FORT JOINVILLE
C'est uo biockhaiis entouré de palissades du même genre que celui du Grand-Bassam ; le nom de fort Joinville lui a été donné.
Il est reconnaissable, à 7 ou 8 milles de distance, à la blancheur du fort peint à la chaux : le bois de Droco, près duquel il s élève, est également une bonne remarque.
Le village d*Assini est placé sur la rive opposée de la rivière^ près de la pointe où commence le grand lac d'Ahy ; en face de cette pointe et dans TE., on voit la rivière Tendo, cours d'eau considérable. La rivière d'Assini et cette dernière n'ont été explorées que dans une partie de leur cours.
Le comptoir d'Assini, bien que n'ayant pas autant d'avenir que celui du Grand-Bassam, en raison même de sa position « est néanmoins très-important par les relations qu'il peut établir avec rintérieur par la rivière d'Assini et celle de Tendo, qui s'étendent fort loin , et dont les bords sont très-peuplés.
On débarque devant le comptoir d'Assini au moyen de pirogues qui traversent la double barre de brisants qui garnit la plage.
On peut mouiller à 1 mille ou 1 mille Vs du rivage, à peu près sur le méridien du fort, un peu dans l'O., de préférence» par des fonds de 1 4 ou 16 mètres, vase verdâtre.
L'établissement au mouillage d'Assini est 4 heures 10 mi-* nutes environ; la mer marne de 1°^ 2.
f Les marées, dit M. Fleuriot de Langle, m'ont paru n'avoir rien de fixe. Il m'a semblé qu'à l'époque des syzygies le cou'* rant portait de l'O. N. G. au S. S. E* avec une vitesse que Ton peut estimer à 3 milles à l'heure; tandis qu'aux quadratures il remonte du S. S. E. à l'O. N. 0. avec une vitesse de quelques dixièmes. Le courant de la rivière d'Assini s'établit toujours en sens contraire du courant du littoral ; quand celui-ci porte à l'Ë., celai de la rivière porte à l'O., et réciproquement ^* »
En 1706/les Français ont eu déjà un établissement à la rivière d'Assini ; la loge s'élevait presque au même emplacement
Fort JoinvUlp.
Village d'A»sfDi.
Marées, étabUnement.
Aneten MabliaMment frangu».
' M. Fleuriot de Langle, capitaine de frégate, plan de la rivière d'Assini (1845).
l>)U|K^il'AC0l.
(loUiDes d'Albonee
Village d'AUionee.
Ut. N s^a'.
Long O â«l2'24".
(^upée (l'AnAiii.
U|\(^r« d'AIlNineo.
qu'occupe le comptoir actuel. Il fut abandonné en 1707, après plusieurs luttes avec les Hollandais.
En 1849, il était question de placer une partie du comptoir d'Assini sur la rivedroitede la rivière et près du village dece nom.
Du comptoir d'Assini, la côte court, en ligne presque droite, à TE. 11^ S. jusqu'à la rivière Ancobra, distante de 60 milles ; elle présente le même aspect, en général, que celle précédemment décrite, et partout elle est saine dans cette étendue : on peut la prolonger partout à 1 ou 2 milles de distance.
A 14 milles du comptoir, en suivant la côte vers TE., on verra dans la plage une coupée par laquelle la lagune qui longe la plage depuis Assini s'ouvre un passage à la mer ; cette cou* pée se nomme Acol.
A 5 milles au delà, on remarquera deux autres coupées du même genre.
La plus à TE. est à 4 milles % du village d'Albanee, le premier village que Ton rencontre depuis Assini.
Les collines d'Albanee courent dans la direction du N. 66'' 0. au S. OB'* E., sur un espace de 9 milles; elles viennent se ter-, miner dans TE. à la rive droite de la rivière d*Albanee, située à 31 milles du comptoir d'Assini.
Ces collines, dont la partie Ouest est élevée de 104 mètres, sont un bon point de reconnaissance pour le village d'Aïbanee, situé sur le méridien de leur extrémité Ouest; elles sont fort boisées et fort près de la côte» d'où elles paraissent s'élever brusquement; vues du large, elles produisent l'effet de falaises.
