‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 35 sur 136 · CAP SHILLING · texte numérisé non relu

CAP SHILLING

Cédait à la même époque 22 écoles de gai\*oiis et do fdies.

Depuis celle époque, des accroissements ont sans doute encore eu lieu dans la population.

A 4 milles, dans le S. 1° E. du caj) Sie^ra-Leone, est le Faux- ^^^^ . ^.^p j^j,,,^. Cap, ainsi nommé, parce que, ayanl avec le premier une certaine '^'®"*' (taiso «-..p ressemblance, on Ta confondu souvent avec lui. Cette erreur, facile à reconnaître, est sans danger le jour.

Le Faux-Cap est une pointe rocheuse, fourchue, d'une élévation médiocre, et dont la pointe Sud est dominée par un petit morne conique. La côte entre le vrai et le faux cap forme une belle baie sablonneuse peu profonde. Elle est bordée d*arbres. On peut s'en approcher à I mille de distance par les fonds de 6" 5 à 8"» 1 ; elle est saine él accoré. Au delà de la côte, on voit Une belle plaine plantée de cocotiers et de grands arbres, terminée par les terres élevées des montagnes de Sierra-Leone; On peut les voir de beau temps à 14 ou 15 lieues, mais presque toujours elles sont embrumées, surtout dans la saison sèche ; alors on ne les distingue plus qu'à 15 ou 16 milles.

A 7 milles dans le S. S. E. du Faux-Cap est une petite pointe peu saillante, garnie à son pied d'un brisant, après laquelle la côte se creuse, et forme une baie peu profonde dont la pointe Sud se nomme York. Une factorerie et un village s'élèvent sur Pointe York cette pointe, devant laquelle est un îlot rocailleux. Il existe aussi quelques ilots au cent^e de la baie, mais ils sont très-rapprochés de la terre ; on les appelle les Tortues. La pointe Nord «ob des Tortues. de cet enfoncement se nomme Petit-Cap. Le mont Tagrin et le PeiitCap pic Lînk se trouvent à peu près à mi-distance du FauvCap au Petit-Cap.

La côte partout est accoré, et Ton trouve à 1 mille de distance des fonds variables de 10 et 11 mètres, qui augmentent as^ez graduellement au fur et à mesure qu'on s'en écarte. Le Petit- Cap et la pointe York sont formés par des roches, ainsi que quelques autres moins saillantes ; le resté de la plage est sablonneux et boisé un peu dans l'intérieur.

Au S. de la pointe York coule une petite rivière.

Le cap Shilling se trouve au S. 26'>E., à 18 milles du Faux-Cap. ^^^^ çj,i„j,j^

Ce cap, bas et rocailleux comme la côte depuis la pointe [j^^^c^^^^^'^ York, est d'une couleur ferrugineuse. A 2 milles plus N.quele ca|l

iMules-Eors;.

UH COTK DE SIERUA-LEONE.

uoi Mau.on.u-ii Shilling, OU voîl UH petit ilôt détaché, nommé îlot Malborough. Le cap Shilling est boisé, et vu ù 4 lieues de distance^ il produit l'erfet d'une Ile. Cest à ce cap que se terminent les montagnes de Sierra-Leone, après avoir formé une doubler chaîne élevée, visible, comme nous Tavons dit, de 14 à 15 iieues. La partie Sud de la chaîne est la plus haute. On y remarque les deux sommets séparés, mais très-voisins, nomÀiés lés i^^ortirewie-Mu'e Orcilles-do-Mule, en raison de leur forme pointue. Ils se trouvent précisément dans l'alignement du cap ^illing et du groupe des Iles Banane, placées en regard , et sont un bon point de reconnaissance, lorsqu'ils ne sont pas embrumés, pour la vaste baie de Yawry, dont ce cap forme la pointe Mord.

Dans cette baie , les terres sont très-basses, boisées, et reprennent le caractère indiqué pour celles au N. du fleuve de Sierra-Leone.

Le village de Kent, formé par des noirs rendus à la liberté^ est élevé sur la colline qui domine le cap Shilling. On y remarque, au milieu des cases, un assez grand bâtiment carré et blanc, près de terres rougeàtres.

A Vs mille du cap Shilling, on voit un Ilot boisé, atitour duquel on trouve de ô mètres à ô"' 4. Il est dans le S. 0. du cap. iips Banane. La plus grande des îles Banane , celle du N. E., est séparée

de Tilot précédent par un canal , qui a 1 mille I/2 de largeur. Mais dans ce passage se trouve une roche, couverte seulement Li' uup de 0"» 8 d'eau; on l'appelle le Renard ou le Loup. Cet écueil, qui brise le plus souvent, est à Vs n^il^^ ^^ 1^ pointe M. £. de la Grande-Banane. Il est très-accore, et l'on trouve auprès de lui des fonds de 18 à 16 mètres; autour du petit îlot du cap Shilling, on trouve 5°" 4. On peut passer entre le cap Shilling et nie Banane, en donnant dans ce passage, soit en rangeant de fort près la pointe N. E. de la Grande-Banane, soit en rangeant l'îlot du cap Shilling. Les îles Banane, quoique entourées de roches, partie couvertes, partie découvertes, n'en sont pas pour cela moins accores, ces roches n'existant qu'à leur rivage, sauf la roche cachée, située à la partie S. 0. de la plus au large de ces îles, à la distance de 1,100 mètres, qui est presque découverte à basse mer. Les fonds varient, fort près de ces îles, de 7'n 2 à 15 mètres.

