‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 78 sur 136 · VILLAGE DE GRAND-NINGO · texte numérisé non relu

VILLAGE DE GRAND-NINGO

les ruines du fort de Yernon par le village. Seulement, avant de jeter l'ancre, on devra s'assurer de l'espèce du fond, parce qu'on trouve, çà et là, des plateaux de roches.

Il est fort difBcile do débai*qner à la plage, en face des ruines du fort, entre deux récifs qui s'étendent, l'an à l'O., l'autre à TE., sur une assez grande étendue et sur lesquels la mer brise avec fureur.

A l'accore extérieure de ces récifs, on trouve des fonds variables de 6 mètres à 7°" 2.

Le village de Grand-Ningo(Great-Ningo) reste de Pram-Pram vuiage do crond- (le fort Vernon) au N. 58° 30' E. à 4 milles. Dans tout cet es- L«t. n**554V3o '. pace, le rivage est sablonneux, et ne présente qu'un récif ou i^n« o 2*'8'*7". un pâté de roches à mi-distance de ces deux points. Un lac d'eau saumâtre se trouve à 1 mille Va dans l'E. de Pram-Pram.

Le village de Grand-Ningo s'élève à Va àe mille du rivage, sur la rive gauche do la rivière de ce nom. Près de lui, et sur (e bord de la mer, on voit le fort danois de Frederiksborg, bâti en 1734, et qui paraît à peine au milieu d'un bois épais de cocotiers. C'est une dépendance du fort danois d'Acra. Un ser* gent et une petite garnison occupent ce fort.

La rivière Ningo, quoique petite, est, dit-on, toujours ouverte et navigable pour des canots, lorsque la barre formidable qui règne à son embouchure leur permet d'y pénétrer. Son entrée est extrêmement étroite entre deux pointes sablonneuses basses. Elle prend, à ce qu'on dit, sa source dans les montagnes de Grobo, situées au S. du pays de ce nom, tributaire des Achantis.

Sur son méridien, à 18 milles dans l'intérieur, se trouve le pie remarquable de Ningo-Grande (Grand-Ningo), élevé do 442 mètres.

Dans le N. 5<> 0. du même point, une autre montagne, nommée Dôme-de-l' Abbaye, en raison de sa forme, est encore un bon point de reconnaissance. Elle est à 14 milles Vi dans riniérieur.

Quelques collines peu élevées se voient près du bord de la mer, dans l'E. du village de Grand-Mingo ; mais le pays conserve l'aspect que nous avons indiqué précédemment, et devient de plus en plus bas.

Fort dfi Frederiksborg.

Rivière NiDgo.

PicdeNingo-Grasdc.

Dôme^c-r .U>ba ye.

R^ifs de Ningo. De la rivière Mingo, la côte, sur une étendue de 2 milles Vs * court à TE. jusqu'à rembouchure d'une petite rivière. Entre CCS deux rivières, la côte est partout garnie d*un récir nommé récif de Ningo, qui s'étend au large de Va de mille, et près duquel la sonde varie de ô°*4 à 7°^ 2. Dans TE. de la dernière rivière, les récifs se prolongent, en suivant la côte l'espace de 1 mille Va* L'embouchure de la rivière, protégée par ces récifs, parait être toujours ouverte à la mer. Ce sont les derniers écueils qu'on rencontre sur la côte jusqu'au cap Saint-Paul.

Du fleuve Yoltas aux récifs que nous venons d'indiquer, la côte, partout sablonneuse, décrit une courbe si peu prononcée que, sur une distance de 26 milles d'étendue, elle ne présente pas un creux de plus de 2 milles, sur la ligne qui joindrait le fleuve Voltas à la rivière que nous avons citée en dernier lieu ; la direction de cette ligne est l'E. ^° N.

Sur un espace de 5 milles, une plage basse de terre glaise s'élève immédiatement du bord de la mer. Mais, au delà, le rivage est formé par une étroite langue de sable, présentant seulement quelques broussailles noirâtres. Elle n'a pas plus de 3™ 6 à 4°" 5 d'élévation, et s'étend jusqu'au village d'Occo, séparant, uv. Voltas. dans cet espace, la mer du grand lac salé Voilas, produit par l'excédant des eaux du fleuve de ce nom.

