‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 107 sur 136 · REMARQUES GÉNÉRALES SUR LA COTE DU GABON · texte numérisé non relu

REMARQUES GÉNÉRALES SUR LA COTE DU GABON

et garnie, le plus g:énéraloment, à son pied, d'une plage étroite sablonneuse, défendue dans plusieurs endroits par des brisants peu écartés. Les grands arbres qui la couvrent dans les parties basses, vus du large à 18 ou 20 milles, offrent, par leur agglomération et les ondulations de leurs sommets, Taspect de collines et parfois de monticules d'une teinte sombre.

Au-dessus de ce premier plan, principalement dans la partie Nord de la côte, on voit dans l'intérieur des montagnes coniques isolées, ou quelquefois points culminants de chaînes plus ou moins étendues, teintées diversement suivant leur distance du rivage. Elles offrent d'excellents points de reconnaissance, car plusieurs de ces montagnes sont fort élevées; ainsi, entre autres, celle nommée la Mitre, un peu au N. du cap San-Joao, a 1,202 mètres; le pic Sharp (aigu), dans la chaîne des Sept- Montagnes, a 850 mètres d'élévation.

Entre le deuxième et le troisième degré de latitude N. principalement, les terrains forment deux ou trois plans de collines superposées, dont le dernier présente les pics les plus élevés , comme ceux de la Table et de la Selle (SaddleU Vus du large, ces pics paraissent tout à fait isolés.

Sauf la baie de Corisco, la côte, jusqu'au Gabon, ne présente que des enfoncements peu remarquables. Dans quelques parties, elle est garnie de récifs s' écartant peu au large ; aussi l'on peut dire, en général, qu'elle est saine et aocore, et qu'à Texceplion des parages du cap San-Joao près duquel les fonds sont extrêmement variables et inégaux, passant de 13 à 54 mètres^ on peut la ranger par des fonds de 20 ou 22 mètres.

De la pointe Suellaba, pointe Sud de l'embouchure du fleuve €amaraos, jusqu'à la pointe Borea, pointe Nord d'entrée de la rivière du même nom, on. compte 10 milles Va- ^^ côte entre ces deux pointes décrit, en se creusant dans l'E., quelques sinuosités; elle est basse et très-boisée, présentant à son pied une étroite plage de sable ; elle est saine et accore, et on peut, sans crainte, la prolonger par des fonds de 9 ou 10 mètres qu'on trouve à 3 milles de la terre, dès qu on est au S. des bancs qui prolongent dans le S. O. la pointe Suellaba et qui garnissent le côté Sud de l'embouchure du ileuve Gamarâos. Ainsi que nous l'avons dit, ces bancs s'avancent de 6 milles Va <lî>tiî^ le

GOLFE DE BIAFFRA.

Rivière Borea.

Pointe Nord d'en-

rée.

Long.h.7«i9'16".

Baie de PanaTîa.

Colliri*'**»» plateaux de Fanavia.

S. 55"" O. de rextrémité sablonneuse de la pointe SueUaba.

A 3 milles au N. de la pointe Borea, on voit rentrée d'une petite rivière presque entièrement barrée par un banc de sable. Ce cours d'eau, peu important, se nomme Rio-Borno. II n'est peut*écre qu'un bras de la rivière Borea qui semble être une rivière assez considérable.

Les terres d'embouchure de la rivière Borea forment une pointe assez saillante au milieu de laquelle est une coupée large de Vs vnille environ, qui livre passage aux eaux de la rivière. Une petite lie basse et boisée se trouve au centre.

Près de la pointe Nord d'entrée se trouve le village de Borea, restante 1 mille dans le N. E. environ de la pointe. Dans la passe entre les deux pointes, on trouve 5°> 4 de profondeur.

Mais la rivière est barrée à Vs niiile au large de son embouchure par un banc circulaire qui rejoint la pointe du N., banc sur lequel on ne trouve que 2*° 2 et 2*° 7. I^ largeur de celte barre est de y 4 de mille, et dans TO. à son accore, on trouve 4'° 5; puis les fonds augmentent graduellement en allant au large. L'entrée de cette rivière est donc fort difficile , et ne convient guère qu'à des bateaux. On appelle Ile Branca l'île boisée jetée dans le milieu de son embouchure ; à 4 milles au large de celle-ci, on trouve 11 mètres d eau.

