‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 100 sur 136 · SORTIE DU FXEUVE DE BONNY · texte numérisé non relu

SORTIE DU FXEUVE DE BONNY

mouiller à reaibranchement du grand canal de Bonny, celui par où Ton entre d'ordinaire» et de la passe Portugaise ; c'est, en général, par cette dernière que Ton sort.

On devra, autant que possible, mouiller près du banc Baleur pour attendre la marée suivante; on jettera l'ancre par 14 ou 16 mètres, tenant : la pointe Peter-Fortis, par la pointe Jewjew et relevant la pointe Rougb-Corner au N. 19® E., la pointe Fouche, au N. ôô^' 0. On sera à ce mouillage en position de traverser avec vent largue la passe Portugaise, et de donner dans celles au N. et au S. des bancs du Milieu de cette passe. Celle du N. est nommée, comme nous l'avons dit, passe des Navires-de-Guerre ; celle du S. conserve le nom primitif de passe Portugaise; elle est moins fréquentée que l'autre.

On appareille au % ou aux ^/^ de la marée de flot suivante, pour arriver à la sortie des passes avec le plus de profondeur d'eau possible.

Les pilotes n*ont pas, dans cette partie, des amers aussi sûrs que pour la route d'entrée ; aussi envoient-ils souvent une pirogue sonder en avant pour indiquer le chenal.

Si on donne dans la passe des Navires-de-Guerre, du mouillage indiqué, la route directe sera le S. 76° E. tenant au relèvement du N. 76° 0. la pointe Ouest de la crique Fouche, légèrement ouverte à droite de la pointe Est de cette crique, si l'on peut bien distinguer ces pointes. On devra se défier en outre du courant et veiller les bancs qui, d'ordinaire, brisent à mi-marée.

Si, au contraire, on donne dans la passe Portugaise (entre les bancs du Milieu et le banc Baleur}, la route directe sera le S. 57° E., tenant au N. 57° 0. la pointe Fouche, pointe Sud d'entrée du fleuve du Nouveau-Calebar.

En clienalant bien, le plus petit fond qu'on rencontrera sera de 6™ 3, dans l'une et l'autre passe, suivant l'heure de la marée et aux environs de la haute mer; à la basse mer, on trouve dans les passes 3°" 6 ou 4°" 9.

Après la sortie de la passe que nous venons d'indiquer, on trouvera, pendant quelque temps, des fonds de 6 ou 7 mètres ; puis ils augmenteront graduellement , et assez rapidement , jusqu'à 13 et 14 mètres. Quand on aura atteint ceux de 18 métros, on pourra se regarder comme hors de tout danger.

(ÎOLFE DE BIAFFHA.

Plateau des sontlp«i.

Ob^tervations pour les mouillaK'*^.

Saisons et vents dans le Bonnv.

Sur le méridien (to la baie qui sert d'affluent aux deux Oenves de Bonny et du Mouveau-Galebar, la limite du plateau des sondes est à 30 milles Va au large de Taccore Sud des bancs de leur embouchure. A cette distance, on trouve 295 mètres, vase noire. Ces fonds diminuent ensuite assez rapidement jusqu'à ceux de 54 mètres, vase également, qu*on rencontre à 15 milles; à 6 milles de ces bancs, on a 25 mètres ; à 3 milles, 18 mètres; puis la sonde diminue assez graduellement; mais on ne devra pas s'en approcher par moins de 10 ou 11 mèti*esy si on ne reconnaît pas la terre par ces fonds, qui en placent à 2 milles de distance.

Lorsqu'on mouille devant la rivière de Bonny, on trouve, en général, un fond d'excellente tenue, sable à la surface et terre glaise en dessous. On éprouve donc, en général, beaucoup de difficultés à lever Tancre ; dans ce cas, il est avantageux d'avoir un bon orin sur lequel on agira pour enlever l'ancre du fond au moment où Ton viendra à pic ; sans cela, on risque de casser son ancre ou sa chaîne par suite de la houle qui occasionne (Je très-fortes secousses.