Du haut des mâts, aussi loin que la vue peut s'étendre, toute la surface du pays, dans cette partie, offre l'aspect de vastes marécages couverts de broussailles, et le lac est coupé par de grandes îles marécageuses elles-mêmes, don t les unes sont couvertesd'herbes, les autres de joncs, avec quelques arbres peu élevés et épars.

\iius««occo Le village d'Occo est bâti à 274 mètres de la mer sur la langue de sable, à Textrémité Est du lac Voltas. Il est entouré d'un bois de cocotiers, qui, étant le seul dans les environs, offre de loin Taspectd'une île. Ce bois esta 8 milles dans l'O. de Tembouchuredu fleuve Voltas, et à V4 de mille dans l'E. du village d*Occo ; le terrain, bien que coupé par des marécages, est de nouveau couvert de verdure, et présente des bois épais de palmiers mélangés de broussailles, qui s'étendent jusqu'à Fembouchure du fleuve. Dans cette partie, il existe d'autres villages dans les bois, ainsi que sur le rivage, comme on peut le penser, d'après les longs mats de pavillon qu'où voit enfoncés dans

FLEUVE VOLTAS.

le sable. A Toccasion, ces villages y arborent les couleurs danoises ou portugaises.

Le fleuve Voltas, que les Portugais ont ainsi nommé en raison de ses nombreux détours, prend, dit-on, sa source fort loin dans l'intérieur, et sépare le grand royaume des Acliantis de celui non moins important du Dahomet. Une de ses branches, si ce n'est la rivière elle-même, passe près du pic de Ningo- Grande. Son embouchure est formée par deux pointes basses sablonneuses. La pointe de rO. est une langue de sable de 1 mille V2 de longueur, se croisant avec celle de TE., de telle sorte qu'elle ne laisse au fleuve qu'une entrée large de Vs d^ mille, qui n'est bien apparente que lorsqu'on la voit du S. £.

La rive de TE., plus élevée que la précédente, porte aussi des broussailles plus hautes et plus épaisses.

La barre du fleuve est un banc de forme circulaire, qui s'étend d'une rive à l'autre en face de l'embouchure, et qui se projette a 1 mille au large. Des brisants formidables la rendent fort difficile à franchir.

En dedans des deux pointes d'embouchure, le fleuve présente un assez large bassin, dont les deux rives sont formées par des îlots couverts de mangliers prenant racine dans l'eau.

A 2 milles environ au delà, le fleuve est étrangle par deux pointes opposées des îles; mais, aussitôt après, il devient un large cours d'eau qui se diiige vers le N. O. q. N. Là, il reçoit une branche considérable qui lui apporte les eaux du lac situé dans l'Est. Un peu plus !N. que ce confluent, on voit une Ile boisée au milieu du fleuve. C'est au delà de cette Ile qu'est l'établissement danois d'Adda, situé sur la rive droite du fleuve, et à 10 milles de l'embouchure. Le pays, dans les environs et dans l'intérieur, est immensément peuplé.

Sur la rive de l'E. on remarquera, à 1 mille au delà de l'embouchure, un bois de couleur sombre, qui simule une terre découpée au sommet. A 2 milles à l'E. de ce bois, on en voit un autre présentant la forme d'une hauteur conique. Sur la rive Ouest du fleuve, il existe en outre trois grands arbres ; dans les environs du fleuve Yoltas, les arbres paraissent atteindre une hauteur inusitée. On dit que sur la rive gauche du fleuve il existe une ville considérable du nomd'Aonah, qui se trouve à 10 milles

FleuA'e Voltas.

Rive droite.

Ut. N. 5«*45'56''

Long.C). i^ag'tt"

Barre du fleuve.

établissement d'Adda.

Fort Kongensl«>en.

Uouillage.

Village d'Atakoo.

Village deWyee.

Lat. N. 5»40'50".

Long. 0.1*21 '54".

Var. N. 0. 20» 37'.

