MANGANÈSE
MM
Klaproth.
Gnisengebîrge , prés de Krieglach , en Styrie.
Laugier.
Qiaine de FUral.
Berthier.
Baltimore.
id.
Chesteroouts, en Bensil-
Tanie.
Seybert.
id.
trace
id.
Baltimore.
36,oo4
Berthier«
Ile des Vaches , prés de S'-Domingue, cristallise
en octaèdres.
Vauquelin.
Bastide , d^^ du Var.
ao,3
Tassaert.
id.
Bergemann.
Baumgarten, en Silésie,
pesanteur spécique 4i5o.
IZ
id.
id, pesanteur sp<$cifique .
^7 et ngn magnétique. 3.5^o.
3^3, Uii€ série de corps parfaitem^it caractérisés ^ trèsrépaudus dans la nature^ coostituant la majeure partie des roches dont se compose Ten^eloppe extérieure du glohé , ce sont les silicates dont le plus grand nombre «st ferrifère. Cependant il en existe peu qui puissent servir de minerais^ parce qu^ils sont en général pauvres^ maïs, on les utilise souvent pour fondans^ surtout lbrsqu''ils accompagnent lefer magnétique: tout en accélérant la fusion^ ils offrent" Favantage d'*augmenter la masse du produit. Le silicate de fer uni au fer argileux ^ rend ce dernier plus compacte et lui donne un aspect pierreux.
374* Le silicate de fer ou bien le fer siliceux^ diffère
du fer argileux contenant des silicates^ en ce sens que le premier se compose d^oxide de fer uni à la silice et que les autres corps sont mêlés accidentellement avec le minerai ^ tandis que dans le fer argileux ^ la majeure partie du fer est hydratée et le silicate de fer nes^ trouve qu''à Fétat de mélange. Il est probable que par la suite on rangera beaucoup de fers dits argileux ^ dans la classe des fers siliceux ^ quand on connaîtra mieux leurs cotnpositions.
3^5. Le fer siliceux peut contenir de Foxidukr ou du pe* Toxide de fer: dans Fun des cas il a une couleur bleue ou Terdàtreplus ou moins foncée^ et dans Fautre^ une couleur touge ou jaunâtre^ il parait que le vert et le jaune sont dus k la. présence de Feau. U existe dans la nature des sous— silicates des silicates neutres^ des bisilicates^ et peut-être trouvera-t-on plus tard des trisilicates.
Les silicates d^oxidule ne sont magnétiques qu'à Fétat de sotis-silicates ^ et les silicates d^oxide ne le sont jamais.
On distingue facilement le fer siliceux du fer argileux^ en les traitant par les acides: le fer argileux se dissout facilement dans Facide nitrique^ et laisse tout son contenu de silice sous forme d^uûe poudre incoJiérante et grossière^ le fer siliceux^ au contraire, se dissout avec peine, et seulement dans le cas où il constitue un sous-silicate^ la silice se dépose alors au fond du vase en gélatine^ et une très-petite quantité passe dans la dissolution.
3^6. Parmi les silicates d^oxidule, on peut compter entre autres :
i** Le minerai bleu du cap de Bonne-Espérance , analysé par Klaproth: il contient /\o parties d^oxidule de fer, 5o de silice, 3 d'eau, 5 de soude et i,5 de chaux«
2" Le chamoisite analysé par M. Berthier: on le traite aux forges d''Ardon, il rend 43 p. % de fer cru, il est vert, très-fusible ^ magnétique avant et après le grillage, contient 60,3 parties d^oxidule de fer, x4^3 de silice, 7,8 d^alumine et 17,4 d'eau ^ il donne d''excellent fer.
DES MATIÈRES PïlËMiÊIlES. uÇS
3* Le sideroschisolite du Brésil qui^ analysé par M. Wemefcîiik^ contient 7 5,5 parties d'^oxidule^ i6,3 dé silice, 4^1 d^umine et ^,3 dVau.
4° LTiîsingérite de Gillinga en Suède, qui renferme 47^8 parties d''oxidu]e de fer, 2^,5 de silice, 5,5 d^alumine^ 0,97 d^oxidule de manganèse çt 1 1,75 d^'ean.