Dans le fleuve de Bonny, la saison des pluies commence vers la fin de mai ou au commencement de juin. Les pluies augmentent alors graduellement, avec de fortes brises de S. S. 0. et de S. 0., pendant les mois de juillet, août et la plus grande partie de septembre. Dans la seconde moitié de ce mois, elles diminuent graduellement. En juillet et en août, on a de fortes rafales, et dans ces deux mois, les vents varient peu duS.S.O. et du S. O.; la pluie est incessante en quelque sorte.

{!n octobre, le temps devient plus beau ; on a alors de jolies brises de terre, et parfois des grains de pluie qui disparaissent avec les brises modérées du large qui commencent à 10 ou 11 heures du matin.

En novembre, les tornades se font sentir; elles sont violentes d'abord, puis diminuent de force, lorsque l'harmattan et la saison sèche commencent à se faire sentir. On en éprouve cependant quelquefois jusque dans le mois de mai, mais occasionnellement.

Décembre, janvier et février composent la saison de Tbarinattan ou la saison sèche.

RIVIÈRE ANDOiNEY. 447

Pendant ces mois, la brise de mer commence vers le milieu du jour et souHle d'une manière modérée de l'O. S. 0. ei de rO., jusqu'au coucher du soleil ; on éprouve alors un intervalle de calme, et, pendant la nuit, il y a peu ou point de vent. Le temps est alors excessivement lourd et les rosées sont trèsabondantes.

Au lever du soleil, une brise légère s'élève du N. et du N.N. £.; elle augmente graduellement jusqu^à ce qu'elle atteigne une force modérée et finit vers 10 ou 11 heures du matin.

On a ensuite une seconde période de calme, à laquelle succède la brise du large venant de TO.

L'harmattan soufDe cependant quelquefois avec force et sans interruption du N. E. pendant plusieurs jours consécutifs, surtout à l'époque des syzygies. C'est aussi à cette époque qu'on rencontre ces brumes épaisses connues sous le nom de fumées de la côte d'Afrique.

En mars, avril et mai, le temps est clair avec des alternatives de brises de terre le matin, et de brises du large de rO. S. O. dans l'après-midi. Ces brises sont d'ordinaire modérées; elles soufflent jusqu'au coucher du soleil et durent pendant une partie de la nuit. A cette époque, le temps est beau et le ciel serein surtout pendant la nuit.

La saison où l'on récolte l'huile de palme commence vers Ie> premiers jours de mars ; l'huile est abondante surtout depui:> avril jusqu'en septembre ; elle commence alors à diminuer depuis octobre jusqu'à mars ; c'est l'époque de la morte-saison , si on peut s'exprimer ainsi, bien que, durant cette période, on puisse* encore s'en procurer en petite quantité.

De la pointe Rough-Corner, la côte court presque en ligne droite à l'E. 9*» N. sur une étendue de 70 milles jusqu'à la pointe Ouest d'embouchure du fleuve du Vieux-Calebar (Old-Calebar); elle présente quelques ondulations peu prononcées, est basse, boisée et garnie dans toute celte étendue d'une étroite plage ile sable gris ou blanc. Elle a été peu étudiée.

A 1 5 milles de la pointe Rough-Corner est Tembouchure de la H«vi^re Amionry rivière Andoney, dont la pointe Ouest, basse et couverte d'arbres, cache la pointe Est quand on la relève au N.40o E. Celte rivière est bien ouverte quand on la relève au N.

Calebar.

448 GOLFE D£ BlÂFfrUÂ.

Les pointes d'entrée de celte rivière sont prolongées par des bancs qui s'avancent de 4 milles au moins au large, distance où Ton trouve de 6" 4 à 6"» 3 d'eau. On devra se tenir de la côte à la distance de 6 ou 7 milles dans les environs de cette rivière et jusqu'à Tembouchure commune des deux rivières situées plus loin à 16 milles, embouchure au milieu de laquelle existe un ilôt.