Cap Saint-Pauh

de rétablissement danois d*Adda,qui lui-même est situé dans un village important. Le fortde cet établissement dont la prospérité décline, dit-on, rapidement, se nomme Kongensteen; il est commandé par un sergent appartenant au fort de Cbristiansborg.

On assure qu'un cotre danois de 120 tonneaux est entré dans le fleuve et est remonté jusqu'à Adda ; que, plus récemment» un brig américain s'est également rendu à ce point pour y commercer, après avoir pris un pilote à Acra-Danoîs. Nous croyons ces faits peu certains.

On peut mouiller partout devant le fleuve Yoltas, sur son méridien, et pas dans le S. E.dc son embouchure, par 14 ou 18 mètres, fond de vase et de sable qui offre bonne tenue. On trouve des fonds de 9 à 10 mètres près des brisants extérieurs de la barre; dans le S. E. de l'embouchure les fonds sont plus petits, et ceux de 14 mètres se trouvent à 2 milles des brisants de la barre.

Dans rO. de l'embouchure du fleuve il y a aussi plusieurs villages, mais la barre du rivage est si forte qu'il est en général fort difficile de communiquer avec eux.

De l'embouchure du fleuve Voltas jusqu'au cap Saint-Paul, la côte court à TE. 5° S. l'espace de 15 milles ; là elle s'arrondit pour former la pointe obtuse du cap Saint-Paul. Partout le rivage est sablonneux, d'une couleur blanchâtre, et, sur une étendue de 7 milles, en partant du fleuve Voltas, la terre est couverte d'une forêt épaisse de palmiers-éventails principalement.

Le village d'Atakoo est à 8 milles du fleuve Voltas, et à Vs mille du bord de la mer : c'est un des marchés d'esclaves de la côte; cette factorerie est espagnole. C'est depuis Atakoo que la côte commence doucement à remonter à l'E. 1 1°N. vers le cap Saint- Paul. A 6 milles d'Atakoo, on remarquera sur le rivage deux palmiers isolés au sommet d'une plage blanche couronnée de petites broussailles. A 3 milles Vs plus loin, la côte tournant de plus en plus vers le N. E., un bois de forme ronde paraîtra près du village de Wyee (Away) ; à ce point, la côte tourne rapidement vers le N., l'espace de 5 milles, jusqu'au village de Quitta.

La courbure de la côte est si régulière qu'il serait difficile de dire où Ton doit placer le cap Saint-Paul. Les deux palmiers que nous avons indiqués seraient peut-être une bonne remarque pour son extrémité de l'O. , mais ils he sont pas visibles de

VILLAGE ET FOHT DE QUIl TA. :ii>0

forl loin. Easuite, enire eux elle bois de Wyee, il y a d'autres arbres isolés qu'on pourrait confondre avec eux. Le bois de Wyee est remarquable dans toutes les positions ; c'est à ce point que la côte iorme une proéniinencp plus. prononcée vers l'Est, Nous adopterons donc, avec le capitaine A. VidaU pour cap Saint-PauÛ la terre en face du village de Wyee, ou plutôt celle en face du bois de ce nom.

D'Atakoo à Quitta, c'est^-dire sur toute la face du cap Saint- Paul, la côte n'est qu'une étroite langue de sable, barrière qui sépare la mer du grand lac situé à TE. du fleuve Voltas, auquel il est réuni, ainsi que nous l'avons indiqué, et dont il reçoit l'excédant des eaux. Ce lac s'étend dans l'E. à une assez grande distance.

Sur cette langue de sable se trouve, comme nous l'avons dit, vi"of d**ouiiiH le village de Quitta, à 6 milles de Wyee. Le fort danois du même nom se trouve près de ce village : c'est le dernier des établissements européens sur cette partie de la côte ; il est dans un grand étatdedélabremen.t, cependant il arbore les couleurs nationales au passage des navires de guerre. C'est un sergent qui le commande. Le village de Quitta est grand et situé à l'O. du fort; les cases sont principalement bâties en terre glaise, et couvertes en paille. Les cases des plus riches habitants sont, ejn géttéral, un carré au milieu duquel se trouve une grande cour, commune à trois ou quatre d'entre eux. Il y a dans le village plusieurs rues étroites, formées par des constructions de ce genre, ayant des entourages en piquets.

