ILHA-DO-PRINCIPE. - ASPECT DE L'ILE
L'aspect de rilha-do-Prîncipe» quant â !â végétation, quant aux côtes abruptes et saines de dangers, sauf à petite dii^'tance, est le même que celui de Fertta(Hlo-Poo ; tt est néanmoins rendu plus singulier par les pic^ étroits et aigus qui s'élancent verticalement de son intérieur, et qu*on ne pourrait mieux comparer qu'à des aiguilles , entre autres celui nommé Pico -Charrote (pic Rude) et le Pîco-do-Papagaio, dans la forme pico - charrote et recourf)ée duquel on a voulu voir celle du bec d'un perro- ^'<^°^*»-^*p««*'*** quet.
, La partie Nord de l*île> bien qu'élevée > ne présente cependant que des collines, entre lesquelles coulent un grand nombre de ruisseaux. La partie Sud, au contraire, est dominée par des montagnes à pentes rapides, surmontées, comme nous Tavons dit, d'aiguilles de granit. Ces montagnes sont couvertes de bois épais et de leurs flancs descendent une foule de ruisseaux.
Le sol consiste, dans beaucoup d'endroits, en une terre noire mêlée de gravier et d'un peu.de sable; elle est très-fertile. Dans d'autres, on trouve une argile Irès-fine et excessivement compacte»
On reconnaît également des traces de volcans éteints dans plusieurs parties de l'île, et de grands espaces sont Couverts de pierres volcaniques qui servent à bâtir.
Une première chaîne de pics liés entre eux et formant une ligne régulière traverse l'île dans sa lûfgeur, courant du N. 0. au S. E. La Barriga-do-Pàpagaio en est le pic principal ; îl est ~ remarquable par sa forme arrondie an sommet.
Une seconde chaîne rapprochée de celle-ci se dirige dn N. 60«>O. au S. 60'° E., courant à^ angle aigu avec !a précédente, de façon qu'elles se réunissent sur la côte Est de l'île en un sommet commun.
Dans cette chaîne, se trouve le Pico*-Charrote et celui nommé 0-Pico , qui est la plus haute montagne de l'île. o-pico. M. de Langle a trouvé 800 mètres pour son élévation ; il se termine par une aiguille verticale et se trouve à peu près au centre de l'Ile.
L'Ilha-do-Prîncipe, avec un temps clair, peut être aperçue à 60 milles de dislance, et sa reconnaissance est des plus faciles, grâce aux formes singulières de ses montagnes.
Tl
Population.
Ville de San- Antonio.
Climat, saisons.
Productions de
La population de l'île s'élève à 4,584 individus blancs, mulâtres et noirs; dans ce chiffre, il y a 3,324 esclaves, et seulement 138 blancs et mulâtres, puis 1,122 noirs libérés.
La presque totalité de la population habile dans la ville de San-Antonio, la seule de l'ile, car aucun autre lieu ne mérite le nom de village.
Le gouverneur et les autorités y résident. La ville de San- Antonio, qui donne son nom à la baie au fond de laquelle elle est bâtie, s'étend sur un rivage sablonneux entre deux petites rivières, le Rio-dos FradesauN.O.,et le Rio-do-Papagaioau S.E. Ces deux rivières coulent parallèlement l'une à l'autre, sur les dernières pentes de la chaîne centrale de l'île et sur son versant duN. E. Le séjour de San-Antonio est excessivement malsain.
Le climat de l'Ilha-do-Principe est à peu près le même que celui du Gabon : il est très-chaud et très-humide ; cependant, la température est moins élevée que sur le continent voisin, parce que les chaleurs sont modérées d'une manière sensible par les brises de mer.
On ne connaît ^uère dans celte île, comme au resie dans celles du golfe de Biaiîra, que deux saisons : celle des tornades et des orages dure depuis le mois de mars jusqu'au milieu de septembre. On a, dans cette partie de l'année, des alternatives de pluie et de beaux jours, et c'est la saison la plus agréable. Juillet et août sont, comparativement, les mois de sécheresse : c'est l'époque des brises frairhes du S. 0.
La saison des pluies commence à la lin de septembre et se prolonge jusqu'au mois de mars : c'est l'époque des calmes ou des petites brises. On a également dans cette saison de violents orages.
L'Uha-do-Principe produit du café et du cacao : ces deux denrées sont les seuls articles d'exportation importants ; elle fournissait autrefois du sucre, mais la culture de la canne a élé entièrement abandonnée.
On y recueille aussi de la cannelle, durocou, du poivre noir et du girofle.
On y cultive des fruits et des légumes de toutes espèces, et l'on trouve dans les forêts plusieurs genres de bois précieux ou utiles.
ILHA-DO-PRINCIPE. — PEDRA-DE-GALHA. 23
Lorsqu'on vient du large attaquer rilba-do-Princîpe, . il est recommandé en générai de s*en tenir au S. pour n'être pas entraîné, par les courants qui» le plus souvent» portent dans les environs de celte île au N. E. et au N. N. E., avec une vitesse de 1 mille ou de 1 mille Vi à l'heure.
Cette précaution est indispensable quand on veut aller mouiller dans la baie Das-Agullias, communément nommée baie de l'Ouest, ou lorsqu'on se rend à l'IIha-do-Principe dans la saison des calmes.
Mais, quand on se rend à la baie deSan-Antonio, située dans le N. E. de l'île, et qu'on a les brises de S. et de S. 0. bien établies, on peut indifféremment passer au N. ou au S. de Tile. Il sera rare en passant dans le IN. qu'on n'atteigne pas la baie (le San-Antonio en deux bords. J'ai fait plusieurs fois cette route sans aucun inconvénient.
A 20 ou 22 milles de Tile, dans TO., on rencontre d'ordinaire un grand nombre de mouettes et d'autres oiseaux de mer qui signalent l'approche de la terre, qu'on n'aperçoit pas dans les temps brumeux. Cette remarque peut être utile.
La nuit, quand par le passage du navire ils sont forcés de quitter la mer où ils sont souvent posés, ils s'élèvent en tournoyant dans Tair et poussent des cris plaintifs et répétés.
LaPonta-de-Flora est la pointe Nord de l'île, elle est également ponu-d«-Fiora sa pointe du N. £. ; elle est rocailleuse et, dans sa partie Sud, présente de petites falaises abruptes; elle est saillante et garnie à son extrémité de quelques roches fort rapprochées d'elle. Elle est irès-accore et, à petite distance dans l'O., on trouve 18 mètres; dans le N., 22 mètres.