Ces deux rivières n'ont pas de nom et n*ont point été étudiées; elles paraissent, comme la précédente, être des bouches du fleuve de Bonny avec lequel elles communiquent à peu de distance dans le Nord. Devant elles, des bancs s'avancent au large à la distance de 4 milles. Il faudra en passer au moins à & ou 6 milles par des fonds de 13 mètres.

On trouvera, à la distance de 40 milles plus E., le fleuve du Vieux-Calebar, le dernier .affluent du Quorra. Fleuve du Vieux- Le flcuvc du Vicux-Calebar, nommé aussi sur quelques cartes Dongo, présente une embouchure large de 9 milles Va entre la pointe Tom-Shot à l'O., et la pointe East-Head (Tête-de- TEst) à l'Est. La première reste delà seconde au N. 71° 30' 0.

Ces deux pointes ne sont ni Tune ni l'autre l'extrémité Sud

de chaque rive, mais elles en sont les points les plus élevés, et

ceux qui servent du large à reconnaître l'embouchure du

fleuve.

Pointe Tom-Shot. La pointcTom-Shot est cependant peu élevée quoique fortboi-

L^ng^Ê* 5» 58' 0". ^^ > ^"^ ^^^ surtout rcconuaissable par deux grands arbres à tête

var. N. 0. 20» 2»'. roudc, uu pcu séparés, qui en sont à 2 milles dans le Nord. Au S.

.de cette même pointe, on voit une coupée dans les arbres de la

côte, et un petit enfoncement où se jettent deux marigots. La

pointe Tom-Shot forme la pointe Nord de cet enfoncement,

dont la pointe Sud porte un bouquet d'arbres toufTus et épais.

Deux grands arbres dominent ce bois et paraissent bien

espacés quand on les voit dans le N. N. 0. Cette dernière

- pointe est, en réalité, la pointe Ouest d'embouchure du

fleuve.

Bnnc K briMnis de lin pcu au N. dc la pointe Tom-Shot, commence un banc qui s'en écarte vers TE. à la distance de 2 milles environ et se prolonge vers le S. sur une étendue de 11 milles à peu près. L'accoreEstdocebanc court dans une direction du N. au Sud. Son

Tom-Shot.

VIEUX-CALEBAR. — CAI> BACKASEY. 44»

cttrémUé Sud^ où Ton trouve» des fonds de 3" 2 ot do 4 mèlfes j sable, reste de la pointe Tom-Shot au S. 8** E. Cette extréinitë do banc estséparéedu plateau princif>aletdesbriflâatddeTôm- Shol, situés plus au N. par une fosse étroite, larj^e de 2 milles du N. au S., où l'on trt)uvé des fonds dé 4«» 9 et 9°* &i sable.

Les brisants de Tom-Shot restent dans leur extrémité du S. au S. i^^ Eiy à 7 milles V3 de la pointe de c« nom; Ils ènt du N. au 8. une étendue de 2 milles ^/a 6 3 milles. Ils tracent à leur accore de TE. le c6té Ouest du chenal d'entrée du fleuve et sont, pour y pénétrer, la reconnaissance la meilleure et la plus sûre* Sur le banc même, les fonds varient de 3" 2 à f 6.

L'accore Ouest du banc de Tom-Shot forme aved la terre un passage praticable pour des canots ou pour de petits bateaux. Ce canal est large de Vt mille, et les fonds y varient de 4" 9 à 9™ 2. Un navire ne doit pas s'engager dans cet étroit canal.

De l'extrémité Stid des brisants, avec un temps très-clair, on a relevé, en 1^4, le pic de Cafmaraos (Mongo-ma-Lobah) au S. 72°^ E., à 51 milles de distance, et la plus haute montagne de la chaîne de Rumby au N. 63^ E., à 62 milles ; mais les brumes fréquentes dans ces parages permettent rarement d'apercevoir ces hautes montagnes. Il en est de môme* pour le pic de Fernao-do-Poo dans l'île de ce nom.