Le fort et le village sont l'un et l'autre cachés du côté du S. par un très^grand bois de cocotiers. On mouille siu^ le parallèle de ce village par 16 mètres, fond de vase et de coquilles, a 2 milles de la terre. On peut s'y procurer quelques provisions, et principalement des chèvres.

Elntre Quitta et Wyee, à 1 mille V« de ce dernier, on trouve un bois remarquable, nommé bois de Tebvry; ici nous entrons sur la côte des Esclaves. boïs de leb^j

Il n'existe pas, entre Acra et Quitta, un l>on endroit pour se Remarques procurer de l'eau ou du bois. La barre des brisants est généralement si forte entre Wyee et Quitta que les pirogues seules peuvent la franchir. C'est par olles qu'un pourra obtenir quelques

a70 COTE D* IVOIRE ET COTE D'OR.

provisions. On peut mouiller partout entre ces deux points, et à ia distance qui conviendra. Le mouillage n'oUTre aucun dangei' ; les sondes sont régulières et le fond est formé de sable fin près du rivage, mêlé de vase et de coquilles pins au large.

Des murailles du fort de Quitta on voit le lac de TE. s'étendre de ce côté vers les Popo, à une distance d'environ 30 railles. De Tautre côté du lac, le pays est, dit«on, d^une prodigieuse fertilité dans tout le bassin du fleuve Yoltas. C'est de ce bassin que les habitants des villages situés sur le rivage, et sur la langue de terre qui sépare le lac de ia mer, tirent toutes leiu*s provisions; ce qui est l'occasion d'un batelage considérable sur le lac entre les deux rives opposées.

*du*^ ^coflTliu ^ plateau des sondes, comme nous l'avons dit déjà, s'étend cap Saint-Paul sur Ic méridien du cap Coast jusqu'à 50 milles an large de la côte, distance à laquelle on trouve les fonds de 217 à 270 mètres. De cette limite, la diminution de la sonde est assez graduelle pour qu'on puisse à peu près estimer la distance où Ton se trouve de terre.

Ainsi, à 40 milles, on a 90 mètres; à 30 milles, on a 50 mètres ; à 20 milles, on a 41 mètres ; à 10 milles, on a 32 mètres; à 5 milles, on a 25 mètres; à 2 milles, on trouve iS mètres; à 1 mille, on a 13 mètres; à Vs n^ille enfin, on a 9 mètres.

Au delà de ce méridien, la limite des fonds de 200 mètres tourne rapidement vers le N. E., de telle sorte que, sur le méridien d'^Acra-Gbristiansborg, cette limite n'est plus qu'à 17 milles. Là elle prolonge la côte dans sa direction générale, en s*ei» rapprochant toutefois à mesure qu'on avance dans l'Ë., de telle sorte que, sur le méridien du cap Saint-Paul, la largeur du plateau n'est plus que de 9 milles et de7 milles dans leS.E. de ce cap.

Mais, quelque point de ce plateau que l'on attaque à sa limite en courant sur la terre, la diminution des fonds sera toujours assez graduelle, seulement elle sera plus rapide suivant le plus ou moins de largeur du plateau, et le passage de la limite des fonds de 180 mètres sera plus ou moins brusque suivant le point où Ton viendra la couper.

Ainsi sur le méridien du cap Coast, le fond sautera brusquement de 270 à 167 mètres, puis diminuera graduellement.

Sur le méridien de Tantanfiquerry les fonds de 189 mètres seront remplacés par ceux de 90 mètres, qui diminueront avec régularité jusqu'à 30 mètres qu'on trouvera à 11 milles du rivage ; ceux de 20 mètres à 3 milles ou à 2 milles Vs-

Sur le méridien de Barracoê» les fonds de 315 mètres seront brusquement remplacés par ceux de 110 mètres; ceux de 30 mètres se trouveront à 11 milles ; ceux de 20 mètres à 3 ou

3 milles Va»

Sur le méridien d'Acra, on sautera des fonds de 190 mètres à ceux de 90 mètres; on trouvera ceux de 30 mètres à

4 milles Va àe la côte, et ceux de 20 mètres à 2 milles Vs ou 3 milles.