Dans le N. 22° 0. de cette pointe, à un peu moins de 2 mil- pedra-de-ctiha les, on voit une roche dénudée, assez basse pour être de nuit (LaNoix-dMîaUef) fort dangereuse, bien que la mer y brise toujours. On la nomiue Pedra-de-Galha ; elle est d'une teinte noirâtre et de nature ferrugineuse. Quelques parties sont formées de basaltes à aiguilles droites, élevées de 3 mètres au-dessus du niveau de l'eau.
Cette roche est très-accore ; on trouve à la toucher : dans le N., 32 mètres; dans l'O., 34 mètres; dans l'E., 13 mètres. C'est de ce côté que se rendent les pêcheurs qui, en général, y font une pêche abondante.
(Ilot Bonbon.)
Pedra-de-Galha forme avec Tile un passage sain et phifond dans lequel leà fonds varient de 27 à 30 fiiètres ; on peut y passer san^ crainte^ du moins on n'y a pas reconnu jusqu'ici de dangers cachés, et la nature générale du fond est sable, parfois entremêlé de roche.
Sur Pedra^e-Galhii on remarque quelques taches blanches occastonnëes par la fiente des oiseaux de mer.
A la distance de ^/a de mille dans le N. de cet écueil on ne trouve pas de fond à 180 mètres.
Dans TË. de la Ponta-Flora, la c6te présente une petite anse sablonneuse de Vs miU^ de long ; la pointe Est de cette anse, sablonheuse et basse est garnie de deux petits îlots rocheux, situés peu âu N., séparés d'elle et très-rapprochés ; on en voit 1 heo-Bom-Bom. cucorc Un troisième nommé Ilheo-fiom-Bom, contre lequel la mer brise le plus souvent. Cet îlot est élevé, très-boisé et de forme arrondie; vu de TO., il paraît être une pointe avancée de la terre, et, quand on est dans le N., se confond souvent avec elle : il est sain et accore. Sur le sommet des coteaux qui dominent les rochers de la côte, on remarque dans les environs de la Ponta-Flora quelques habitations au milieu de la verdure.
ponta-Das-Burias De l'Ilheo-Bom-Boni à la Ponta-das-Burras, il y a un peu plus de 2 milles; dans Tintervalle, la côte se creuse irrégulièrement , est très-boisée jusqu'aux rochers qui forment lë rivage, et monlfe çâ et là entre les pointes rocheuses quelques petites plages sablonneuses. On trouve le long de la côte, entre riiheo-Bom-Bom et la Ponta-das-Burras, des fonds variables de 6°» 6 à î 6 mètres.
La Ponta-das-Burraà eSt haute, découpée et rocailtedse. La mer brise à son extrémité, mais elle est saine et Ton a 14 mètres fort près d'elle. On volt quelques habitations au milieu de la verdure, sur les collines qui dominent cette pointe, réunie à la côte par une langue de terre étroite et basse qui, danô certaines positions, peut la faire preiidre pour un îlot détaché. A la partie Est de celte pointe, on remarque une petite anse sablonneuse.
Il y a bon mouillage dans l'espèce de baie formée par la côte entre rUheo-Bo^-Bom et 4a Ponta-das-Burras, par 16mètre»y
fp'»intc des Ane ■
ILHA-DO-PRINCIPE. - BAIE DAS-CABRAS.
fond de sable. Maïs, avant de jeter l'ancre, il est nécessaire dé s'assurer de l'espèce du fond. Au miUeu de cette baie, sUr le sônlmet des collines, on toit, dans des massifs de verdure, une grande habitation.
De la Ponta-das-Burras, la côte, en général rocailleuse à son pied et parfois formée de falaises d'iinè hauteur médiocre, avec quelques petits enfoncements sablonneux, court à l'E. 26° S. Tespace de 1 mille Va jusqu'à la Porita-do-Mosteiro, pointe large, saillante et élevée contre laquelle la mer brise souvent avec violence. C'est la pointe N. E. dé Tile.
Devant cette pointe et presque à la toucher, ota voit un îlot rocheuîc d'une couleur noire, nommé Ilheo-de«Santa-Anna.
Plus au large, à Vio de mille de in même pointe et dans le N. 60° E. à peu près, on remarque un groupe de rochers noirs élevés et dénudés, assis sur un plateau de petits fonds qui les réunit à la Ponta-do-Mosloiro.
Le plus gros de ces rochers, nommé Ilheo-do-Mosteiro, est haut de 8 ou 9 mètres environ. Près de lui, dans le N., on trouve des fonds de 8 ou de 10 mètres. Deux autres têtes de roches paraissent dans rO.,à petite distance, et une troisième, sur laquelle la mer brise, se trouve dans le milieu du passage qu'il forme avec rilheo-de-Santa-Anna. Sur le sommet de cette dernière, il reste 3" 2 d'eau. Il serait très-dabgereux d'essayer de passer entre ces rochers.
Sur le parallèle de Tllheo-do-Mosteiro, à Vio àe mille, on voit un second îlot plus petit et plus bas, nommé tlheo-do-Diamùnie, sur lequel la mer brise avec force.
Il faut coUtourner dans TE. tous ces îlots par des fonds de 54 ou de 56 mètres qu'où trouve à Va de mille, et Ton doit, lorsqu'on s'en trouve dans le S., se défier du courant qui porte avec force dans leur direction. Dé ce côté, ils sont accores et l'on trouve, à */iode mille de distance, 20 et 21 mètres d'eau, fond de roche le plus souvent.
Au S. de la Ponta-do-Mosteîro, la côte, tout à fait rocailleuse et garnie de brisants, se creuse et forme une petite baie assez profonde uommée baie Das-Gabra^, dans laquelle la sonde, presque partout, accuse des roches.
La côte se termine au S. par la pointe rocheuse, aiguë et haute
Ponta-do-Mostdro (Pointe-du-Monastèrr^
nbeo-de-Santa-An-
Ilheo-do-Mo8teiro.
Ilheo-do-Diamante (Ilot du Diamant).
Lat. N. l^ICKIi".
Long. K. 5» V 32".
Baie Das-Cabras (Baie des Chèvres).
Ponta-do-capitao nomméc Poiila-tlo-Capilâo. Celte pointe, qui est saine et accore ointe u .api ai- ^.^^. ^^^ j^ ^^^^^ esllapoînie Nord de la baie de San-Antonio,
Tune des plus belles de Vile, Elle est presque sur le même méridien que la Ponta-do-Mosteiro, et à Vi niilie de distance. Baie de San-Anto^ La baie de San-Autonio est comprise entre la Ponta-do-Capi- "'"^ tclo au N. et la Ponta-da-Garça au S., pointes distantes de
2 milles Va environ et qui sont situées sur le même méridien, à très-peu de chose près.