La pointe East-Head est très-basse, boisée et obtuse;de cette pointe, la côte s'arrondit légèrement,- en courant vers le S. S. E. A 4 milles dans cette direction, on remarque une interruption dans les palétuviers qui garnissent cette rive du fleuve. C'est l'embouchure d'un assez large marigot nommé Backasey, dont la pointe Est, le cap Backasey, est la pius Sud de kt terre et Cap B^kaiey. forme, en réalité, la pointe Est d'embouchure du fleuve. L'en- Long. e. 6« lâ'. trée do marrgot Backasey est large de 1 mille environ.

La côte que nous venons de décrire est formée de terrains d-allavion, et les ari)res s'implantent dans la mer, délimitant ainsi le contour de la terre. Celle-ci se prolonge dans l'O. de East-Head par un plateau de vase large de 3 milles Va sw lequel les fonds varient de 3* 2 à 4°» 9, et qui, du côté du Sud, s'étend à 7 milles du cap Backasey. L'accore Ouest de ce banc forme le côté Est du chenal du fleuve.

MAXUEL. — T. II. 29

Pointe Ewt-Head.

GOLFE DE BIAFFRA.

MarcVs. cuuraiKs L'établîssement à l'entrée du Oeitve est 6 heures. La mer marne de 2°^ 7. Le flot porte directement au N. dans la passe; le jusant au S. q. S. 0., un peu en travers du banc de Tom- Shot. £n dehors du fleuve et dans l'E. de l'embouchure, à 12 milles de la terre, le flot porte au N. £., le jusant au S. 0. Dans rO. de Tembouchure, il porte N. N. O. et le jusant au S. £. La vitesse du courant est de 1 mille Vs ^ cette distance, en dehors du fleuve; elle est de 2 milles Vs à 3 milles à l'embouchure. Le jusant dure une heure de plus que le flot. Aittrra^p Lorsqu'ou vient chercher l'entrée du Vieux-Calebar, îl est

préférable de I attaquer dans TO. plutôt que dans TE. Comme nous Tavons dit, la meilleure reconnaissance sera fournie par les brisants de Tom-Shot.

On aperçoit la côte à 12 ou 14 milles de distance; elle est basse, peu accidentée et d'une teinte sombre occasionnée par les arbres qui la garnissent à son sommet. Son pied est formé par une plage sablonneuse blanche fort étroite.

On ne peut, en général, s'assurer de sa position que par des observations astronomiques, la terre n'offrant aucun point saillant ou remarquable.

La largeur du plateau des sondes sur le méridien de la pointe Tom-Shot est de 44 milles, distance où Ton trouve les fonds de 94 mètres ; à 26 milles de la même pointe, on a ceux de 63 mètres; à 15 milles, on trouve 10 mètres. Ces fonds placent à 3 milles de Textremité Sud du banc de Tom-ShoL Quand on n'est pas sûr de sa position, il ne faut pas s'approcher de la terre par des fonds moindres, et, en général, il sera prudent de mouiller par 12 mètres dans ce cas.

Si Ton attaquait la côte dans l'E. de l'embouchure du fleuve, on rencontrerait fort au large les fonds de 6™ 5 qui s'étendeui de ce côté jusqu'à 10 ou 12 milles, et sont le prolongement du f*rand banc de vase du cap Backasey. 11 pourrait donc arriver (|ue par ces petits fonds on ne vît pas la terre, et, par suite, ils causeraient de l'inquiétude et du doute. C'est pourquoi j'engage à atterrir dans l'O. de préférence.

Étant sûr de sa position dans l'O. des brisan\s de Tom-Siioi, on fera la route convenable pour les aller reconnaître, se maintenant par des fonds de 11 ou 10 mètres avec commeneemeut de flot.