La pointe Borea est la pointe Nord de la baie de Pana via, nommée aussi Porto-Geripo. La pointe Sud de cette baie appelée Garajam reste de la précédente au S. 21^ 30' E. à 39 milles, largeur d'ouverture de la baie, qui, sur la ligne joi* gnantces deux pointes, se creuse seulement de 6 milles environ.

La baie est saine de tout danger, le fond y est vase ou sable vasard, et la diminution de la sonde assez graduelle depuis les fonds de 29 mètres, qu'on trouve à la distance de 18 milles, sur le parallèle des hautes terres qui paraissent dans l'intérieur et au fond de la baie dans son milieu, jusqu'à ceux de 7™ 2 qu'on rencontre à 2 milles de la terre dans la même direction.

Les hautes terres dont nous venons de parler, sont souvent cachées par les brumes qui s'élèvent des terrains bas et marécageux du bord de la mer. Elles se présentent sur trois plans de collines, dont le premier est à 3 milles du rivage même, Ir second à 6 milles, et le troisième, le plus élevé, à 16 milles.

POINTE GARAJAM. 487

Ce dernier court du N. au S. -sur uoe étendue de 10 milles; il n'est séparé d'un autre plateau de même élévation, situé plus au Sm ayant la même direction et la même étendue, que par une distance de 3 milles. Entre ce dernier et le rivage, il en existe aussi un autre moins élevé courant du M. M. 0. au S. S. E. sur une étendue de 8 milles. Ces terres élevées sont les premiers échelons des montagnes beaucoup plus hautes que Ton rencontre en descendant un peu vers le S.

Au fond même de la baie dePanavia, sur le parallèledes collines les plus rapprochées du rivage et à égale dislance des pointes Borea et Garajam, se trouvent deux coupées donnant issue à deux rivières peu importantes, séparées par une île basse et boisée. Quelques brisants se voient à l'embouchure de celle du M. qui court N. 0. et S. E., et n'est pas facile à reconnaître du large quand on en est dans TO. ; l'autre, celle du S., esi bien ouverte dans cette direction.

C'est entre ces deux rivières et la pointe Garajam que la baie de Panavia parait se creuser le plus profondément. Quelques brisants paraissent aussi le lon|; de la plage, et à 6 mUles Vs dans le N. 34^ 30' E. de la pointe Garajam, on remarque une petite rivière, formant cascades qui vient se décharger dans la baie et fournit une eau excellente.

On peut mouiller partout dans ki baie de Panavia par des fonds de 12, M et 10 mètres, fond de vase, mais, on préfère en général mouiller en face de la rivière dont nous venons de parler, en raison .de l'eau qu'on peut s'y procurer^ Sur le parallèle de cette rivière, à 1 mille, on a 10 mètres d'e^u ; à 4 milles, 13 mètres; à 6 milles, 14 mètres; puis les fonds vont gradueliemeni en augmentant à mesure qu'on s'avance vers rO. jusqu'à la limite du plateau des sondes, qui se trouve à 29 milles, distance où les fonds sautent brusquement de 115 à 387 mètres.

Dans la baie de Panavia, on trouve trois villages, le premier à 7 milles de la pointe Borea, le second à 17 milles de cette pointe, le troisième à 22 milles de la même pointe.

La pointe Garajam est basse, boisée et de forme arrondie,

« Feu le comniindanl Baudin : Deteripiion de la côte d'.ifrique, etc.

GOLF£ DE BIAFFRA.

Pointe ('arejam^ Lal.N.2<»59'0".

Ung.E.7«34'46''.

Pointe Ranoko.

Lat. N.2<»51'55".

Long.E.7032'36".

Vttr. NO 20» 2-2".

ce qui la rend difficile à reconnatlre du large. Une plage de sable blanc ou gris règne partout sur cette partie de la côte, et en face de la pointe même, à la distance de I mille, on voit deux groupes séparés de rochers, dont les uns sont apparents et les auti es brisent. A la plage sablonneuse, on en voit aussi quelques-uns qui tranchent par leur couleur sombre sur sa blancheur.