En parlant de ces deux pointes, la côte Nord de la baie et celle du S., toutes deux fort découpées et présentant un grand nombre d*aoses au fond sablonneux, dans lesquelles la mer est généralement très-belle, se rapprochent graduellement à mesure qu*on s'enfonce dans la baie, et forment une sorte d'entonnoir au fond duquel se trouve, sur une plage sablonneuse, la ville de San-Antonio. On ne peut lapercevoir du large, ni de rentrée même de la baie, à moins d'être très-rap proche de la côte du N.
La baie de San-Anionio offre l'inconvénient d'être exposée aux vents d'E. et de S* E., qui soufflent durant les lornades. Mais le fond présente une bonne; tenue; aussi, pcul-on y mouiller avec sécurité, quand on est sûr de ses ancres et de ses chaînes.
Il est aussi parfois dinicile d'y pénétrer, à cause des coarauls portant d'ordinaire au N. et auN. N, E. et des vents régnants du S. au S. S. O. On éprouve, le plus souvent, des calmes coupés par des risées, quelquefois violentes, lorsqu'on s'en approche; car ce n'est qu'à une assez grande distance dans le N. de l'ile, que les courants d'air, divisés par les hautes montagnes qui la dominent dans le S., se réunisent et se fondent dans la brise générale du S. S. 0.
Le malin, on a souvent des brises variables de terre, et il faut louvoyer pour entrer dans la baie, ou bien l'on doit mouiller dès qu'on trouve un fond convenable.
On peut atteindre la baie de San-Antonio, en venant par le N. ou par le S. de l'Ile. En raison des courants généraux dirigés vers le N., on préfère, avec les vents du S. S. 0., passer dans le Sud. J'ai fait l'une et l'autre route sans rencontrer de difficultés pour gagner la baie.
Rou.rparieN . I^^ns la rouic par le N., on viendra passer ù Vî mille au N.
lLHA-DO-H{IiNClPE. — BAIE 5>E SAN-ANTOMO.
de l'ile Pedra-de-Galha sur son Tnéridien, ou bien on en pas* sera à la même distance dans le S.
Quand on aura doublé cette île, on fera route directement à TE. et Ton se trouvera en calme, le plus souvent, lorsqu'on sera sur le méridien de la Ponta-das-Burras. Il faudra alors profiter de toutes les risées pour dépasser cette pointe et la Ponta-do-Mosteiro. Quand on arrivera sur le méridien des îlots Do-\losteiro, on reprendra d'ordinaire la brise variable du S. .au S. 0.; avec ces vents on devra faire un long bord à TEsl* La brise deviendra plus régulière et plus fraîche à mesure qu'on s'éloignera de la côte. Quand on aura fait un bord assez au large pour porter sans peine au vent de la Ponta-da-Garça, on pourra virer de bord, et cette seconde bordée conduira presque toujours à l'ouvert de la baie.
Si l'on contourne l'île dans le S., on viendra passer à quel- Rouie par le ?. ques milles au large de la Ponla-Grossa; de là, on dirigera la route de manière à donner dans le canal formé par la Ponta-do- Pico-Negro et la Caroclia ; puis on remontera la côte Est de Tîle, en ne s'en tenant pas trop près pour éviter les calmes et en faisant route de manière à rester dans TO. du méridien de la Ponta-da-Garça. On pourra ainsi mouiller, en cas de calme, ou se laisser entraîner par le courant, jusque devant la baie. Nous allons décrire maintenant la baie de San-Antonio.
La Ponta-do-Capitâo est une pointe saillante, élevée, langue de terre étroite, se terminant à la mer par des falaises de ro* chers d'une élévation médiocre; elle est très-saine, comme nous l'avons dit, et très-accore.
Elle est la pointe Est d'une baie grande et profonde, dont le fond présente une belle plage sablonneuse nommée Pi aiadas-Formigas, à la partie Ouest de laquelle coule un petit ruisseau.
Cette baie se termine à la pointe de Santa-Ânna, haute, boisée et formée à son pied par des falaises rocheuses, peu élevées, garnies de quelques roches. Sur cette pointe, il existait jadis un petit fort armé de 6 pièces de canon. La baie a ®/io de mille d'ouverture entre ses deux pointes. Le fond y varie de liais mètres, et jusqu'au près de la plage on trouve 7 mètres. Sa nature est sable et coquilles ou corail. Cette baie est ouverte
Pointe de Faii'a- Anna.
attx vent6 de S. £., et il serait imprudent d'y mouiller dan$ ta saison des Tornades. Il y a, «n outte, Coûtent do ressac à lu plage.
osRoques En face de là pointe de Santa^-Aflnii, à moitié de Vio de mille,
(Le* Rochers) ^^ ^^^^ ^^ gFoupe d'îlots, nomm4 Os-Roqiiés. Ils sont assis sur un plateau commun qui s'étend peu dans VE»^ mais qui, dans le N. E. et le N., se prolonge à Vio de mille. A l'accore de ce plateuu, les fonds varient de 9 à 7 mètre^i
Le plus gros de ce* îlois est un rocher élevé de 20 mètres àpeu près, couvert de brotisâailles et d'arbustes. Lorsqu'ou vient de !'£.> il parait confondu avec la pointe de Santa'-Anna; mais il éfl est bien détaché, quand on le relève dn Nord. Il y a passiitge pour des canots entre cet Hot et la pointe. Le fond y varie de 3« 2, 4°» 9 et 6 mètres.
Là mer brise d'ordinaire contre cet îlot et contre la pointe dfe Santa-'-Anna, de sorte que le débarquement y est souvent impossible.
Basse de santâ-An- L» faûss^ dc Sdutd-Auna cst uuc lêtc dc rochc isolée, Sur "° laquelle il ^este 3* 6 d'eau ; elle est située dans le S. 37^ O. dé
l'Ilot dottt hOuB VenoUS de parler, à la distance de Vio de mille. Elle est à tib peu moine de ^^o de mille de la côte. Celte roche rtô marque pas. On trouvé près d'elle des fonds de 13 mètres dans l'E., de 14 mètres dans le Sud. Il faut, pour l'éviter, se atôhîr à ^/lo de mille de h côté, aussitôt qu'on a dépassé dans rO. le méridien de la pointe de Santa-Aiina, ou ne pas dépasser dans le N. la ligne qui joindrait la Ponta-do-Capiiao à la Ponta-do-Demonio»
De celle pointe, la côté Nord de la baie de San-Antonio court vers l'O., formée de falaises rocheuses Tespace de Va n^îï'e environ. Au-dessus de ces falaises, les terres très-boisées s'élèvent d'une manière assez abrupte. Au sommet de ces collines, à l'endroit où cessent les Khlaises du rivage, on voit une petite Gha elle de Santa- ^^apelle ct uuc hciWlatiott. Ccltc chapcllc se nomme Sanla-
Anna. Auua.
