‹ Manuel de l'histoire naturelle des mollusques et de leurs coquillesChapitre 59 sur 77 · C. depressa , etc · texte numérisé non relu

C. depressa , etc

Il y en a de fossiles.

G. COLXXIL. GaraTHée, galathea, Brug.

Égérie, de Roissy; Potamophile Sow.

Anim. inconnu.

Coq. épidermée, subtrigone, équivalve, presque équix |

latérale, un peu atténuée en avant, où son bord inférieur est faiblement sinueux:; sommets assez proéminens, presque droits; charnière composée de dents cardinales sillonnées , deux sur une vaive, convergentes au sommet, et trois sur l’autre, celle du milieu étant plus grosse, calleuse et avancée : dents latérales écartées ; ligament extérieur et postérieur, saillant, court et bombé ; impressions musculaires très visibles.

Une seule espèce, le G. radiata, qui vient, dit-on, des rivières de l’île de Ceylan, compose ce genre, qu’il conviendrait peut-être de réunir aux Cyrènes.

b. Coquilles régulières ; point de dents latérales écartées ;

toutes de mer.

G. CCLX XIII. CRASSATELLE, crassatellu.

Anim. inconnu.

Coq. épaisse, suborbiculaire ou subtrigone, un peu plus longue que haute, striée longitudinalement, régulière, équivalve, inéquilatérale; sommets proéminens et courbés en avant; les deux valves bien closes; charnière épaisse, fort large, composée de deux dents cardinales, divergentes, séparées par une fossette assez grande ; ligament presque antérieur, et placé dans cette fossette ; 1impressions musculaires arrondies, réunies par une impression palléale non échancrée postérieurement.

Les Crassatelles, à l’état frais, sont des coquilles peu répandues encore dans les collections. Il y en a plusieurs espèces toutes exotiques, et en grande partie des mers de la Nouvelle-Hollande. Nous n’en possédons, en France, que de fossiles. |

G. CCLXXIV. ASTARTÉ, asfarte, SOW.

Crassine, Lam.; Nicania, Leach.

Anim. inconnu , mais probablement semblable à celui des Vénus.

MÉTHODIQUE, etc. 315

Coq. assez épaisse, solide , suborbiculaire ou subtrigone , un peu plus longue que haute, équivalve, inéquilatérale; sommets proéminens, en pointe mousse; charnière composée de deux grosses dents divergentes sur une valve, et de deux dents très inégales sur l’autre; ligament extérieur, un peu allongé et bombé; impressions musculaires arrondies, et réunies par une impression palléale nor excavée.

Ce genre ne diffère des Crassatelles que par son ligament ; aussi M. de Blainville n’a pas cru devoir le conserver, et il le place de préférence avec les Vénus. Une seule espèce vivante, et des côtes d'Angleterre , en est le type, c’est l’4. danmoniensis. On doit à M. de la Jonkaire une monographie des espèces fossiles qu’il élève à seize. Comme ce naturaliste, nous avons adopté la dénomination générique de M. Sowerby, parce qu’elle avait été affectée à des espèces fossiles de ce genre avant que M. de Lamarck n’eût établi pour l’espèce vivante, celle de Crassine.

G. CCLXXV, Vénus, venus, Lin.

Vénus et Cythérée, Lam.

Anim. ovale, assez épais, ayant les bords du manteau onduleux et munis d’une rangée de cirrhes tentaculaires; tubes plus ou moins allongés, et rarement séparés ; bouche petite; appendices labiaux petits; branchies larges; pied grand, comprimé, tranchant, un peu variable.

Coq. en général un peu comprimée, solide, régulière, équivalve, inéquilatérale, non bäillante , très souvent ornée de côtes longitudinales, mais rarement de rayons transverses; sommets bien distincts et un peu courbés en avant; charnière composée de deux à quatre dents cardinales réunies sous le sommet; ligament épais, extérieur et bombé; impressions musculaires plus où moins arrondies, réunies par une impression palléale plus ou moins excavée en arrière.

Les coquilles que, à l'exemple, de M. Cuvier et de M. de Blainville, nous rapportons aux Vénus, ont été partagées eu deux genres par M. de Lamarck, je Vénus et les Cythérées; mais cette distinction ne reposant que sur de très faibles caractères de la coquille qui ne sont même pas toujours complétement justifiés, il se trouve que les limites de ces genres ne sont pas, dans quelques cas, très faciles à saisir.

Les groupes proposés par M. de Blainville suffisent pour le classement des espèces qui s’élevent à plus de cent cinquante, sans y comprendre celles qui sont fossiles, et qui sont presqu'aussi nombreuses; nous n’avons retranché de ces groupes que celui qui renfermait l’Astarté de Sowerby, parce que nous pensons que ce genre peut être conservé.

Les Vénus vivent dans le sable, et on en trouve dans toutes les mers; plusieurs d’entre elles sont des coquilles rares, fort agréables à l’œil, et par conséquent très recherchées dans les collections.

1'e section. G. Cythérée, Lam.

La dent médiane profondément divisée en deux; l’antérieure plus avancée.

1er groupe.

Coq. mince, triangulaire, bombée, à sommets très marqués ; les bords tranchans, sans lunule distincte. (V. Mactroïdes. )

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