De la pointe Garajam à la pointe Banoko, pointe Kord de la petite baie de ce nom, la côte court au S. 14" 30' E. l'espace do 7 milles Va- Près de la plage, on remarquera çà et là des groupes de roches qui brisent et dont quelques-unes montrent leur sommet.

Un de ces groupes, dont deux roches sont apparentes, se trouve dans le N. O. de la pointe même de Banokoà Vs mille. Cette pointe est basse, très-boisée, avec une belle plage à son extrémité. Au N. et au S. se trouvent deux i)etits enfoncements, de sorte que la pointe est saillante d'environ Vi mîU^ sur la direction générale de la côte.

Entre la pointe Garajam et la pointe Banoko, on peut Ion* ger la côte par des fonds de 14 ou 16 mètres qu'on trouve à la distance de 1 mille V9 ; il serait imprudent de s'en approcher par des fonds moindres que ceux indiqués. Les fonds de 16 mètres, vase, se trouvent à I mille ^4 sur le parallèle de la pointe Banoko; à 2 milles V3 àe cette pointe, on a 25 mètres; à 5 milles Vs^ on a 34 mètres, puis les fonds augmentent graduellement en allant vers rO. jusqu'à la limite du plateau des sondes, qu'on trouve à 17 milles Va* distance oii les sondes sautent brusquement de 180 à 378 mètre^^ns fond.

La pointe Sud de la baie reste au S. 12'> 30' 0. de la pointe Banoko à ô milles 'Vs environ. Sur la ligne qui joindrait ces deux pointes, la côte se creuse de 1 mille V49 profondeur de la baie. Le rivage est une plage sablonneuse, blanche, garnie principalement au S. de la pointe Banoko, et près de la pointe Sud de la baie, de roches noires apparentes et de brisants , s' écartant de V3 mille. Au fond de la baie même, il règne toujours une assez f(»rte houle et une barre qui en rend l'accès difiicile aux canots; il faut en général débarquer en pirogue.

On peut cependant en mouillRnt un grappin au large et se

BAIE DE BÂNOKO.

laissant culer à rembellie, essayer de débarquer dans les circonstances favorables, entre les deux bancs de roches qui garnissent la pointe Banoko et de préférence dans le N. de la pointe, aux environs d'un petit ruisseau sur les bords duquel se trouvent, dans l'intérieur et cachés par les arbres, les quatre ou cinq villages de Banoko, placés sous les ordres de trois rois principaux ; on ne peut les apercevoir du mouillage. Le village du S. est par latitude N. 2» 52', et longitude E. T" 33' 40".

Peu profonde, cette baie est cependant facile à reconnaître par les hautes terres qui Tavoisinent. La côte est basse et boisée ; cependant vers le centre de la baie on voit un bouquet de grands arbres très-touffus et très^pais, qui, à certaine distance, simule un monticule de teinte sombre ; puis les terres s6 présentent sur trois plans. Le premier, à 6 milles du rivage, le suit parallèlement sur une étendue de 30 milles vers le S. jusqu'au Rio-Campo.

La montagne du N., haute de 520 mètres, que j'ai nommée mont Banoko, est juste sur le parallèle du milieu de la baie. et c'est une excellente remarque pour venir au mouillage. Cette montagne qui, vue à 18 milles de distance dans 1*0., paraît isolée, présente à son versant du N. une pente assez graduelle. Mais, du côté du S., elle a une pente très-raide. Son sommet est une ligne presque droite et qui s'abaisse légèrement du côté duN.

Dans la position indiquée, on voit fort près dans le N., et se fermant un peu avec elle, une autre hauteur conique isolée que j'ai nommée mont Nisus ; elle est située à 15 milles de la pointe Banoko dans TE. 3"^ N., et n'appartient point à la chaîne précédente, mais à celle rejetée en second plan.