La côte de lu, toujours élevée et boisée, présente Un rivage formé de rochers qui permettent cependant de débarquer, tl se creuse peu profondément, et il est découpe par plusieurs pointes rocheuses entre lesquelles se trouvent de pelites plages
ILUA-DO-PUINCiPE. ~ VILLE DE SAN-ANTONIO. 29
de sable. On voit, dan^ cette espèce de baie quelques maisons sur les collines, et quelques-unes aussi i^ur le rivage; près de ces dernières, se trouve un ruisseau où l'on peut ^e procurer de bonne eau* Dans la 'saison ^ècbe, il ne comppnique pa^ toujours avec la mer et filtre à travers la petite pl^ge de sable qui Yen sépare. Ce ruisseau coule dans un vallon QncAi^^^ entre deux plateaux de collines boisées et assez élevées.
La baie dont nous venons de parler se termine à la Ponta* Forte, pointe rocheuse peu saillapte , très-découpée et de laquelle les collines de la plage s'élèvent d'une manière abrupte. Cette pointe est à Vio de mille de la ville de San-Antonio.
De la Ponta-Fgrte, la côte présentant le même aspect, presque partout rocbeusa à ^n pi^d, fort découpée, et formant çà et là quelques petits enfoncements sablpnueux, s*éiend jusqu'à la pl^ge de sable sur laquelle s*élève la ville. Un peu avant d'arriver à celle-ci, on remarque sur la côte deuxgrandes maisons, avec des jetées : la première, Casa-Fefeira ; h seconde, Casa-Gaetano, Cette dernière sert d'habitation au gouverneur, et Ton débarque facilement au ipôle qui est construit vis-à-vis d'elle. Les embarcations ne pei^vept avancer plus (pin et ne trouveraient pas d'eau pour atteindre le rivage devant la ville. Il s'y trouve, ea outre, plusieurs groupes de roches éparses sur le fond.
Pour se reudre de la Casa-Q^etano à la vjUe, pq traverse le pont jeté sur la petite rivière Dos-Frades. La ville s'étend sur le rivage et dans une plaine basse et marécageuse., entourée p^r la rivière Dos-Frades au N. O., par celle Do-Papagaio au S. £.; quelquefois la mer fait refluer le^^^ e^u\ jusque dans les rues. Elle est abritée par de hautes colline^, des montagnes couvertes de bois , et tellement humide, que l'on a été forcé de bâtir les maisons sur pili^tis. Le rez-de-chaussée, formé par les pieux qui supportent l'édifice, sert de logement aux animaux domestique^. Les mfiisQns sont construites en bois, d'un aspect misérable, et beaucoup tombent en ruines.
La ville est assez régulière, et l'on y compte jusqu'à si^ églises. On comprend combien un pareil séjour, par sa position même, est malsain sous un climat brûlant et humide.
Ponta-Forte.
Casa-Fereira.
Ga8a>Gkie(ano.
RiTière Dos-Frades.
Ville de San-Antonio.
Rivière Do-Papa- Lu l'ivlère Do-Papûgaîo ou de San-Antonio coule au S. E. de
Perroquet) *^ la villc. DevaiU ' i*embouchure de ce petit cours d'eau, il existe
quelques bancs de sable. En face de la plage, sur laquelle
s'élève la ville, on trouve de petits fonds variant de 1°* 6 à
2 mètres, sur une étendue de */io de mille.
De la rivière Do-Papagaio, la côte court vers TE. N. E., rocheuse et présentant le même aspect que celui de la côte Nord de la baie ; elle est fort découpée et forme plusieurs petits enfoncements sablonneux, entre quelques pointes rocheuses saillantes.
Dans l'un de ces enfoncements sablonneux, situé à Vs de mille de la ville, et dans un vallon très-profond coule un ruisseau qui fournit de très-bonne eau ; on l'appelle Âgoada- Agoada-dos-portu- dos-Portugucscs. Sur la pointe Est de la petite, baie au fond d"rportugai!r ^ de laquelle il se trouve, on voit une grande habitation nommée uabitation de San- Sau-Joao. Ccttc poiutc cst asscz saillautc, fort élevée, et la côte joao. (]g 1^ court vers TE. sur un espace de */io de mille jusqu'à un
AToada-dos-Fra»- s^ntre ruisscau nommé Agoada-dos-Franceses, qui offre également une excellente eau. Dans la saison sèche, ce ruisseau ne peut franchir, pour se rendre à la mer, la plage de sable plus élevée que son niveau, et il faut en général, pour l'avoir bonne, aller faire l'eau à la basse mer à toutes les aiguades de la baie de San-Antonio.
Dépôt de charbon. c»est près de ce ruisseau qu'est établi le dépôt de charbon pour le service des bateaux à vapeur de la station navale française sur la côte d'Afrique.
De l'Agoada-dos-Franceses, la côte court au N. et présente une grosse pointe saillante, élevée, dont le pied est formé par des rochers d une teinte ferrugineuse. Sur le sommet de cette Ponta-do-Demonio. poiutc, uomméc Pouta-do-Demonio, se trouve un fort armé de 10 ou 12 canons sur lequel on voit flotter le pavillon portugais.
La Ponta-do-Demonio est abrupte du côté de l'E., et prolongée dans le N. et dans l'E. par un plateau de roche d'une étendue de Vio de mille, sur lequel on trouve, du côté du large, 5°» 4. Près de la pointe, quelques roches montrent leur sommet à la basse mer.
A l'accore de ce plateau, on trouve 8 et 9 mètres. Le fort
ILH A-DO-PRINCIPE. - ANSE DE PRAIA-PEQUENA. 31
Da-Mina, qui couronne la Ponta-do-Demouio, est formé de FortDa-Minn. deux batteries en fer à cheval superposées. Un assez grand bâtiment, dont les murs sont blanchis à la chaux et qui sert à loger la garnison, le rend facilement reconnaissable.
Dans TE. 16° 30' N. du mât de pavillon de ce fort, à Vio de Roche Do-Dcmonio. mille du pied de la côte, se trouve un petit plateau de roche, sur lequel il y a 7°" 2 d'eau ; on a, autour de lui , 8, 9 et 13 mètres. Il reste à TE. 16« N. du mât de pavillon du fort Da-Mina, et à peu près sur le parallèle de la Pontado-Demonio.
