‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 109 sur 136 · SM GOLFE DE BIAFFRA · texte numérisé non relu

SM GOLFE DE BIAFFRA

on a 18 mètres. Sur le parallèle de celte pointe» la largeur du plateau des sondes n*est que de 12 milles, et il conserve à peu près la même largeur au N. sur le parallèle du cap Bâta. Hais sur le parallèle du fond de la baie de Bâta, il a 17 milles de largeur.

Baie de Bâta. Là côto entre les deux pointes qui limitent la baie de Bâta

estbasse^ boisée et présente une étroite plage sablonneuse; elle est partout saine et accore. À 2 milles au lai^e, en la suivant à cette distance depuis le cap Bâta jusqu'à la pointe Duas- Pontas, le fond varie de 8 à 14 mètres, puisa 25mèties. Les sondes de la baie sont assez irrégulières, le fond le plus général est vase; mais çà et là on trouve des fonds de roche, et il est prudent, si on veut mouiller, d*interroger d*abord l'espèce du fond. A partir des fonds de 31 mètres, Taugmenutiou de la sonde est assez régulière jusqu'à la limite du plateau; puis, à cette limite, les sondes sauteit brusquement de 100 à 293 mètres, on à 4&0 mètres pas de fond. La nature des fonds du large est de la vase parfois mélangée de sable ou de coquilles. Dans le fond de la baie se trouvent cinq cours d'eau ou rivières. La phift au N. est éïoigiàée de 5 milles du cap Bâta; celle qui la suit au S., Test de 9 milles Vt- La troisième est à 2 milles de celle-ci. La quatrième est distante de 14 milles de la pointe Duas-Pontas, et la cinquième en est éloignée de 12 milles.

On mouille dans la baie de Bâta, à sa partie du Nord, en face de la première rivière, pair des fonds de 11 ou 12 mètres vase, qu'on trouve à 2 milles de la terre. Sa partie Sud est peu fréquentée en raison des fonds de roche qu'on y rencontre, ainsi que nous l'avons dit. Dans cette baie, d'après le Pilote-^ Africain y on trouve de bon lest et de bonne eau ^ Quelques maisons, ajoute-t-il, près de l'endroit où l'on fait l'eau, sont parsemées le long de la côte, qui est très-basse et très boisée, et dont le rivage apparaît à la basse mer. »ine des Sept- ^ meiUcur point de reconnaissance pour la baie de Bâta

Montagnes. est la chatue des Sept-Montagnes (Seven-Hîlls), qui se trouve à 15 milles dans l'intérieur, courant duN. E« q. N. au S. Oq. S. sur une étendue de 27 milles. Elle présente, vue du large, sept aspérités bien marquées, qui lui ont fait donner ce nom. La plus

< Purdy, Mémoire sur l'oeian Atlantiqu0f 1837, T édition.

RlVrÈRE SAN-BENTO. 495

Kaillante est la montagne centrale, nommée mont Sbarp (mont j^^„^ ^^^^ Aigu), élevée de 850 mètres. Elle reste de la pointe Diias- Ptonias à l'E. 10*^ N. à 23 railles.

La pointe Duas-Pontas est à 5 milles au N. de la rivière San-Benito, ou plutôt San-Bento (Saint-Benoit).

La côte jusqu'à cette rivière est basse et boisée; elle est saine, Rivière san-Brato. et à 1 mille au large les sondes varient depuis 11 mètres jus- Lat^^t^^ri qu'à 6" 3 qu'on trouve devant rembouchure de la rivière San- '^"« ^ 7M8'»'' Bento. Sa pointe Nord d'entrée est remarquable par une montagne assez élevée nommée Haybern sur les anciennes cartes, «ont Hoyberc. Cette montagne, de forme coniqne, est près du bord de la mer et à son pied se trouve un grand village.

L'embouchure de la rivière, large de 1 mille environ, parait presque entièrement barrée par des récifs, dont quelques roches paraissent au-dessus de l'eau. Le chenal d'entrée est étroit et présente une profondeur variable de 6™ 4 à 7™ 2, qu'on trouve aussi dans la rivière l'espace de 4 milles. La pointe Sud de l'embouchure est également assez élevée. Un récif s'étend le long de la côte et à l'intérieur de la rivière, présentant quelques tètes de roches au-dessus de l'eau. La rive est partout boisée, et à peu de distance d'elle, on trouve 30 et 34 mètres de profondeur '.