Au S. du mont Banoko, dans la chaîne la plus près du rivage, à la distance de 8 milles à peu près, on voit deux montagnes d*égale hauteur, dont la forme m'a fait leur donner le nom de moniagne les Mamelles. Enfin, à 1^ milles au S. du mont Banoko et appartenant aussi à la môme chaîne, une autre montagne de la même hauteur à peu près a été nommée montagne Alouette. Cette montagne, vue dans la position précédemment indiquée à 18 milles de distance, présente à sa partie du N. un versant très-régulier à pente assez douce. De son

Baie de Banoko.

Mont Banoko.

Lnt.N.2*4fl'0".

LonR.E.7°40'30".

Mont Nisus.

Montagnefl les Momelles.

Montagne Alouette.

Ut.N.2»33'0".

Long.E.7<»37'8(i".

490 GOLFE DE BIAFFRA.

sommel, après avoir fail une ondulation assez prononcée, \c versant du S. descend par une pente très-saccadée, et vient rejoindre de ce côté les terres moins élevées, qui s'éiendent jusqu'au Rio*Campo.

Le second plan des hautes lerres ne présente rien de remarquable que quelques sommets surgissant çà et là. Il court parallèlement à la côte, à la distance de 15 milles. Montagne de la Sel- l^f^^ i^ troisième plan renferme des montagnes très-hautes Lai N 2«2«'3o" ®^ fort rcmarquablcs par leur forme. La plus Nord, qui reste ung! É. 7» 52' 6''. du mout Bauoko au S. 31° £. à 23 milles de distance, oITre un sommet ondulé terminé par deux petites hauteurs, qui lui ont fait donner le nom de Selle. Dans le même gisement du mont Banoko, et à 29 milles, on en voit une autre à sommet lout-à- Montagne de la Ta- f^jj y^j^ ^^^^^ appelle laTablc. La première est à 23 milles de uig^EV45'27''' '* pl^îçe, la seconde à 26 milles; celle-ci est très-peu au N. du parallèle de Tembouchure du Rio-Campo.

Pour venir mouiller dans la baie de Banoko, on se mettra sur le parallèle du mont de ce nom, et on courra dans celte direction jusqu'au mouillage. A 10 milles de la terre, on trouvera 6t mètres, fond de vase; à 6 milles, 34 mètres ; à 3 milles, 16 mètres ; à 1 mille Vs» 9 mètres avec la même qualité de fond.

11 est pnident de ne pas mouiller par un fond moindre.

La (]ualité du fond dans la baie oiïre bonne tenue, et, dans la baie même, près du rivage, on ne voit pas de brisant, bien qu'il y ait une forte houle à la plage. A la pointe Sud, on voit reparaître les plateaux de roches , s'élendant à Vf n^îU^ au rivage et suivant la côte vers le S. sur une étendue de

12 milles Va» présentant çàet là des coupées. Le fond est trèsgraduel dans la baie de Banoko; sa nature est vase, seulement près de la terre elle se mélange avec du sable.

Sur le parallèle de la baie de Banoko la largeur du plateau des sondes est de 18 milles, distance où les fonds passent brusquement de 189 à 360 mètres. Hais depuis c«ux de 106 mètres ils diminuent d'une manière assez uniforme jusqu'à la terre.

L'établissement est d'environ 5 heures 24 minutes; la mer marne de 1*° 8. Nous n'avons pas trouvé aux courants de flot et de jusant une direction bien déterminée. Au mouillage, à 3 milles de la terre, les marées étaient à peine sensibles, bien

Mar<*rs.('lablis'^r-

Commerce, resaources.

POINTE GARAJAO. 491

qu'elles le fussent au rivafçe, et que la laisse de la basse nier lût bien indiquéesur la plage sablonneuse. En 1842, par les ordres de M. Bouêt-Willaumez, capitaine de corvette, commandant la station navale d'Afrique, j'ai passé avec les rois Imalay, Ascbouka et Hontongo de Banoko un u*aité qui assure à la France la souveraineté du territoire sous leur dépendance. Les villages de Banoko sont un des points de la côte du Gabon où l'on commerce d'ivoire en plus grande quantité. Cet ivoire est d'une très-belle qualité et il est fort estimé dans le commerce. Les marchandises d'échanges sont les mêmes que celles indiquées pour le Galebar et le Bonny, à l'exception du sel qui n'est pas à Banoko indispensable pour traiter. On compte par barre dans les échanges.