De la Ponta-do-Demonio, la côte court d*abord vers le S. l'espace de V4 de mille. Puis elle prend la direction du S. 50° E., présentant une belle plage de sable interrompue par trois pointes rocheuses, que Ton appelle Praia-da-Balea, et qui se Praia-da-Baien. termine à la Ponu-Pequena, pointe Ouest de la baie du même ^"^^ ne.)^ ^"'^'' nom, distante de Vio de mille de la Ponta-do-Demonio.
La côte partout est très-boisée, élevée, et, entre les collines qu'elle présente, coulent plusieurs petits ruisseaux qui, dans la saison sèche, sont presque à sec.
Dans cette partie, elle est saine, et Ton trouve très-près d'elle de 5™ 4 à 7 mètres d'eau.
La Ponta-Pequena est élevée, très-boisée et prolongée sous Ponia-pequera l'eau à la distance de Vio de mille par un plateau de roche. (P«'t'ie-p*>»»te). Elle se termine par une falaise rocheuse, peu haute, au-dessus de laquelle les terres s'élèvent très-rapidement.
L'anse ou baie profonde dont cette pointe est la pointe Anse iio Praïa-pe- Ouest, offrirait une excellent mouillage à notre avis, et serait le meilleur que pût prendre un navire d'un tirant d'eau audessous de 4 mètres, parce qu'on y est parfaitement abrité de tout vent. On la nomme anse dé Praia-Pequena.
Elle a 2/10 de mille d'ouverture entre sa pointe Ouest et sa pointe Est nommée Ponta-do-Risco; et un peu plus de V7 de mille de profondeur. Le fond y varie de 9 à 7 mètres sur la ligne qui joindrait les pointes et diminue graduellement jusqu'à la terre. La nature du fond est sable et coquilles, jusqu'au rivage qui est lui-même une belle plage de sable, sur laquelle s'élève une grande habitation nommée Roça-de-Gaetano, auprès d'un petit ruisseau qui serpente dans une vallée profonde encaissée
LES 11^ PU QQIVE DE BUFFKA.
Ponta-do-Risco (Pointe du Danger).
Rodien Do-RtMO.
Ponto-Salgada.
(Pointe Salée.)
Ponta-Al»ada (Pointe de la Poche).
enirede hautes collines boisées; l'eau de ce ruisseau est excellente.
La Ponta-do-Risco, qui termine cette anse dans TE. , est une pointe rocheuse, abrupte et surmontée d'un petit morne conique assez élevé. Elle est couverte de grands arbres et tombe en falaise à la mer.
Devaut cotte pointe, on remarque quelques rochers trèsrapprochés de son pied. Ils sont prolongés sous Feau par d'autres roches qui s'en écartent à près de ^/lo de mille dans la direction du N. 10° O. de l'extrémité.de la pointe. Ces roches brisent quelquefois, mais le plus souvent elles ne marqueqt pas et Ton trouve entre elles de 7 à 9 mètres d'eau, tandis qu'il n'y a sur le sommet de quelques-unes que 2 mètres d'eau.
On trouve autour de ces roches 6" 6 et 7 mètres, puis 11 mètres à Vio à^ ni^îUe dans le Kord. La Ponu-Forte, dans l'alignement de l'extrémité Nord de la Ponta-do-Demonio, fait parer ces roches dans le N., à petite distance.
De la Ponta-do-Risco, la côte rocheuse, élevée et très-boisée court à l'E., l'espace de ^/lo de mille, jusqu'à la Ponta-Salgada, pointe de même nature ; elle est garnie à son pied de qi^elques roches et la Ponta-Salgada est prolongée sous Teau par un plateau peu étendu.
A la Ponta-Salgada, la côte, offrant toujours le même aspect, court brusquement au S. O., sur une étendue de Vio ^^ mille, formant uiie baie assez profonde dont la pointe £st se nomme Ponta-Âbada. Dans cette baie, le fond, dont la nature est sable op $able et corail, varie de 7 à 3°" 6 diniinuant graduellement jusqu'au fond de la baie qui a la forme d*une poche d'habit.
Le rivage du fond de la baie présente deux plages sablonneuses séparées par une pointe rocheuse se terminant en falaîsç. Un cours d*eau se trouve de chaque côté de cette pointe, et sur chacune des plages s'élève une grande habitation entourée de cases, au milieu desquelles on voit une chapelle. I^a plage sablonneuse de l'O. de la baie se nomme Praia-Salgada ; celle de l'E., Praia-Abada.
Cette baie a une largeur de ^lo de mille à son entrée et une profondeur un peu moindre.
ILHÂ-DO-PRFNCIPE. — PONTA-DA-MAÏ.
DelaPonta-Abadâ, la côte courlau^. 2^ £. jusqu'à laPonta- Garça, ne formant dans Tintervalle qu'une poinie peu saillante, prolongée sous l'eau par quelques roches peu écartées. Ou la nomme Ponta-do-Auzol. Elle est à peu près à noMlistance de là Ponia-Abada et de la Ponu-Gar^a.
La Ponta-Garça est une grosse pointe rocheuse, ari^ondie et élevée, couverte d'arbres. Elle est irès-saineet très-accore; on trouve ô mètres à la toucher. Elle termine au S. la baie de San^Ântonioi.
On ne rencontre, pour entrer dans la baie de Saa-Antonio» d'autres difficultés que celles qui résulteront des calmes des courants et souvent des folles brises qu'on ti^ouve à son entrée. *I1 est préférable, quand on vient du large, de ranger laeôte du S. de la baie à petite distance, et, si Ton avait passé dans le N. de l'île, de courir la bordée du large assez loin dans TE., pour pouvoir, en virant de bord, attaquer la Ponta-Garça au moins sur son parallèle.
Sur le parallèle du milieu de la baie» le plsoeau des sondes s'étend à â milles environ, et Ton trouve à sa limite 180 mètres. De cette distance, les fonds diminuent rapidement jusqu'à ceux de ô4 iffiètres qu'on trouve à 1 mille ^/to de la iigne qui joindrait la Ponta-do-Capitao àlaPonta-Gif^ça^Mâisensuite ils diminuent assee graduellement jusqu'à ceux de 30 mètres qu'on Irouve sur cette ligne. Sur le méridien de la Ponta-de- SajQta-Ànna, on trouve de il à 13 mètres; sur celui de la Ponta-do-Demonîo, Il et 4) entres.
On peut mouiller dans l'O. du méridien de cette dernière pointe, par 9 mètres, fodd <le va^, relevant le mât de pavillon du fortdeLa-MinaauS.38<'Ë.»lacbapelledeSantaAanaauiN.19»£i Ce mouillage est le meilleur et un des plus abrités de la baie pour les grands navires, :mais on y est très-près des petits fonds de 7 mètres et de 5^ 4.