A l'accore du réeif de la pointe Sud d'embouchure, sur le parallèle de cette pointe, on a 9 mètres; à 4 milles, on trouve 38 mètres, fond de vase; à 9 milles, 61 mètres; à 13 nulles, 142 mètres, fond de vase également. Peu après, en allant au large, on trouve 227 mètres, puis 443 mètres à la distance de 19 milles de la terre, enfin 540 mètres pas de fond.

La rivièi*e San-Bento n'a pas été explorée. A 4 ou 6 milles de son embouchure, la rivière se bifurque et forme deux branches, dont l'une court à l'E. N. E., l'autre à l'E. S. E. On fait dans ces- deux branches un grand commerce d'ivoire^.

Une bonne remarque pour la rivière SaorBento est le mont Sharp, qui en reste à peu pi-ès dans l'E. N. E. ; puis la montagne la Mitre, haute montagne à deux sommets, dont celui du Montagne ia Mitrr. Sud est le plus élevé, restant dans le S» 43^ £. de l'embouchure

I Pilote africain f Londres, 1804.

« Purdy, Mémoire sur l'océan Atlantique.

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à la distance (le 24 milles Va* Son élévation est de 1,202 mètres. A partir de la montagne la Mitre, les hautes terres se coudent et s'enfoncent dans Tintérieur en courant à peu près au S. E.

De la rivière San-Bento, la direction générale de la côte, sur u ne étendue de 29 milles Vs, jusqu'au cap San-Joao, est le S.32<* 0. Dans cette étendue elle est basse et boisée; cependant à quelque distance du rivage on voit des collines médiocrement élevées. Elle présente une plage sablonneuse, étroite, garnie dans quelques endroits de récifs et de roches dont les sommets paraissent parfois au-dessus de Teau. La côte entre la rivière San- Bento et le cap San-Joao est ondulée, elle forme un pointe saillante et un enfoncement assez bien accusé. La pointe est à 15 milles du cap, l'enfoncement en est à 7 mill^^; la côte est coupée par trois rivières.

La première est à 5 milles Va àe la rivière San-Bento ; son embouchure est garnie de récifs et de roches apparents, qui semblent la rendre impraticable. Un village parait à sa pointe du N.

L'embouchure de la seconde rivière est à la pointe avancée que fait la côte à 15 milles du cap San-Joao. A sa pointe Nord, on remarque un brisant qui s'en écarte de près de 1 mille au large. Près de cette pointe, on voit également un village. uTn^^Ïs^p"*^' ^^^ '^ parallèle de cette rivière, à peu près, se trouve à h Long k 6«59':î6". distaucc de 11 milles un bancde sable et de roche sur lequel on trouve des fonds de 31 mètres et de 29 mètres; il a 3 milles de l'E. à rO. et 1 mille Vs du N. au S. ; à son accore, on trouve partout 68 mètres. Il reste de la montagne la Mitre à rO. 7° N. ; je lui en ai donné le nom.

De la rivière San-Bento, en descendant la côte, on trouvera des fonds de 9 ou 11 mètres à 1 mille Vs ^^ I^ terre, jusqu'à la seconde rivière, celle dont nous venons de parler en dernier lieu. Hais devant celle-ci les mêmes fonds existent à 3 milles \f^ de la terre et continuent à se trouver à cette distance à peu près, jusqu'auprès du cap San-Joao.

L'embouchure de la troisième rivière est à 7 milles Va du cap San-Joao, au fond de l'enfoncement ou baie que nous avons signalée. Un village se voit sur sa rive Nord. Cette baie, dont le fond e^t garni de quelques récifs peu écartés du rivage, est peu accusée; elle a 7 milles ^/a d'ouverture.

CAP SAN^JOAO. 497

A sa |>oi]Ue Sud dans i'E. de laquelle se trouve Tembouchure de la rivière, on remarque un récif dont quelques têtes de roche sont apparentes.

En face de cette baie les fonds de 10 et 11 mètres se trouvent à 3 milles Va d^ I^ côte. Us augmentent ensuite graduellement en allant au large jusqu'à la limite du plateau des sondes distante de 13 milles; là, des fonds de 90 mètres, vase et sable, on saute brusquement à 468 mètres pas de fond.

