‹ Manuel de la métallurgie du ferChapitre 84 sur 104 · X»KS BOI · texte numérisé non relu

X»KS BOI

ati«

aoo

too

xoo

xoo

POIDS

su riso cuai.

Ib.

loth.

M. Wildenhain fixe le poids d^un pied cube de bois (mesure de Leipzic)^ ainsi qu^il suit:

Pour le cliéne à 34 liy.

— hêtre 34

-— bouleau» . • . . . 30 •— a. oacts,

— pin. . * 16 — a

—' etc., etc.

La diversité de ces résultats nous montre Fincertitude qui règne encore dans cette partie de nos connaissances. Elle nous fait voir que läge et la qualité des bois^ exercent une influence notable sur leur poids ^ et qu'ail ne faut pas être surpris si ^ considérés comme matières combustibles ^ ils ne produisent pas un effet qui â'aôcorde avec leur pçsanteur spécifique.

Au reste ce sont les données de Rumford qui présentent le plus d'^exactitude^ parce quelles sont indépendantes des quantités dVau et d^air contenues dans le bois àTétat libre ^

mais c^est pour cette raison même que ces domiées sont inapplicables pour la pratique.

483. Rumford a prouvé, par ses expériences, que pour un poids déterminé, le bois déveloj^ dVutant plus de chaleur qu^il est dans un état de siccité plus ayancé , et que celui qui a subi déjà un commencement de décompositionnVn développe qu^une très-&ible quantité^ mais elles paraissent prouver aussi qu'^à poids égaux , la chaleur dragée ne dépend nullement de la pesanteur spécifique. Ces résultats d^expériences sont du reste très4ncertains , parce qn^il ÊLudrait brûler chaque espèce de bois avec une vitesse convenable à sa densité , afin à^en obtenir le plus grand effet possible. Un ccMrps qui brûle avec rapidité produit instantanément plus d^'efiet que celui qui se consume avec lenteur. Si donc la combustion avait lieu dans les mêmes circons^ tances, Favantage pourrait être du côté des bois qui sWflamment le plus facilement.

484* Les opinions sur le carbone contenu dans le bois, . sont aussi variables que les domnées sur la chaleur dégagée par la combustion. Il parait résulter des expériences de Kumford, que tous les bois desséchés contiennent une égale dose de parties ligneuses ou de charbon , qu'ion peut en retirer en les distillant avec beaucoup de précaution. Cent parties de bois parfaitement sec (48 1), chauffées dans des cylindres de verre placés dans une étuve,' donnèrent à M. Rumford:

Bois de- chêne. . . • 4^)^^ ^^ charbon pris au poid^>.

— orme ... • • 4^i^7 ^- érable. . . . 4^i^^ • — sapin ..... 44)*^

— tilleul'. . . . 4^ 1^9 • — peuplier. . . i^^^J

Ce physicien dit avoir continué Topération , jusqu^à. ce quMl ne s'*aperçut pkis dVucune diminution de poids. Il lui

DES MATIÈRES PREMIÈRES. S'jB

fallut^ pour cet effet ^ quatre jours et quatre uuit$^ en réglant la chaleur avec beaucoup de soin. D^où îl conclut que le charbon existe déjà dans le bois^ et qu^il est en même quantité dans toutes les essences. Il en résulterait que les bois ne diffèrent entr'eux que par la densité de leur tissu ligneux.

485. MM. Proust, Mushet, Scopoli, Hîelm, Allen et Pepyâ sont parvenus à des résultats bien diSerens de ceux que nous venons de rapporter.

Expériences de Proust.

Poids du boif . Poid« da charbon.

Orme xoo «••• a5

Sapin rouge \d. ao

Chêne id, *. • • 19

Charme • . • • id, 17

Saule id, 17

Expériences de Mushet,

Poids du. bois. Poids du charbon.

Châtaignier. xoo a3,a8o

Chêne tV. aa,68o

Hétre^ id. '. « i9)94i

Orme id. '9)^74

Sapin id, i9i^o4

Saule id, i8i497

Bouleau id, i7i49x

Pin. . , id, i6,456

Expériences de Hielm.

Puids du bois. Poids dn charbon.

Chêne sec ....... xoo 3'o 1-

id, frais id, , . . ^ ^9 1

Sapin sec id, .,•,.,,,,, , a6

id, yert id, ^7 s

Pin sec id, , , , , , a4 -j

id, yert id, , , , ^^ -f

Bouleau sec id, ^^ \

id, Tert id, . a3 ^

Expériences de Scopou,

Poids Aa bob. Poids du charbon.

Ghéne .••••••••• 100 • • • . aS

Sapin id, • • • . • a5

Bouleau iV/. '. . . ^» . a3

Tilleul id. aa

Hêtre. id. ai |

Expériences ffAusisf et Pepts.

Poids du bob. Poids dn ebaib«».

Sapin 100 18,17

Chêne id. i7i4^

Hêtre id. i5,oo

Ces expériences se font ordinairement sur de petites quantités de bois. Toutes les causes éventuelles^ qui tendent à en altérer les résultats ^ doivent avoir alors une trèsforte action : comme par exemple ^ la variation dans le degré de chaleur^ Tinfluence de Fair atmosphérique et la plus ou moins grande combustion du charbon^ qui en est la suite inévitable.

