‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 49 sur 136 · IÔ · texte numérisé non relu

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Village de Cntot.

Pointe Sttlnt-G«arge.

lequel la mer brise. Les deax principales roches de Manîtâ sont noires et bien apparentes, aplaties au sommet et à côtés presque verticaux.

Dans le N. Vt 0. des roches Manna, à ^/lo de mille, il existe une roche couverte qui brise; dans le N. E. il y en a une seconde à Va mille; une troisième dans TE. à ^/lo de mille; une quatrième enfin dans le S. 24<> E., à plus de 1 mille. Entre cette dernière et le plateau des roches Manna, on trouve des fonds variables de 7°^ 2 à 6°^ 4. Autour du plateau même et dans TO., le Tond varie de ?■" 2 à 13 mètres. Il y a passage entre le rivaf^e et toutes ces roches; dans le canal, les fonds varient de 5°^ 4 à 3*° 6. Ce passage a 900 mètres de largeur.

On évitera les roches Manna et celles qui les avolsinent, en se maintenant par des fonds de 22 mètres.

De la rivière Manna, la c6te devient tout à fait sablonneuse jusqu'à la rivière Cestos. Die est boisée au sommet et parfaitement saine. Il faudra cependant » quand on viendra mouiller dans la baie de Cestos, bien veiller la roche qui est couverte et qui brise au S. des roches Manna.

Le village de Cestos, dans la baie du même nom, est à 4 milles dans le S. ^l** E. du groupe des roches Manna. C'est à ce point que se trouvait autrefois la k)ge du Grand-'Dieppe, fondée par les navigateurs normands.

A la hauteur des roches Manna, on reconnaîtra facilement les magasins et les cases du village de Cestos, situé à la rive gauche d'entrée de la rivière Cestos^ et sur une pointe rocailleuse nommée pointe Saint-George. Au S. et à TE. de cette pointe,, extrémité Sud de la rive gauche, le rivage devient sablonneux. On pourra reconnaître rentrée de la rivière à deux grands arbres placés sur la rive gauche et près du village ; ils se détacheront l'un de l'autre à mesure qu'on dépassera les roches Manna ; l'un d'eux est très-touffu et fort remarquable ^

La côte, sablonneuse depuis le parallèle des roches Manna,. se creuse légèrement et forme une baie au fond de laquelle sont établis trois ou quatre villages, puis elle vient former la pointe

t Dtêcription de la côte d'Afrique, de Saint-Louiê à VéqwUmtr, par M. Bouét-Willaumez, capitaine de vaisseau.

RIVIÈftË CëSTOS. 211

Isaac, extrémilé de la rive droite de la rivière Ge&tos, poiiile p»^»* ^^^^ basse et sablonneuse, distante de Vs mille de la pointe Saintiieorge, doat elle reste au N. 70^ E.

Près de la poiate Saint-<jeDfge, dans TE., on remarque quel- ^ ^^^ <|ues gros rochers noûrs détachés. La barre commence à la pointe Saint-George ; et, décrivant une courbe dont la convexité regarde F0.« éUe va rejoindre, à la distance de ^Uq de mille plus N. que la pointe Isaac, la côte au N. de la rive droite. Il y règne d'ordinaire un violent ressac.

Au milieu de la barre, il existe un pâté de roches qui divise (Ml deux le canal d'entrée. De l'un ou de l'autre côté de ces roches, on ne trouve pas, à basse mer, plus de 1°^ 8 d'eau, et à haute mer, plus de 2*° 8.

En outre, dans la saison pluvieuse, il se produit de tels <^hangeBieDtsdans les bancs d'embouchure, ainsi que dans ceux qui avoisiaent les pointes et le pâté de roche du milieu de l'embouchure, qu'il est toujours prudent de prendre, pour diriger les canots, un pilote de la localité.