5** Le chlorîte (Jui a donné à M. Vauquelin 43 parties â*oxidule de fer, 26 de silice, i8,5 d''alumine, 8 de magnésie , 2 de carbonate de potasse et 2 d^eau^ on peut lé con^sidérer comme un minerai assez riche«
& lie Pistacite qui contient 25 p. % d'oxidule de fer^ tons les amphiboles et tous les pyroxènes , les liévrites , les ilvakes, les hedenbergites, les pyrosmalites , des grenats et ceux des basaltes qui sont chargés de beaucoup d^oxidule de fer, etc., etc. Ces substances sont quelquefois employées avec avantage pour fondans. Plusieurs espèces de grenats contiennent 25, 18 jusqu^à 3^ p. 7l d^oxidule de fen M. Hisinger trouva dans le grenat de Pahluù 3^,68 parties d^oxidule, 39,66 de silice, 19,66 d^àlumine et 1,70 d^oxidule de manganèse«
3yj. Parmi les silicates d^oxide combinés ou non avec Peau , on peut ranger :
1° Un demi-opal de Telkebania, analysé par M« Klaproth^ et composé de 47 parties d^oxide de fer, de 43^5 de silice et de 7,5 d^eau.
2*" Le fer siliceux de Kupferrath, près de Düren ^ M. John analysa deux échantillons de ce minerai : le premier qui était brun rouge, lui donna 52,5 parties dWide de fer, 12,5 de silice, 3,5 d^alumine, 3,75 d^oxide de manga-^ nèse , I de chaux et 26 d^eau^ le deuxième dont la couleur était blanche , renfermait iy parties d^oxide de fer, 26,5 dé silice^ 6,5 d''alumine, 3,^5 de manganèse, i de chaux, et 22 d^eau« Ce minerai est traité à Lend^rsdorf.
3"" Les jaspes , le kœlreutérite qui dpima à M. Dobérei->'
uer 6i parties d'^oxide de fer^ 35 de silice, a d*oxide de manganèse et 2 d''alumine. — Le Cronstedtit de Przibram, en Bohème, renfermant 58,853 parties d^oxide de fer, aa,452 de silice, 15,078 de magnésie, 2,888 dWide de manganèse et 10,700 dWu. •— ^ Tous les grenats enfin qui contiennent du silicate d^oxide.
Klaproth a trouvé dans le grenat rouge de Groenland 29,5 parties d''oxide de fer, 43 de silice, i5,5 d^alumine, 8,5 de magnésie, 1,^5 de chaux et o,5 de manganèse. Parmi les grenats examinés par M. Wachtmüster, il en est plusieurs dont le fer est oxidé au summum ^ le grenat de Hesselkulla contient 28,525 parties de peroxide, 37,993 de silice, 3o,74 de chaux, 2,712 d^alumine et 0,61 5 d^oxide de manganèse.
Dans la principauté de Henneberg, aux environs de Suhl, on traite pour fer un grenat d^une couleur brune rouge et dWe forme très-régulière i^ il renferme, dVprès mes analyses, 26,9 parties d^oxide de fer, 37,4 de silice, 33,2 de chaux et 2,5 dWide de manganèse: ce minerai est pauvre, mais il donne de bon fer. En général on mêle les grenats au fer magnétique poux les traiter ensemble. Le chloropal de Hongrie composé de 33 parties de fer oxidé, de 4^ àe silice, de 2 de manganèse et de I d''alumine, appartient probablement à la classe des silicates qui contiennent le fer à Tétat d^oxidule, puisqu'il est vert et attirable à Taimant.
378. Tous les fers siliceux qui contiennent des silicates terreux, sont fusibles par eux-mêmes ^ quelquefois on peut en améliorer le traitement, en leur ajoutant un flux convenable. Les fers siliceux purs , au contraire , se réduiraient très-mal sans aucune addition^ les laitiers retiendraient la dose d'oxidule nécessaire pour constituer des trisilicates , la fonte serait blanche et le laitier aurait une couleur noire. Il est essentiel que la grande fusibilité de ces miné-
rais soit diminuée par des additions de pierres calcaires^ et dans ces cas la marne ou la pierre à chaux souillée de terres^ convient mieux que le carbonate de chaux pur.
î^g. Combiné avec V acide carbonique ^ le fer se présente oxidé au minimum dans la nature. On ne connaît ni carbonate d^oxide^ ni mèmejdeflous-carbonate d^oxidule^ àmoins quW ne veuille considérer ainsi des minerais à demi décomposés ^ passant à Fétat de fer hxMB. ^ ou de fer argileux brun.