CHENAL D'ENTUKE Dl) VIELX-CALEBAR. 451

On mettra dans la mâture de bonnes vigies, un sondeur de chaque bord et Ton aura les ancres bien prêtes à mouiller.

Les brisants forment, comme nous Tavons dit, la partie gauche du chenal lorsque Ton entre, et on doit les laisser par bâbord dans ce cas. Le banc est formé de sable dur ; à son accore et dans son voisinage, le fond accuse aussi du sable dur. Cette remarque est importante.

Si le temps n'est pas brumeux, on pourra, de la mâture, reconnaître les brisants à 7 ou 8 milles de distance. Presque en même temps, ou peut-être avant, on apercevra les terres basses du cap Backasey.

Dès qu'on a les brisants en vue, la sonde suffît pour fran- B^-rre du neuve. chir ce qu'on appelle la barre , c'est-à-dire l'espace où l'on trouve les plus petits fonds, ceux de 4™ 9, à l'entrée du fleuve ; elle a 1 mille Va de largeur du N. au S.; elle est sur le parallèle de l'extrémité Sud du banc de Tom-Shot. On quittera les fonds de 6°* 6 pour la franchir , et on reprendra les mêmes fonds après l'avoir dépassée ; peu après, on aura ceux de 8" 1 à la basse mer dans le milieu du chenal, entre les deux bancs. lie fond diminue assez graduellement du milieu du chenal, chcnoi dvnircv. en allant vers Faccore de chacun d'eux ; il est bon cependant de ne pas s'en approcher par des fonds de 5™ 7. Dans le cas où les brisants ne marqueraient pas (ce dont je doute, mais ce qui est possible avec une très-belle mer), il serait prudent de mouiller, pour s'assurer de leur position, au moyen d'un canot qui, en prolongeant l'accore de TE., servirait de remarque lorsque le navire ferait route.

Pour se diriger dans le chenal et pour éviter les bancs des deux rives, on remarquera que, sur la rive droite, aux environs du banc de Tom-Shot, le fond est sable dur ; si donc, on voit diminuer le fond en lui trouvant cette nature, il faudra en entrant venir sur tribord ; que, sur la rive gauche, au contraire, on trouve des fonds de vase verte ; s'ils diminuent, il sera donc nécessaire de venir sur bâbord.

Ainsi, petit fond de sable dur indique qu'on s'est trop approché du banc de Tom-Shot ; petit fond de vase, qu'on s'est trop approché du banc de Backasey. La nature du fond rapporté parla sonde est donc très-infiporlante et tranche bien nettement

452 GOLFK DE WAFFUA.

la direction du clieiiai, où elle est vase dure ou s^bk* vasard. Si i*oii est forcé df lowoyei: dana ce chi^QaU large de 2 milles Vs entre les. bancs, les fond^ « par leur dioiioulion assez graduelle, en feront pressentir rapproche; néaamoios, il m faut pas rallier le banc de Tom-Sfaot par des fpnds.- moindres que 7 mètres, et, l'autre rive, par ceux aurdessous de 6™ 6, suivant le tirant d*eau du navire et Uheure de la marée. Routes d entK^v Dès qu on aur^ reconnu les brisants, oq fera, route pour en passer dans le S. à 6 milles Vs oti 7 milles, afin d'éviter la queue du banc de Tom-Shot qui s'en écaitte à- près de 4 milles dans le S., partie sur laquelle on trouve, à la basse mer, 4 mètres d'eau, et que rien ne signala

On se rappellera que, pour donner dau^ le chenal , il faut laisser les brisaotS; par bâbord en entrant. De petits aavi|*Qs peuvent à la rigueur passer entre la queue du banc et les brisants dao8 la fosse large die 2 mjille^ qui les sépare, et où L'on trouve 4"> 9 ; il faitdra, dans ce- cas, ranger à 1 mille de distance au plus la partie Sud; d^s, brisants.