Entre la pointe Sud de la baie dont nous venons de parler et le capSan-Joao, à mi-distance de ces deux points, se trouve un flot rocheux entouré de brisants, nommé Booenja ; il est unt ik>n^». fort petit, et assez élevé au-dessus de l'eau. Le brisant qui l'entoure s'étend dans le N. 0. à plus de 1 mille de la côte. Dans le N., on trouve à Vi vaille de ce brisant 6°» 3, dans TO. 7" 2 à V4 de mille. Dans le JN. O. de cet îlot, les fonds augmentent graduellement jusqu'à la limite du plateau des sondes, distante de 13 milles où ils sont de 90 mètres; à 6 milles '/s» on les trouve de 29 mètres; à 3 milles de la terre, on a 14 mètres.

Le cap San-Joao est la pointo* rocheuse le plus au N. cap^n-joao d une terre légèrement arrondie sur une étendue de 6 milles Va Long, e t» c w présentant trois autres pointes rocheuses. Cette terre court du cap San-Joao au S. 38°E., et sa pointe du S. E. est la pointe Nord de la grande baie de Corisco.

La montagne la Mitre, qui reste du <*ap San-Joao au N. 7ô°E., est un bon point de reconnaissance. Un autre petit piton conique et quelques collines d'élévation moyenne se trouvent aussi entre cette montagne et la terre du cap San-Joao.

Le cap San-Joao est, comme nous venons de le dire, une pointe rocailleuse, garnie à son pied d'un plateau rocheux qui s'étend à 2 milles au large et sur lequel les fonds varient de 13 à 16 et à 54 mètres. Le cap est couvert à son sommet d'arbres espacés, et sa base plonge dans la mer qui s'y brise avec violence. Il est d'une hauteur médiocre.

Du cap San-Joao à la quatrième pointe, celle du S. E. la côte est formée de petites collines peu élevées, et, entre chacune de ces pointes rocheuses que nous avons signalées, se trouve un petit enfoncement sablonneux. La pointe du S. £. présente quelques bouquets d'arbres isolés. Dans la baie for- .

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mée entre cette dernière pointe et la troisiénae, il y a un village sur la plage sablonnease.

La seconde pointe, qui est aussi sans pbge à son pied, est garnie d'un plateau de roches, dont queiquesHines apparentes qai s'en écartent à ^/lo de mîU^ au large. On trouve de S'* 6 à 7 mètres à son accore ; cette pointe est distante du cap de 2 milles Va* Eu f^ce de la> troisième il existe aussi un plateau de roches qui brisent; il se prolonge dans FOi de la pointe à^/a mille.

Dans le S. 74'' O. de cette même pointe et à ^/lo de mille, il existe une roche qui couvre et qui découvre. Autour de cette roche, et très-près d elle, on trouve au N. 7^ 2; au S. Ô* 3. A ro., on a 9 mètres à la distance de ^/^ de miHe.

La troisième pointe est éloignée de 2 milles Va de la seconde.

La quatrième pointe est saine et Ton tronve dans le S. 6 et Pointe Dos-Mosqui- 7 mètrcs fort prèsd'eUe; on la nomme, pointe Dos-Mosqnitos. ^^' £lle est distante de 1 mille ^/t de la troisième pointe. A ^/to de

mille dans TO. de la pointe Dos-Mosquitos et à Vio ^^ niille de la côte qui reprend son caractère boisé, on trouve une roche qui brise dans les fonds de 3^6 et de 4" ô. Quelques récifs garnissent aussi la plage dans cette partie.

Lorsqu'on vient du large attaquer le cap San-Joao, si le temps est clair, on commencera à la distance de 20 ou de 25 miHes, par reconnaître les sommets du meni Sharp et de la montagne la Mitre, qui, vus* à cette distance, paraissent comme deux ilôts très-éloignés. En continuant à s'approcher de la- c6te, on. distinguera successivement les collines en second plan dont nous avons parlé, se trouvant entre la côte et la momagne b Mitre.^ ensuite on reconnaîtra le cap et, suivant qu'on en sera au N. ou au S., les hautes terres se verrontà sa droite ou à sa gauche. A une certaine distance, il' apparaîtra bas. et présentera à son extrémité des arbres isolés, séparés avec une espèce de symétrie et surgissant de la mer. A 3 milles Va du.oap^ par des fonds de 18 ou de 23^ mètres, on voit les brisants- qui garnissent son pied , et le cap parait tomber à pie ; à ceue distance, on apercevra dans le S. Tile basse et boisée de Gorisco dont les arbres présentant des coupées paraissent sortir de la mer.

Comme nous l'avons dit, les terres des environs sont trè^

AKerroge au cap San-Joao.

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