845; -- Sninte-BeuTe, dans ses Porirai littéraires, t. I; Nouveaux Lundis, t. I et t. X; — A. Vin Moralistes français des ivi'^ et ivii" siècles, Paris, 1859; Edouard Fournier, la Comédie de La Bruyère, Paris, 1866; Étienoe Allaii-e, la Bruyère dons la maison de Condé, Paris, 181
2" L'Homme et t'I^cKivAiK.
A. Le Moraliste. — Origines de La Bruyère ; — ses éludes et que BCuI des grands écrivains de son temps il a su quatre oi langues, dont l'idlemand; — sa Tamille et ses années de jet [Cf. Servois, Notice biographique]. — Il est nommé trésorier def I finances doue lu généralité de Ca(!n; — il entre dans la miison Condé comme précepteur du jeune duc de Bourboo, 168i — > qu'on voyait chen les Coudé [Cf. Saint-Simon, dans ses Mémoire
Un liomme d'esprit et de mérite, Charles Perrault, qui n'a d'autrn lort que d'avoir di^boté, comme Scarr par tt travestir » Virgile, et aussi de se moins coannîtrl en bonnes lettres qu'en n bùtimens », — conçoit un îoi l'idée de flatter son roi d'une manière et, d'abord, n'en trouve pas de meilleui son siècle le Siècle de Louis le Grand le siècle d'Auguste et le siècle de Pér bien assez de dire que le siècle de I, qui le cède à ceux d'Auguste et de Périclës? Perrault !e croit pas. Le siècle de Louis XIV n'égale pas seuil ment les siècles de Pérlclès et d'Auguste; il les surpasst et d'autant que le maître lui-même est au-dessus d'Aï
n peu nouvelle; que de nommer l'avons-nous pas (■s? Mais, est-e lis Xiy n'a ri<d
— Lîaisgns d
Du prétendu <
La Broyèi
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La Bruyère; — et . Si La Bruyère, en la Galerie Je Port,-:
et avec Boileau. -
que l'hlsloire Hu^armant le dessein de '.ils de M"° de Mont-
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