CHAPITRE IV. — DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN MAÇONNERIE
On ne veut pas que la pierre des voussoirs travaille Je suppose, à plus de 8 kilogrammes par centimètre carré, parce que cette pierre s'écrase sous une charge de 80 kilogrammes.
Dans ces conditions
/>s:3* FalSOOO kilogr., d'où T»50<)00 kilog.
C'est la pression que doit supporter un mètre courant de joints de voussoirs; si ^ est rèpaisseur de la voûte, un mètre de joint comprend x.lOO centimètres carrés, et Ton doit avoir
St la hauteur du rembliai venaH à doubler, x doublerait aussi et prendrait Fa valeur 0«^,70.
Lorsqu'on n*a pas à sa disposition d'expériences précises sur la résistance de la pierre qu'on emploie, il convient de se limiter à 5 kilogrammes, par centimètre carré.
Remarquons du reste qu'il est peu avantageux d économiser quelques centimètres de maçonnerie sur Tépaisseur de la voûte, car la ipaçonnerie non vue n'est pas bien coûteuse.
Du reste, on n'économise toujours rien sur l'épaisseur des pieds<droits formant culée ; ces pieds-droits doivent être considérés comme des murs de soutènement et calculés en conséquence. On leur donne d'ordinaire, comme nous l'avons déjà dit, une largeur à la base égale au tiers de la hauteur des terres à soutenir.
Cependant, cette proportion serait beaucoup trop forte pour des remblais élevés ; il faudrait tenir compte alors de la poussée de la voûte qui s'oppose au renversement des culées à l'intérieur, et cet effet est très-efficace si la hauteur des pieds-droits n'est pas considérable.
Souvent même le ponceau est établi sur un radier en forme de voûte renversée qui, lui aussi, s'oppose au rapprochement des culées.
mars en retoar et murs en ailes. — Le profil en travers étant déterminé pour le corps du ponceau, on ne peut point limiter les têtes à ce profil ; en effet les têtes débouchent dans le talus de remblai et, si elles n'étaient point protégées par des ouvrages accessoires, des éboulements des terres se produiraient autour d'elles et l'aqueduc serait obstrué.
Il faut donc maintenir latéralement les terres du remblai.
 cet effet, deux systèmes sont en usage : les murs en retour et les murs en ailes.
Les murs en retour sont des murs de soutènement ordinaires dont le parement est dans le plan de la tète du ponceau, c'est-à-dire parallèle à la direction de la voie. Leur construction ne présente aucune difficulté et il suffit de considérer les dessins que nous en donnons pour en comprendre immédiatement la disposition.
Les murs en aile sont plus compliqués ; en avant des têtes, de chaque cdté des pieds-droits on dispose des murs, dont le parement est normal au plan des têtes ou légèrement incliné sur ce plan. Ce parement est du reste vertical ou oblique.
Les deux murs en ailes forment donc comme un entonnoir qui prend les eaux du ruisseau pour les conduire jusqu'à la tète de l'aquedoc.
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De plus ces murs en ailes soutipnnent les terres du remblai, qui, avec les murs en retour viennent s'étaler on quarts de cône le long de ceux-ci.
L'apftareil des murs en ailes obliques doinie lieu à une épure dont voici lexplîcation :
Soit abc figure 1 planche VII, la demi-ouverture du ponceau, (gah) le demiprofil du ruisseau a\ec ses berges, my le profil du talus de rembl li qui en général est à 1 i/2 de base pour i de bciutour. Nous avons les projections de l'ouvrage sur trois plans perpendiculaires, l'un horizontal, les deux autres verticaux.
Construisons d'abord le parement du mur en aile :
Ce parement passe û la base (a) du pied-droit, on veut en outre qu'il contienne le point (g.g") où le talus du remblai rencontre la crête du talus du ruisseau. Le parement cherché contient donc la droite dont les projections sont a5f.ay,a''j^.
Il sera déterminé si l'on connaît en outre son inclinaison sur la verticale; cette inclinaison est à la disposition du consti ucteur ; lorsqu'elle est accentuée, le mur résiste mieux à la poussée des terres, puisque cela a pour effet d'écarter la verticale du centre de gravité de l'arête de renversement, c'est-Â-dire d'augmenter le bras de levier de la pesanteur.
Biais, si l'inclinaison sur la verticale, c'est-à-dire le fruit, est trop forte, la construction perd de sa solidité à la longue ; si les terres se détachent de derrière le mur, celui-ci peut se trouver en porte à faux et se fissurer; de plus, les poussières s'accumulent sur le parement, elles peuvent ne plus être entraînées parles pluies et donnent naissance alors à une végétation qui pénétre dans les joints de la maçonnerie et la disloque.
Le fruit doit donc être maintenu dans une juste moyenne, qui varie de
Sur notre épure, pour rendre les constructions plus nettes, nous avons adopté un fruit de -^*
Considérons la ligne de plus grande pente du parement passant par le point {g); elle est tangente à un cène droit ayant pour axe la verticale (gk) avec des génératrices inclinées au tiers. la verticale gk a pour projection horizontale le point gf et le cène se projette suivant un cercle dont le centre est g^ et dont le rayon est le sixième delà hauteur gk,
La trace du parement du mur sur le plan passe en a' et est tangente au cercle ci-dessus défini; c'est donc la droite a"q"; le plan vertical tf'g", la coupe au point r qui i-ur l'élévation se projette en / et la droite (gï) est l'intersection du parement par un plan vt rtical ; l'intersection de ce parement avec la tête du ponceau est donc la droite am parallèle â (gl). Ramenant (m) en (m") sur l'horizon, nous trouvons les deux projections de la droite gm^g^'m" qui limite le parement à la partie supérieure. £n coupe, cette droite se projette en g^m' suivant le talus des terres.
Le mur en aile se termine par un rampant, ou plan incliné comme le talus des terres, dont la dimension horizontale est d'ordinaire de O'^ySO à 0'°,60.
Ce rampant est fait en pierres de taille ayant une section pentagonale comme on le voit sur les dessins ; l'un des côtés est dirigé suivant le rampant, un autre suivant l'horizontale, un troisième yz suivant la plus grande pente du parement, les deux derniers xy et vu suivant une perpen dieu laisse à l'arête du rampant.
Ces joints tels que xy ont huit à dix centimètres de longueur ; ils évitent un
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