Le village d*Albanee est situé au milieu d'un bois de palmiers sur la langue de terre qui sépare la lagune de l'Océan ; un grand nombre d*arbres de cette espèce se voient aussi le long du rivage.
A 2 milles dans i'E. du village d' Albanee, on voit dans la plage une coupée , nommée Anam , et , à 7 milles du même village , se trouve la rivière d'Albanee. Cette rivière, dont les deux pointes d'embouchure sont sablonneuses et basses, présente une entrée fort étroite, bien apparente du S.; elle coule au pied des C4?llines d'Albanoe dans une vallée assez profonde. Quel-
VILLAGE D'ÂPOLLONIA. 309
quos collines très-rapprochées du rivage garnissent sa rive gauche : c'est à cette rivière que se termine la lagune qui, depuis Assini» longe le rivage.
Dans TE. de cette rivière, à 4 milles Vs* ont voit les quatre hauteurs d'Apollonia, que les navigateurs nomment habituel- uonu dApoUonia lement cap d'Apollonia, en raison de Tapparence qu'elles présentent du large ; elles forment en eflet dans leur direction un angle prononcé «avec la direction de la plage où elles viennent finir. Une plaine basse se trouve dans l'E. ; il en résulte qu'à certaine distance dans TO. elles présentent l'aspect d'une longue pointe se projettent au large. La plus élevée de ces hauteurs est haute de 99 mètres au-dessus du niveau de la mer; quelques grands arbres les couronnent, mai3 elles sont en général couvertes seuleiinent de broussailles.
I^s terres basses au pied des monts d*Apolionia sont garnies de palmiers; elles ne sont visibles qu'à petite distance.
A 3 milles Va d^ns TE. des monts d'Apollonia, on trouve le village de ce nom, près duquel on voit les ruines du fort d'A- vuiage dApoUopollonia, bâti par les Anglais, et abandonné depuis plusieurs lat N^i^ss'so" années. u>ng.o.4055'24".
Dans rO. de ce point, on remarque deux autres villages, et la côte, en allant vers TE., est excessivement peuplée; beaucoup de ces villages, comme celui d'Apollonia, sont entourés d'une ceinture de palissades.
Dans cette partie de la côte, la barre d^s brisants est d'ordinaire excessivement forte; il est fort difficile, même pour les pirogues, de la franchir. Devant Apollonia, on trouve souvent des fonds de roche, de roche et de gravier, de gravier et de sable, enfin de sable et de vase. Il faut donc, si on y mouille, chercher un fond de nature convenable. Les fonds de roche se trouvent à 1 mille environ de la plage. On fait à Apollonia principalement le commerce de l'or.
Des montagnes d'Apollonia jusqu'à la rivière Encobra, sur une étendue de 23 milles, la côte présente une vaste plaine couverte de bois. La plage sablonneuse est assez élevée, et court à peu près en ligne droite ; à quelques mètres seulement du rivage on voit, au milieu de bois de palmiers^ un grand nombre de villages.
Rivière
Rivière Ancobra.
Lal.N. «54'0".
Long.O 4«»36'54".
Pointe AcrumMÙ-
Basses d'Acrumassi.
Le S^olitaire.
Le long de la côte, les sondes sont très-régulières, et l'on n'y rencontre aucun danger. Le fond est sable brun fin près du rivage, il est vase verte à peu de distance de terre.
A 12 milles d'ApoUonîa, se trouve la petite rivière Abmousso; son embouchure très-ëtroite, garnie d'une barre de brisants très-forte, est formée par deux pointes sablonneuses basses.
A 7 milles an delà se termine la plage sablonneuse. I^ rivière Ancobra est la limite qui la sépare du groupe ^e collines et de terrains raboteux qui forment le cap des Trois-Pointes. A la rive gauche de cette rivière, l'aspect de la côte change entièrement.
La rivière Ancobra coule au pied de collines assez élevées et parait pénétrer loin dans l'intérieur, e6 raison de la masse d'eau considérable qu'elle porte à la mer. Son embouchure, large de 274 mètres, est tellement obstruée par de grosses ror ches, que les embarcations ne peuvent s'y aventurer qu'avec une barre parfaitement belle.