Dès qu'on aura dépas^ dan» l'E^ le méridien des bri^ntjs, on fera route au M. q. N. £., puis au, N., pour suivre le choual , en longeant l'accore des brisants à. la distance de I mille ou de 1 mille Va* Au commencement du flot, les fondç, à cette route, tomberont à 5 mètres sur la barre» puis ils augmenteront après qu'on l'aura franchiq jusqu a 9 ou IQ mètres, sable vasard , suivant la distance où^ l'on sera des brisants, quand on les ramènera par le travers.

On ne devra entrer dans le fleuve, si la brise est faible, qu'après le commencement du flot» Les coqrants, dans le canal d-entrée, atteignent une vitesse de 3 milles à 3 milles Vt à Kheure, dans leur grande force. On a généralement dans l'après-midi les vents du S. 0. au S. S. O., qui prennent dans le flpuvje la direction du Sud.. A une certaine époqioe» Qn trouve aussi les brises alternatives de mer et de terre. A la route d'enti:ée, qne nous avons indiquée plus haul, on . aura le plus souvent en vue Les deupt rives. du fleuve;, mais, en ca^ de briime, il est possible qu'on ne les afior^4>ive pas. li sera d<)iic iitile de se maintenir le plus possible en vue des brisants qui sont accores.

ROUTE D'ENTRÏî: dans le VIEfJX-CALEBAR. 453

Sur le grand banc de vase de Backasoy, à la hauteur de East-Head, on voit, de distance en distance, de nombreux piquets plantés par tes pêcheurs ponr fiter leurs filets; on en rencontre presque à raccorô dn banc, et celte remarque peut servir tjfuelquefois pour ne pas s'en approcher trop.

Quand on sera par le travers des brisants*, la ^oute sera le N. jtisqu*à ce qu'on ramène la pointe Tom-Shot à PO. Alors on devra faite rome atlN. quelques degrés vers lï., à peu près sur Fembouchure de la rivière Grande-Quû, qu'on apercevra bien ouverte à la rive gauche du fleuve au S. d'une pointe assez avancée, nommée pointi? Ï'rsh-Town.

Si, dans cette partie, on est forcé de teuvoyer, il faudra virer sur les deux bords dès iqu'on aura defe fohds de 5™ 6 ou de 4"» 8 ; ceci, an reste, dépend un peu du tirant d'eau.

Avam d'être â la hauteur de la pointe Tom-Shol, et au plus lard quand on l'aura par le travers en remontant, on apercevra l'île aux Perroquets, dans te S. de laquelle un long banc de saWe dur se prolonge en rétrécissant le canal. Ce banc, dont quelques parties assèchent, vient, en suivant la rive droite, se rejoindre aux brisants de l'entrée que nous avons déjà décrits. Il ne faudra dolic fréquenter ce côté qu'avec prudence, jusqu'à ce que l'on soit par le travers de la rivière Grande-Qnâ, la voyant bien ouverte. Cette rivière est la quatrième que l'on rencontre sur la rive gauche en remontant vers le N. depuis East- Head. On trouvera à la basse mer, comme je l'ai dit , de 5* 6 à 6* 6 dans cette partie du chenal.

Ap^ès qu'où aura dépassé la rivière Grande-Quâ, on ralliei'a peu à peu l'île aux Perroquets, dont on peut passer fort près sans danger, surtout à la haute mer, après avoir doublé sa pointe Sud. Celte île est couverte d'arbres de toute espèce, comme les deux rives du fleuve, qui offrent la plus riche végétation ; elle

* Dans son Mémoire sur Tocéan Atlantique, Purdy indique que les brisants seront entendus et vus n grande distancé. Les roches qui les forment, ajoutet-il, sont grandes, et quelques-unes paraissent au-dessus de l'eau. Nous n'avons vu auèuiie roche sur le iMinc qui oecasronne les brisants. Il est vrai que nous ne l'avons pas vu au moment précis de la basse mûr, mais peu après le commencement de flot, et il est possible qu'il s'y trouve des roches comme sur le banc des Sept- Brasses.

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