Il existe des carbonates d'^oxidule qui sont mélangés avec des carbonates terreux de la même manière que les fers bruns ^ ce qui les fit comprendre long-temps dans la classe des fers argileux. Maitenant on les désigne sous le nom de carbonates argileux ou de sphérosidérites. Le carbonate de fer non mélangé de silicates^ mais combiné souvent avec des carbonates terreux ^ constitue lejer spathique. Ce nom n'*est relatif qu'^à la forme extérieure que le minerai montre le plus souvent^ bien qu''il ne TafiFecte pas toujours. Le fer spathique et le carbonate argileux^ ont une raclure blanche ou grise ^ et ne sont pas magnétiques ^ mais ils le deviennent fortement par le grillage ^ leur couleur passe alors au noirâtre tirant sur le brun ou sur le rouge. Si les minerais crus sont rougeàtres^ on peut en conclure quHls ont déjà éprouvé une première décomposition.
38o. Quand on calcine le fer spathique ^ le protoxide de fer décompose une partie de Tacide carbonique ^ et s^empare dWe plus grande quantité d^oxigène. Il se dégage alors du gaz oxide de carbone. M. Dobereiner croit devoir conclure de ses expériences que le gaz fourni se compose en général de 4 volumes dVcide carbonique et dW volume d^oxide de carbone^ et que le fer oxidé se compose ensuite d^un atome de peroxide et d^un atome d^oxidule. Mes expériences mWt conduit à des résultats tout autres^ le volume de Tacide carboiûque était au volume du gaz oxide de carbone^
agô DEUXIÈME SECTION.
oomme 6,5 est à i, — Au reste ou ne peut guère juger du degré d''oxidatîon du fer par les gaz qui se dégagent^ parce que le minerai n est jamais parfaitement pur.
38 1. Dans le &r spathique, le carbonate d^oxidule est toujours combiné avec des carbonates étrangers , formés par la magnésie, la chaux Toxidule de manganèse et même Toxide de zinc. Ce dernier y parait assez rare^ mais le caiy bonate dWidule de manganèse n^y manque presque jamais» Quelquefois le carbonate de chaux et le carbonate de mfiguésie se remplacent, quelquefois aussi leur présence est simultanée. Aucun minerai n^a été plus souvent analysé que le fer spathique. Il est intéressant pour les pr^ticieBß dVn connaître les parties constituantes.
DES. MATIÈRES t>R£ftfIÊRES.
ANALYSES DE FÈR SPATHIQUË.
NOMS - des
i.UtfiVR8.
te
MM
Kiaproth.
BuchoU.
Strome^er.
. id.
Berthier,
id.
id.
id.
Kanten.
id
id,
id.
id.
id.
éd.
DESIGNATION
DES KIHBILAIS
et lieux • cToù ils proyiennetit.
Jaune isabette de Bankerode , dans le Hall>ei!stadt«
Rouge btmiatre . de Kemmlas*
Noir brunâtre de Neuendorf, prés de Han^ I gerodeu
Id* de Steinhemi: , . de Hanau.
Jaune pâle de Stolberg
Jjiunedaird^Âlleyard. M^tS
id. id, |4^«<>
id. d^Àntun:
id. deS'-^eot^ de Hi^itiâre enSayoye.
Blanc de Hohegrethe , dans le Hachenburg.
ïd. d'^un grain £n de ' Styne.
Noir de Babkowski , en Silésie«
Jaune dair de Siegen
id. id.
Blanc de Halilberg, ' dans le Siegen.'
' .Brun rougeâtre de Siegen.
asÈtt
âssa
CQ
Le n^ 3 contient probablement un peu d'oxide rouge. — Le n** 5 renferme en outre ,a488 d'eaii. — Len'' 11 est un peu refractaire , parce qu'il est mélange' avec 7,5 parties
e silice et a,a3 d^alumine. — Le n** la est mëlaogé avec 1,93 p. ^/^ de caibone.
Tec le n® i5 on Ml Texcdlent acier de Musen. ^^ Le b° 16 oonlicnt en outre 6,636 > y^ d^'oxide rouge , renfermé entre les lames de fer spathique.
TOH. I. 38
ncß .■'■ DEUXIÈME SECTION.
38 a. Q éât poâsiblô que le contenu d^oxide de zinc ait
quriquefois échappé aux recherches des chimistes^ parce-
qu'oïl Be précipite en méime temps que Foxide de fer^ et
qu^ou les sépace difficfleinent. Les BÙnérais de Stahlberg
dégagent pa^ leur traitei^ent^ ,du zinc qui se dépose aux
gueulards des fourneaux. M. Maironi Daponté a trouvé
; dans le fer spathiqùe d'^Ortasolö 0,8 1 4 p. */, d^oxîdè de zinc
i et o^o3 p. Yi, dans :1e fer spathiqùe de Manina.
