BREVETS
pour la construction d'un moule propre à fondre à la fois plusieurs lettres indéterminément.
M. Firmiw Didot semble avoir atteint depuis long -temps la perfection dans la gravure et dans la fonte des caractères ; la typographie lui doit surtout de la reconnaissance pour les modes de perfectionnement qui l'ont conduit à fixer sur le papier, à l'aide de caractères mobiles , des lettres imitant l'écriture à la main.
M. Firmin Didot a obtenu :
i°. Le 26 décembre 1797, un brevet de quinze ans pour l'inv€ntion des procédés de composition de formats stéréotypes, et des éditions en résultant;
a°. Sous le n° 3^o , le 16 mai 1806 , un brevet de dix ans pour l'invention d'un procédé pour graver et fondre les caractères d'écriture, et surtout le caractère dit anglais, sans interruption dans les liaisons;
3°. Sous le n° 903 , le 29 novembre 18 15 , un brevet de quinze ans pour l'importation d'une machine propre à fabriquer les caractères d'imprimerie;
4°. Sous le n° 935 , le 7 mai 1816, un brevet de cinq ans pour l'invention des procédés relatifs à la fonte des caractères d'imprimerie.
M. Firmin Didot a été décoré de l'ordre de la Légion-d'Honneur, et a obtenu une médaille d'or à l'exposition de 1819.
M. Herhan (i) a créé et exécuté en grand les
(1) M. Herhan avait obtenu un brevet de quinze ans, le 23 décembre 1797 (sous le n° 92), pour la composition de
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procédés du stéréôtypage au moyen des caractères mobiles frappés en creux ; il montra des produits de son art à l'exposition de Fan x ( 1802) , et il lui fut accordé une médaille d'or. Il continua à s'occuper du perfectionnement de ses procédés.
Parmi les objets qu'il a exposés en 18 19, se trouvent des matrices en cuivre , frappées à froid , des clichés, des ouvrages de format in-18, in-12 et in-8° , imprimés avec, des clichés.
Tous ces objets attesteraient , s'il en était besoin , que M. Herhan est toujours digne de la médaille d'or, qui en effet lui a été accordée.
M. Henri Didot (i) a formé, sous le nom de fonderie polyamatype , un établissement destiné à la fonte des caractères , et dans lequel , au moyen d'uxie machine appelée moule a refouloir, il fond simultanément , et d'un seul jet , cent à cent quarante lettres, qui ont le mérite d'être très correctes sur toutes les faces et sur tous les angles , et d'être parfaitement calibrées dans toutes les dimensions.
formats solides propres à imprimer d'après de nouveaux procèdes chimiques et mécaniques , et le 18 novembre 1800 , un certificat d'addition et de perfectionnement aux mêmes procédés.
(1) M. Henri Didot avait obtenu ,
i°. Sous le n° 269, le icr mars i8o5, un brevet de dix ans pour l'invention d'une nouvelle manière de fondre les caractères d'imprimerie.
2°. Sous le n° 788, le 26 octobre i8i3, un brevet de quinze ans pour le perfectionnement d'un moule à refouloir propre à la fonte des gros et des petits caractères d'imprimerie.
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Le jury central a jugé que M. Henri Didot avait fait faire un progrès véritable et important à l'art de fondre les caractères typographiques , et lui a décerné une médaille d'or.
M. Gillé , de Paris , a déjà paru aux expositions de 180a et de 1806, où il obtint une médaille de bronze. D a présenté à celle de 1819 des caractères d'imprimerie , des vignettes f des ornemens , etc. ; tous sont exécutés de la manière la plus satisfaisante , et prouvent qu'il est toujours digne de la distinction qui lui a été accordée. Le juiy lui a décerné une médaille de bronze.
M. Léger , de Paris , a exposé au Louvre différens tableaux de vignettes et de lettres ornées , des caractères nouveaux , et une machine pour la fonte des caractères perfectionnés par lui et par M. Didot- Saint-Léger. Tous ces objets annoncent un talent véritable et un grand zèle pour les progrès de l'art typographique. Le jury lui a accordé une médaille de bronze.
M. Mole (i) t de Paris, a exposé au Louvre un très grand nombre d'articles. Parmi ceux qui ont attiré particulièrement l'attention du jury, et qui l'ont engagé à lui décerner une médaille de bronze , se trouvaient de grands cadres contenant
(t) N° 8oi. M. Molé avait déjà obtenu, le 10 décembre 18 13, un brevet d'invention de cinq ans pour des procédés de fabrication de garnitures d'imprimerie à jour; et, le 20 septembre 1814 » un certificat d'addition et de perfection* nçraent aux mêmes procédés.
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une collection de deux cent six variétés dë caractères , soit français , soit étrangers , depuis le caractère qu'on nomme la Parisienne, jusques et y compris la Grosse sans Pareille ; des tableaux de vignettes et filets en lame , et enfin des garnitures à jour que les imprimeurs s'accordent à regarder comme un véritable service rendu à la typographie, et comme un pas important vers la perfection de l'art. Aussi ces garnitures sont-elles aujourd'hui généralement adoptées , non seulement en France , mais encore dans toute l'Europe , et même en Amérique.
Plusieurs autres artistes se sont livrés au même genre d'industrie , et ont obtenu des brevets d'invention; savoir :
N° 4 1 - Brevet de quinze ans au sieur Hoffmann , de Schelestatt, délivré le 16 février 1793, pour l'exercice de l'art poly type et logotype , c'est-à-dire l'art d'imprimer en planches solides.
N<> 95. Brevet de cinq ans, le 17 février 1798, au sieur Gatteaux (N. M.), graveur a Çaris, pour l'invention d'un procédé pour multiplier les planches de caractères mobiles en planches solides, sous le nom de Monotypage ou de caractères frappés.
N° a38. Brevet de cinq ans, le 3i juillet 1804, au sieur Vinçard, imprimeur à Paris, pour l'invention de nouveaux caractères d'impression , qu'il nommait Amapoly-grammatiques.
N° 276. Brevet de dix ans, le 16 avril i8o5 , aux sieurs Guillaume et Lemarre, à Paris > pour
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l'invention d'un procédé qui produit des éditions totypes.
1M 0 286. Brevet de dix ans, le 1 juin i8o5 aux sieurs Gbniez (M.-A. ) et Chaumette , à Paris , pour l'invention de cylindres à mastic résineux, sur lesquels on applique des caractères mobiles pour des-impressions typographiques.
N° 418. Brevet de dix ans, le 18 septembre 1807, aux sieurs Boileau et Duput , à Paris, pour l'invention de procédés typographiques, ayant pour but d'imiter toutes les formes que la plume peut tracer, et qui réunissent le double avantage des caractères mobiles et de la gravure , procédés auxquels ils donnent le nom de stéréo-calli-typographique.
N° 725. Brevet de cinq ans , le 5 novembre 181a , au sieur Delalain ( J.-A.), à Paris, pour l'invention de nouveaux caractères d'imprimerie économiques et rendus solides.