Les collines qui s'étendent dans le N. O. de cette rivière sont élevées de 117 mètres.
La pointe Acrumassi , qui forme la pointe Est de l'embouchure de la rivière Ancobra, se prolonge au large, sur une étendue de V4 à^ Hiille environ , par un plateau de roches noires, dont plusieurs sont détachées.
Dans le S. 54» 0. de la pointe, il existe un plateau de roches, partie apparentes, partie couvertes, qui laissent entre elles et les roches noires de la pointe Acrumassi un canal large de moins de V4 de mille, dans lequel on trouve 6 mètres d'eau.
Dans le N. 79*' 0. de la même pointe, à 1 mille, il existe également une roche isolée qui brise. On l'appelle le Soli^ taire.
La côte que nous allons décrire devient abrupte et rocailleuse à son pied en beaucoup d'endroits, présente un grand nombre d'îlots ou de roches détachées du rivage, se découpe en un grand nombre de baies ou d'enfoncements peu profonds , et très-accidentés. Elle est formée de collines peu élevées , mais qui le paraissent d'autant plus que la côte parcourue précédemment est en général très-basse.
FORT D'AXIAL 31 i
La partie la plus Sud du promontoire dont nous parlons est ce qu'on appelle le cap des Trois-Pointes.
Le grand nombre de baies qu'il présente et la facilité que l'on trouve dans quelques-unes à descendre à terre, ont été la cause de l'établissement des nombreux comptoirs européens dont il ne reste guère aujourd'hui que des ruines.
Mous allons décrire en détail les terres du cap des Troi&- Pointes, parce que les navires pourront souvent y trouver un bon mouillage et s'y procurer de l'eau, chose peu facile sur toute la partie de la côte qui l'avoisine, dans TO. principalement.
De la pointe Acrumassi à la pointe Pepré, la distance est d'environ 3 milles. CSette dernière reste de la précédente au S. SO^' E. Entre ces deux pointes, la côte se creuse et forme ce qu'on appelle la baie d'Axim. Cette baie parait produite par le choc des lames du S. O. contre une côte sans défense. Les terres, successivement détruites, ont laissé à découvert une multitude de roches qui, placées aujourd'hui en avant du rivage, le protège contre la houle du large, de telle sorte qu'on peut le plus souvent communiquer avec la terre au moyen des canots.
Le fort d'Axim» bâti par les Portugais, et nommé par eux Fort d Axim. fort San-Antonio , appartient 'depuis longtemps aux Hollan- uli^^^lo^^l" dais. ^" N <> ^^ *»'■
Il est bâti sur une pointe basse, rocheuse; une baie de sable et un village sont de chaque côté de la pointe. Devant lui paraissent quelques pâtés de roches situés à petite distance du rivage. La partie la plus élevée du fort est haute de 23 mètres ; les collines situées dans TE. à '/s de mille ont 90 mètres d'élévation.
C'est près du fort et dans le N. que l'on débarque en cbenalant entre les plateaux de roches qui Tavoisinent.
De la pointe Acrumassi, la côte est une belle plage basse Baied-Axim sablonneuse, limitant une plaine plantée de palmiers, encaissée entre les collines d' Acrumassi et celles d'Axim qui se trouvent dans TE. de ce fort.
Cette plage se termine à la pointe Ronda.
Cette pointe est reconnaissable à un petit monticule qui la couronne et à sa forme arrondie. Elle est rocailleuse à son pied
Pointe Ronda.
Ilots Suiahu.
Pointa' Quebrada.
UtM-hos du village «lu Xord
flirniil d<'s Canots.
et se prolonge dans l'O. par une ligne de récifs et de roches (^ouvertes et découvertes, dont les deux plus à FO., distantes de 1,120 mètres de la pointe Ronda, sont nommés Ilots Saiaba.
Le plus au N., îlot de forme circulaire sur lequel on voit un arbre, est éloigné de 1 mille à peu près du fort d'Âxim dont il reste au N. 53' 0. Il est élevé de 14 mètres. Dans le S. £. de cet ilôt , un autre, formé de roches plates et presque à fleur d*eau, s'étend à 200 mètres de son pied. Il y a passage pour des canots entre les riches qui forment le récif de la poiote Ronda.