Dans les grandes marées, la mer marne de 2 mètres ; dans les marées ordinaires, de 1°> 8. L'établissement est 3 lieui^es 45» minutes. Les marées sont très-régmlières, maii les courants ne le sont pas autant. Cependant le courant de jusant sort de la baie^ le courant de Aot y entre, et leur vitesse n'est pas grande.
La mer est toujours bdlle dans la baie de San-Antonio; sou-
P<mta-do-Anzol (Pointe derUameçon).
Ponta^da-Garça (Pointe du Héiton).
^lafeaades sondes.
Manées, coùrAilA:
lement, quand on mouille sur ie méridien de la Ponta-de- Santa-Anna, on ressent quelquefois un peu de houle, occasionnée par les brises fraîches de S. 0.
De la Ponta-Garça, la côte Est de Tîle se creuse et forme une
ponta-da-Mai baic asscz profoudc qui se termine au S. par la Ponta-da-Hai.
(Pointe de la Mè- q^^^^ poîntc rcstc au S. 26° 0. de la précédente, à la distance
de 4 milles Va environ. La côte se creuse de 1 mille sur la ligne
qui joindrait ces deux pointes.
La Ponta-da-Mai est saine et accore,bien que quelques rochers apparaissent çà et là à son pied. Une pointe peu saillante, située à */3 de mille de la Ponta-da-Mai, dans le N. N. E., est prolongée par un groupe dont quelques roches sont apparentes et. s'écartent à un peu moins de Va mille.
Entre la Ponta-Garça et la Ponta-da-Mai, la côte est haute, boisée, formée de falaises rocheuses dont plusieurs présentent des taches rougeâtres foncées ; elle est fort découpée, mais sans offrir de pointes saillantes : une seule plage sablonneuse parait dans la baie quelle forme dans cette partie. C'est un peu au N. de la pointe Sud de cette baie que commence, du côté de l'E., la chaîne des montagnes qui traversent l'ile ; leur versant Sud est très-rapide et les terres s'élèvent d'une manière trèsabrupte du bord même de la mer.
Dans rO. de la Ponta-da-Mai et dans l'enfoncement abrité par cette pointe même, on voit une belle plage de sable nommée Praia-Grande. Praîa-Graudc, bicu qu'elle n'ait que Va de mille d'étendue.
La côte ensuite, toujours élevée et découpée, présente, sur un espace del mille V», plusieurs petits enfoncements séparés par des pointes rocailleuses ; puis elle court directement au S., formant une pointe aiguë, étroite, faisant sur la direction de la côte une saillie longue de V4 de mille. Cette pointe abrupte et qui, de tous les côtés, tombe à la mer par des falaises roponta-do-pico-xe- chcuses, sc uommc Ponta-do-Pico-Negro : c'est la pointe Sud gro ( Pointe du jg niha-do-Principe. A son extrémité, une roche cachée sous
Pic-Noir). 11.
Teau brise d'ordinaire.
Dans le S. 46® E. de cette pointe, à 1 mille 3/4 de* distance, on voit un gros îlot, élevé de 106 mètres environ, d'une forme arrondie à son sommet, couvert d'arbres et d'arbustes, et descendant à la mer en falaises rapides et presque perpendicu-
ILHA-DO-PRINCIPE. ~ PONTA-DAS-AGULHAS.
laires. On le nomm^ 0-Caroço (le Noyau) ; beaucoup de caries le désignent sous le nom de la Carocha (la Milre). Vu du S. Ë., il paraît tenir à rilha-do-Principe ; cet îlot est très-accore, et le passage qu'il forme avecrilha-do-Principe esisain etprofond. Le fond, dans son milieu, est de 54 mètres; sa nature est du sable fin noir, et Ton peut donner sans crainte dans ce passage.
Au S. Do-Caroço et à son pied, il existe un autre roclier bas, el bien détaché quand on le voit de TE. ou de TO.
De la Ponta-do-Pico-Negro, la côte Sud présente jusqu'à la Ponta-Grossa, pointe S. 0. de Tîle, trois baies séparées par des pointes rocheuses.
Devant la Ponta-do-Portinho, pointe Ouest de la première baie qu on trouve après la Ponta-do-Pico-Negro, et fort rapproché d'elle, on voit un Ilot rocheux assez élevé, couvert d'arbustes à son sommet, et contre lequel la mer brise avec violence ; on le nomme Ilheo-do-Porlinho, Il n'y a point passage entre cet îlot et la pointé. *
Les trois baies de la côte Sud présentent partout des côles rocheuses, Irès^Ievées et boisées, dominées par les hauts pics de la chaîne centrale de rilha-do-Principe. On n'y trouve aucun abri et la mer brise d'ordinaire au pied des falaises.Un assez grand cours d'eau se trouve dans la baie la plus à TO., près de la Ponta-Grossa.
La Ponta-Grossa est une pointe rocheuse, élevée et formée par an gros morne nommé la Barriga-Branca, qui la domine ; vu du S* E., il présente deux pitons coniques très-rapprochés. La Ponta-Grossa est saine et accore; on trouve à ^U de mille de cette pointe des fonds de 28 ou de 29 mètres, vase.
De la Ponta-Grossa, la côte tourne au N. 38° 0., et court ainsi, sur une étendue de 1 mille ®/3, jusqu'à une pointe peu saillante, dominée par un petit piton conique s' élevant au bord même de la mer; elle prend alors la direction du N. jusqu'à la Pontada-Formigâ, éloignée de 1 mille de la précédente.
La Ponta-da-Formiga est la pointe Sud d'une petite anse où l'on trouve un rivage sablonneux et dont la côte Nord est formée par le morne élevé ou la presqu'île, se terminant dans le N. O.parlaPonta-das-Agulhas. Cetfe baie n'offre aucun abri,et la mer brise partout sur son rivage.
La Ponta-das-Agulhas est la pointe Ouest de la baie du même
O-Caroço.
llheo-do-Pbrtinho (Ilot du Petit-Port).
Ponta-Grossa (Orosse pointe).
Ponta-da-Formiffa (Pointe de la l'ouimi^.
30 LES ILES ttU GOLFE DE BIAÏTRA.
ponta-das-Aguihas nom, oppdëe Vulgairement baie de l'Ouest. C'e^t la meilleure èuiiies.) ' et la plus sûfe de rilha-do-Prindpe. Daaski saison des tornades, on y est parfaitement abrité des vents du S. £., connie on Test aussi des vents du S. O.
Baie Das-Aguihas. La baio Das-Agttlhas est comprise entré 4a Pontai'-das^Agullias au S. O., et la Ponta-Predrinba au N. E. Ces de«K pointes restent lune de l'autre dans la direction du N. 40<> Ë. au S. 40° O., à la distance de 3 milles environ, largeur d'ouverture 4e la baie, dont la profondeur est de I mille Va ^^ '^ ligne qui joindrait ces pointes.