EnGn, sur le méridien du fleuve Voltas, les fonds sauteront de 280 à 43 mètres très-brusquement, puis diminueront assez graduellement. Les fonds de 30 mètres se trouvent à 6 milles Vt de la côte ; ceux de 20 ou de 25 mètres se trouvent à 4 milles.

Plus on s'approche du cap Saint-Paul, plus la limite des fonds de 20 et 30 mètres s'écarte au large tant que la côte court a l'Est. Ainsi l'on trouve 20 mètres à 7 milles de la terre, et peu après le fond saute brusquement à 160 mètres en allant vers les.

Mais, dès qu'on arrondit ce cap en allant vers le N., on trouve les fonds de 20 mètres à 1 mille Vs de la côte comme vis-à-vis de Wyee. Ils augmentent assez graduellement lorsqu'on s'en écarte vers TE. jusqu'aux fonds de 40 mètres qu'on trouve à 7 milles de la terre. A 16 milles au large, on a ceux de 112 mètres, puis le fond manque tout à coup.

Depuis les fonds de 20 mètres, on peut en général dire que la dinoînmion est assez régulière pour faire pressentir l'approche de la côte entre le cap Coast et le cap Saint-Paul, et' que la sonde sera un guide rarement trompeur. On peut en général longer la côte par des fonds de 16 à 18 mètres sans danger, à 2 milles de distance, et même, si on lèvent, à 1 mille pendant le jour.

On voit que le plateau des sondes est ici fort remarquable» il est au reste presque partout un guide excellent qu'il ne faut jamais négliger; on doit sonder constamment dans cette navigation.

Là nature du plateau irarie assez souvent ; cependant on peut dii'e que sa qualité dominante est la vase, noire, bleue on verte, le sable vasard, ou ie sable fin tacheté de points noirs, avec des mélanges de coquilles brisées, de gravier et parfois de coraux. Quelquefois on trouve, très-près de la terre, du sable fin, qui, au large du rivage, se mélange avec de la vase qui domine de plus en plus à mesure qu'on s'éloigne. Près de la côte, on a aussi des fonds de roches formant des plateaux épars ; on trouve très-f arement de ces fonds au large, et ils sont isolés.

Les fonds de vase compacte, ressemblant à de la glaise ou à de l'argile, sont assez fréquents sur toute la côte depuis le cap Palmas jusqu'au cap Saint-Paul.

Courant gijnérai. Lc courant général, entre le cap Coast et le cap Saint-Paul, se dirige à l'E. N. E. avec une vitesse moyenne de Vio à %o de mille à llieure, vitesse bien moina considérable que celle dont il (^t animé sur le méridien du cap des Trois-Pointes. Plus on avance vers TE., plus il augmente de vitesse jusqu'au fleuve Voltas quand on s'écarte de la côte. Ainsi sur le méridien d'Acra, à 20 milles de terre, on le trouve de 1 mille */io à 1 mille 'Ao à l'heure, et à 10 milles de %o à Vio ^^ mille.

Sur le méridien du fleuve Voltas, il est d'ordinaire à 12 milles de la terre, dirigé vers l'E. q. N. E. avec t mille de vitesse à l'heure.

Près du cap Saint^Paul, il varie un peu dans sa direction, portant tantôt au N. E., tantôt à l'E. N. E., mais dépassant <*arement Vio d^ ™*Ue ou t mille à l'heure*. obMrvutioD. Sur toute la côte comprise entre le cap Palmas et le cap

Saint-Paul, dans la saison des pluies et lors de l'haroKittan, le courant renverse quelquefois et porte à TO. avec une vitesse (|ui ne dépasse pas en général 1 mille à l'heure. Ce fait singulier est constaté par des observations nombreuses.

Les marées faibles partout ne se font sentir que très-près de la terre. La mer marne de 1°^ 8, l'établissement entre le cap Coast et le cap Saint-Paul est à peu près 4 heures 46 mi-

* Voir au chapitre l*'"" (h' volume de cet ouvrage) le courant de Guinée.

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Venu.

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