Après la pointe Ronda, la première pointe au S., rocailleuse également, est couronnée à son sommet par quelques palmiers. Comme la pointe Ronda, dont elle est distante de 350 mètres, elle est peu élevée. Do son extrémité part une chaîne de roches qui s'étend au largo à 230 mètres environ. Cette pointe se nomme Quebrada (brisée). Entre elle et la pointe Ronda. la côte forme un petit enfoncement sablonneux.
Après la pointe Quebrada, la côte, rocailleuse, se creuse de nouveau et forme un petit enfoncement dont la pointe Est, opposée à celle de Quebrada, eist garnie de quelques roches détachées et fort rapprochées de la plage. De celle pointe, la côte devient sablonneuse devant le village situé au N. du fort d*Axim.
En face du village du Nord/ on voit\m pâté de roches assez étendu écarté de 270 mètres de la plage. Il y a un passage enlre ces roches et le rivage, puis un autre entre elles et un second plateau de rochers apparents, situp dans [le S. O. du fort d*Axim, à 200 mètres de distance.
Ce dernier chenal a 70 mètres de largeur, et c'est ordinairement celui que suivent les canots pour venir aborder devant le village du Nord. Seulement il faudra veiller une roche couverte restant dans Talignement des roches de la pointe Quebrada et de la pointe Acrumassi ; cette roche est à 40 mètres de dislance du fort, et dans le N. 47^ 0. Il faut la laisser à droite en allant à terre, à gauche en la quittant, et raser de préférence le pâté de roches du village du Nord.
Un peu au S. do ce village, on voit le fori d'Axiip, reconnaissable de fort loin à ses murs blancs.
Dans le S. du fort d'Axim commence un plateau formé d'i-
UOCHE GOVERNOU.
lois, de roelies apparentes ou couvertes s'éteiidant jusqu'à la pointe Pepré, pointe Sud de la baie d'Axim.
L'un de ces ilôts, le plus au N., se nomme Giba ; il est à 100 mètres d*une pointe sablonneuse nommée pointe Area, sur laquelle s'élève le village du Sud. Entre la pointe Area et la pointe Pepré, la côte, sablonneuse, présente deux pointes rocailleuses, se creuse assez profondément et forme, en face de Tilot Bobowassi , une baie obstruée par des roches et par des brisants.
L'îlot Bobowassi, le plus considérable de ceux qui garnissent cette baie, présente, à sa partie du N., un bouquet de Palmiers.
Quelques palmiers se voient aussi dans les villages et dans la petite plaine au pied des collines d'Axim.
La pointe Pepré reste au S. 6° 30' E. du fort, à la distance de 1,470 mètres. C'est une pointe basse, large et arrondie sur laquelle on voit quelques palmiers. Elle est garnie de roches apparentes et couvertes, qui s'en écartent fort peu. La plus au large, roche couverte, est à 250 mettes dansl'O., et sur le parallèle du milieu de la pointe.
Tous les rochers ou îlots dont nous venons de parler sont accores, et, à leur partie extérieure, on trouve en général fort près d'eux 7™ 2.
Une roche fort dangereuse a été découverte dernièrement dans la baie d'Axim, par le navire hollandais Governor^ commandé par le capitaine Van Der Hoeven. Cette tète de roche isolée se trouve dans les fonds de 9 et de 10 mètres *.
Le brick-goëlette le Govemor^ parti d'ApoUonia le f mars 1850, vint mouiller sur la rade d'Axim par 10 mètres. En filant la chaîne, le navire évita l'arrière sur un fond dur, ce qui força le capitaine à appareiller afin de changer de mouillage , bien que le tirant d'eau du navire fût à peine de 2" 7.
Après avoir mouillé de nouveau, par 13 mètres, relevant
Ilot Giba.
Pointe Arwi.
Ilot Robovrassi.
Poinle Pepré.
Rocbo Governor.
