‹ Manuel de l'Immaculée Conception [microforme]Chapitre 65 sur 67 · FE LÉ · texte numérisé non relu

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Mais la poésie, la science n’ont pas seulement célébré ou défendu le glorieux privilége de l’auguste Reine des cieux ; les arts lui ont aussi apporté leur tribut.

L’Immaculée Conception de Marie nous est représentée sur un émail du xvie siècle tout-à-fait digne de remarque. L’humble Vierge est placée dans un jardin mystérieux orné de divers objets qui expriment d’une manière symbolique les principales vertus de la Mère de Dieu. La Vierge sainte est debout, ayant sur le milieu du corps un disque en or où est placé un petit enfant. Cette intéressante peinture est publiée dans l’ouvrage curieux de M. l’abbé Texier (Essai sur les argentiers et émailleurs de Limoges, etc., 1 vol. in-8o, Poitiers 1843, pl. VIIT). Voilà pour notre précieux dogme en luimême. Qnand à la fête de l’Immaculée Conception, on trouve dans les Acta San- Ciorum des Bollandistes ({ Mois de Mai, t. t, P: 63), un diptyque dans le style du Bas-

Mpire qui fait allusion à cette solennité.

n en rencontre un autre, même époque, Provenant de la bibliothèque Sainte-Geneviève, (Voy. la Description de ce cabinet, par le P. Dumoulinet, 1 vol, in-fol., pl.

VIII, n° 1).

t pas seule- Ieux privix ; les arts

Marie nous xvie siècle L’humble mystérieux nent d’une ss vertus de nte est deun disque nt. Cette dans l’ou- 1er (Essai > Limoges, pl. VII).

1e en luimmaculée Acta San- Mai, t. 1, > du Bassolennité.

e époque, nte-Gene- > cabinet, n-fol., pl.

On voit dans l’église de Saint-Alpin, à Châlons-sur-Marne, une magnifique verrière du commencement du xvie siécle, représentant le mystère glorieux qui nous occupe.

Nous allons füire la description aussi exactement qu’il nous sera possible de ce beau monument daté de 1521.

Cette verrière est placée derrière le chœur, à la naissance du rorid-point, du côté de l’épitre. La première figure qui se présente, en haut, est celle di Père Éternel, au-dessous duquel on lit tés mots en lettres gothiques: Tota pulchra'es amica mea, et macula non est in te. L’iyage du Père Éternel couvre ainsi de Su ombre la Très-Sainte Vierge, qui occupe.le premier plan de la verrière, c’est-à-dire. qu’elle est peinte de grandeur naturelle au milieu du tableau.

Autour d’elle sé trouvent les divers attributs par lesquels on symbolise communément le privilége:de sa Conception Immaculée. Au-dessous de chacune de ces figures on lit, dans autant de légendes, des passages tirés de l’Écrituré: Sainte et s’adaptant parfaitement aux sujets qu’ils expliquent. Ainsi, à droite de l’image de Marie, et en haut, on voit une étoile, avec ces mots: Stella maris ; un peu plus bas, on lit, avec la légende :

Sicut lilium inter spinas ; ensuite une tour : turris David ; un olivier; oliva speciosa ; un

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Miroir : speculum sine macula ; une fontaine : fons hortorum ; une ville : cévitas Dei.—A gauche de la douce image, et en haut, on remarque un soleil : e/ecta wt sol ; après, la lune: pulchra ut luna; une porte: porta cœli ; un cèdre: cedrus exaltata ; un rosier : plantatio rose ; un puits: puicus aguarum viventium ; une tige : Pirga jesse ; un jardin fermé : Aortus conclusus.

Tel est le sujet principal et triomphant, si nous pouvons nous exprinier ainsi, de cette verrière. Les sujets accessoires qui l’accompagnent et qui se trouvant dans quatre pans, sont : Ja Nativité ; la Présentation, l’Annon- Ciation, les Fiançailles’et Ja Visitation de la Très-Sainte Vierge, Dans le troisième pan, On voit saint Alpin et, Charlemagne; dans le quatrième, saint Etienne, patron titulaire de la cathédrale de Chäions, et le donateur de cette verrière (1). Ce, monument, dans tout son ensemble, est délicieux. Toutefois, lartiste paraît avoir mis tous ses soins, toute son affection dans le su jet «principal. Cette

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