Après qu'on a franchi la première barre on reste longtemps Ririez (.esio«. dans les fonds de 2 mètres à 1°* 8, jusqu'à la hauteur du village, situé à la rive gauche et placé un peu au N. de la crique où Ton fait l'eau. Ce village se nomme Whiaya, c'est la résidence vaug.. whiara. du roi ou du chef du pays.

Pour chenaler jusque-là, il faudra* après la barre franchie, rallier la rive droite, pour éviter un banc qui garnit la rive gauclie , et sur lequel il existe plusieurs roches à fleur d'eau. On longera cette rive jusqu'à ce qu'on arrive à la hauteur de la crique où l'on fait l'eau, qui est la seconde sur la rive gauche ; on dépassera le village de Whiaya, devant lequel se trouve un banc de roche d'une éiendue de Vio ^^ mille vers le large ; peu après on tombera dans les fonds de 0"° 4 à 5 mètres, jusqu'aux abords d'un second village, situé sur la rive droite devant lequel se trouvent quelques rochesàl'eirtrémiiéd'un long banc de vase qui garnit cette rive depuis la pointe Isaac, et qui ne s'en écarte que de Vio àe mille. Sur ce banc, le fond varie de 0°" 9 à 1°" 2.

Sur la rive gauche, dans ce trajet, on verra quelques marigots dont le plus considérable est en face du village précédent, situé sur la rive droite; il court vers l'E.

Factorerie.

Lat N. 5» 26' 25" Long.O.U«55'9"

I^ rivière Cestos depuis son embouchure court au N. N. Ë; environ, sa largeur est de ^/lo de mille à peu près.

Les passes d'entrée de la rivière Cestos sont parfois difficiles à reconnaître. Leur direction est du S. E. et au N. O., et il faut remonter afsséz loin au N. de la pointe Saint-George pour les bien distinguer. On entre généralement par la passe du S. en rangeant les brisants de la pointe Saint-George. Cette passe est mieux tracée que l'autre par les rochers qui garnissent les deux côtés.

Dans la passe du Nord on rangera de près le pâté de roches du milieu de la barre , plutôt que les bancs qui garnissent la pointe Isaac el la prolongent vers 1*0.

Le village de Cestos est situé à Textrémité Nord d'une sorte de presqu'île sablonneuse couverte de grands arbres et il est en pdrtie caché dans les bois. C'est aujourd'hui un établissement américain dans le genre de Monrovia et qui en dépend. Un négociant anglais, M. Spence, y a eu longtemps une factorerie. De la pointe Saint-George la côte Ouest de la presqu'île se creuse en forme de baie, mais peu profondément jusqu'à la Pointe Cestos. pointc Ccstos, rocaillcuse à sorn pied et boisée^ quî termine au S. la baie du même nom.

Cet enfoncement est partout garni de roches noires trèsapparentes , et de brisants ou de roches sous l'eau qui prolongent la côte et la pointe Cestos à la distance de Vio de mille. A l'accore de ces bancs on trouve 7" 2.

mréei, courants. L'établissemeut est à Cestos 6 heures 20 minutes. Les grandes marée$ d'équinoxe sont de 1°* 4. Les courantsqui ont une vitesse de 1 mille à 1 mille Va sont avec le flot du N. 0., avec le jusant du S. £., éprouvant quelques légères modifications. Baiedeostos. Daus la bàîc de Cestos, les sondes sont assez irrégulières et la nature du fond est variable, quorque le plus souvent il soit composé de gi'os sable brun ou de vase noire. On peut mouil* 1er par des fonds de 16 ou 15 mètres sur le parallèle de la pointe Saint-George, relevant au N. N. 0. les roches Hânna. On aura fond de vase à ce mouillage qui place à 2' milles itouiliages dc la poiute Saint-George. On peut mouiller encore par 10 mètres, fond de vase, relevant au S. Sl^E. la pointe Saint*George, et au S. 22^ E. la pointe Cestos.

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