* Nautical Magaxine, mai 1851, p. 277; Annales hydrographiques j 1851, i2<^ trimestre. Les Annales hydrographiques reproduisent Tarticle du Nautical Magazine qui, lui-même, emprunte ces détails à une publication hollandaise de Verhandclingen etBerigten.
Mouillage.
Aigua<lie.
Marées, établifuement.
Ilesfioaroes.
le fort à r£. 11<» N., le capitaine se repdil immédiatement sur la première position pour l'examiner. Il trouva une roche en forme cl*aiguille sur le sommet de laquelle, à basse mer, il restait à peine 4 mètres d'eau, tandis qu'autour, à une distance de 4 à 5 mètres seulement* on avait 10 mètres. Pu sommet de cette roche, on a relevé : le fort d'Axim £. 17'' N. ; la pointe. Nord de 1 île Bobowassi S. 82» E.; l'ilot SaiabaN. l^SO' £., ce qui place cette roche à ^/«o de mille de la pointe du fort d'Axim.
Pour éviter cette roche, il faut ramener le fort à l'E. 32° N. ou à TE. 37<» N., ou encore ne mouiller que par des fonds de 12 mètres au moins dans les relèvements indiqués qui fixent sa position.
Dans mon opinion, on ne doit, pas mouiller aussi près de la terre, et le mouillage indiqué ci-après est préférable.
La baie d'Axim ne présente aucune difficulté lorsqu'on y veut prendre mouillage. L'augmentation de la sonde est graduelle depuis la ligne de 1 1 mètres qui passe en dehprs de tous les dangers jusqu'à ceux de 18 mètres qu'on trouve à 3 milles dans TO. du fort. L'espèce générale du fond est du sable noir, parfois mélangé de coraux. On peut mouiller relevant l'Ilot Saiaba au N. 45» E., la pointe Pepré à TE. 14° S., sur le parallèle de l'Ile Bobowassi, à 1 mille Vs environ. La seule observation à faire pour prendre le mouillage est de se mettre en position de doubler toujours facilement en appareillant avec de la houle et des vents de S. O. francs, les dangers de la pointe Pepré.
L'aigupde est derrière le fort : c'est un puits en maçonnerie; mais l'eau est de mauvaise qualité. On en obtient quelquefois de très-bonne des citernes du fort, en demandant l'autorisation du commandant ; malheureusement ces citernes sont fort petites.
La mer marne de 1°* 2 dans les marées d'équinoxe. L'établissement est 4 heures 30 minutes.
On ne trouve que bien peu de provisions dans les misérables villages qui avoisinent le fort d'Axim. Ce point a été choisi comme dépôt de charbon pour les vapeurs français de la station navale d'Afrique.
Sur la baie d'Axim, on est, en général, exposé à Mne très-forte houle du S. O. et du S. S.O. Cet inconvénient existe sur toute la rôle des Graines et sur colle que nous venons de décrire.
FORT DE BRANDEMBURG. 316
Le ehangement d*aspect de la côte, que nous avons indiqué plus haut ne modifie en rien la régularité du plateau des sondes. Celui-ci a 21 milles de largeur dans le S. O. d'Axim, et les sondes diminuent graduellement depuis les Tonds de 180 mètres jusqu'à ceux de 9 et 7 mètres qu'on trouve à peu près ^ 1 mille de la terre.
Au S. 620 E. et à 6 milles de la pointe Pepré se trouve la pointe Peninsula. Entre ces deux pointes, on rencontre plusieurs baies ou enfoncements terminés par des pointes rocheuses; toutes sont saines à environ ^/^ de mille de distance.
A mi-distance de la pointe Pepré et de celle de Peninsula se trouve la pointe de Terceira, qui limite au S. la baie de ce Baie de leiceira et nom. Plusieurs roches en garnissent le fond, où Top voit une p^^^^^decenom. petite hauteur de 91"^ 6, nommée mont Terceira. Dans cette MoDtTmeira. partie, les terres s'élèvent assez brusquement de la plage, comme toutes celles qui avoisinent le cap des Trois^Pointes.
