‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 6 sur 136 · ILE DE CAYO · texte numérisé non relu

ILE DE CAYO

reconnaître Tile de Cayo. Celte île est la pointe Nord d'entrée du grand canal.

Dès qn'onenauraeuconnaissance, on gouvernera de manière à se mettre sur le parallèle de sa pointe Sud, remarquable par une touffe d'arbres assez éleyés, ressemblant de loin à un mamelon conique. 11 sera même prudent de la relever à TE. quelques degrés N., pour éviter Faccore Sud du plateau de petits fonds qui s*en écarte à 5 milles Va d^ns TO. et rejoint au N. les brisants de Jalte« On pourra sans crainte ranger l'Ile de Cayo à petite distance, dès qu'on s'approchera de son méridien. Cette partie de l'Ile est saine jusqu'à Vi miUe de la côte, et on y trouvera des fonds de 9°^ 7, S^t ei&^ 5, vase molle, si on veut venir y prendre mouillage. Dans ce cas, il ne faudra pas s'en approcher trop du côté de TE., ni se placer sur le parai* Rocher» dan> i u lèle de la pointe Sud, car il exi&te dans cette partie trois roches basses recouvertes à la marée haute, à la distance de âmiUesVtdel'ile.

L'ile de Cayo n'est séparée de celle de Jatte que par un étroit canal, fond de sable, et guéable à la basse mer.

Vue de TO. ou de l'E., à 4 ou 5 milles de distance, elle se présente comme trois tloto séparés, dont le plus élevé est celui du Sud. Lorsqu'on s'approche, on ne tarde pas à reconnaître que ces tlots sont réunis par un plateau commun de roche sur lequel ils sont assis, et dont les parties dénudées de sol végétal sont, à la haute mer, seulement recouvertes par des flaques d'eau sans profondeur.

Le sol de Cayo est bas et sablonneux, ressemblante du terreau, mêlé de roches siliceuses. Elle ne doit son élévation qu'aux arbres épais dont elle est couverte, élévation qui permet, de beau temps, de la reconnaître à 14 ou 16 milles. 11 est difficQe d'y aborder du côté de l'O. et du S., mais son accès dans l'E, est facile. L'ile de Cayo n'est habitée quemomentanément par des noirs des îles voisines, principalement de l'ile de Jatte, qui y viennent, dans la saison, récolter Fhuile de palme qu'elle fournit en abondance.

L'aspect de cette île est celui que présentent toutes celles dont la réunion compose Tarchipei des Bissagos. Leur rivage est en général de sable blanc mêlé de rochers rouges ou

dp Cayo.

Ile d« Cayo.

Pointe Sud.

Lat.N.U°49'40".

Long.O.18«40'0".

LES BISSAGOS.

Emboud ure du Rio-Géba.

Pane de Coyo.

Bremihre pasM

denfrée.

Canal de Cayo.

Banc de Carashe.

noirs, recouverts de laves scorifiées et mélangées parfois de terres crayeuses d'un beau jaune ou d'une teinte rouge-sang, I^ plupart sont prolongées par de grands bancs de vase molle et infecte, mêlée de sables charriés par les courants, et qui contribuent à rendre l'archipel malsain. Toutes sont trës4)oisées, et cette riche végétation est une preuve incontestable de la vigueur et de |a fertilité de ce sol d'alluviop. La mer est haute à Cayo à 11 heures, elle marne de 2°" 5 à 3°* 2 ; le flot porte à r£., le jusant à TO. avec une vitesse variable (le 1 mille Vit de 2 milles Va «t 3 milles à l'heure,

L'embouchure du Rio-Géba, entre l'ile deCsiyo au N. et l'île Carashe au S., s^ 15 milles de largeur. Cette embouchure est divisée en trois canaux par des bancs sur lesquels il reste fort peu d'eau. Tous çont étroits du N. {lu S,, et courent dans la direction du lit du fleuve.

Le premier de ces bancs, et le plus au N., est le banc de Cayo. Il se compose de deux plateaux. L'un d'eux, sur lequel qn trouve de 4°" 9 à 3°" 2, est distant de 4 milles de l'île de Cayo. Sa partie centrale reste sur le méridien de cette île. Sa nature e$t du sable vasard, et il a 3 milles de l'E. à l'O.

L'autre plateau du banc de C9yo, nommé banc du Milieu» glt aussi, dans sa partie centrale et culminante au S. de la pointe Sud de l'île de Cayo, et il en est éloigné de 6 milles. Les fonds y varient de 4>° 9 à 0™ 9. Ces deux plateaux sont séparés par une fosse très-étroite dans certains endroits, où l'on trouve de 15 à 18 mètres d'eau.

Je n'ai jamais vu briser le banc de Cayo, ni découvrir aucune de ses parties, bien qu'on m'ait dit que quelques points asséchaient dans les très-grandes marées.

Le meilleur des trois passages, pour donner dans le Rio- (jéba, est celui compris entre ce banc et l'tle de Cayo. Les fonds y varient de 9* 7 à 14 mètres, vase. Il suffira, pour y donner, de longer la côte Sud de Cayo, à 1 mille Vs de distance.

Le banc de Carasheest situé à 2 milles plus au S. que le précédent. Il se compose aussi de deux plateaux courant sur une. ligne Est et Ouest, dans un espace de 8 milles, et interrompu par une fosse de 1 mille de large, dans laquelle les fonds varient de 16 à 9« 7.

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