Si toutes les essences de bois produisaient une égale quantité de charbon prise au poids ^ il s^ensuivrait que les essences dures en donneraient une plus faible dose mesurée au volume^ puisque leurs charbons ont une plus grande pesanteur spécifique.

486. L^hydrogèpe, Foxigènc et le carbone suivent différens modes de combinaison ^ réglés par le degré de chaleur employé^ il en résulte que la quantité de charbon obtenue dépend aussi de cette température. Il existe par exemple^ plusieurs résines qui contiennent plus de carbone que le bois ^ et qui ^ carbonisées à un certain degré de chaleur^ ne laissent pas une trace de carbone. Xes composés qui se forment par la distillation du bois éprouvent aussi , par la même cause ^ des variations considérables. Si par conséquent la production du charbon est le but prin-

cîpal qu'ion sa propose ^ on doit to^)0^jçs çlonner une très-* faible chaleur au commeuCemeBt ^ et la rendre plus inteiiSe vers la Qn de Topéraftiony afin de faire entrer le moins possible de carbone dans les produits gazeux qui . se dégagent. ^

Ces produits sont de Feau ^ de Thoile , de Taeide acétique, une petite quantité de substance arlçoolique, et un mélange d''acide carbonique, d^öxide çb carbone, d'hydrogène carburé et de gaz oléagineux. Les proportions de ces divers corps sont dépendantes de la température employée. . 487. Tous les produits obtenus par la distillation dû. bois, sont formés pendant l'opération, et ne donnent point de renseignemens sur la composition de ce combustible ^ elle ne peut êttre déterminée que par lanalyse. MJVJ. Gay- Lussac et Thénard ont prouvé que les différentes espèccfs de bois et probablement toutes les fibres ligneuses ^^ ne varient presque pas dans leur composition, et qu'elles contiennent en général 52 parties de carbpûe, et 48 d'ôxigéne el d'hydrogène, dans les proportiops voulues pour formerde l'eau. Sous le ppint dé vue chimique, on peut donc regarder les fibres ligneuses composées de 62 parties de carbone et de 48 d'eau ^ mais la formation des autres produits qu'on obtient par - la distillation , prouve évidemmietit que les trois parties constituantes du bois , soiit combinées entre elles d'une tout autre manière. C'eàt par cette raisou qup l'oxigène et l'hydrogène ne peuVeût se séparer du carbone, à une température élevée, qu'en entra^natit une certaine partie de cette substance. Le bois de hêtre adonné à ces chimistes 5i,45 parties de carbone et 48,55 d'eau. Le bois de chêne ^ 52,53 parties de carbone et 47^4? d'eau. 488. Le bois exposé quelque temps k une température de 1 20 degrés de Réaumur , finit par ne plus éprouver aucune diminution de poids: il perd alors, après une parfaite dessication (48 1 et 484) , 56 à 59 p. 7^. Le résidu qui res-

semble au charbon ordinaire^ bien qu^il ait moins d^édat^ s^élève par conséquent de 4^ ^ 44 P- "/»• Cette substance chatboneuse est appelée par Rumford la fibre ligneuse ou le squelette de la plante (^4^4)* Cet auteur pensait qu'acné constitue un charbon pur ^ contenu en même quantité dans tous les végétaux. Mais remarquons que cette perte de 56 à 69 pour cent est relative à 1 20 degrés de Kéaumur ^ et que par une température plus élevée elle sVccroîtra ^ car ce n^est qu^à la chaleur rouge que la fibre ligneuse se décompose complètement ^ au. point de ne plus subir aucun déchet^ par un accroissement de température. Il en résulte que les fibres ligneuses de Réaumur^ obtenues par une douce distillation^ ne constituent pas un charbon pur^ et que les autres produits difierent considérablement de ceux qu^on obtient par la carbonisation ordinaire. Le bois de charme par exemple^ distillé à une chaleur rapide pour la fabrication du vinaigre ^ ne laisse que 1 3^3 p. 7I de char» bon^ soumis'au contraire à Finfluence d^une douce tempe— rature^ il en donne 26,1 p. */,, et une plus grande quantité d eau ^ d'hydrogène carburé et d'acide carbonique.

M. Chevretise a signalé les principales difierences qui existent entre le charbon qui a été produit par une douce distillation ^ et celui qu'on obtient à une haute température^ en employant les mêmes essences. Le premier pos-« sède une plus faible pesanteur spécifique^ est moins conducteur d'électricité et de calorique^ beaucoup plus in— flammiable^ et en même temps plus hygrométrique que le deuxième ^ qui a été obtenu à la chaleur rouge.

Il parait que le charbon qui n'a éprouvé qu'une douce distillation^ contient encore de l'oxigène, bien qu'il ne renferme plus d'hydrogène ^ il constituerait alors une espèce de charbon oxidé. Ces conjectures ont du reste besoin d'être confirmées par l'analysCé

Page 1