Entre la pointe Terceira et la pointe Peninsula, il y a une pointa et baie de seconde baie, nommée baie de Peninsula. La côte, ici, rocaii- «^»»"" leuse a son pied, garnie de brisants rapprochés, est, en outre, dominée par des collines "verdoyantes , dont quelques-unes paraissent au second pian. La pointe Peninsula est rocailleuse, garnie à son pied de récifis dans sa partie du S. E., et, vue de ro., elle offre l'aspect d'un îlot bas. Elle est de couleur noire ; rocher à sa base, elle est couverte d'arbres qui s'élèvent sur le petit mamelon qui la forme ; elle se réunit à la terre par une plage assez basse. De l'O. elle paraît coupée à pic.
La troisième baie est formée par la pointe Peninsula et la pointe Baie de Brandemnommée pointe de l'Ouest, qui reste de la précédente an S. 62o E. **"* ^"^ ^ à 4 milles. Dans cette baie, nommée baie de Brandemburg ou de l'Ouest , assez profonde et saine de dangers, on voit, à sa partie centrale environ, une pointe rocheuse assez prononcée, sur laquelle s'élèvent les ruines du fort hollandais de Bran- ^^n de Brandein. demburg ; il est élevé de 36 mètres au-dessus du niveau de la mer; et, comme il est entouré de bois de couleur sombre et de broussailles, il est facilement reconnaissable par le contraste qu'il offre avec la plage blanche sablonneuse qu'on aperçoit au pied de la côte de chaque côté.
Pans ro., il y a une petite rivière, qui descend, dit-on, des
Pointe Secan.
Mont Heathlk>!a.
Rivière Secan. coUines sîtuées plus au Nord. Cette rivière, nomoiée Sec^n, a
une première embouchure, qu'on trouve à 1 mille dans TO. du
fort; puis, elle continue à suivre le rivage, et, passant derrière
lui, elle vient de nouveau se jeter dans la baie à la pointe Secan,
plateau bas et rocheux, situé à 2 milles de la pointe de TOuest.
Là, on voit les collines s'élever rapidement du bord de la mer
jusqu'au sommet de la côte, comme aussi près du cap desTrois-
Pointes. Elles sont surmontées d'une petite hauteur conique
isolée, nommée mont Ileathfield. Vu de FO., il présente une
pente raide; il est élevé de t36 mètres.
Pointe Frederick. j)q j^ points Secau, la côtc rocheusc tourne vers le S. 1 1*» O.
jusqu'à la pointe Frederick , qui précède de Va de mille (a
pointe de l'Ouest.
LaLN 4°45MV' CcUe-ci cst un massif rocheux, garni à son pied de quelques
Long.6.40 27'24". brisauts ; elle est la pointe Sud de la baie de Brandemburg,
comme aussi sa pointe de TO.
C'est la première des trois pointes, qui forment le cap dit des Trois-Pointes.
Plateau des sondes Commc jusqu'à Graud-Bassam, le plateau des fonds est réguau cap des Troi»- Hcr jusqu'au cdp dcs Trois-Pointes ; la diminution de la sonde, fort graduelle, indique l'approche de la terre, que l'on peut prolonger sans crainte à 1 mille ou bien à 1 mille Vs» P^^ des fonds de 14 à 16 mètres.
En partant du méridien du Grand-Bassam, la limite des fonds de 160 à 188 mètres, a une tendance à s'écarter de plus en plus de la côte, à mesure qu'on avance daus l'Est. Ainsi, en face de ce point, on la rencontre à 12 milles, et, devant le cap des Trois-Pointes, au S. de ce cap, elle se trouve à 22 milles..
La qualité dominante du fond au large est de la vase, verdâlre ou brune, parfois mêlée de coquilles. Près de la côte, elle se mélange de sable, et, fort près d'elle, on trouve quelquefois du sable pur noir. Devant quelques points, comme Albanee et Apollonia, on trouve aussi près du rivage quelques fonds de roche. On en rencontre également près et dans les environs d'Axim. On devra donc, avant de jeter l'ancre, s'assurer de l'espèce du fond.
c.ourmu général. I,e courant général prolonge à pc»u près la côte dirigé de FE. à TE. N. E., avec une vitesse d'au moins 16 et 18 milles