Lorsqu'on voit de l'O. la baie Das-Agulhas, elle présente l'aspect le .plus remarquable. On voit, en premier plan, cinq pointes qui, du large, re8sen)b4ent à cinq îlots présentant des formes coniques, et paraissant bren détachés, parce qu'à «fie certaine distance on perd de vue les terres plus basses qui les réunissent. En arrière-plan, où aperçdit s'élevant à pîc la Barriga-de-Papagaio, CÎiarrote^^O-Pico, dominant des terres hautes et accidentée^; pms, tout à lâfe à droite^ le «lome éga-
^pi^VrfdVA^lîiu lement à pic nommé Pedra-das-Agnlbas, qui domine la pointe
'^*^ de ce nom et en reste dans le S. E. à 3/4 de mille.
iiiMo-das-Aguiiias. Dc cc dcmicr morne, la terre va, formant une longue peio^e à pente très-douce, se terminer par un gros îlot rocheux nommé Ilheo-das-AguIbaSy qui est situé dans le S. O. «de la pointe de ce nom et trèsrprès'de la côte. Vue de 1*0., la baie mérite certainement le nom de baie <les Aiguilles qui ilu« a été donné.
Elle est saine de tout danger, et la diminution du fond est graduelle depuis la ligne qui joindrait ^s deux pointes extrêmes jusqu'au rivage. On trouve sur te méridien de la Ponta-das- Aguthas, et sur le parallèle du milieu de labaie, ôO mètres, fond de sable noir ; 36 mètres, sur la ligne qui joindrait la Ponta-nlas- Agulhas à la Ponta-Pedrinha, pointe N. £. de la baie, et l'on peut mouiller un peu en dedans de -cett^e >ligne par 4es fonds de 29 mètres, sable vasard, sur le méridien de la Roça-Ferrefira, grande hsd^itation située sur une hauteur un peu dans l'E. de la Ponia-das-Agulhas.
Les terres du fond de la baie sont peu élevées et formées de collines séparées par des vallons où coulent un grand nombre
1LHA-D0-PRIN€IP£. - PONTA-DO-BROA-PEQUENA. 37
de r oiseaux qui fpurais&ent une eau excellente ; ils $c jettent à la mer sur les petites plages sablonneuses que le rivage pré- G^nie.en beaucoup d'endroits : Tuae des meilleures aiguades est dans rO« de laRoça-Ferrelra, au pied de ta Pedra-»da^Agulbas. Cepcindant, lorsqu'il y a du ressaie dans la baie» il vant nûeux aller faire Teau au ruisseau situé dans TE. au pied de Isi colline. QU Si'élqve la Roça^Feirreira. 0» se pracure dans cette baiei lesprQYisiea;i& qu'on ticouye dans celle de Sau-Autouio.
Qu ireçoit Stouveut sur cettei baie des orage& dans^ lesquels les \euti$ çouffieut du N. 0., et il faut alors compteir sur les anxarrç$; mais» en géuéraU 04» a'é{wouYe pas d'avaries. Les hautes terreau aUireuten quelque sorte le& grains, et il arrive sur cette baie, comité aussi sur celle de San-Antouio, qu il pleut abondowniçiut ex longtemps à terre, saus qu'gia reçoive à bord une gQUtte de pluie.
Le$i Augtais ont dans caHe |i)aie uu dépôt de çharb&n pour Dépôt de charbon. Içurs bateaux à vapeur de la sta^iou (lavale d'AfriqMe.
L'é^abiisseujieAt dons la jhaie est 3 heuresi a? minutes; U jj^^ées mer marue dé i" 8.
Jj^ Ponta-Pedrinha a été ainsi nomn^e parce que Ton trouve , Ponta-pedrinha
, - 1 1 'i 1 11 (Pointe des PetiU»s-
a 9^n pied quelques rcHid^rs pla^ et apparents; eue est cou- pierres). rQnnée par un morne élevé et de forme conique : c'est une Long ê 5°^i'25" ppiiite tombant, à la mer en falaise rocheuse. Le morne qui la ^^"^ ^ ^ ^^*'^' surtnonte est le dernier de la chaîne centrale, le plus au N« de l'île ; elle es^ accore, et, à petite distance de cette pointe, on trouve 16 mètre$ d'eau,
Au N. de la Ponta-Pedrinha, la côte forme un petit enfoncement, à rivage sablonneux, dont la pointe Nord creusée par la mer se nQmme Ponta-Furadp, (P^nî^'për^ée).
De cette pointe, la côte, en se creusant et toujours rocheuse, furn»e un nouvel enfoncement qui se termine à la Ponta-do- p ntedo-Broa-pe- Broa'Pequena^qui reste a l mille V» dans le N. de la Ponia-Pe- ^"t w"'' '" drinha. Toute la côte ici est élevée et rQcailleuse ; elle est saine, et l'on trouve presque à la toucher les fonds de 16 ou de
a inèu'Qs.
De la Ponta'»do-Broa-Pequena, la côte cogrt sur un espace ponta da-Mai Mnrde % de mille an N-, jusqu'à la Poma-da-Mai-Martha. Cette ï^^e-MÏÎÎhov '' pointe est l'extrémité Ouest d'une baie assez grande, et peupro-
fonde dont la pointe Est est la Ponta-Flora, pointe N. 0. de l'IIha-do-Prîncipe.
Baie Da-Mai-Mar- Cette baic est saîne de danger ; le fond, sur la ligne qui joindrait les deux pointes écartées de 1 mille */« environ, est de 28 mètres, sable, et il diminue an fur et à mesure qu'on s'approche du rivage. Près de celui-ci, à moins de V4 de mille, on trouve des fonds de 9 ou de 7 mètres. Cette baie offre un mouillage sûr et commode, et l'on n'éprouve d'autres difficultés pour y entrer que cellesqne nous avonsdéjà signalées et qui sontoccasionnées par les folles brises ou les calmes qu'on rencontre aux abords de toutes les baies de riIha-do-Principe, puis par les violentes rafales qu'on ressent subitement et qui tombent des hautes terres. On doit y veiller avec beaucoup de soin.