, 36à. Il,ré$uiteTdes «xtal^ses précitées^ que le fer spathiqùe
; est un minerai très-pur^ etquepabni les coips étrangers qu^U
'* : renferme^ c^st le carbonate dV>xidule dé manganèse qui
i domine le plus souvent. Cest "pour cette raison quHl est
<t , aussi très«- facilement réductible et disposé à donner de la
• fonte -blanclie^ sanis que les laitiers soient oolorés eU noir^ parce que Ja gan^e quartzeuse suffit presque toujours
• pour saturer les bases ^ et pour former avec Foxidule de . ' i manganèse des silicates ou laitiers très-fusibles. Ces miné-^
' rais dçvi^nn^nt {>li:^ ré&actaires quand la magnésie domine sur let man^nèse et les autres ibases^.daps xß cas: on les * tinèle avec deis fond^ins et onléd traite pour fbnte grise. M. Collet Descostils a prouvé que les fers spathiques souäiis .long-temps a rinfl^ence de Tair^ abandonnent une partie de leuir carbonate <|[e magnésie qui est enlevée par f humi— ;dité die Tatmiosphèife.
384. Exposés à' Fair , les fers spathiques se décomposent et deviennent bruns rougeàtres. Ils sont plus ou moins disposés à subir cette altération ^ qui est hâtée par ,les corps étrangers contenus dans le minerai et surtout par Fhiunidité. Après quelques années de séjour à Fair ^ la couleur claire et blanchâtre a disparu entièrement. Ils portent alors le nom de mines douces ou de fers hrans^ La décomposition commence à la surface et pénètre peu à peu dans Fintérieur; elle influe sur la dureté qui est bien moins forte dans les minerais altérés que dans les autres.
DES MàTIÊIUSÂ ^&£M1Mes. 3Ègg
Le grillage présente aussi* xm inojen d'attendrir le fer spathiqne ^ et de changer sa couleur en brun de chocolat :; mais îl existe une grande différence entre les minerais grillés et ceux qui ont éprouvé à Faîr une décomposition spontanée: les premiers^ ont perdu' leur acide carbonique' en entier et ont passé' au degré- d'oxidatioûdu:yè^mag^»e't^gue^ tandis que les derniers absorbant de Teau et retenant quelquefois une petite partie d^acid^ carbonique ^ se composent tantôt de protocarbonate et d^hydrate de fer-^ tantôt d^'oandumjkrros<>-forricumc0ts!ibiné avec Phydrate de fer ^ tantôt enfin^ d:hydrate pur^ selon le temps qu'ils ont été soumis à Tinfluence de Tatmosphère, Sass>lapré» isence de Feau ^ le fer spathique ne changé point de nature ^ il en est de même ^ loarsqu^on le plonge entièrement dans ce liquide : sa décomposition est donc une suite de Faction simultanée de Feau et de Fair atmosphérique.
On ne sait pas encore si^ par le séjour à Fair^ une por-tibn de Facide carbonique de ces minerais se trouve décomposée en oxigène et en gaz oxide de carbone^ ou si^ comme il est assez probable ^ le protoxide abborbant Foxigène de Fair^ laisse dégager une partie de Facide carbonique^ et se combine avec de Feau; Une chose certaine^, e^est le changement du protoxide en peroxide et en hydrate 5 mais les carbonates terreux ne sont pas décomposés»^
385« Le fer carbonate argileux subit à Fair les mêmes changemens que les fers spathiques^ et ces changemens deviennent plus prompts^par la présence des matières étrangères auxquelles il est mêlé si intimement^ que sa texture est homogène. Ces matières ne sont le plus souvent que de la silice et de Falumine ou du silicate <Falumine avec excès de silice^ combiné^ quoique rarement^ avec du silicated^oxide de fer. Les fers carbonates argileux, peuvent contenir en outre du phosphate d'oxîde de fer, du phosphatede chauxç du soufre^ du fer chromé et du fer titane, us se^
3oo IXEUXlèHE SECTLQV.
oonduisent dans les hauts fourneaux comme 1^ fers spathiques surchargés de carbonates t^reux. H arrive soème quHls sont si appauvris par des terres quW ne peut pas les traiter. Au reste ils se réduisent très-facilement ^ bien que ^ sans addition de pierres calcaires^ ils paraisseut quelquefois réfractaires. Ils sont très-disposés^ à donner de la fonte blanche avec des laitiers colorés en noir} parce que le silicate d^alumine ne peut entrer eu fusion quW se chaînant d^oxidule de.£^. Mélangés en proportions convenables avec la pierre calcaire ^ ils produisent de la fonte grise avec un laitier clair» Cest M. Berthier qui a répandu le plus de lumière sur la eomposition de ces minerais.
DES MATIÈRES PREMIÈRES. 3oi