ILES BAiNANE. f40

Elles ont beaucoup de rapport avec les îles de Los, et sont irès-fertiles. L'on y trouve de Teau en abondance, quoiqu'il n'y ait pas de cours d'eau. Malgré leur voisinage du continent, elles sont salubres relativement.

Les îles Banane, au nombre de deux, sont rangées sur une ligne, qui, avec le cap Shilling, serait le S. 50° O. Tous les rochers séparés sont à peu près sur le même relèvement. Leur nature est volcanique et ferrugineuse. Leur direction indiquerait qu'elles ont été probablement détachées du cap Shilling par la mer, qui a détruit les parties inférieures et sans bases solides , se frayant ainsi un passage , et n'y laissant subsister que les roches.

Elles sont petites , n'ayant que 4 milles Vio ^"^ toute leur étendue , mais elles présentent des points élevés. Les parties hautes sont réunies par des terrains bas, que Ton ne distingue pas du large à 9 ou 10 milles, ce qui fait paraître d'abord ces îles plus nombreuses qu'elles ne le sont en réalité. A cette distance, elles présentent quelques sommets pointus et des iDOrnes arrondis.

La Grande-Banane, la plus rapprochée du cap Shilling, est peu élevée dans sa partie du N. E., mais elle est très-haute dans son milieu et vers le S. 0. Au tiers de sa longueur , il existe une partie du sol si basse , qu'elle est recouverte à la haute mer, et que la communication ne se rétablit que lors de la basse mer. Son élévation est de 274 mètres.

Ces îles sont très-boisées. La Petite-Banane est inhabitée ; elle est élevée de 21 mètres , et , dans le passage qui la sépare de la Grande-Banane, on ne trouve pas moins de 5*° 4. Ce passage est large de 63 mètres. La Grande-Banane a deux villages assez misérables, l'un au N., l'autre au S. de l'île. Le premier est le plus considérable. A sa partie du N., on remarque, à côté d'une grosse touffe d'arbres, une maison européenne, qui appartient au gouvernement.

On fait l'eau dans cette partie de l'île, en creusant des trous dans le sable; ils se remplissent immédiatement d'une eau potable. On en trouve également sur le cap Shilling.

Ces Iles offrent très-peu de ressources, mais on pont s'y procurer du bois à brûler et quelques légumes.

COTE DE SIERRA-LEONE

MouiUaKC.

Paie de Yawry.

Pointe TasM.

Lat. N.7°55'54".

Long.0.15"l8'2V'.

Var. N. 0. 20° 37'.

Marées, établissement.

On peut mouiller tout le long de la côte, entre Sierra-Leone et les îles Banane. Le meilleur ancrage au large de celles-ci est à environ 2 milles de terre, par 9 mètres de fond, relevant au S. Va 1^- la pointe N. E. de la Grande^Banane, mais on peut, en se mettant un peu plus dans TO., mouiller à 1 mille par le même fond, sable vasard.

Après le cap Shilling, la côte s*enfonce profondément vers TE. 22° N., et décrit un arc de cercle considérable jusqu'à la pointe Tassa, prolongée elle-même par les îles Plantain et une ligne de récifs.

La pointe Tassa est distante de 18 milles Vsdti cap Shilling, dont elle reste au S. 40^ E. sur la ligne qui joindrait ces deux pointes. On trouve, en général, des fonds de 7" 2, qui vont en diminuant à mesure que Ton s'enfonce dans la baie, nommée baie de Yawry, jusqu'aux abords d'un assez large plateau, où les fonds ne sont que de 1 ™ 8 ^ 0"° 9, lequel, partant du cap Shilling, longe tout le fond de la baie à des dislances inégales de 3 à 5 milles. Il s'étend même à 7 milles, sur le parallèle de la pointe Tassa, pointe assez élevée à sa partie du N., basse et sablon-r neuse du côté du S., sur laquelle est un village du même nom.

Ce banc barre ainsi l'entrée de plusieurs marigots et de trois rivières, nommées : celle du N., rivière Catherine (Kate) ; celle du centre de la baie, Karamauka ; celle du S., Cockboro ; elles ne sopt accessibles que pour de petits navires. Leur embouchure est, pour toqtes les trois, tracée par une coupure dans la partie du plateau qui assèche le long de la côte, et qui, sur la côte Nord, présente de grandes roches ferrugineuses.

Le mouillage dans la baie de Yawry est sûr et tranquille : abrité au N. par les hautes terres de Sierra-Leone et les îles Banane, il l'est dans le S. , le S. O. et TO. par l'île Sherboro, les bancs qui la prolongent et ceux de Sainte-Anne. Il faut aussi, pour y pénétrer , rallier de préférence les îles Banane plutôt que ces derniers écueils, qui sont fort dangereux. Il en est de même, lorsque l'on veut donner dans le fleuve Sherboro. L'embouchure de celui-ci est formée par les bancs de Sainte- Anne au S., les lies Plantain et la pointe Tassa au N.

L'établissement est 7 heures dans la baie de Yawry. L« flot porte au S. 0. environ, ol le jusant au N. E. avec uuç

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