Dans le fond de la baie Da-Mai-Martha, on trouve une habitation entourée de quelques cases et de nombreuses aiguades. pedras-Tinhosas Las-Pcdras-Tinhosas ou Os-Frades sont deux Ilots remar- ^ierre8 igneu q^J^^JJgg gîtués daus Ic S. dc l'Ilha-do-Principe ; le plus grand Lat.%*^?*2rV'. et le plus élevé, haut de 40 mètres environ, reste de la Ponta- Long.E.4057 û". das-Agulhas au S. 9°0., à 16 miUes. Le plus petit reste de la même pointe au S. IS*' O., à 13 milles; il est également élevé. Rocailleux àleur base, ils sontl'un et l'autre couverts de buissons et d'arbustes à leur sommet. Il y a entre eux un passage parfaitement sain ; le fond y est roche ;et il est considérable. Dans quelques endroits, on n'a pas trouvé le fond à 150 mètres : c'est auprès du gros îlot qu'on a eu quelques fonds de 83 mètres ; il présente deux petits mamelons quand on le voit de TE. ou de l'O.
Le petit îlot a une forme carrée, arrondie dans le N. E. ; à
sa partie du S. O., on remarque um grosse roche qui en est
séparée.
Ils sont Tun et l'autre remarquables à quelques taches blan-
' châtres occasionnées par la fiente des oiseaux de mer. Il est
difficile d'y aborder en canota cause du ressac.
Las*Pedras-Tinhosas se réunissent à l'Ilha-do-Prihcipe par un plateau des sondes étroit dans sa partie Sud, maisqui s'élargit à mesure qu'on s'approche de l'île. O-Caroço paraît être situé à l'accore Est de ce plateau dans sa partie Nord ; les fonds sur ce plateau sont partout considérables et l'on n'y
SAiY-THOMÉ. — PIC D ANNA-DE-CHÂVES.
connaît pas de danger. La nature du fond est du gravier, du sable et des roches par endroits. La profondeur.de Teau varie de 54 à 93 mètres.
L'île de San-Thomé ou Sao-Thomé, plus grande beaucoup iie de san-ihomé. que rUha-do-Principe, et plus importante par son commerce» est loin de la valoir sous le rapport des mouillages qrfelle présente. Cette île appartient aux Portugais.
Elle fut découvèrte,.le 21 décembre 1470 ouJ472, par Vasconcellos,, le jour de la Saint-'Thomas, ce qui lui a fait donner ce nom. D*autres auteurs prétendent qu'elle fut découverte par Joao de Santarem et Pero de Escobar, deux nobles portugais, qui avaient pour pilotes Martinho Fernandez (de Lisbonne) et Alvaro Esteves(de Lagos). Après avoir reconnu le cap Lopez- Gonzalvo, ces navigateurs furent rejetés par les calmes et les courants dans le golfe de Biaffra, dont ils découvrirent ainsi les quatre îles.
L'île de San-Thomé est généralement montagneuse. Dans sa partie centrale et vers sa côte Ouest s'élève un pic très-haut nommé Pico-do-San-Thomé ; il est couvert^ d'une végétation épaisse et d'arbres si serrés, qu'on ne peut le gravir sans une extrême difficulté. La cime, de cette montagne est souvent couverte de neige, et, de ses flancs, descendent vers la mer de nombreux ruisseaux. Lç pic a 2,135 mètres d'élévation.
A 3 milles dans TE. de ce pic, on voit se dresser le sommet pyramidal du pic d'Anna-de-Chaves, élevé de 2,107 mètres, d'après le calcul de M. le commandant de Langle.
Un peu au N. de ce dernier pic, on en voit un autre' aussi élevé. De ce massif central partent deux chaînons ; l'un se dirigeant à l'E., s'étend vers la baie de Mecia-Alves, où il sq termine en précipices; l'autre court daas le S. E. et parmi plusieurs pics projette celui de Maria-Fernandez et celui nommé Mocondom, qui s'élèvent peu loin du bord de la mer sur la côte Est de l'île.
. De ces deux dernières montagnes, le chaînon se dirige vers le S. O., et se termine par les pics aigus de Câo-Grande, Cào- cao-crande , cao- Pequeno, situés au bond de la mer, sur la côte Ouest de l'île S-cwen'!^'^^' et au N. de sa pointe Sud.
Dans sa partie du N., Tile présente une plaine, vaste et
Pico-do San-Tho-
Pic d'ÂDDB-d«- Chaves.
Pie de Mari»-Ferqandez.
Pic Mocondom.
Collines Guadalupe.
|[orro-âe-Sottza.
fertite, cooplëe et arrosée par uae multitude de liiisseaaxj
A» centre de cette plaine et à 3 miUesi environ de la ma*^ s'élève une chaîne de collines onduleuses, nommée Guadalupe.
Deux petits mornes enfin se trouveiit au N. de l'île à la côte même ; ce sont le Morro-Garregado an N., le Monnxio^Peixe auPt. E. &ir ce dernier s'élève une petite chapelledédiée à San- Francisco. Ces deux mornes sont très-peu élevés.
De profondes et fertiles vallées^ entre les hautes montagnes centrales de l'île, se trouvent en outre diàni rimérieur, arro-^ itées d'eaux abondantes.
L'île de San^Thomé, vue à la distance de 12 miUes^ lorsqu'on relève à l'E. q, N. Ë. le Pico-de-San-Thomé, présente l'aspect suivant. Yers leN., une très^hante montagne à sommet aign paraît former le pic le plus élevé. Elle descend du côté du N, en peaite d'abord assez régulière^ mais qui devient inégale e% raboteuse, a\i milieu de sa )iaute\ir totale. Du côté du S.» sa pente est également régulière d'abord» puis^ à moitié de sa hauteur» elle présente plusieurs n^amelona» et se relève pour form^ ui^ second pie un peu moins élevé que le premier. Ce second pic est de forme arroqdie à aoa sommet, et près de lui, à droite, m remarque un pitoit très-pointu, qui déborde à peine une partie plane du flanc de la montagne.
De là, le terrain descend vers la m^r^ en form^tnt un pett^ piton bien pronoocé près du rivage, et se termine par une pointe aplatie à son sommet, d'm^e élévation médiocre, et qui ne tient à l'île que par une terre fort basse. £n dehors de cette pointe et à petite distance, parait niheo-iYenangelo, assez élevé et taillé en forme de coin de mire. La pqinte est nommée pointe Yenangeb), le petit piton, Morro-de-Souza.
Enfin, en dehors de l'Ilheo-Venangelo, on voit deux petites hauteurs rondes, à sommets aplatis, qui sont le piton de la Ponta-da-Balea, du S. de l'île, -et celui de FIlha-das^Rolas.
Au Vd de la distance du second pic, dont nous avons parlé à la pointe Yenangelo, se trouve le Pico-do-G&o-Grande. Cest un énorme rocher taillé en colonne, qui est tr軫élevé au-dessus du terrain, et s'amoindrit un peu à son extrémité supérieure.
L'île de San-Thomé, vue à la distance de 60 milles dans le N. N. E., présente trois montagnes très-remarquables. Le Pico-