La baie de Banoko a été et peut-être encore elle est fréquentée par les négriers ; il s'y faisait une traite active d'esclaves.

De la pointe Sud de la baie de Banoko, la côte, présentant une suite d'ondulations peu prononcées, court à peu près au S.q.S.O. jusqu'à la pointe Nord de la baie au fond de laquelle coule le Rio-Campo. Il y a 19 milles entre ces deux pointes.

Pendant les 13 premiers milles, la plage sablonneuse est garnie à la distance de '/a mille de récifs sur lesquels quelques têtes de roches sont apparentes. Ces récifs présentent en quelques endroits des coupures par lesquelles on peut atteindre le rivage. Mais en général il y règne une forte barre qui en rend l'accès difficile et souvent dangereux.

Près de la pointe Sud de la baie de Banoko, et caché dans les bois, il existe un village assez considérable.

Toute la plage sablonneuse est garnie en retrait de grands arbres ; cependant le caractère général de la côte est une médiocre élévation. Au-dessus des arbres, on aperçoit dans l'intérieur les trois chaînes dont nous avons parlé plus haut et qui continuent à se montrer jusqu'au Rio-Campo.

Dans celte partie la côte est fort accore, et l'on trouve 16 et 18 mètres à 1 nulle environ des brisants qui déferlent sur le rivage.

Après les 13 premiers milles, les récifs disparaissent et la côte est saine à son pied jusqu'au Rio-Campo.

On nomme pointe Garajaola pointe Nord de la baie de Rio- r^ïnte Garajw

492 GOLFE DE BIAFFRA.

Campo ; elle se trouve sur le parallèle de la montagne de la Selle. C'est une pointe basse et sablonneuse, couverte d'arbres , peu saillante et fort accore, à 1 mille de laquelle on trouve 7™ 2 d'eau.

Pointe Qunpo. La poiute Sud de la baie se nomme pointe Campo. Elle est Long. E. 70 29' è''. également basse, boisée, sablonneuse, mais assez saillante sur la ligne de la côte, sa direction étant le N. 0. A son extrémité on voit un brisant qui s'en écarte à ^3 de mille au large. Elle est également accore, et à mille Vi du brisant sur son parallèle on trouve 22 mètres d'eau.

La pointe Campo reste de la pointe Garajao au S. 16° 0. à 9 milles de distance. La côte se creuse de 3 milles sur la ligne qui joindrait ces pointes; c'est la profondeur la plus grande de la baie.

L'intérieur de cette baie n'a pas été sondé ; cependant , on peut mouiller à son entrée par des fonds de 18 ou 16 mètres, à .3 milles dans le N. M. 0. de la pointe Campo.

Le Rio-Campo, large de 1 mille à son embouchure* qui parait bien ouverte vue de l'O.etdu N.O., est facile à reconnaître par les deux montagnes situées dans l'intérieur : la Selle et la Table, dont nous avons déjà parlé. La dernière reste à TE. 5°>'. de la pointe Nord d'entrée du Rio-Campo à 26 milles environ. Cette pointe est saine, basse et boisée, se terminant par une plage siiblonneuse.

La pointe Sud d'embouchure est aussi boisée et basse; il y existe un plateau de roches, dont quelques-unes découvrent à la basse mer, sur lequel la mer brise avec violence. Le Rio- Campo court environ l'espace de 12 milles à l'E. S. E. et à cette distance, il se bifurque ; son coui*s n a point été étudié.

On m'a assuré que le Rio-Campo était barré à son embouchure, mais qu'il était cependant accessible à d'assez grands navii-es. Un village considérable s'élève, m*a-t*on dit, sur sa rive gauche. On y trafique principalement d'ivoire très-estimé dans le commerce. C'est un foyer de traite d'esclaves. capBatfl De la pointe Campo, la cùie courant au S. forme deux en-

iMiK^E^i'^'n'rf. fonccments peu accusés, qui se terminent au cap Rata, situé à 13 milles de dislance de la pointe. Elle présenlc le même aspect que celui cité précédemment; pourtant un peu au S. du Rio-

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