DE LA TÉNACITÉ RELATIVE DU FER
8o. La ténacité relative dW corps parfaitement roide et homogène^ ne pourrait être vaincue par aucun effort^ si la puissance agissait exactement dans le plan de tension et de compression. Toutefois chaque corps finit par céder ^ parce que ses parties manquent plus ou moins d^homogénéité. n ploie ^ lorsque la proportion de la longueur à son équai>rissage est trè&-grande^ dans le cas contraire^ il s^aplatit. Ce dernier effet se manifeste de deux manières difierentes : dans Fun des cas^ les parties du corps se déplacent^ sans que la cohésion soit entièrement détruite^ dans Fautre^ le corps s^écrase réellement^ et se laisse diviser alors ^vec la plus grande facilité. L^un est une suite de la malléa^ bilité^ Tautre de Taigreur^ voilà ce qui fait voir que la ténacité absolue et la ténacité relative ne sont pas en rapport entre elles^ et que certaines substances peuvent être dépourvues de Tune et posséder Tautre à un très -haut degré*
MM. Tredgold et Duleau admettent qu''il faut un même degré de force et pour comprimer un corps et pour Talon*» ger dWe quantité donnée. Il est sous-entendu que la puissance employée ne doit pas être si forte qu'acné puisse altérer la texture et Télasticité du métal. Ainsi ^ dVprès M. Duleau^ le maximum de cette force serait de 6 kilog. et la variation dans la longueur de la barre de o^ooo3. Diaprés M. Tredgold, elle serait de 12^,4^ ^^ Talongement ou le raccourcissement de 0,0007145 quant à la fonte,
eUe s^alongerait ou se raccourcirait de 0^0008 3o6^ si la puissance employée était de 10^,79 par millim. carré.
Les expériences de M. Pictet prouvent que le raccourcissement d^une barre de fonte n'est pas en proportion exacte avec la puissance comprimante^ et qvCîl est un peu plus fort que le calcul ne Fannonce. Elles prouvent en outre que le raccourcissement se manifeste déjà pour des poids très-faibles^ et qu*'il est une fois et demi aussi grand qull a été indiqué par M. Duleau. Au reste ^ ces expériences n'ont été faites que pour de très-Êiibles charges. Une barre de fer comprimée de 0,000022 de sa longueur primitive^ par un poids de 1 26 kil. , resta raccourcie de 0,0000028 : résultat qui n'est pas d'accord avec les données de M. Tredgold, ni avec celles de M. Duleau.
8 1 . Rondelet se borne à indiquer le.point où le fer ductile commence à se comprimer, sans donner le rapport de la bauteur primitive des cubes à leur raccourcissement. Voici le résultat de ses expériences. ■ •
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